Estrées-sur-Noye

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Estrées-sur-Noye
Image illustrative de l'article Estrées-sur-Noye
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Ailly-sur-Noye
Intercommunalité Communauté d'agglomération Amiens Métropole
(au 1er janvier 2007)
Maire
Mandat
Patrick Dufloucq
2014-2020
Code postal 80250
Code commune 80291
Démographie
Gentilé Estrésiens
Estrésiennes
Population
municipale
282 hab. (2014)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 47′ 15″ nord, 2° 19′ 52″ est
Altitude Min. 79 m – Max. 126 m
Superficie 5,96 km2
Localisation

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Liens
Site web aucun

Estrées-sur-Noye (en picard : Etré) est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Les habitants se nomment les Estrésiens.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Estrées est un terme d'ancien français, issu du latin strata (via), qui désignait une « voie couverte de pierres plates », par opposition à rupta (via) > route. Il s'est conservé dans la plupart des langues romanes (cf. l'italien et le roumain strada) et a été emprunté par le germanique (cf. l'anglais street, l'allemand Straße et le néerlandais straat[1]). Le mot estrée a disparu du français à la fin du Moyen Âge, mais il demeure dans un grand nombre de toponymes, particulièrement dans le nord de la France, signalant la proximité d'une voie romaine[2]. Ici, la voie romaine est la chaussée Brunehaut.

Le toponyme fut mentionné successivement Estrées dès 1191, Strata[3] en 1230 et Estreti[réf. nécessaire].

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sous-sol et le sol de la commune sont de formation tertiaire et quaternaire; leur nature est argileuse, siliceuse et calcaire[4].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief de la commune est celui d'un plateau calcaire, celui de l'Amiénois dont l'altitude culmine à 127 m au sud-ouest à la limite des communes d'Estrées et de Cottenchy. L'altitude la moins élevée est de 95 m dans la vallée de Cottenchy[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucun cours d'eau qui traverse la commune. Une mare située au centre du village existe depuis le XIXe siècle.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique avec vents dominant de sud-ouest et de sud.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Estrées-sur-Noye
Sains-en-Amiénois Cottenchy
Grattepanche Estrées-sur-Noye Guyencourt-sur-Noye
Jumel

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 282 habitants, en augmentation de 0,36 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
264 261 299 283 305 288 300 310 311
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
304 290 291 294 272 248 233 225 207
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
202 194 192 181 184 181 163 145 156
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
142 162 184 195 233 255 281 282 282
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Patrick Dufloucq DVD Réélu pour le mandat 2014-2020[9],[10]
Les données manquantes sont à compléter.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

À l'époque romaine, Estrées était traversée par la via Agrippa de l'Océan qui reliait Lugdunum (Lyon) à Gesoriacum (Boulogne-sur-Mer) en passant par Samarobriva (Amiens).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La seigneurie d'Estrées relevait du bailliage d'Amiens et dépendait du roi de France.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Estrées possédait une école en 1700[4].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Firmin-le-Confesseur : située à l'est du village, sa construction remonterait au XVe siècle. Elle a été en grande partie reconstruite après 1945. Elle possède des fonts baptismaux du XIIIe siècle et un bénitier du XVIe siècle.
  • Monument aux morts.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. John Ayto, Dictionary of Word Origins, Arcade Publishing, New York, 1990, 584 pages, pg 506
  2. Stéphane Gendron, La Toponymie des voies romaines et médiévales, éditions errance, Paris, 2006, 200 pages, pg 32
  3. page 202 : G. de Witasse et A. Graire, Canton de Boves in « Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie - Arrondissement d'Amiens », Tome 1, éd. Culture et civilisation, Bruxelles, 1979 (reprint de 1909)
  4. a, b et c Notice historique et géographique sur la commune d'Estrées-sur-Noye, rédigée par L. Senée, instituteur, 1899, Archives départementales de la Somme.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 13 août 2008)
  10. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)