Estrées-sur-Noye

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Estrées-sur-Noye
Estrées-sur-Noye
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Ailly-sur-Noye
Intercommunalité CA Amiens Métropole
(au 1er janvier 2007)
Maire
Mandat
Patrick Dufloucq
2014-2020
Code postal 80250
Code commune 80291
Démographie
Gentilé Estrésiens
Estrésiennes
Population
municipale
278 hab. (2015 en diminution de 1,07 % par rapport à 2010)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 47′ 15″ nord, 2° 19′ 52″ est
Altitude Min. 79 m
Max. 126 m
Superficie 5,96 km2
Localisation

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Liens
Site web aucun

Estrées-sur-Noye (en picard : Etré) est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Ses habitants se nomment les Estrésiens.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Estrées est un terme d'ancien français, issu du latin strata (via), qui désignait une « voie couverte de pierres plates », par opposition à rupta (via) > route. Il s'est conservé dans la plupart des langues romanes (cf. l'italien et le roumain strada) et a été emprunté par le germanique (cf. l'anglais street, l'allemand Straße et le néerlandais straat[1]). Le mot estrée a disparu du français à la fin du Moyen Âge, mais il demeure dans un grand nombre de toponymes, particulièrement dans le nord de la France, signalant la proximité d'une voie romaine[2]. Ici, la voie romaine est la chaussée Brunehaut.

Le toponyme fut mentionné successivement Estrées dès 1191, Strata[3] en 1230 et Estreti[réf. nécessaire].

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sous-sol et le sol de la commune sont de formation tertiaire et quaternaire; leur nature est argileuse, siliceuse et calcaire[4].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief de la commune est celui d'un plateau calcaire, celui de l'Amiénois dont l'altitude culmine à 127 m au sud-ouest à la limite des communes d'Estrées et de Cottenchy. L'altitude la moins élevée est de 95 m dans la vallée de Cottenchy[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucun cours d'eau qui traverse la commune. Une mare située au centre du village existe depuis le XIXe siècle.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique avec vents dominants de sud-ouest et de sud.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Estrées-sur-Noye
Sains-en-Amiénois Cottenchy
Grattepanche Estrées-sur-Noye Guyencourt-sur-Noye
Jumel

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2015, la commune comptait 278 habitants[Note 1], en diminution de 1,07 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
264261299283305288300310311
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
304290291294272248233225207
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
202194192181184181163145156
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
142162184195233255278281282
2015 - - - - - - - -
278--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Patrick Dufloucq DVD Réélu pour le mandat 2014-2020[9],[10]
Les données manquantes sont à compléter.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

À l'époque romaine, Estrées était traversée par la via Agrippa de l'Océan qui reliait Lugdunum (Lyon) à Gesoriacum (Boulogne-sur-Mer) en passant par Samarobriva (Amiens).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La seigneurie d'Estrées relevait du bailliage d'Amiens et dépendait du roi de France.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Estrées possédait une école en 1700[4].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. John Ayto, Dictionary of Word Origins, Arcade Publishing, New York, 1990, 584 pages, pg 506
  2. Stéphane Gendron, La Toponymie des voies romaines et médiévales, éditions errance, Paris, 2006, 200 pages, pg 32
  3. page 202 : G. de Witasse et A. Graire, Canton de Boves in « Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie - Arrondissement d'Amiens », Tome 1, éd. Culture et civilisation, Bruxelles, 1979 (reprint de 1909)
  4. a, b et c Notice historique et géographique sur la commune d'Estrées-sur-Noye, rédigée par L. Senée, instituteur, 1899, Archives départementales de la Somme.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 13 août 2008)
  10. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)