Pissy (Somme)

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Pissy
Pissy (Somme)
La mairie et l'église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Ailly-sur-Somme
Intercommunalité CA Amiens Métropole
Maire
Mandat
Philippe Poiret
2014-2020
Code postal 80540
Code commune 80626
Démographie
Gentilé Pisséens
Pisséennes
Population
municipale
276 hab. (2016 en diminution de 3,83 % par rapport à 2011)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 51′ 46″ nord, 2° 07′ 54″ est
Altitude Min. 90 m
Max. 127 m
Superficie 6,63 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-pissy.fr

Pissy est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La mare et l'église.

Localisation[modifier | modifier le code]

Pissy est un village périurbain picard de l'Amiénois, situé, par la route, à 15 km à l'ouest d'Amiens.

Pissy bénéficie d'un sol constitué de limon fertile et d'argile à silex reposant sur un sous-sol crayeux n'affleurant pratiquement jamais[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Seux Bovelles Guignemicourt Rose des vents
N
O    Pissy    E
S
Fluy Revelles Clairy-Saulchoix

Habitat[modifier | modifier le code]

Logements[2] Nombre en 2016 % en 2016 nombre en 2011 % en 2011
Total 131 100 % 126 100 %
Résidences principales 119 90,8 % 115 90,9 %
→ Dont HLM 0 0 % 0 0 %
Résidences secondaires et
logements occasionnels
6 4,6 % 8 6,6 %
Logements vacants[Note 1] 6 4,6 % 3 2,5 %
Dont :
→ maisons 131 100 % 126 100 %
→ appartements 0 0 % 0 0 %

Le parc de logements de la commune est assez récent : 22,1 % a été construit avant 1919, 11,8 % entre 1919 et 1945, 12,9 % entre 1946 et 1970, 32,3 % entre 1971 et 1990, 10,1 % entre 1991 et 2005, et 10,8 % depuis 2006[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village s'est appelé Pisciacum en 751, Piccium en 1146, Pisci en 1248, Pyssi en 1301, pour devenir ensuite Pissy qui vient de « poisson ». Autrefois il a aussi été appelé Pissy-belle-mare[1].

Les Jeux, le Bois de longue attente, le Hem, le Chemin Notre-Dame, le Moulin Manty, la Louvière figurent parmi les noms de lieux-dits qui évoquent le plus le passé[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

La seigneurie de Pissy a changé de propriétaire plusieurs fois. En 750, Pépin, majordome, restitua Pisciacum au monastère Saint-Denis avec ses 315 ha[4]. Pissy releva ensuite du Vidame de Picquigny. Il fut divisé en deux parties vers 1282 : la première appartient à la seigneurie de Saisseval jusqu'en 1734, la seconde appartint successivement à l’évêque d’Amiens en 1282, à Jean de Novion de Thièvres en 1295, à Charles de Louvencourt du Saulchay en 1564, et à l’abbaye Saint-Lucien de Beauvais en 1639, qui la vendit à François de Saisseval déjà cité, seigneur de la première part.

Sa fille Françoise-Geneviève apporte la seigneurie par mariage à Jean-François de Chassepot de Beaumont. La famille de Chassepot a conservé la terre jusqu’à nos jours. Dans ses mémoires, un certain Sirnon de Pissy nous rapporte que la politique et les négociations étaient ses talents particuliers, à tel point que le roi l’envoya en 1142 à Rome, vers le pape Innocent II, où sa mission lui mérita l’estime des deux puissances[1].

Circonscriptions d'Ancien Régime

La vie civile était autrefois organisée autour du bailliage d’Amiens, de l’intendance de Picardie, et du grenier à sel d'Amiens.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la troisième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Molliens-Dreuil[5]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au Ailly-sur-Somme.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Pissy est membre de la communauté d'agglomération Amiens Métropole.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Gérard Gérin[6]    
2014[7] En cours
(au 21 janvier 2019[8])
Philippe Poiret    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2016, la commune comptait 276 habitants[Note 2], en diminution de 3,83 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400388448496474476422390397
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
382388369338322295270248264
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
244236223211191178196201184
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
170177176220304298271282282
2016 - - - - - - - -
276--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école et la salle communale.

Les enfants de la commune sont scolarisés dans le cadre d'un regroupement pédagogique intercommunal admistré par un syndicat scolaire qui regroupe les villages de Pissy, Bovelles, Ferrières, Guignemicourt, Seux et Briquemesnil-Floxicourt. En 2018, la structure scolarise environ 150 élèves[12].

À la rentrée 2014, Guignemicourt accueille les très-petits/petits, Seux les moyens, Pissy la grande section, Bovelles les CP et les CM1, Briquemesnil les CE1 et des CE2, Ferrières des CE2 et les CM2[1].

Si la cantine siège à Pissy, des garderies sont mises en place à Ferrières et Guignemicourt.

Cultes[modifier | modifier le code]

Le village relève, dans l'organisation ecclésiastique catholique, du diocèse d’Amiens et du doyenné de Conty. La paroisse de Pissy est consacrée à Saint-Fuscien.

Pour ce qui concerne la vie religieuse, par décision de l'évêque d'Amiens, la commune de Pissy dépend de la paroisse Saint-Simon du Molliénois[1].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château, à l'entrée du village, en venant de Revelles. Le château, représentatif des demeures seigneuriales de l'Amiénois aux XVIIe et XVIIIe siècles, bâti en brique et pierre, date du XVIIe siècle et a été a édifié sous l'égide de François de Saisseval, Seigneur de Pissy[13].
Sa grille, de la même époque, est encadrée de deux colonnes, elle est accompagnée d'un saut de loup.
Dans la cour, a été édifié un colombier en pierre datant de 1681[1].
Article détaillé : Château de Pissy (Somme).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Église Saint-Fuscien : l’église, en pierre calcaire, à base de grès, est du XVIe siècle. Sa tour carrée est surmontée d'un clocher pointu en charpente, couvert d’ardoise. La porte principale est ornée d'une moulure en accolade, l’abside est à trois pans. L’église est soutenue par des contreforts à talus. L’un porte la date de 1742, l'autre un écusson « deux bars adossés, trois étoiles » qui est de Saisseval. Sur un contrefort de la façade, subsiste un cadran solaire. Un larmier gothique entoure l’église contournant les contreforts. Les fenêtres sont garnies d'une moulure en archivolte. A l’intérieur, la voûte est en bois recouvert d’enduit et la corniche est en bois uni, ornée de blochets représentant des têtes humaines[14].
Ses façades et son clocher ont dû faire l'objet d'une réhabilitation en 2009/2010, avec l'aide de la Fondation du Patrimoine[15]. Les fonts baptismaux sont anciens[16].
Article détaillé : Église Saint-Fuscien de Pissy.
  • Mairie, petit bâtiment accolé à l'église, qui fut sans doute autrefois la sacristie.
  • Monument aux morts.
  • Deux puits de pierre.
  • Vierge en fonte en face du château, sur un socle de pierre[17].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Une variété ancienne de pomme, la « Belle de Pissy », porte le nom du village[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

En janvier 2018, le blason est dévoilé aux habitants du village[19]. Le blason comprend deux truelles, en référence aux 39 maçons recensés dans la commune en 1851. Figurent aussi deux pommes, clin d’œil à la variété locale : la belle de Pissy et une rose, « l’emblème de la famille Chassepot de Pissy qui a marqué la commune », une famille dont les couleurs étaient le bleu (on dit azur dans le langage des blasons) et jaune (or) comme sur le blason pisséen qui comporte également un poisson. L’animal est à l’origine du nom du village qui s’est appelé Pisciacum (en 751)[20].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les logements vacants comprennent notamment les logements neufs qui ne sont pas encore habités, ceux que leurs propriétaires laissent libres ou dans lesquels ils font réaliser des travaux, ou ceux qui sont libres entre deux ventes ou deux locations
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Site communal.
  2. Tableaux LOG T2 et LOG T7, Recensement général de la population 2016, document mentionné en liens externes.
  3. Tableau LOG T5, Recensement général de la population 2016, document mentionné en liens externes.
  4. Dans le Tome IV des « Historiens des Gaules », p. 717.
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 27 juillet 2008)
  7. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  8. « De nombreux travaux à Pissy pour 2019 », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 19 août 2019).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. « Le président du syndicat scolaire de Pissy démissionne : Critiqué par des parents, Christian Claire n’a pas pu faire voter le budget de la structure. Il préfère se retirer », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 19 août 2019).
  13. « Château de Pissy », notice no PA00116270, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Eglise de Pissy (canton de Molliens-Vidame), d'après nature, 1871 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 19 août 2019).
  15. Séverine Demailly, « Une convention pour sauver l'église - Un partenariat vient d'être conclu avec la Fondation du Patrimoine pour restaurer l'édifice du XVIe siècle en mauvais état. Une souscription publique est aussi lancée, pour boucler le budget. », Le Courrier picard, édition Région d'Amiens,‎
  16. Oswald Macqueron, « Aquarelle : A) Fonts baptismaux dans l'église de Pissy, d'après nature, 1871 B) Fonts baptismaux dans l'église de Revelles, d'après nature, 1877. », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 19 août 2019).
  17. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 139 (ASIN B000WR15W8).
  18. Union pomologique de France.
  19. Régis Sinoquet, « Le village de Pissy a désormais ses armoiries », Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  20. Antoine Caux, « Quand on jouait déjà au logo... Amiens métropole ».