Pissy (Somme)

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Pissy
La mare du village avec ses bords verdoyants.
La mare du village avec ses bords verdoyants.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Ailly-sur-Somme
Intercommunalité Communauté d'agglomération Amiens Métropole
Maire
Mandat
Philippe Poiret
2014-2020
Code postal 80540
Code commune 80626
Démographie
Gentilé Pisséens
Pisséennes
Population
municipale
284 hab. (2013)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 51′ 46″ Nord 2° 07′ 54″ Est / 49.8627777778, 2.13166666667
Altitude Min. 90 m – Max. 127 m
Superficie 6,63 km2
Localisation

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Pissy
Liens
Site web ville-pissy.fr

Pissy est une commune française, située dans le département de la Somme en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé, par la route, à 15 km à l'ouest d'Amiens, Pissy bénéficie d'un sol constitué de limon fertile et d'argile à silex reposant sur un sous-sol crayeux n'affleurant pratiquement jamais[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village s'est appelé Pisciacum en 751, Piccium en 1146, Pisci en 1248, Pyssi en 1301, pour devenir ensuite Pissy qui vient de « poisson ». Autrefois il a aussi été appelé Pissy-belle-mare[1].

Les Jeux, le Bois de longue attente, le Hem, le Chemin Notre-Dame, le Moulin Manty, la Louvière figurent parmi les noms de lieux-dits qui évoquent le plus le passé[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Pissy a changé de propriétaire plusieurs fois. En 750, Pépin, majordome, restitua Pisciacum au monastère Saint-Denis avec ses 315 ha[2]. Pissy releva ensuite du Vidame de Picquigny. Il fut divisé en deux parties vers 1282 : la première appartient à la seigneurie de Saisseval jusqu’en 1734, la seconde appartint successivement à l’évêque d’Amiens en 1282, à Jean de Novion de Thièvres en 1295, à Charles de Louvencourt du Saulchay en 1564, et à l’abbaye Saint-Lucien de Beauvais en 1639, qui la vendit à François de Saisseval déjà cité, seigneur de la première part.

Sa fille Françoise-Geneviève apporte la seigneurie par mariage à Jean-François de Chassepot de Beaumont. La famille de Chassepot a conservé la terre jusqu’à nos jours. Dans ses mémoires, un certain Sirnon de Pissy nous rapporte que la politique et les négociations étaient ses talents particuliers, à tel point que le roi l’envoya en 1142 à Rome, vers le pape Innocent II, où sa mission lui mérita l’estime des deux puissances[1].

La vie civile était autrefois organisée autour du bailliage d’Amiens, de l’intendance de Picardie, et du grenier à sel d’Amiens.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Gérard Gérin[3]    
2014[4] en cours
(au 6 mai 2014)
Philippe Poiret    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 284 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400 388 448 496 474 476 422 390 397
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
382 388 369 338 322 295 270 248 264
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
244 236 223 211 191 178 196 201 184
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
170 177 176 220 304 298 271 275 282
2013 - - - - - - - -
284 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune prend en charge les enfants d'âge scolaire au sein d'un regroupement pédagogique dispersé.

À la rentrée 2014, Guignemicourt accueille les très petits/petits, Seux les moyens, Pissy la grande section, Bovelles les CP et les CM1, Briquemesnil les CE1 et des CE2, Ferrières des CE2 et les CM2[1].

Si la cantine siège à Pissy, des garderies sont mises en place à Ferrières et Guignemicourt.

Cultes[modifier | modifier le code]

L’organisation ecclésiastique catholique relève du diocèse d’Amiens et du doyenné de Conty. La paroisse de Pissy est consacrée à Saint-Fuscien. Pour ce qui concerne la vie religieuse, par décision de l'évêque d'Amiens, la commune de Pissy dépend de la paroisse Saint-Simon du Molliénois[1].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Fuscien : l’église, en pierre calcaire, à base de grès, est du XVIe siècle. Sa tour carrée est surmontée d'un clocher pointu en charpente, couvert d’ardoise. La porte principale est ornée d'une moulure en accolade, l’abside est à trois pans. L’église est soutenue par des contreforts à talus. L’un porte la date de 1742, l'autre un écusson « deux bars adossés, trois étoiles » qui est de Saisseval. Sur un contrefort de la façade, subsiste un cadran solaire. Un larmier gothique entoure l’église contournant les contreforts. Les fenêtres sont garnies d'une moulure en archivolte. A l’intérieur, la voûte est en bois recouvert d’enduit et la corniche est en bois uni, ornée de blochets représentant des têtes humaines.

Ses façades et son clocher ont dû faire l'objet d'une réhabilitation en 2009/2010, avec l'aide de la Fondation du Patrimoine[7].

  • Château, à l'entrée du village, en venant de Revelles. Le château, en brique et pierre, date du XVIIe siècle. Sa grille, de la même époque, est encadrée de deux colonnes, elle est accompagnée d'un saut de loup. Dans la cour, a été édifié un colombier en pierre datant de 1681[1].
  • Mairie.
  • Monument aux morts.
  • Deux puits de pierre.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Une variété ancienne de pomme, la « Belle de Pissy », porte le nom du village[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Répertoire des Noms de Famille de la Somme en 1849 - René Boyenval, René Debrie, René Vaillant - 232 pages, Éditions ÉKLITRA (Amiens, 1972)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Site communal.
  2. Dans le Tome IV des « Historiens des Gaules », p. 717.
  3. Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ (consulté le 27 juillet 2008)
  4. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ (consulté le 9 juin 2014)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  7. Séverine Demailly, « Une convention pour sauver l'église - Un partenariat vient d'être conclu avec la Fondation du Patrimoine pour restaurer l'édifice du XVIe siècle en mauvais état. Une souscription publique est aussi lancée, pour boucler le budget. », Le Courrier picard, édition Région d'Amiens,‎
  8. union pomologique de France.