Fouencamps

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Fouencamps
Saint-Pierre-ès-liens.
Saint-Pierre-ès-liens.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Ailly-sur-Noye
Intercommunalité Communauté de communes Avre-Luce-Noye
Maire
Mandat
Yves-Robert Leconte
2014-2020
Code postal 80440
Code commune 80337
Démographie
Population
municipale
227 hab. (2014 en diminution de 2,58 % par rapport à 2009)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 49′ 33″ nord, 2° 24′ 31″ est
Altitude Min. 27 m
Max. 99 m
Superficie 3,65 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.fouencamps.fr/

Fouencamps (API : /fwɛ̃kɑ̃/) est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est bâti le long d'une route, la RD 90 (Boves - Ailly-sur-Noye) qui remonte en pente douce le flanc d'une colline. Il est aisément accessible par l'ex-RN 35 (actuelle RD 935) (Compiègne - Abbeville).

Lorsqu'on vient d'Amiens, après avoir traversé Boves), on arrive à Fouencamps par le nord-ouest, en traversant les champs situés entre la voie ferrée et l'Avre. Puis la route descend, passe le long de quelques constructions isolées juste avant d'atteindre le pont de l'Avre et les sous-bois marécageux qui s'étalent ensuite des deux côtés de la route. Là, un virage à angle droit délaisse un chemin de terre toujours livré aux herbes humides. Alors que la route tourne pour passer sous la voie ferrée puis faire un second virage, ce chemin longe le talus de plus de cinq mètres qui supporte la Ligne de Paris-Nord à Lille, qui a perdu de son importance depuis la mise en service de la LGV Nord en 1993, qui accueille désormais les services Eurostar et Thalys.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé entre deux petites rivières, très marécageuses, Noye et l'Avre près de leur confluent . L'Avre se jette ensuite dans la Somme à plus de 10 km de là, à Amiens même.

On y constate en 1990-1992 des nids de hérons cendrés[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 28 mars 1697, un incendie survient au presbytère et les registres paroissiaux sont détruits[2],[3].

Le village a été décoré de la croix de guerre 1914-1918 le [4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouvait de 1793 à décembre 2016 dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme[5], date à laquelle elle a été rattachée à l'arrondissement de Montdidier[6]. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la deuxième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Boves[5]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton d'Ailly-sur-Noye.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Val de Noye, créée par un arrêté préfectoral du [7], et qui succèdait, conformément aux dispositions de la Loi Chevènement, au District du Val de Noye, créé en 1994.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyant la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d’Avre, Luce et Moreuil[8], la préfète dévoile en octobre 2015 son projet qui prévoit la « des communautés de communes d’Avre Luce Moreuil et du Val de Noye », le nouvel ensemble de 22 440 habitants regroupant 49 communes[9],[10]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités[11] et de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[12] puis des conseils municipaux et communautaires concernés, la fusion est établie par un arrêté préfectoral du 22 décembre 2016[13], qui prend effet le .

La commune est donc désormais membre de la communauté de communes Avre Luce Noye (CCALN).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[14]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1980 1983 Jacques Berlancourt[Note 1]    
1983 1989 Guy Forget    
1989 en cours
(au 6 mai 2014)
Yves-Robert Leconte   Agriculteur propriétaire exploitant
Réélu pour le mandat 2014-2020[15], [16]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].

En 2014, la commune comptait 227 habitants[Note 2], en diminution de 2,58 % par rapport à 2009 (Somme : +0,33 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
223 200 232 245 325 364 391 398 374
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
351 346 312 310 294 264 268 267 268
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
242 221 213 212 212 211 184 215 231
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
225 219 196 184 214 239 228 224 230
2014 - - - - - - - -
227 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La scolarisation des élèves du primaire se fait au sein du Regroupement pédagogique intercommunal (RPI) constitué des communes de Cottenchy, Dommartin, Fouencamps, Guyencourt-sur-Noye, Remiencourt. L'aspect financier est géré par un SISCO (syndicat intercommunal scolaire) basé à Cottenchy[20].

La commune accueille l'école nationale de gardes-pêche[21].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

De 1977 à 1983, Ches Maraudeux d'flencamps (association locale) a animé le village : bals populaires, projections de films dans le café du village, sorties au cinéma, pièce de théâtre amateur sur la légende des saints du canton : saint Domice, sainte Ulphe[réf. nécessaire].

Cultes[modifier | modifier le code]

Fouencamps fait partie de la paroisse catholique Saint-Domice[22].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.
  • La Mairie.
  • Le Monument aux morts.
  • L'église Saint Pierre aux Liens[23] : bâtie en pierre à l'origine, elle a été réhabilitée avec des briques et contient un vitrail représentant la délivrance de saint Pierre par un ange de la fin du XIXe siècle conçu par le peintre-verrier Latteux-Bazin[24].
Parmi ses objets liturgiques, elle contient des fonts baptismaux du XIIe siècle[25],[26], une clochette de 1597 ornée d'une guirlande comportant des têtes de chérubins, des palmettes, des banderoles de personnages burlesques[27],[28], un bénitier du XVIe siècle aux armes de Barbe de Parthenay, dix-neuvième abbesse de l'abbaye du Paraclet[29], une statue de Saint Pierre en bois polychrome du XVIe siècle[30] ainsi qu'une Sainte Ulphe de la même époque, qui serait probablement une vierge de poutre de gloire[31], une statue de Sainte Catherine probablement du XVIIIe siècle[32].
L'église comprend de nombreuses œuvres d'art religieux du XIXe siècle : une sainte (sainte Gertrude ou sainte Judith) en bois taillé peint [33], un Saint Roch en bois polychrome[34] et un groupe sculpté saint Nicolas et les trois clercs au saloir en bois[35], ainsi qu'une statue de procession représentant la Vierge à l'Enfant en bois doré[36] et un Christ en croix[37].
On note également un tableau du milieu du XVIIIe siècle de L. Depage représentant la Crucifixion[38].
  • Chapelle Saint-Domice, sur la route de Hailles[39], bâtie à l'emplacement supposé de l'ermitage du saint, diacre et confesseur au VIIIe siècle.
Elle est appareillée en brique posée en « lame de couteau » et pierre depuis 1755. La chapelle primitive appartenait à l'abbaye du Paraclet des Champs en 1267. Elle a perdu son campenard au début des années 1990[40].
La chapelle contient un Christ en croix en bois peint[41] et une statue de Saint Ulphe[42] ainsi que de Sainte Colette en bois peint ton pierre[43] du XVIIIe siècle, tous classés monuments historiques.
  • Chapelle Sainte-Ulphe, sur la route de Cottenchy.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Carte spéciale des régions dévastées : 21 NE, Montdidier [Nord-Est], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Berlancourt : conseiller municipal (1971-2001), adjoint au maire (1977-1980) - (1989-2001).
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Neveu et Pierre Royer, « La nidification du héron cendré ardea cinerea dans le département de la somme: historique et installation d’une colonie dans la vallée de la Noye », L'avocette, Centrale ornithologique picarde, vol. 18, no 1994 (1-2),‎ , p. 5-10 (ISSN 0181-0782, lire en ligne [PDF]).
  2. AD de la Somme consultables en ligne, vue n° 10, côté droit
  3. AD de la Somme consultables en ligne, vue n° 12, côté gauche
  4. Journal officiel du 4 novembre 1920, p. 17349.
  5. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme - Recueil n°200 des actes administratifs du 27 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le 15 janvier 2017).
  7. « CC du Val de Noye (N° SIREN : 248000523) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 10 septembre 2017).
  8. Cécile Latinovic, « HAUTE-SOMME Moreuil exclue des projets de fusions intercommunaux? », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  9. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  10. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  11. Carlos Da Silva, « Intercommunalité - Moreuil accepte l’idée de fusionner avec le Val de Noye, mais veut voir plus grand : Les élus de la CCALM (Communauté de communes Avre, Luce et Moreuil) ont validé le projet de fusion avec Ailly-sur-Noye, mais veulent aussi étudier l’idée d’un rapprochement plus élargi, avec notamment Montdidier et Roye », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  12. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  13. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Avre Luce Noye issue de la fusion de la communauté de communes Avre Luce Moreuil et de la communauté de communes du Val de Noye à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 15 août 2017).
  14. « Les maires de Fouencamps », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 24 septembre 2017).
  15. Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 30 août 2008)
  16. Réélu pour le mandat 2014-2020 :« Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  20. Site de la mairie de Cottenchy, section « écoles ».
  21. « Fouencamps – 80 – Ecole Nationale des gardes-pêche (IDF/IDP) », Images de la Somme, Images de Picardie - CRDP - CANOPÉ (consulté le 24 septembre 2017).
  22. « La paroisse Saint-Domice » (consulté le 24 septembre 2017).
  23. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Fouencamps, d'après nature, 20 avril 1870 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 24 septembre 2017).
  24. « Verrière : Délivrance de saint Pierre », notice no PM80004947, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « Les fonts baptismaux », notice no PM80001460, base Palissy, ministère français de la Culture.
  26. « gravure : Fonts baptismaux d'Havernas (Extrait de "Monuments religieux de l'architecture romane dans la région picarde" par C. Enlart, Amiens, 1895). », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 24 septembre 2017).
  27. « Clochette », notice no PM80001461, base Palissy, ministère français de la Culture.
  28. « gravure : Clochette de Fouencamps (Extrait du "Bulletin de la Société des Antiquaires de Picardie", 1910). », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 24 septembre 2017).
  29. « Bénitier », notice no PM80004939, base Palissy, ministère français de la Culture
  30. « Statue : Saint Pierre », notice no PM80004938, base Palissy, ministère français de la Culture.
  31. « statue : Sainte Ulphe (ou Vierge de poutre de gloire) », notice no PM80004937, base Palissy, ministère français de la Culture.
  32. « Statue : Sainte Catherine », notice no PM80004946, base Palissy, ministère français de la Culture.
  33. « Statue : Sainte tenant une épée », notice no PM80004945, base Palissy, ministère français de la Culture.
  34. « Statue : Saint Roch », notice no PM80004943, base Palissy, ministère français de la Culture.
  35. « Groupe sculpté : Saint Nicolas et le saloir », notice no PM80004944, base Palissy, ministère français de la Culture.
  36. « Statue de procession : Vierge à l'Enfant », notice no PM80004942, base Palissy, ministère français de la Culture.
  37. « Statue : Christ en croix », notice no PM80004941, base Palissy, ministère français de la Culture.
  38. « tableau : Crucifixion », notice no PM80004940, base Palissy, ministère français de la Culture.
  39. Photos [1] et [2] de la chapelle Saint-Domice (site Panoramio)]
  40. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 202 (ASIN B000WR15W8).
  41. « Statue : Christ en croix », notice no PM80004950, base Palissy, ministère français de la Culture.
  42. « Statue : Sainte Ulphe », notice no PM80004948, base Palissy, ministère français de la Culture.
  43. « Statue : Sainte Colette », notice no PM80004949, base Palissy, ministère français de la Culture.