Les Martres-de-Veyre

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Les Martres-de-Veyre
Vue générale de la ville.
Vue générale de la ville.
Blason de Les Martres-de-Veyre
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Clermont-Ferrand
Canton Les Martres-de-Veyre
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Gergovie Val d'Allier Communauté
Maire
Mandat
Pascal Pigot
2014-2020
Code postal 63730
Code commune 63214
Démographie
Population
municipale
3 935 hab. (2013)
Densité 424 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 06″ N 3° 11′ 26″ E / 45.685, 3.190645° 41′ 06″ Nord 3° 11′ 26″ Est / 45.685, 3.1906
Altitude Min. 323 m – Max. 500 m
Superficie 9,28 km2
Localisation

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Les Martres-de-Veyre
Liens
Site web mairie-lesmartresdeveyre.fr

Les Martres-de-Veyre est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située au confluent des rivières Veyre (appelée la Monne par les habitants des Martres) et Allier, la ville des Martres-de-Veyre se trouve, à vol d'oiseau, à 13,4 kilomètres au sud-est de Clermont-Ferrand[1].

La commune a une superficie d'environ 900 hectares et incluait jusqu'en 1875 la commune actuelle de Corent.

La commune présente la particularité de compter de nombreuses sources minérales. On en comptait 39 sur deux kilomètres le long de l'Allier en 1875. Les plus célèbres sont les sources des Saladis, la source Saint Martial et la Font de Bleix.

Jusqu'en mars 2015, la commune faisait partie du canton de Veyre-Monton ; à la suite du redécoupage des cantons du département, elle devient le bureau centralisateur d'un nouveau canton[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Huit communes sont limitrophes des Martres-de-Veyre[3],[4] :

Communes limitrophes des Martres-de-Veyre
Le Cendre La Roche-Noire
Orcet Martres-de-Veyre Mirefleurs
Saint-Maurice
Veyre-Monton Corent Vic-le-Comte

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 928 hectares ; son altitude est comprise entre 323 et 500 m[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière Allier coule à la limite avec Vic-le-Comte, Saint-Maurice, Mirefleurs et La Roche-Noire. La ville est en rive gauche[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Entrée par la route départementale 225 en direction de Clermont-Ferrand
Entrée par la route départementale 225 en direction de Clermont-Ferrand.

L'autoroute la plus proche est l'autoroute A75, accessible depuis Orcet et Veyre-Monton par les départementales 978 et 225, ou encore par Le Cendre, par les départementales 979 et 8.

Les routes départementales 8 et 225 sont les principales routes qui traversent la ville.

Le territoire communal est traversé par les départementales 751 (en direction de Mirefleurs), 751a, 753 (en direction de Soulasse, lieu-dit de Veyre-Monton débouchant sur la RD 786), ainsi qu'une partie de la RD 786[3].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare partage le bâtiment avec le bureau de poste
La gare partage le bâtiment avec le bureau de poste.

La commune possède une gare SNCF sur la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac. Elle est desservie par des trains TER Auvergne reliant les gares de Clermont-Ferrand au nord et Vic-le-Comte au sud (certains trains peuvent continuer au-delà de ces gares précitées).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le terroir de la commune des Martres-de-Veyre est occupé très anciennement, ainsi que peuvent l'attester les différentes opérations archéologiques menées sur son territoire ou sur celui des communes voisines. La plus anciennes attestation relevée à ce jour d'une occupation humaine aux Martres est une station Magdalénienne sise près de l'Allier, à proximité du pont de Longues reliant les Martres-de-Veyre à Vic-le-Comte[6].

La commune montre également quelques traces d'occupations au néolithique et à l'âge du bronze. Ces occupations sont probablement à mettre en relation avec les agglomérations de hauteur qui se développent à ces périodes au sommet du puy de Corent[7].

L'agglomération des Martres-de-Veyre apparaît vraiment à l'époque protohistorique et antique, avec un premier habitat structuré sur le site du Bay à l'époque gauloise, daté plus précisément de la Tène D1, vers 150-70 av. J.-C. La durée de vie de cette première agglomération, à vocation probablement commerciale et artisanale est assez courte, elle connaît ainsi une éclipse aux alentours de 80 av. J.-C.

Le secteur est réinvesti au lendemain de la conquête romaine et une agglomération pérenne se constitue au lieu-dit le Lot. Ce vicus est bien caractérisé par l'archéologie. Il s'agit pour l'essentiel d'une agglomération artisanale spécialisée dans la fabrication de céramique. Outre ses fours de potiers, elle est également connue pour sa nécropole, mal caractérisée mais dont quelques tombes ont livré des vestiges organiques extrêmement bien conservés tels que vêtements et cheveux. Cette agglomération romaine disparaît au IIIe siècle.

Le village actuel des Martres apparaît au XIIIe siècle, cette fois-ci centré sur une butte dominant la Veyre, à proximité de sa confluence avec l'Allier, au nord-ouest du vicus antique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1790 juillet 1790 Hugues Bonjour    
juillet 1790 février 1791 Jean-Baptiste Manlhiot    
février 1791 novembre 1791 Antoine Manlhiot    
novembre 1791 décembre 1792 François Parades    
décembre 1792 avril 1794 Jean-François Parades    
avril 1794 novembre 1794 Etienne Paty    
novembre 1794 novembre 1795 François Parades    
1800 1820 Jacques Bonjour    
1820 1832 Antoines Bonjour    
1832 1855 Michel Parades-Lagarenne    
1855 1878 Antoine Vialessèche    
1878 1892 Gilbert Michel    
1892 1900 Jean Chouvet    
1900 1901 Paul Bodin    
1901 1904 Barthélémy    
1904 1908 Gilbert Constant    
1908 1911 François Berrier    
1911 1915 Félix Manlhiot    
1915 1929 Antonin Manlhiot    
1929 1947 Joseph Page    
1947 1959 Alphonse Quinsat    
1959 1971 Gabriel Béal    
1971 1977 Paul Brun    
1977 1983 Raymond Deval    
1983 2007 Jean-Pierre Decombas PS Conseiller général du canton de Veyre-Monton de 1998 à 2011
Maire honoraire
2007 2008 Claude Duchet    
2008 en cours
(au 9 avril 2014)
Pascal Pigot[8]   réélu pour le mandat 2014-2020
1er vice-président de Gergovie Val d'Allier Communauté chargé de l'habitat[9]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune des Martres-de-Veyre est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 3 935 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 900 2 465 3 116 2 651 3 026 2 749 2 786 2 727 2 641
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 640 2 527 2 508 2 509 1 794 1 688 1 754 1 780 1 740
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 671 1 534 1 457 1 424 1 669 1 608 1 635 1 664 1 858
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 086 2 293 2 633 2 615 3 151 3 914 3 949 3 980 3 934
2013 - - - - - - - -
3 935 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune des Martres-de-Veyre dépend de l'académie de Clermont-Ferrand.

Les élèves débutent leur scolarité dans les écoles maternelle et élémentaire publiques[13] gérées par la commune, puis au collège Jean-Rostand[13] géré par le conseil départemental du Puy-de-Dôme.

Hors dérogations à la carte scolaire, les lycéens se rendent à Clermont-Ferrand, au lycée Jeanne-d'Arc ou Blaise-Pascal pour les filières générales, aux lycées Lafayette ou Roger-Claustres pour la filière STI2D, ou au lycée Sidoine-Apollinaire pour la filière STMG[14].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gérard Bocholier, poète, directeur de la revue Arpa, originaire des Martres-de-Veyre.
  • Peter Dmytruk, dit « Pierre le Canadien », né à Radisson, province de la Saskatchewan au Canada, le 27 mai 1920 de parents d'origine ukrainienne. En juillet 1941, il s'engage comme sergent au 405e escadron de bombardiers et gagne l'Angleterre en juillet 1942. De retour d'un raid sur Stuttgart, son avion est mitraillé par les Allemands qui l'obligent à atterrir. Sans être repéré, il parcourt 400 km à travers la France occupée et, caché dans les bois, il est repéré par un maquisard, Joseph Planeix, qui l'emmène chez lui à Parent. La présence de cet étranger chez les frères Planeix attire l'attention de la police locale et Peter est transféré chez un autre maquisard, Marcel Coutarel, épicier à Chamalières où il a servi comme clients des soldats allemands. De cache en cache dans les collines environnantes, il apprend le maniement des armes aux jeunes maquisards à qui il disait : « Je préfère combattre avec vous ». Le 9 décembre 1943, à 22 heures, une équipe de sabotage place des explosifs sur la voie ferrée à 300 mètres de la gare des Martres-de-Veyre ; un convoi est neutralisé (avec la perte de 20 soldats allemands). De retour d'une autre opération quelques instants plus tard, Peter passe devant la gare où il est mitraillé par les Allemands. Il est tué sur le coup par une balle dans la tête (il avait 23 ans). Son compagnon Dumas, placé à ses côtés dans le véhicule, survivra. Dans une édition spéciale en date du 15 décembre 1943, la police locale demandait à « toute personne de donner des renseignements susceptibles d'identifier le soldat mort d'une balle dans la boîte crânienne ». Après le départ des Allemands, les habitants des Martres enterrèrent Peter Dmytruk avec les honneurs.
  • Serge Michel, administrateur de nombreuses sociétés nationales françaises, dont Vinci, Veolia, Eiffage, Soficot, etc.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie entre Martres-de-Veyre et Clermont-Ferrand », sur Lion 1906 (consulté le 20 février 2015).
  2. Décret no 2014-210 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Puy-de-Dôme
  3. a, b et c Carte des Martres-de-Veyre sur le Géoportail.
  4. « Les Martres-de-Veyre », sur Lion 1906.
  5. Répertoire géographique des communes (IGN)
  6. F. Surmely, « Découverte d'un important gisement de plein-air du Magdalénien final : « Le Pont-de-Longues » », Bulletin de la Société préhistorique française, t. 95, no 4,‎ .
  7. R. Lauranson, Rapport de prospection thématique « Le Bay » et « Le Lot » (Les Martres-de-Veyre, 63) : Occupation laténienne. Opération 2012 : bilan de la documentation bibliographique et matérielle, prospections pédestres., 2012.
  8. Liste des maires 2014 [PDF], site de la préfecture du Puy-de-Dôme, 9 avril 2014 (consulté le 2 juin 2014).
  9. « Les instances communautaires », sur le site de la communauté de communes (consulté le 21 février 2015).
  10. a et b site de la commune : [1]
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  13. a et b « Annuaire : Résultats de recherche », Ministère de l'Éducation nationale (consulté le 18 décembre 2015).
  14. « Sectorisation des lycées - Département du Puy-de-Dôme » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme,‎ (consulté le 9 mai 2016).