La Roche-Noire

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La Roche-Noire
Le château de Bellerive, détruit en 1991.
Le château de Bellerive, détruit en 1991.
Blason de La Roche-Noire
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Clermont-Ferrand
Canton Vic-le-Comte
Intercommunalité Mond'Arverne Communauté
Maire
Mandat
Hélène Federspiel
2014-2020
Code postal 63800
Code commune 63306
Démographie
Population
municipale
608 hab. (2014)
Densité 198 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 30″ nord, 3° 13′ 30″ est
Altitude Min. 315 m – Max. 551 m
Superficie 3,07 km2
Localisation

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La Roche-Noire

La Roche-Noire est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Cinq communes (six en incluant le quadripoint avec Cournon-d'Auvergne) sont limitrophes de La Roche-Noire[1].

Communes limitrophes de La Roche-Noire
Cournon-d'Auvergne
(quadripoint)
Pérignat-sur-Allier
Le Cendre La Roche-Noire Saint-Georges-sur-Allier
Les Martres-de-Veyre Mirefleurs

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le village se trouve à 410 m au pied d'une haute falaise basaltique percée de grottes préhistoriques. Il s'étend sur 307 ha.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Allier coule à l'ouest de la commune.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route départementale 1 reliant Pont-du-Château et Pérignat-sur-Allier au nord à Mirefleurs et Vic-le-Comte au sud. La D 118 relie la D 1 à l'ouest et Saint-Georges-sur-Allier à l'est ; la D 81a traverse le centre du village[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Roche-Margnat[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Roche-Noire a pris son nom actuel, qui est moderne, de la masse de lave qui est très noire au-dessous de laquelle le village est situé[3]. En remontant le temps, il s’est appelé Villa Mariniacum en 959. La Roche Margnat en 1481. La Roche de Marniac en 1686. La Roche de Margnat en 1762.

La Roche de Mirefleurs en 1789. Au XVIIIe siècle, le village s’appelait Dreuil-en-la-Roche et son centre, avec l’église paroissiale Saint-Symphorien, était en contrebas près de l’Allier, au pied d'une falaise de basalte. Cet habitat, menacé par le délitement de la falaise, fut progressivement abandonné[3] ; il est aujourd’hui complètement disparu.

Au point de vue religieux, c’était une dépendance de l’abbaye des Bénédictines de Beaumont qui avait établi un petit prieuré à Dreuil. L’abbaye de Beaumont prélevait des droits féodaux de La Roche Noire et de Dreuil en 1789. Il y avait aussi un seigneur laïque qui percevait des droits à La Roche Noire, François de Combres, écuyer, seigneur de Mont, fils d’Hector, écuyer, rendit foi et hommage au roi pour les cens et rentes qu’il prélevait à la Roche Noire et à Mirefleurs en 1669, 1684.

Charles III de la Roche Lambert, seigneur de Monteil, d’Orsonnette, de La Roche-Mirefleurs (La Roche Noire) épousa en 1712 Marie-Marthe-Françoise de Colomb de la Tour dont il eut : Laurent-François-Scipion, comte de La Roche Lambert, seigneur d’Orsonnette, le Monteil, La Roche Mirefleurs marié en 1748 à Michelle-Anne Douart de Fleurance.

En 1815, une compagnie de cavaliers autrichiens a séjourné à La Roche-Noire, pays de vignerons.

Le village était en voie d’abandon à la veille de la Seconde Guerre mondiale : son renouveau démographique est dû à l’installation de personnes travaillant à Clermont et à des propriétaires de résidences secondaires se faisant recenser dans la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2014 Marc Testard    
mars 2014 en cours Mme Hélène Federspiel[4]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 608 habitants, en diminution de -2,25 % par rapport à 2009 (Puy-de-Dôme : 2,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
271 316 340 350 312 309 322 308 309
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
285 274 280 275 285 277 271 296 275
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
247 224 188 166 150 152 124 111 129
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
115 99 158 304 426 476 624 619 608
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Roche-Noire dépend de l'académie de Clermont-Ferrand. Elle gère une école élémentaire publique[8].

Les collégiens se rendent à Cournon-d'Auvergne, au collège La Ribeyre[9]. Les lycéens se rendent aussi à Cournon-d'Auvergne, au lycée René-Descartes pour les filières générales et STMG ; toutefois, pour la filière STI2D, ceux-ci fréquentent les lycées La Fayette ou Roger-Claustres à Clermont-Ferrand[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’activité vigneronne a fortement marqué l’architecture du village. Le bâti excède rarement deux étages et les volumes sont souvent simples : toitures à faible pente, en tuiles canal, avec génoise à l’égout ou corniches en volvic ; pierre de Volvic ou arkose pour les chaînages d’angle et les encadrements de fenêtres.

  • L'église, ancienne chapelle castrale du XIIe siècle, entièrement rénovée aujourd’hui, rappelle, par sa disposition intérieure, celle des Baux-de-Provence. Cette chapelle renferme un retable du XVIIe siècle en bois sculpté et doré, de nombreuses statues classées et une exposition de vêtements sacerdotaux.
  • Le château de Bellerive, dont la construction remontait au premier quart du XIXe siècle. Il fut édifié par George Onslow bien après 1808, date à laquelle il épousa Mademoiselle de Fontanges. Le château a été démoli dans les années 1990 et il ne reste aujourd’hui qu’un escalier enfoui sous la végétation.
  • Le futur Écopôle « La Roche Noire/Pérignat-ès-Allier » prend cœur sur son emplacement.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Fils de Antoine Achard-Lavort, bourgeois, et de damoiselle Antoinette Taillardat, il est étudiant à l'abbaye de Châtrices en 1777, puis à l'abbaye Saint-Barthélémy de Noyon en 1778. Nommé diacre en 1778, il devient prêtre en 1780 à Saint-Antonin puis à Saint-Laon de Thouars en 1781[12]. Nommé curé à La Roche-Noire et refusant de prêter serment à la Constitution civile du clergé, Marc-Jean Achard-Lavort, est alors déclaré prêtre réfractaire. Capturé, il est envoyé en déportation en Guyane, le sur le bateau « La Bayonnaise » et débarque à Cayenne le 6 octobre suivant[13]. Relégué à Sinnamary, il y meurt de la peste le 3 décembre 1798[14].
  • George Onslow : compositeur français de la première moitié du XIXe siècle qui vécut de nombreuses années sur le territoire de la commune, dans le château de Bellerive détruit en 1991.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte de La Roche-Noire sur Géoportail.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. a et b Pierre Jean-Baptiste Legrand d'Aussy, Voyage fait en 1787 et 1788 dans la ci-devant haute et basse Auvergne aujourd'hui départemens du Puy-de-Dôme, du Cantal et partie de celui de la haute Loire, vol. 3, 1793, p. 374-375 (en ligne).
  4. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 13 juillet 2014).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Annuaire des établissements scolaires de La Roche-Noire sur le site du ministère de l'Éducation nationale.
  9. « SECTORISATION - DEPARTEMENT du PUY-DE-DÔME » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme,‎ (consulté le 21 août 2016).
  10. « Sectorisation des lycées - Département du Puy-de-Dôme » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme,‎ (consulté le 21 août 2016).
  11. Acte de naissance de Marc-Jean Achard-Lavort page 64 en bas à droite et 65 en haut à gauche en date du dernier mars 1755.
  12. Prosopographie génovéfaine : répertoire biographique des chanoines réguliers par Nicolas Petit, page 29.
  13. Liste des déportés de La Bayonnaise (1er de liste).
  14. Martyrologe du clergé français pendant la révolution.