Corent

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Corent
Corent
Vestiges valorisés de l'oppidum de Corent.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Clermont-Ferrand
Canton Les Martres-de-Veyre
Intercommunalité Mond'Arverne Communauté
Maire
Mandat
Thierry Julien
2014-2020
Code postal 63730
Code commune 63120
Démographie
Population
municipale
709 hab. (2015 en augmentation de 4,42 % par rapport à 2010)
Densité 265 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 05″ nord, 3° 11′ 43″ est
Altitude Min. 330 m
Max. 610 m
Superficie 2,68 km2
Localisation

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Liens
Site web http://corent.fr

Corent est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le bourg est situé sur le flanc oriental du puy de Corent, sur la rive gauche de l'Allier.

Cinq communes sont limitrophes de Corent[1] :

Communes limitrophes de Corent
Veyre-Monton Les Martres-de-Veyre
Corent
La Sauvetat Authezat Vic-le-Comte

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le puy de Corent est partagé entre les communes de Veyre-Monton (où se trouve, au sud-ouest, le point culminant, à 621 m) et de Corent. La partie du plateau qui dépend de Corent, au nord-est, est plus petite et moins élevée (autour de 560 m) ; c'est sur cette partie que se trouve le site archéologique de l'oppidum de Corent.

Corent est un village de vignerons ; les vignes sont principalement situées sur le versant sud du puy. Il fait partie du vignoble des côtes-d'auvergne.

Transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par les routes départementales 96 (reliant Authezat au sud et Longues, village de la commune de Vic-le-Comte, au nord-est) et 786 (reliant le village de Soulasse, commune de Veyre-Monton, à la D 96)[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire (du Néolithique à l'époque gauloise)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Oppidum de Corent.

La commune de Corent abrite les restes d'un important oppidum gaulois, sur un site qui fut occupé dès le Néolithique. Au regard des fouilles effectuées[2], le site présente une longue occupation. Le Néolithique est représenté par un site palissadé et une sépulture collective un peu plus récente. L'âge du Bronze est abondamment illustré par des découvertes d'objets métalliques de toutes les étapes de cette époque et surtout par les vestiges d'une vaste agglomération datée de la fin de l'âge du Bronze final (Xe et IXe siècle av. J.-C.), une des plus étendues que l'on connaisse en France. Cette agglomération rassemble de nombreuses habitations sur poteaux plantés et centrées sur un foyer en argile. Les fouilles ont permis d'observer régulièrement de petits dépôts volontaires (épingle, bracelet, os de faune), sans doute rituels, sous ces foyers. Après un court abandon, une nouvelle agglomération est aménagée vers 600 av. J.-C. Abandonnée à la suite d'un incendie, elle présente des vestiges bien conservés, en particulier des séries de vases écrasés en place qui constituent aujourd'hui le corpus le plus important connu pour la période. Puis le site ne fait plus l'objet que de fréquentations jusqu'à la fin du IIe siècle av. J.-C. Il semble que l'oppidum de Corent ait été alors la capitale des Arvernes avant Gergovie. Les fouilles récentes ont retrouvé les traces d'un important sanctuaire, avec certaines pièces exceptionnelles, telle une gravure représentant le sanctuaire en élévation, mis au jour en 2001[3]. Les découvertes archéologiques ont aussi confirmé les textes antiques sur les banquets et distributions organisées par les rois arvernes comme Luernios ou Bituitos. Les fouilles ont aussi mis en évidence, à proximité de la place se situant devant le sanctuaire, un habitat aristocratique présentant des signes de romanisation antérieurs à la conquête. Des travaux d'aménagement du site ont entraîné en octobre 2009 la découverte d'un trophée gaulois révélant des umbo de bouclier, une cotte de mailles et des éléments d'une enseigne militaire. L'équipe de Matthieu Poux, de l'université Lumière-Lyon II, a mis au jour les restes d'un bâtiment constitué de gradins en bois d'une vingtaine de mètres de diamètre, construit entre le IIe et le Ier siècle av. J.-C. Cet édifice, construit sur le modèle du bouleutérion grec, avec son parterre central en U entouré de gradins pourrait être la salle de réunion du Sénat gaulois évoqué par Jules Cesar[4].
En août 2015 un important ensemble de silos à grains est découvert, également par l'équipe de Matthieu Poux[5].

Époque moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Le village actuel de Corent s'installe à cet endroit au Moyen Âge. Il dépend de la paroisse voisine d'Authezat.

À la Révolution, Corent est rattaché aux Martres-de-Veyre et ne devient une commune autonome qu'en 1875.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1876 1886 le baron d'Arbelles    
1886 1900 Jean Vassias    
... ... ... ... ...
mars 2014 en cours Thierry Julien    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1876. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2015, la commune comptait 709 habitants[Note 1], en augmentation de 4,42 % par rapport à 2010 (Puy-de-Dôme : +2,4 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
665644620602629572522499442
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
455394389318309315317395514
1990 1999 2006 2007 2008 2013 2015 - -
533568641652662703709--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines du donjon de Chalus-les-Bussières (attesté au XIIIe siècle).
  • Ancien moulin de Chazeron (bâtiment cylindrique).
  • Croix de Saint-Verny.
  • Grottes de Corent (habitat troglodytique) : deux grottes creusées dans la falaise qui domine le village ; la plus grande a été aménagée avec des éléments maçonnés.
  • Carrière de pouzzolane du Roc rouge.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte de Corent sur le site Géoportail de l'IGN (consulté le 29 octobre 2016).
  2. Site détaillant les recherches archéologiques à Corent.
  3. Matthieu Poux, Matthieu Demierre, Magali Garcia et Guillaume Verrier, « Une esquisse de sanctuaire gaulois », L'Archéologue / Archéologie nouvelle, no 76,‎ , p. 52-55.
  4. Cf. M. Poux et al., Corent, rapport de fouilles, 2011.
  5. [1][réf. incomplète].
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.