Corent

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Corent
Corent
Vestiges valorisés de l'oppidum de Corent.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Clermont-Ferrand
Intercommunalité Communauté de communes Mond'Arverne Communauté
Maire
Mandat
Thierry Julien
2020-2026
Code postal 63730
Code commune 63120
Démographie
Population
municipale
766 hab. (2018 en augmentation de 8,96 % par rapport à 2013)
Densité 286 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 05″ nord, 3° 11′ 43″ est
Altitude Min. 330 m
Max. 610 m
Superficie 2,68 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Veyre-Monton
(banlieue)
Aire d'attraction Clermont-Ferrand
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Martres-de-Veyre
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://corent.fr

Corent est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Clermont-Ferrand.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le bourg est situé sur le flanc oriental du puy de Corent, sur la rive gauche de l'Allier.

Cinq communes sont limitrophes de Corent[1] :

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le puy de Corent est partagé entre les communes de Veyre-Monton (où se trouve, au sud-ouest, le point culminant, à 621 m) et de Corent. La partie du plateau qui dépend de Corent, au nord-est, est plus petite et moins élevée (autour de 560 m) ; c'est sur cette partie que se trouve le site archéologique de l'oppidum de Corent.

Corent est un village de vignerons ; les vignes sont principalement situées sur le versant sud du puy. Il fait partie du vignoble des côtes-d'auvergne.

Transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par les routes départementales 96 (reliant Authezat au sud et Longues, village de la commune de Vic-le-Comte, au nord-est) et 786 (reliant le village de Soulasse, commune de Veyre-Monton, à la D 96)[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Corent est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Elle appartient à l'unité urbaine de Veyre-Monton, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[5] et 10 701 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Clermont-Ferrand dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (47,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (47,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (29,3 %), forêts (24,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (23,3 %), zones agricoles hétérogènes (16,5 %), terres arables (6,6 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire (du Néolithique à l'époque gauloise)[modifier | modifier le code]

La commune de Corent abrite les restes d'un important oppidum gaulois, sur un site qui fut occupé dès le Néolithique. Au regard des fouilles effectuées[12], le site présente une longue occupation. Le Néolithique est représenté par un site palissadé et une sépulture collective un peu plus récente. L'âge du Bronze est abondamment illustré par des découvertes d'objets métalliques de toutes les étapes de cette époque et surtout par les vestiges d'une vaste agglomération datée de la fin de l'âge du Bronze final (Xe et IXe siècle), une des plus étendues que l'on connaisse en France. Cette agglomération rassemble de nombreuses habitations sur poteaux plantés et centrées sur un foyer en argile. Les fouilles ont permis d'observer régulièrement de petits dépôts volontaires (épingle, bracelet, os de faune), sans doute rituels, sous ces foyers. Après un court abandon, une nouvelle agglomération est aménagée vers 600 av. J.-C. Abandonnée à la suite d'un incendie, elle présente des vestiges bien conservés, en particulier des séries de vases écrasés en place qui constituent aujourd'hui le corpus le plus important connu pour la période. Puis le site ne fait plus l'objet que de fréquentations jusqu'à la fin du IIe siècle av. J.-C. Il semble que l'oppidum de Corent ait été alors la capitale des Arvernes avant Gergovie. Les fouilles récentes ont retrouvé les traces d'un important sanctuaire, avec certaines pièces exceptionnelles, telle une gravure représentant le sanctuaire en élévation, mis au jour en 2001[13]. Les découvertes archéologiques ont aussi confirmé les textes antiques sur les banquets et distributions organisées par les rois arvernes comme Luernios ou Bituitos. Les fouilles ont aussi mis en évidence, à proximité de la place se situant devant le sanctuaire, un habitat aristocratique présentant des signes de romanisation antérieurs à la conquête. Des travaux d'aménagement du site ont entraîné en la découverte d'un trophée gaulois révélant des umbo de bouclier, une cotte de mailles et des éléments d'une enseigne militaire. L'équipe de Matthieu Poux, de l'université Lumière-Lyon II, a mis au jour les restes d'un bâtiment constitué de gradins en bois d'une vingtaine de mètres de diamètre, construit entre le IIe et le Ier siècle av. J.-C. Cet édifice, construit sur le modèle du bouleutérion grec, avec son parterre central en U entouré de gradins pourrait être la salle de réunion du Sénat gaulois évoqué par Jules César[14].

En , un important ensemble de silos à grains est découvert, également par l'équipe de Matthieu Poux[15].

Époque moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Le village actuel de Corent s'installe à cet endroit au Moyen Âge. Il dépend de la paroisse voisine d'Authezat.

À la Révolution, Corent est rattaché aux Martres-de-Veyre et ne devient une commune autonome qu'en 1875.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Corent est membre de la communauté de communes Mond'Arverne Communauté, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le siégeant à Veyre-Monton, et par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[16]. Jusqu'en 2016, elle faisait partie de la communauté de communes Gergovie Val d'Allier Communauté[17].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Clermont-Ferrand, à la circonscription administrative de l'État du Puy-de-Dôme et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[18].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton des Martres-de-Veyre pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[18], et de la quatrième circonscription du Puy-de-Dôme pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[19].

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections de 2020[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Corent, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours[20] avec candidatures isolées ou groupées et possibilité de panachage[21]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 15. La totalité des quinze candidats en lice est élue dès le premier tour, le , avec un taux de participation de 44,81 %[22].

Chronologie des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1876 1886 le baron d'Arbelles    
1886 1900 Jean Vassias    
... ... ... ... ...

(réélu en 2020)
En cours
(au )
Thierry Julien[23]   Technicien supérieur[24]

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Corent dépend de l'académie de Clermont-Ferrand. Elle gère une école primaire publique[25].

Les élèves poursuivent leur scolarité au collège Jean-Rostand, aux Martres-de-Veyre[26], puis au lycée René-Descartes, à Cournon-d'Auvergne pour les filières générales et sciences et technologies du management et de la gestion, ou au lycée La-Fayette, à Clermont-Ferrand, pour la filière sciences et technologies de l'industrie et du développement durable[27].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1876. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[29].

En 2018, la commune comptait 766 habitants[Note 3], en augmentation de 8,96 % par rapport à 2013 (Puy-de-Dôme : +2,82 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
665644620602629572522499442
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
455394389318309315317395514
1990 1999 2006 2007 2008 2013 2018 - -
533568641652662703766--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines du donjon de Chalus-les-Bussières (attesté au XIIIe siècle).
  • Ancien moulin de Chazeron (bâtiment cylindrique).
  • Croix de Saint-Verny.
  • Grottes de Corent (habitat troglodytique) : deux grottes creusées dans la falaise qui domine le village ; la plus grande a été aménagée avec des éléments maçonnés.
  • Carrière de pouzzolane du Roc rouge.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte de Corent sur le site Géoportail de l'IGN (consulté le 29 octobre 2016).
  2. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l'Insee (consulté le 2 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 de Veyre-Monton », sur le site de l'Insee (consulté le 2 avril 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur le site de l'Insee, (consulté le 2 avril 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Insee, (consulté le 2 avril 2021).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Clermont-Ferrand », sur le site de l'Insee (consulté le 2 avril 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le 2 avril 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 24 avril 2021).
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 24 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. « Site détaillant les recherches archéologiques à Corent », sur luern.fr (consulté le 15 novembre 2019).
  13. [Poux et al. 2005] Matthieu Poux, Matthieu Demierre, Magali Garcia et Guillaume Verrier, « Une esquisse de sanctuaire gaulois », L'Archéologue / Archéologie nouvelle, no 76,‎ , p. 52-55.
  14. M. Poux et al., « Corent, rapport de fouilles », 2011.
  15. « Un énorme site gaulois de stockage de grains découvert en Auvergne », sur francetvinfo.fr, (consulté le 15 novembre 2019).
  16. « CC Mond'Arverne Communauté (No SIREN : 200069177) », sur la base nationale sur l'intercommunalité, (consulté le 13 juin 2021).
  17. « CC Gergovie Val d'Allier Communauté (No SIREN : 246300933) », sur la base nationale sur l'intercommunalité, (consulté le 13 juin 2021).
  18. a et b « Commune de Corent (63120) », sur le site de l'Insee (consulté le 13 juin 2021).
  19. « Découpage électoral du Puy-de-Dôme », sur Politiquemania (consulté le 13 juin 2021).
  20. Article L. 252 du Code électoral.
  21. « Municipales : le mode de scrutin dans les communes de moins de 1 000 habitants », sur vie-publique.fr, .
  22. « Résultats des élections municipales et communautaires 2020 », sur interieur.gouv.fr, Ministère de l'Intérieur (consulté le 13 juin 2021).
  23. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme », sur amr63.asso.fr, Association des maires ruraux du Puy-de-Dôme (consulté le 10 août 2020).
  24. Supplément « Annuaire des maires Puy-de-Dôme », La Montagne, , p. 26 (édition du Puy-de-Dôme).
  25. Annuaire des établissements scolaires de Corent, sur education.gouv.fr, Ministère de l'Éducation nationale (consulté le 13 juin 2021).
  26. « Sectorisation », sur puy-de-dome.fr, Conseil départemental du Puy-de-Dôme (consulté le 13 juin 2021). Taper « CORENT » dans le formulaire de saisie.
  27. Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme, « Sectoriation des lycées - Département du Puy-de-Dôme » [PDF], sur ac-clermont.fr, Académie de Clermont-Ferrand (consulté le 13 juin 2021), p. 5.
  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.