Hospice Comtesse

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Hospice Comtesse
Vue arrière de l'hospice Comtesse sur le bâtiment de la communauté et la chapelle
Vue arrière de l'hospice Comtesse sur le bâtiment de la communauté et la chapelle
Présentation
Propriétaire Commune
Protection Logo monument historique Classé MH (1923)
Logo monument historique Classé MH (1991)
Site web mhc.mairie-lille.fr/
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Commune Lille
Localisation
Coordonnées 50° 38′ 28″ N 3° 03′ 47″ E / 50.64111, 3.06317 ()50° 38′ 28″ Nord 3° 03′ 47″ Est / 50.64111, 3.06317 ()  

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Hospice Comtesse

L’hospice Comtesse (aussi appelé hospice Notre-Dame) est un ancien hospice dont l'essentiel des bâtiments date du XVIIe siècle. Sa construction fut décidée par Jeanne, comtesse de Flandre en 1236. Situé rue de la Monnaie dans le Vieux-Lille, il abrite un musée lillois. L'hospice Comtesse a été classé Monument historique en avril 1923 et en février 1991[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Jeanne de Constantinople, comtesse de Flandre, fonda en 1236 dans l'enceinte de son propre palais un hôpital qu'elle dota richement. En 1243, elle fit don des moulins de Lille et de Wazemmes à son Hôpital de Lille ainsi que du droit de banalité des moulins qu'elle possédait sur toute la banlieue de Lille et que l'on appelait la Mannée de Lille. Cette mannée comprenait les villages qui s'inscrivaient à l'intérieur d'un territoire autour de Lille, de circonférence à égale distance de Seclin, Anstaing et Tressin. Par la suite, ce droit fut confirmé par les différents souverains régnant sur la Flandre jusqu'à son abolition en 1789[2]. De l'établissement primitif réservé aux malades pauvres, aux pèlerins et aux passants, il ne reste rien, un incendie dans la nuit du 11 avril 1468 l'ayant entièrement détruit. La salle des malades fut reconstruite entre 1468 et 1472 et le rez-de-chaussée du bâtiment de la communauté religieuse des Augustines entre 1477 et 1482.

Suite à un nouvel incendie, le 17 mars 1649, qui détruisit la chapelle et certains bâtiments conventuels, on édifia le bâtiment bordant la rue de la Monnaie (1649-1650), on éleva ou reconstruisit l'étage du bâtiment de la communauté pour abriter le dortoir des sœurs (1649-1652), puis de 1652 à 1657 on termina les travaux en bâtissant une nouvelle chapelle rehaussée et séparée de la salle des malades par un jubé suivant les recommandations du concile de Trente.

Le plafond en bois de la salle des malades est alors décoré de tapisseries datant de 1704. La cour d'honneur fut fermée par un dernier bâtiment achevé en 1724. Le bâtiment fut le principal hôpital lillois jusqu'au XVIIIe siècle.

À la Révolution française, les malades furent transférés à l'hôpital Saint-Sauveur. L'hôpital Comtesse, appelée ainsi en souvenir de sa fondatrice, fut transformé en hospice pour vieillards et en orphelinat, dit des Bleuets après la Première Guerre mondiale.

Les bâtiments du XVe et du XVIIe siècle furent classés Monuments historiques par un décret du 14 avril 1923. Désaffecté en 1939, l'hôpital fit l'objet en 1943 d'un bail emphytéotique entre la municipalité lilloise et l'administration des hospices qui stipulait l'obligation de le transformer en musée. Les façades et toitures de l'ensemble des autres bâtiments ont été classés Monuments historiques par arrêté du 26 février 1991.

Aujourd'hui, le musée présente la vie sociale et culturelle à Lille et dans les Pays-Bas aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Architecture[modifier | modifier le code]

La cour d'honneur

On accède à la cour d'honneur par un passage couvert d'une superbe voûte d'ogives en brique aux nervures de pierre blanche. Au-dessus s'élève une tour quadrangulaire en brique. Le bâtiment attenant au passage évoque l'hôtel lillois de la Renaissance et se remarque par l'alternance de fenêtres étroites sans meneaux et d'autres à croisées de pierres, et par ses nombreuses portes étroites.

À l'est, s'élève le bâtiment de la communauté : le rez-de-chaussée, polychrome par ses matériaux (grès, brique et pierre) s'oppose à l'étage percé de manière régulière par des baies identiques. On peut encore visiter la cuisine dont les murs sont couverts de carreaux de faïence lilloise, et son arrière-cuisine, la salle à manger, les appartements de la prieure, l'ancienne boulangerie. Un moulin, dit de saint Pierre dont il reste de nombreux vestiges, la façade, le socle en grès ainsi qu'un pan de la façade postérieur. Un projet de reconstruction de ce moulin est à l'étude.

Au nord, la salle des malades s'impose comme une vaste salle oblongue en pierre de Lezennes, couverte d'un berceau lambrissé. D'une sobriété décorative, cette salle lumineuse se prolonge par la chapelle, plus tardive, à vaisseau unique coiffé d'une charpente lambrissée à caissons, décorée d'armoiries par un ancien orphelin de l'hospice en 1853. La cour est fermée à l'ouest par le pavillon en pierre de 1724, construit dans le style classique français. Depuis octobre 2011 la toiture de la salle des malades à retrouvée sa guêtte, sorte de clocher qui abritait un guetteur.

Musée[modifier | modifier le code]

Musée de l'Hospice Comtesse
L'entrée du Musée de l'Hospice Comtesse
L'entrée du Musée de l'Hospice Comtesse
Informations géographiques
Pays France
Ville Lille
Adresse 32, rue de la Monnaie, 59800 Lille, France
Coordonnées 50° 38′ 28″ N 3° 03′ 47″ E / 50.64111, 3.06317 ()50° 38′ 28″ Nord 3° 03′ 47″ Est / 50.64111, 3.06317 ()  
Informations générales
Date d’inauguration 1969
Collections Peinture flamande, orfèvrerie lilloise, tapisserie

Depuis 1969, l'Hospice Comtesse abrite un musée, fondé par Georges-Henri Rivière. La cuisine carrelée de faïence, la salle à manger, les meubles, les objets d'art, les portraits permettent de retrouver toute l'atmosphère d'une maison flamande du XVIe siècle. De plus, le musée présente des peintures flamandes et du Nord de la France, des tapisseries de Guillaume Werniers ainsi que des pièces d'orfèvreries lilloises.

Des expositions y sont régulièrement organisées.

Œuvres présentées[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Tapisserie[modifier | modifier le code]

  • Les Marchands chassés du Temple de Guillaume Werniers d'après un carton de Wamps, tenture (XVIIIe siècle)
  • Le repas des bergers de Guillaume Werniers, tenture (XVIIIe siècle)
  • Baudouin de Flandres et sa famille de Guillaume Werniers d'après un carton d'Arnould de Vuez, tenture (XVIIIe siècle)
  • Jeanne de Flandre et ses époux de Guillaume Werniers d'après un carton d'Arnould de Vuez, tenture (XVIIIe siècle)

Orfèvrerie[modifier | modifier le code]

Jardin de l'Hospice comtesse[modifier | modifier le code]

Ce jardin a été recréé dans les années 1980 dans un but pédagogique. Il abrite et présente une trentaine de plantes médicinales, telles qu'on pouvait les voir et les utiliser lors de la création de l'hospice au XIIIe siècle.

Expositions temporaires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Gelis, L'Hospice Comtesse de Lille, Congrès archéologique de France, Flandre, 1962, vol.120, p. 186-192.
  • Aude Cordonnier, Musée de l'Hospice Comtesse : miroir de Lille et des Pays-Bas (13ème-XXe siècle), Editions Castermans, Tournai, 1994, 176 p.

Lien externe[modifier | modifier le code]