Pierre-Jean David d'Angers

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Pierre-Jean David d’Angers

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Nom de naissance Pierre-Jean David
Naissance 1788
Angers
Décès 1856
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Sculpteur
Maîtres David, Pajou, Roland
Élèves Albert-Ernest Carrier-Belleuse, Geoffroy-Dechaume, Maindron
Mouvement artistique Romantisme
Récompenses Prix de Rome
Portrait par Henri-Charles Oulevay (1847)
Photographie par Édouard Baldus, (1853)

Pierre-Jean David dit Pierre-Jean David d’Angers, né à Angers le 12 mars 1788 et mort à Paris le 5 janvier 1856, est un sculpteur et graveur-médailleur français.

Les débuts[modifier | modifier le code]

Fils d’un soldat retraité de la république qui exerçait, dans sa ville natale, la profession de sculpteur-ornemaniste, David débute ses études artistiques sous la direction de Marchand et Jean-Jacques Delusse professeurs à l’École centrale d’Angers entre 1806 et 1807.

Son père s'oppose à la résolution de son fils de se rendre à Paris pour accomplir sa vocation et refuse de financer son départ. Après une tentative ratée de suicide, son père le laisse partir pour Paris avec quarante cinq francs collectés par sa mère et ses sœurs, et cinquante francs que lui prête son maître, Delusse.

À Paris, en 1808, David, sculpte des ornements à l’arc de triomphe du Carrousel, puis il travaille sur une frise du palais du Louvre.

En 1809, il obtient une médaille à l’Académie, et est remarqué par son homonyme le peintre Jacques Louis David qui le prend sous son aile et le fait travailler dans son atelier. Il suit aussi l'enseignement des sculpteurs Augustin Pajou et Philippe-Laurent Roland. Ses ouvrages, exposés un peu plus tard au concours d’essai, lui permettent de bénéficier d'une pension de six cents francs votée par la ville d’Angers.

Premiers succès[modifier | modifier le code]

Il remporte en 1810, le second prix de sculpture, et en 1811 le grand prix de Rome avec le bas-relief Mort d’Épaminondas. Il part comme pensionnaire de l’École française à Rome. L’ouvrage couronné est envoyé par l’artiste au musée de sa ville natale, comme l’a été celui de son second prix (Othryadès). En Italie, l'art antique, Michel-Ange et Raphaël sont ses sources d'inspiration durant ses voyages et au cours de ses études.

Après son séjour à Rome, David traverse la France pour se rendre à Londres, où il rencontre l’artiste Flaxman, et travaille au monument de Wellington. David revient à Paris en 1818.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Le pouvoir royal lui confie l’exécution de la Statue du Grand Condé, qui figure dans la cour d’honneur de Versailles. En 1825, sa réputation établie, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur et, en 1826, il est élu membre de l’Institut de France et nommé, la même année, le 11 janvier professeur à l’école des beaux-arts de Paris en remplacement de Jean-Baptiste Stouf. Il aura pour successeur, à ce poste, Henri Lemaire en 1856[1].

Il produit une quantité de monuments, tombeaux, statues, bustes, et bas-reliefs, dont le célèbre fronton du Panthéon de Paris en 1837. Dans les années 1830, il sculpte une importante série de portraits en médaillons de personnalités contemporaines dans laquelle il applique les principes de la phrénologie à un niveau esthétique[2].

Ami du poète Aloysius Bertrand, il fait éditer à titre posthume son recueil de poèmes Gaspard de la nuit en 1842.

La séance du 25 juillet 1848 à l'Assemblée nationale, concernant les clubs, caricaturée par Cham. David d'Angers est représenté à l'extrême gauche.

En 1848, il est élu représentant du peuple par le département de Maine-et-Loire. Il entre à l'Assemblée nationale constituante, puis à l'Assemblée nationale législative, où il siège avec la Montagne. Mais en 1852, après le coup d'État de Napoléon III, il doit quitter la France et part en exil vers la Grèce. Sa santé déclinant, il rentre en France où il meurt le 5 janvier 1856. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise de Paris (39e division).

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Élèves de David d'Angers[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

À Angers[modifier | modifier le code]

Après avoir été accueillie pendant plus de cent cinquante ans dans le réfectoire du musée des beaux-arts d'Angers, la galerie David d'Angers a été transférée en 1984 dans l'abbaye Toussaint d'Angers entièrement restructurée. C'est dans ce lieu lumineux[3] que sont présentés au public vingt trois statues monumentales, le modèle en plâtre du fronton du Panthéon de Paris, quarante quatre bustes et une centaine de médaillons.

La Galerie à Angers expose la plupart des sculptures sous forme de plâtres d’atelier, qui sont l’étape préparatoire à l’œuvre définitive, celle-ci étant coulée en bronze, sculptée en marbre ou en pierre.

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À Paris[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Musée du Louvre[modifier | modifier le code]
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Musée de la franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]
Musée d'Orsay[modifier | modifier le code]

École nationale supérieure des beaux-arts[modifier | modifier le code]

Musée de la vie romantique[modifier | modifier le code]

Musée des Monnaies, médailles et antiques de la Bibliothèque nationale de France[modifier | modifier le code]

Plus de cent vingt pièces : médaillons en bronze, plâtres originaux et moules originaux.

Cimetières[modifier | modifier le code]

Cimetière du Père-Lachaise[modifier | modifier le code]
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Cimetière du Montparnasse[modifier | modifier le code]
Cimetière de Montmartre[modifier | modifier le code]

Autres lieux publics parisiens[modifier | modifier le code]

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En France[modifier | modifier le code]

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À l’étranger[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roger Aubouin, David d’Angers ou la discipline de l’horizon, Goupil Page d'aide sur l'homonymie, Laval, 1913.
  • Charles Louis Huart, Charles Philipon, Galerie de la presse, de la littérature et des beaux-arts, Paris, Aubert, 1839.
  • Emmanuel Schwartz, Les sculptures de l’école des beaux-arts de Paris. Histoire, doctrines, catalogue, école nationale supérieure des beaux-arts, Paris, 2003.
  • Antoinette Le Normand-Romain, Mémoire de marbre - La sculpture funéraire en France, 1804-1914, Mairie de Paris, bibliothèque historique de la Ville de Paris, Paris, 1995.
  • Henry Auguste Jouin (ill. A. Durand), David d'Angers- sa vie, son œuvre, ses écrits et ses contemporains, Paris, E. Plon,‎ 1878 (OCLC 1950519)
  • Inès Villela-Petit, « David d'Angers, les visages du romantisme », dans Chroniques de la Bibliothèque nationale de France, n° 61, janvier-mars 2012, p. 23.
  • Thierry Laugée et Inès Villela-Petit, David d'Angers, les visages du romantisme, éditions Gourcuff-Gradenigo, 2012. Catalogue de l'exposition du musée des Monnaies, médailles et antiques de la Bibliothèque nationale de France, du 22 novembre 2011 au 25 mars 2012.
  • Barbès et les hommes de 1848, colloque de Carcassonne organisé en novemvembre 1998 par l'Association Les Audois, les Archives départementales de l'Aude et l'Université de Toulouse-Le Mirail; sous la direction de Sylvie Caucanas et Rémy Cazals.ISBN 2-9510970-26

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Chappey, Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873), dans Romantisme, 1996, n°93. pp. 95-101.
  2. Thierry Laugée et Inès Villela-Petit, David d'Angers, les visages du romantisme, éditions Gourcuff-Gradenigo, 2012.
  3. Le toit de cet ancien lieu de culte a été amménagé en verrière.
  4. « Notice no 2176 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  5. « Notice no 2161 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  6. « Notice no 2366 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  7. « Notice no 2171 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  8. « Notice no 555 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  9. « Notice no 557 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  10. « Notice no 11288 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  11. « Notice no 2180 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  12. « Notice no 2208 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  13. « Notice no 552 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  14. « Notice no 2364 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  15. « Notice no 2174 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  16. « Notice no 2172 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  17. « Notice no PM76001638 », base Palissy, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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