Montagne (1849)

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La France montagnarde (1849-1851).

La Montagne est le nom pris par le groupe de républicains (les « démoc-socs », « démocrates-socialistes ») qui à l'Assemblée nationale constituante de 1848 et à l'Assemblée législative de 1849, tentent de défendre, contre les attaques du parti de l'ordre et des républicains modérés, les acquis politiques et certains acquis sociaux de la révolution de février 1848. Ledru-Rollin en est l'organisateur.

Aux élections législatives de mai 1849, la Montagne présente un programme réformiste : la suppression de l'impôt des 45 centimes, l'impôt sur le revenu, la nationalisation des chemins de fer, des mines, des canaux et des assurances, l'abolition de la peine de mort, la réforme du service militaire, le taux de crédit à 3 % et le développement de l'enseignement. Elle réussit alors à pénétrer dans l'électorat rural des petits propriétaires tout en confortant son électorat de petits bourgeois, d'artisans et de fonctionnaires.

Elle est décapitée par la répression après l'échec de la journée du 13 juin 1849 : 34 de ses députés sont déchus de leur mandat et poursuivis devant la Haute Cour de Justice (la plupart étant d'ailleurs contraints de fuir).

Malgré la répression le groupe parlementaire survivra jusqu'au Novembre 1851. Cette année les rouges se divisent lors de la proposition de Louis Bonaparte sur l'abrogation de la Loi du 31 mai 1850. À partir de ce moment-là, les rouges se divisent entre ceux qui sont favorables au vote de la proposition (vote qui équivalait à une coalition officielle avec Thiers); et ceux qui proposent de voter contre (ce qui signifiait qu'ils attendaient un coup d'État de la part du groupe de Thiers)[1].

Après le Second Empire, une grande partie des membres de la Montagne fournira le personnel politique de la Troisième République commençante.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. ANDRIANOPOULOS Christos, "La couleur rouge du drapeau tricolore", Paris, Editions Universitaires Européennes, 2012. p.111