Jean Reynaud

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Jean Ernest Reynaud (Lyon, le 14 février 1806 mort à Paris le 28 juin 1863) est un philosophe français.

Sa vie[modifier | modifier le code]

Il fait des études au collège royal de Lyon sur les conseils de son tuteur Merlin de Thionville, puis il entre à l'école polytechnique, et devient ingénieur des mines. Il est un temps adepte des idées de Saint-Simon mais n'adhère pas longtemps à cette doctrine. Lors de la révolution de 1848, il est envoyé par les électeurs de la Moselle à l'Assemblée constituante, on le nomme sous-secrétaire d'État à l'instruction publique. Nommé conseiller d'État en 1849, il ne reste pas longtemps à ce poste. Il est également professeur à l'École des Mines de Paris puis est remplacé après le coup d'État de 1851 par Hippolyte de Villeneuve-Flayosc.

Sa femme a institué un prix Jean Reynaud que l'Académie doit distribuer.

Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise (72e division)[1], dans une tombe ornée d'une allégorie de Chapu et d'un médaillon de David d'Angers.

Il est le frère du célèbre ingénieur et architecte Léonce Reynaud.

Ses œuvres[modifier | modifier le code]

  • Terre et ciel, 1854. Certainement son livre le plus important. Reynaud y pose le principe de la préexistence de l'homme et sa survivance dans d'autres astres. Prenant une liberté très grande sur le contexte religieux de l'époque, Reynaud renoue avec une certaine image du druidisme, requalifie l'opposition entre anges et démons et rejette le dogme des peines éternelles. Un concile d'évêques réuni à Périgueux condamna son livre qui reste, encore aujourd'hui, une curiosité philosophique et littéraire.
  • Considérations sur l'esprit de la Gaule, 1847. L'ouvrage est extrait de l'article Druidisme de l'« Encyclopédie nouvelle ».
  • Discours sur la condition physique de la terre, 1840. Un autre extrait de l'« Encyclopédie nouvelle ».
  • Choix de lettres, 1861. Des lettres écrites par Merlin de Thionville, avec une vie de Merlin en guise de préface.
  • Œuvres choisies, lectures variées, 1865.
  • Mémoire sur la constitution géologique de la Corse, [Paris], Société géologique de France,‎ 1833 (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 677

Lien externe[modifier | modifier le code]

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