Aimé Millet

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Aimé Millet, né à Paris le et mort le , est un sculpteur, graveur médailleur et peintre français.

Il est le fils de Frédéric Millet miniaturiste né à Charlieu en 1796 et mort à Paris le . Il est également l'oncle de Louis Julian Millet, né en 1856 à New York et mort en 1923, qui fut un architecte renommé à Chicago. Il n'a cependant pas de liens familiaux avec le peintre Jean-François Millet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Aimé Millet est élève à l'Institution Morin et, avant 1829, il entre au collège de Versailles puis il étudie à l'École royale de dessin[1], rue de l'École-de-Médecine. Il travaille quelque temps chez le sculpteur bronzier Antoine Desboeufs (1793-1862). En 1836, il est reçu premier à l'École des beaux-arts de Paris et intègre l'atelier de David d'Angers. En 1840, il commence à produire ses premières œuvres sculptées, après avoir exécuté des dessins et peintures. Il est cependant considéré comme un peintre mineur. Il se marie en 1864.

Aimé Millet est nommé professeur à l’École des Arts décoratifs en février 1870. Il y a notamment pour élèves Louis Majorelle, Berthe Morisot, François Pompon et Lucien Pallez. Il est l'ami du sculpteur Pierre Louis Rouillard. Il reçoit la Légion d'honneur en 1859. Il meurt à Paris le et est enterré au cimetière de Montmartre le . Sa veuve fera le une donation pour instituer un prix Aimé Millet[2], récompensant le meilleur élève en sculpture d'après l'antique.

Œuvres[modifier | modifier le code]

De nombreuses sculptures sont visibles à Paris, en province et aussi quelques-unes à l'étranger.

Dessins[modifier | modifier le code]

Sculptures[modifier | modifier le code]

  • Ariane[3], 1857, esquisse en terre cuite, détruite pendant la Seconde Guerre mondiale. Version en marbre en 1890 aux musée des beaux-arts de Rennes, musée de New York réduction marbre 1877, une autre réduction en marbre par son élève E.Decorchemont dans une collection particulière. Il existe plusieurs éditions en bronze de dimensions différentes, patine brune, dont une grandeur nature en bronze argenté, conservée au musée d'Orsay à Paris.
  • Mercure, Salon de 1859, marbre, façade Sud de la cour Carrée du palais du Louvre à Paris. Le plâtre est conservé au musée des beaux-arts de Rennes.
  • La Vigilance, vers 1860, statue en pierre, cour Carrée du palais du Louvre.
  • Louvois, 1860, statue en pierre, cour Napoléon du Palais du Louvre.
  • Apollon, la Poésie et la Musique, 1860-1869, groupe en bronze sur le toit de l'Opéra de Paris.
  • Vercingétorix, 1865, statue monumentale de 6,60 mètres de haut sur un socle de granit de 7 mètre, en tôle de cuivre battue et repoussée. Commande de Napoléon III, érigée sur le Mont Auxois du site d'Alésia le . Napoléon III choisit d'y faire inscrire : « La Gaule unie, formant une seule nation, animée d'un même esprit, peut défier l'univers » (phrase qu'aurait prononcée Vercingétorix devant ses troupes, selon César, de Bello Gallico, VII, 29). Est gravée également sur le socle : « Napoléon III, empereur des Français, à la mémoire de Vercingétorix ».

Galerie[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Mackay, James, Le Dictionnaire des sculpteurs en bronze, antique, Collectors Club, Woodbridge, Suffolk 1977
  • Henri Dumesnil, Aimé Millet, souvenirs intimes, Paris 1891
  • André Warnod, la vraie bohème de Henri Murger

Source[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Qui deviendra l’École nationale supérieure des arts décoratifs.
  2. Institué par décret le
  3. sylvianemas.free.fr
  4. Notice sur le site du J. Paul Getty Museum.

Liens externes[modifier | modifier le code]