Maximilien Sébastien Foy

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Maximilien Sébastien Foy
Maximilien Foy 1.jpg
Naissance 3 février 1775
Ham
Picardie
Décès 28 novembre 1825 (à 50 ans)
Paris
Origine Royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Naval Ensign of the Kingdom of France.svg Royaume de France
Arme Artillerie
Grade Général de division
(29 novembre 1810)
Années de service 1792
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Bataille de Vimeiro
Bataille de Braga
Bataille des Arapiles
Bataille d'Orthez
Bataille des Quatre-Bras
Bataille de Waterloo
Distinctions Légion d'honneur
(35e colonne)
Hommages Légion d'honneur
(Grand officier
Ordre de Saint-Louis
(Chevalier)
Autres fonctions Député à la Chambre (Aisne)
Famille Père de Maximilien Sébastien Auguste Foy
Vincent-Louis-Alphonse Foy (frère)

Maximilien Sébastien Foy est un général du Premier Empire né à Ham (Somme) le 3 février 1775 et mort à Paris le 28 novembre 1825.

Sommaire

Biographie [modifier]

Admis à l'École d'artillerie de La Fère dès l'âge de 15 ans, puis de Châlons, il est reçu à 16 ans comme sous-lieutenant en second au 3e régiment d'artillerie.

Maximilien-Sébastien Foy, lieutenant d'artillerie en 1792, Albert Gregorius (1774–1853), 1835, Musée de l’Histoire de France (Versailles).

Il fit ses premières armes en 1792, sous Dumouriez. C’est à Jemmapes en 1792 qu’il mérite les grades de lieutenant et capitaine d'artillerie. En 1794, il est arrêté par Joseph Le Bon à Cambrai pour avoir soutenu la cause libérale. Sauvé par le 9 thermidor, il est réintégré dans son grade.

Il fait les campagnes de 1796 et 1797 à l'armée du Rhin et obtient le grade de chef d’escadron, il n'a pas encore 20 ans. Il est alors choisi comme aide de camp par le jeune général Bonaparte. En 1799 il obtient à l’armée d'Helvétie les grades d'adjudant général puis de chef de brigade. En 1800, il combat à l'armée du Rhin sous Moreau. Il fut nommé adjudant-général sur le champ de bataille de Diessenhofen en 1800, et justifia cet avancement dans les campagnes suivantes.

Il devient en 1801 colonel du 5e régiment d'artillerie légère.

Après de nouvelles victoires en Italie, la paix d'Amiens en 1802 le rappelle en France. Républicain convaincu et malgré son admiration pour Bonaparte, il ne peut accorder son approbation au gouvernement, son vote le consigne comme simple colonel pendant 7 ans. Lors de la mise en jugement du général Moreau, une adresse où la conduite politique de ce dernier était incriminée fut présentée à la signature du colonel Foy, qui refusa de l'apposer en disant : « Qu'il était militaire et non pas juge. » Peu de temps après, il vota négativement pour l'établissement du gouvernement impérial, lorsque le suffrage de l'armée fut invoqué. Il continua de signaler sa valeur, ses talents et ses vertus militaires en Italie, en Allemagne et en Portugal.

En 1807, il est envoyé à Constantinople pour organiser l'artillerie turque, il se distingua à la défense des Dardanelles contre la flotte britannique. Passé à l'armée du Portugal, il est nommé général de brigade après la bataille de Vimeiro le 3 septembre 1808.

Foy fut choisi par le maréchal Masséna pour défendre auprès de Napoléon Ier la cause de l'armée de Portugal arrêtée sur les bords du Tage par des obstacles qu'il ne dépendait pas de sa valeur et de son dévouement de surmonter. C'est à la manière non moins noble qu'habile, dont il remplit cette mission honorable, qu'il dut d'être mieux apprécié par le chef du gouvernement, qui le renvoya à l'armée avec le grade de général de division.

Placé dans une position plus avantageuse, le général Foy s'illustra au cours de la retraite de Portugal et les campagnes suivantes en Espagne, notamment à la bataille des Arapyles ou à la bataille de Salamanque, 22 juillet 1812, au passage du Duero, à Tordesillas, dans les affaires qu'il eut à soutenir après la bataille de Vitoria. Il prend une part active à toutes les campagnes de la péninsule et des Pyrénées jusqu'à la bataille d'Orthez où il est gravement blessé.

Monument du général Foy au cimetière du Père-Lachaise.

Nommé inspecteur général d'infanterie en 1814, il se rallie à l'Empire pendant les Cent-Jours. Il commande alors la 9e d'infanterie (2e corps d'armée) dans la campagne de Belgique (1815). Il reçoit à Waterloo la 15e blessure de sa carrière, il resta à son poste jusqu'à la fin de cette journée.

Nommé en 1819 inspecteur général d'infanterie dans les 2e et 16e divisions militaires, le général Foy fut élu le 11 septembre de la même année membre de la Chambre des députés par le département de l'Aisne, il déploya un grand talent oratoire, défendit les principes constitutionnels et les sentiments patriotiques, ne cessa de s'opposer aux gouvernements de la Restauration. Ses pairs l'ont honoré en érigeant une statue dans les couloirs de l'Assemblée.

Un concours immense de citoyens accompagna son cercueil ; une souscription nationale ouverte en faveur de sa famille produisit près d'un million de francs. Un monument a été érigé à sa mémoire au cimetière du Père-Lachaise.

« Les généraux qui semblaient réservés au plus brillant avenir étaient Gérard, Clausel, Foy, Lamarque, etc., c'étaient mes nouveaux maréchaux. »

— Napoléon à Sainte-Hélène

Ses Discours, avec notice biographique, ont paru en 1826. On a aussi de lui une Histoire des guerres de la Péninsule sous Napoléon, publiée en 1827, Paris, 4 volumes in-8.

Le jeune Alexandre Dumas lui rendit visite le 1er avril 1823 et obtint de lui la recommandation qui lui permit d'entrer au service du Duc d'Orléans.


Postérité [modifier]

De son mariage en 1807 avec Elisabeth Daniels (10 novembre 1790 à Mayence-25 décembre 1868 à Paris), belle fille de Louis Baraguey d'Hilliers, il aura sept enfants :

  • Évelyne, en 1808, et Élisabeth, en 1811, qui ne vivront que quelques années,
  • Blanche, en 1814, qui épousera le baron Théobald Arcambal-Piscatory, dont elle aura deux filles,
  • Maximilien Sébastien Auguste, en 1815, dit Fernand, futur comte Foy, qui épousera Louise Germain, fille du comte de Montforton, dont il aura une fille et un fils, qui héritera du titre de comte Foy,
  • Tiburce Foy, en 1816, futur vicomte Foy, non marié,
  • Isabelle Foy, en 1818, qui épousera Joseph-Henri Galos, dont elle aura une fille,
  • Maximilien Foy en 1822, futur général, qui épousera Isabelle Arcambal, fille de Théobald Arcambal-Piscatory et de Blanche Foy. De cette aliance est issu Théobald Foy.

Ses descendants se sont alliées à de nombreuses familles issues de la noblesse et de l'aristocratie telles que Piscatory, Ternaux-Compans, Firino-Martell, Seillière de Laborde, Costa de Beauregard, Germain de Montforton, Tresvaux de Berteux, de Grosourdy de Saint-Pierre, Poniatowski, de Maigret, de Liechtenstein de Taisne de Raymonval, Balsan, Colonna d'Istria, de Chavagnac, Le Caron de Fleury, Fresson, de Laubépierre de Vaumas, de Sars, Baudoux d'Hautefeuille, du Bessey de Contenson, Renoüard de Bussierre, de Quélen, de Rarécourt de La Vallée de Pimodan, Brunet d'Évry, de Reinach-Hirtzbach, de Goulaine, Villedieu de Torcy, de Riquet de Caraman, de Lassus, de Houdetot, Galos, ...

Titres [modifier]

Distinctions [modifier]

Armoiries [modifier]

Figure Blasonnement
Orn ext baron de l'Empire ComLH.svg
Blason Maximilien Sébastien Foy (1775-1825) (Empire).svg
Armes du baron Foy et de l'Empire

D'azur semé d'étoiles d'argent, à la barre du même, chargée de trois tourteaux de sable, franc-quartier des barons tirés de l'armée.[1],[3]

Source [modifier]

Liens externes [modifier]

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Article connexe [modifier]

Liste des comtes Foy Familles subsistantes de la noblesse française

Notes et références [modifier]

  1. a, b et c Centre historique des Archives nationales (France), BB/29/967 page 456, sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr. Consulté le 13 mai 2011
  2. Maximilien Sébastien Foy, sur roglo.eu. Consulté le 13 mai 2011
  3. Source : www.heraldique-europeenne.org