Château de Brissac
| Château de Brissac | |||
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| Période ou style | Médiéval et Renaissance | ||
| Type | Forteresse Château de la Loire |
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| Début construction | XIe siècle | ||
| Fin construction | XVIIe siècle | ||
| Propriétaire initial | Foulques Nerra | ||
| Destination initiale | Forteresse | ||
| Propriétaire actuel | Duc de Brissac (privé) | ||
| Destination actuelle | Musée, habitation | ||
| Protection | |||
| Coordonnées | |||
| Pays | |||
| Région historique | |||
| Subdivision administrative | Maine-et-Loire | ||
| Subdivision administrative | |||
| Commune française | Brissac-Quincé | ||
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Géolocalisation sur la carte : France |
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Le château de Brissac se trouve à Brissac-Quincé, dans le département de Maine-et-Loire, à quinze kilomètres d'Angers. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 3 novembre 1958[1].
Sommaire |
[modifier] Histoire
C'est à l'origine un château-fort construit par Foulques Nerra, comte d'Anjou, au XIe siècle.
Après la défaite des Anglais par Philippe Auguste, celui-ci le céde à Guillaume des Roches.
Le château est acquis en 1435 et reconstruit en 1455 par Pierre de Brézé, un riche ministre de Charles VII. À la mort de celui-ci, survenue à la bataille de Montlhéry en sauvant le roi, c'est son fils, Jacques, qui en hérite et s'installe au château.
Il s'y installe avec sa femme Charlotte de Valois ( Fille de Charles VII et Agnès Sorel )lorsque que Jacques découvre que sa femme a une liaison avec son ami Pierre de Lavergne il la transperça avec son épée le 1er mars 1462, aujourd'hui une légende prétend qu'elle apparaît sous la forme d'une dame blanche les nuits d'orage.
Pendant le règne de François Ier (1515 à 1547), la propriété est achetée en 1502 par René de Cossé que le roi nomme gouverneur du Maine et de l'Anjou. Le château entre ainsi dans la famille des Cossé qui adopte alors le nom de Brissac.
Pendant les guerres de religion, Charles de Cossé (petit-fils de René) prend le parti de la Ligue et le château est assiégé par le roi Henri IV.
Après son ralliement au roi en 1594, il retrouve son château gravement endommagé en 1606, et obtient le titre de maréchal de France, ainsi que celui de duc de Brissac en 1611. La forteresse étant tout près d'être démolie, elle est reconstruite sous la conduite de l'architecte Jacques Corbineau qui en fait un édifice grandiose. À la même époque, le duc de Brissac prend pour secrétaire particulier le gentilhomme Goddes de Varennes, marquis de la Perrière.
Son architecture en fait le château le plus haut de France[2], il compte sept étages au total, ainsi que deux-cents salles, et sa façade traduit les influences baroques de l'époque. Par mariage, la famille Cossé-Brissac devient aussi quelque temps propriétaire du château de Montreuil-Bellay qui fut vendu par la suite.
En août 1620, une entrevue de conciliation a lieu à Brissac en terrain neutre entre Louis XIII et sa mère Marie de Médicis.
Les Cossé-Brissac conservent le château jusqu'en 1792 ; lors de la Révolution, l'édifice est réquisitionné et transformé en cantonnement pour les « Bleus » de Vendée.
Mis à sac par les révolutionnaires il reste dans cet état jusqu'en 1844, où un programme de restauration est entrepris et poursuivi par les Cossé-Brissac, à qui le château est restitué après la Révolution, et dont les membres s'y sont succédé jusqu'à aujourd'hui.
En 1890 est inauguré son théâtre, créé sur deux étages par sa propriétaire, née Jeanne-Marie Say (1848-1916), petite-fille du célèbre raffineur de sucre Louis Say, veuve en premières noces de Roland de Cossé, marquis de Brissac en 1871, puis vicomtesse de Trédern. Ce théâtre a été restauré vers 1983.
Le comte (?) de Brissac ayant proposé son château pour abriter des œuvres d'art, il reçut en 1939-1940 le mobilier de Versailles - gardé sur place jusqu'en 1946 par l'épouse de Gaston Brière, son ancien conservateur - des œuvres des musées Gustave Moreau, Nissim de Camondo, Arts Décoratifs, de Châlons sur-Marne, des palais de l'Elysée et du Sénat, de la Comédie Française, de la légation Suisse, des ambassades d'Argentine et de Grande-Bretagne et parmi 65 collections privées celles d'André Lhote, Maurice Denis, Paul Valéry...et le trésor de la cathédrale d'Angers.
(Corinne Bouchoux, "Rose Valland - La résistance au musée" - Geste éditions/Archives de vie, 2002, pp. 46 à 48, qui cite un rapport de Brière sur l'irruption de cinq soldats allemands au château en août 1944, qui y tuèrent le gardien J.B.Faucher).
Ouvert au public, le château héberge chaque année le Festival de la Vallée de la Loire.
Il est évoqué dans les souvenirs de Simon Charles Timoléon Pierre de Cossé (1900-1993), duc de Brissac en 1944 : En d'autres temps (1900-1939), La suite des temps (1939-1958), Le temps qui court (1959-1974) et Le Château d'en face (1974-1985). (B. Grasset et Fasquelle).
[modifier] Galerie photographique
[modifier] Notes
- Ministère de la Culture, base Mérimée, « Notice no PA00108994 » sur www.culture.gouv.fr.
- Le terrain ne permet pas d'étendre le château
[modifier] Sources
- Pierre de Brissac, Le Château de Brissac, notice historique, Les Presses modernes, 1937 ;
- Robert Dauvergne, Le Château de Brissac au XVIIIe siècle, Foulon, 1945 ;
- Pierre de Brissac, Brissac, notice historique et descriptive, André Barry, 1957.