Auguste Ottin

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Polyphème surprenant Galatée dans les bras d'Acis (1866), fontaine Médicis, jardin du Luxembourg, Paris.

Auguste Ottin[1], né en 1811 à Paris et mort en 1890 à Neuilly-sur-Seine est un sculpteur français .

Biographie[modifier | modifier le code]

Auguste Ottin est le fils d'Auguste Denis Victoire Ottin (né en 1787 à Paris), tourneur sur cuivre et bronze, et le père de Léon Auguste Ottin (né en 1836 à Paris), artiste peintre et verrier.

Reçu à l'École des beaux-arts de Paris en 1825, Ottin devient l'élève de David d'Angers, qui, engagé dans le courant romantique, lui apprend une sculpture libérée de l'académisme. Il obtient, conjointement avec Jean-Marie Bonnassieux, le second grand prix de Rome en sculpture de 1836 avec le relief Socrate buvant la cigüe. Le sculpteur part alors pour cinq ans à Rome comme pensionnaire de la Villa Médicis. Il expose au Salon dès 1841. Son parcours, jalonné de récompenses, lui ouvre la porte des commandes d'État et lui assure la célébrité. Celle-ci, une fois établie, permet à sa personnalité débridée de s'épanouir en réalisant des œuvres indépendantes. Ottin a travaillé dans tous les courants de son époque, à l'aise aussi bien dans le romantisme que dans le courant historique[C'est-à-dire ?] avec des commandes d'État, ou en recourant aux allégories.

Auguste Ottin s'éteind en 1890 à la maison de retraite de la Fondation Galignani.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Campaspe se déshabillant devant Apelle par ordre d'Alexandre (1883), façade nord de la Cour Carrée du Palais du Louvre, Paris.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Simone Hoog, (préface de Jean-Pierre Babelon, avec la collaboration de Roland Brossard), Musée national de Versailles. Les sculptures. I - Le musée, Réunion des musées nationaux, Paris, 1993
  • Emmanuel Schwartz, Les sculptures de l'École des Beaux-Arts de Paris. Histoire, doctrines, catalogue, École nationale supérieure des Beaux-Arts, Paris, 2003

Références[modifier | modifier le code]

  1. Né Auguste-Louis-Marie Ottin.
  2. Michel Hilaire, « L'Autre rencontre : François Sabatier et l'art phalanstérien », dans Courbet / Proud'hon, l'art et le peuple de Noël Barbe et Hervé Touboul, Besançon, Sekoya, 2010, p. 53.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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