Lait de chamelle

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Vente de lait de chamelle frais sur un marché de plein air en Éthiopie.

Le lait de chamelle[N 1] ou lait de dromadaire[N 1] fait partie du régime alimentaire des bédouins, bergers et autres tribus nomades[1] depuis la domestication des chameaux survenue il y a des millénaires. Les éleveurs peuvent ainsi survivre jusqu'à un mois uniquement à l'aide de ce breuvage lorsqu'ils parcourent de longues distances dans le désert pour y amener paître leurs troupeaux[2]. L'élevage des chamelles et des dromadaires constitue en outre une alternative viable à la production laitière traditionnelle dans certaines régions arides du globe où l'agriculture bovine tend à consommer de grandes quantités d'eau et d'électricité destinées à alimenter les salles climatisées ainsi que les complexes de refroidissement propres aux systèmes de gicleurs.

Composition[modifier | modifier le code]

Dromadaire allaitant son petit.
Lait de chamelle frais.

Le lait de chamelle contient un fort pourcentage de protéines à potentiel antimicrobien élevé[N 2], protéines absentes du lait de vache ou ne s'y trouvant qu'en quantité infime[5],[6]

Le lait de chamelle recèle suffisamment de nutriments essentiels pour pourvoir aux besoins alimentaires quotidien d'une personne[2]. Dans de nombreux pays, le lait de chamelle est d'ailleurs donné aux bébés souffrant de malnutrition[7].

Par rapport à la vache, au buffle et la brebis, le lait de chamelle contient moins d'acides gras à chaîne courte, mais autant d'acides gras à longue chaîne[1]. Certains chercheurs affirment que la valeur du lait de chamelle réside dans les concentrations élevées d'acide linoléique sous forme d'acides gras polyinsaturés essentiels à l'équilibre nutritionnel[5],[6].

Le lait de chamelle possède également une haute teneur en vitamine C[8] et sels minéraux agissant sur la teneur en immunoglobuline. La composition du lait de chamelle dépend de son alimentation et varie selon l'espèce. Par exemple, le lait de chamelle bactrienne[N 3] possède une teneur en matières grasses supérieure au lait de dromadaire[10].

Un compte rendu de Z. Farah, R. Rettenmaier et D. Atkins publié en 1992 dans le Journal international de vitaminologie et de nutrition révèle que « la teneur en vitamine C, vitamine B2, vitamines liposolubles E et vitamine A, analysée à partir d'échantillons de lait de chamelle prélevés à deux reprises sur 20 dromadaires (Camelus dromedarius), fait état d'un niveau moindre en vitamine A et B2 par rapport au lait de vache alors que la teneur en vitamine E en est peu ou prou équivalente. En revanche, la contenance en vitamine C est en moyenne trois fois supérieure à celle du lait de vache[trad 1],[8] ».

Production laitière[modifier | modifier le code]

Traite artisanale d'un dromadaire en Algérie à Koudiat Zrigat, Béchar.

Le lait de chamelle est une composante du régime alimentaire de nombreuses populations, mais sa production, commercialisée par des coopératives laitières, relève encore d'une industrie en pleine expansion[2].

Rendement[modifier | modifier le code]

Les chamelles pakistanaises et afghanes ont les rendements de lait les plus élevés, jusqu'à 30 litres par jour. La chamelle de Bactriane[N 3] produit quotidiennement 5 litres tandis que le rendement d'un dromadaire est de 20 litres en moyenne par jour[9].

Vente[modifier | modifier le code]

Le lait de chamelle est en vente libre dans les supermarchés des Émirats arabes unis[1], Arabie saoudite et Mauritanie[17].

Production par pays[modifier | modifier le code]

Lait de chamelle fraîchement trait à Dubaï.
Traite artisanale d'une chamelle au Nigeria.
Production laitière cameline par pays et par région selon la FAO, 2012[18]
Pays Production (tonnes)
Afghanistan 5 100
Algérie 13 000
Arabie saoudite 100 000
Burkina Faso 273
Chine 12 820
Djibouti 6 800
Émirats arabes unis 45 000
Érythrée 23 800
Éthiopie 165 117
Russie 30
Irak 180
Kenya 933 616
Libye 2 600
Mali 138 727
Maroc 6 160
Mauritanie 26 250
Mongolie 5 755
Niger 98 079
Ouzbékistan 900
Qatar 5 200
Somalie 1 090 000
Soudan 61 000
Tchad 24 000
Tunisie 1 300
Ukraine 40
Yémen 19 635
Monde 2 785 382

États-Unis[modifier | modifier le code]

Les États-Unis ont un cheptel de 5 000 chameaux importés[19].

Plusieurs exploitations possédant des troupeau de chameaux à usage reproductif adoptent des programmes de traite de cet animal dans les États du Michigan, Missouri, Oklahoma, Pennsylvanie, Indiana, Caroline du Nord, Ohio, incluant de nouveaux programmes de traite prochainement initiés dans les États de Louisiane, Virginie, Géorgie, Texas, Idaho, Tennessee et Floride. La plupart des laiteries de chameaux sont de petite taille, généralement de quatre à 20 chameaux, chaque bête produisant un minimum de cinq litres par jour.

Les lois des États-Unis permettent à un individu qui possède un animal d'en consommer le lait. Toutefois, jusqu'en 2010, la vente du lait de chamelle aux États-Unis était strictement interdite[20]. Tout lait écoulé sur le continent américain doit avoir été préalablement testé vierge de tout résidu d'antibiotiques, surtout si la marchandise doit franchir une barrière étatique voire être commercialisée en magasins. Selon la loi en vigueur dans la plupart des États, les laiteries sont certes autorisées à vendre le lait aux clients qui achètent directement dans les fermes où ils s'approvisionnent. Cependant, des variantes légales prévalent dans chaque état quant à la réglementation régissant la vente du lait sous forme brute, pasteurisée ou autre.

Le marché du lait de chamelle aux États-Unis est essentiellement orienté vers des fins médicales ainsi que vers les besoins propres à diverses populations ethniques. Il existe aussi une demande croissante pour le colostrum qui, produit en quantité limitée, reste relativement cher à l'achat.

Le coût de production du lait de chamelle est considérablement plus élevé (environ cinquante fois plus cher) que celui du lait de vache. Aux États-Unis, les chamelles sont peu nombreuses. Leur croissance est lente. Qui plus est, elles ne peuvent être traites en toute sécurité qu'après au moins quatre ans. Contrairement à une vache qui est séparée de son veau quand il naît et à qui on donne du lait durant six à neuf mois, une chamelle peut partager son lait avec son veau et l'agriculteur pendant douze à dix-huit mois.

Fromage de chamelle[modifier | modifier le code]

Obtenir du fromage à partir de lait de chamelle est une opération plus difficile à réaliser qu'avec le lait issu d'autres animaux d'élevage[17]. Sa coagulation est malaisée d'autant que le présure bovine ne contribue guère à en activer le processus[10]. Dans une étude en anglais intitulée « Fermentation de l'acide lactique du lait de dromadaire : caractéristiques microbiologiques et rhéologiques » et publiée en 2001 par l'école d'ingénieur & centre de biotechnologies de Sfax en Tunisie, les auteurs H. Attia, N. Kherouatou et A. Dhouib précisent que « la capacité du lait écrémé de dromadaire à former un caillé acide pendant le démarrage de la fermentation de l'acide lactique revèle que l'activité du starter dans cette substance est caractérisée par une phase de latence plus longue (environ 5 par rapport à environ 1 h) suivie d'une phase de déclin plus rapide, ce qui suggère la présence de facteurs d'inhibition. La capacité de tampon maximale du lait dromadaire ainsi que sa viscosité apparente minimale sont obtenues à des valeurs de pH inférieures. Dans le même ordre d'idée, son module d'élasticité apparaît plus tardivement (pH 5,7 vs. 6,3). Il appert ainsi que ces événements rhéologiques et biochimiques surviennent à des valeurs de pH inférieures, le lait écrémé de dromadaire paraissant présenter une stabilité physique qui tend davantage vers un accroissement de l'acidité. La détermination des caractéristiques rhéologiques et microscopiques du coagulum du lait de dromadaire (pH 4,4) ne révèle aucune formation de caillé mais indique une structure fragile et hétérogène. Ce coagulum, passablement différent de celui du lait de vache, semble être constitué de flocons de caséine dispersés[10],[trad 2] ». C'est pourquoi les communautés d'éleveurs recourent à la fermentation lactique spontanée pour obtenir un caillé aigre. Au Soudan, la tribu des Rashaidas (en) recourt à cette méthode pour préparer le Gariss[3],[4] en stockant l'excédent de lait durant la saison des pluies puis en pulvérisant le caillé sec et en y ajoutant de l'eau pour la consommation pendant la saison sèche. En Mongolie, le lait de chamelle est consommé comme denrée alimentaire tout au long des différentes étapes du processus de fermentation et de caillage. Les récents progrès apportés par la technologie dans le processus de fabrication du fromage ont permis de coaguler le lait de chamelle au moyen d'une présure végétale[21].

Mauritanie[modifier | modifier le code]

Un bol de shubat (à gauche), boisson de lait fermenté de chamelle et un bol de koumis (à droite), boisson de lait fermenté de jument.

Un fromage de style européen a été créé grâce à une collaboration entre la Mauritanie, la société Tiviski, la FAO et le professeur Jean-Paul Ramet[17] de l'École nationale supérieure d'agronomie et des industries alimentaires[21] (ENSAIA). La coagulation s'obtient par adjonction de phosphate de calcium et de présure végétale. Le fromage qui en résulte, Caravane, produit par la société Tiviski, est vendu dans les supermarchés et étals de Nouakchott. Les restrictions de l'UE empêchent pour l'instant ce fromage d'être commercialisé en Europe. Idem pour les États-Unis, en raison des difficultés inhérentes au maintien de la chaîne du froid, outre divers paramètres économiques locaux qui s'opposent à la mise en vente sur le continent américain.

Danemark[modifier | modifier le code]

Une entreprise de produits laitiers danois, Chr. Hansen A/S (en), basée à Hørsholm au Danemark, a mis au point une enzyme de type chymosine[N 4], tirée de l'estomac d'un chamelon et reproduite en laboratoire afin d'obtenir une coagulation du lait de chamelle[23]. Ce résultat a permis d'aboutir à la commercialisation d'un fromage de type européen.

Vertus thérapeutiques[modifier | modifier le code]

Lait de chamelle pasteurisé et mis en bouteille tel qu'on le trouve dans certaines enseignes.
Shubat (boisson de lait fermenté de chamelle) en bouteille, vendu dans la section produits laitiers de la plupart des magasins d'Almaty au Kazakhstan.

Le lait de chamelle est censé renforcer le système immunitaire[24], prévenir ou soulager les maladies de type auto-immune[Y 1],[25] dont la rectocolite hémorragique[26] et la maladie de Crohn[25],[Y 2], exercer un pouvoir prophylactique ou même curatif sur le diabète[15],[25],[27],[26] pouvant — sous certaines conditions chapeautées par un strict contrôle médical — remplacer les injections d'insuline[25] voire apporter une aide contributive au traitement de l'autisme[28],[25],[29],[20], de la maladie de Parkinson[20], de la borréliose[20] (maladie de Lyme) ou de la maladie d'Alzheimer[16],[20]. Une étude a notamment démontré sa capacité à soulager les problèmes d'allergies chez les enfants[5],[27],[26]. Les bédouins du Moyen-Orient ont foi en ses pouvoirs curatifs[9], d'autant que la médecine arabe herboriste traditionnelle lui prête des vertus permettant de combattre des maux tels que l'ostéoporose, la tuberculose, l'asthme, la grippe, l'hypertension, le diabète[7],[15] ainsi que diverses maladies métaboliques ou de type auto-immune[7]. Le lait de chamelle est également utilisé comme médicament en Inde[15]. À cet effet, le Centre national de recherche sur les chameaux (CNRC) à Bikaner dans l'État de Rajasthan est un institut de recherche qui produit une quantité donnée de lait par jour qu'il vend à un prix subventionné au bénéfice de patients diabétiques ainsi qu'à un centre de thérapies alternatives pour enfants handicapés[27].

Les vertus médicinales du lait de chamelle sont connues des peuples d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient et d’Asie. Il est apprécié traditionnellement pour ses propriétés anti-infectieuses, anti-cancéreuses, anti-diabétiques et plus généralement comme reconstituant chez les malades convalescents et dans les états de fatigue. Il a la réputation de renforcer les défenses immunitaires et de stimuler l’activité physique des organismes en état de surmenage[7].

Selon les recherches et conclusions menées par les professeurs Yosef Shabo, Reuben Barzel, Mark Margoulis et Reuven Yagil de l'université Ben Gourion du Néguev (אוניברסיטת בן גוריון בנגב) à Beer-Sheva en Israël après une étude effectuée sur huit enfants âgés de 4 mois à 10 ans présentant une allergie aux protéines de lait de vaches, le lait de chamelle éviterait les régurgitations et les diarrhées fréquentes chez les nourrissons, soulagerait ses douleurs abdominales, inhiberait certaines allergies et améliorerait son système immunitaire[5]. Par ailleurs, outre ses vertus toniques[30], sa composition ouvre des perspectives thérapeutiques latentes, notamment en soutien subsidiaire des traitements associatifs propres à certains types de cancers[16],[31] — dont notamment le cancer du colon[réf. nécessaire] —, hépatite C[30],[32], gastro-entérite[30], ulcères gastriques[24][réf. insuffisante], diabète[7],[15], herpès[24],[32], sclérose en plaque[24][réf. insuffisante], VIH[16],[24],[7],[32].

Des recherches en cours font également état de résultats encourageants quant à l'utilisation conjointe des lait et urine[31],[33],[34] de chamelle, déjà populaire dans la tradition berbère[7], désormais étudiée de plus près par le docteur Jassim Sabah[31], du Complexe Zayed pour la recherche et la médecine traditionnelle, qui se penche sur la résistance des anticorps des chameaux à de nombreuses maladies virales mortelles[31],[34].

Dans une publication intitulée « Action anti-infectieuse des anticorps polyclonaux du lait de chamelle contre le virus de l'hépatite C dans l'hépatome Huh7.5 » et parue en anglais dans le Journal de virologie de septembre 2012, les auteurs M. EL-Fakharany, Nawal Abedelbaky, Bakry M. Haroun, Lourdes Sánchez, Nezar A. Redwan et Elrashdy M. Redwan font état des « nombreuses propriétés curatives et tonifiantes attribuées au lait de chamelle auquel recourt déjà la médecine traditionnelle pour le traitement de la tuberculose, de la gastro-entérite et des allergies[30] ». Selon eux, « les atouts bénéfiques de ce breuvage – parmi lesquels figure son activité antimicrobienne – sont liés à son contenu en protéines, lipides, glucides et vitamines auquel s'ajoutent les teneurs en lactoferrine[32], IgG, α-lactalbumine, caséine, lactoperoxydase, lysozyme ainsi que certains types de peptides qui comptent parmi les composantes thérapeutiques les plus notables[30],[trad 3]. »

La consommation de lait de chamelle cru se heurte toutefois à plusieurs paramètres de sécurité prophylactique hygiénique et alimentaire relativement complexes[35] dont, notamment, le risque de contamination potentielle par la brucellose[36],[37], [38],[39]. Un rapport de juillet 1970 émanant du comité d'experts de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture[N 5] et publié en 1971 sous l'égide de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) indique que « les principales denrées d'origine animale qui peuvent transmettre la maladie, si elles n'ont pas subi un traitement thermique[35] suffisant, sont le lait de chèvre, de brebis et de de vache ainsi que les produits qui en dérivent[39] ». Le même rapport précise que « la brucellose peut être également transmise par le lait de bufflonne (it), de chamelle[N 1] et de yack (de)[39] ». Par ailleurs, depuis 2012, se pose en outre le problème lié au syndrome respiratoire aigu sévère lié au coronavirus[N 6],[40],[41] (SRAS), d'autant qu'environ dix pour cent des autochtones en contact régulier avec l'animal ont développé des anticorps spécifiques à cette pathologie, ce qui tendrait à laisser envisager une transmission possible par ce biais[42].

Diabète[modifier | modifier le code]

Au Tchad, les ingénieurs Abdelkrim Bourigué et Tahir Ebire — finalistes en 2014 de la Global Social Venture Competition[43] (GSVC) — travaillent à la finalisation d'un produit novateur, nommé « Biodawa[44] », dont les principes actifs, essentiellement tirés du lait de chamelle, permettraient de lutter contre le diabète[45]. Ce traitement « buvable » — qui remplacerait les injections d'insuline — est actuellement encore en phase de test. Sa commercialisation est initialement prévue au Tchad à partir de 2016 via l'entreprise « Labane-Na[44] » qui devrait être prochainement implantée à Abéché. Exportation escomptée ensuite au Soudan, au Niger, au Mali et en Mauritanie[45].

Maladie de Crohn[modifier | modifier le code]

Dans un opuscule intitulé « Lait de chamelle et maladies auto-immunes : médecine historique » paru en 2004 sous la plume du professeur Reuven Yagil, il est notamment écrit :

« La maladie de Crohn est en passe de devenir une épidémie dans de nombreux pays. Une accumulation récente de données probantes tendraient de plus en plus à mettre en exergue la perspective d'une possible infection bactérienne causale de type primaire engendrée par une mycobactérie — mycobacterium avium — appartenant à une sous-espèce de paratuberculose (MAP). Ladite mycobactérie pourrait alors se propager par l'intermédiaire du lait de vache puisqu'elle reste insensible à la pasteurisation. Apparemment, la MAP pénétrerait la muqueuse en tant qu'agent saprophyte qui ne deviendrait actif qu'à partir du moment où la personne affectée se trouverait placée dans un état de stress considérable, amenant implicitement une réponse auto-immune secondaire. Comme ces bactéries appartiennent à la famille de la tuberculose et que le lait de chamelle est justement utilisé pour contrer cette maladie[U 1], il deviendrait alors évident que les puissantes propriétés bactéricides de ce breuvage combinées avec la PGRP (en) (peptidoglycan recognition protein) pourraient potentiellement exercer un effet curatif rapide et positif sur le processus de guérison. En outre, les immunoglobulines freineraient l'expansion des agents anti-ADN, favorisant par extension la restauration du système immunitaire[Y 3],[trad 4]. »

Islam[modifier | modifier le code]

Le lait de chamelle est mentionné dans le Coran comme constituant « un don pour les affamés ainsi qu'un remède salutaire pour contrer les maladies[Y 4] ». Le prophète Mahomet le considère comme doté de vertus médicinales[Y 4],[S 1]. Dans le Sahih al-Bukhari, il est écrit : « Après être tombées malades, un certain nombres de personnes implorèrent l'aide du Tout-Puissant : Ô apôtre d'Allah, donne-nous un abri et de la nourriture ! Quand elles eurent retrouvré la santé, elles déclarèrent : — Le temps de la médina n'est pas convenable pour nous. C'est pourquoi Mahomet les envoya à Al-Harra (en)[N 7] avec quelques-unes de ses chamelles, leur enjoignant de boire leur lait[S 2],[trad 5] ». Un autre passage issu du même livre confirme ce qui précède : « Le climat de Médine ne convenant pas à certaines personnes, le Prophète leur ordonna de suivre son troupeau de chameaux en considérant le fait de boire leur lait et leur urine comme une médication[33],[34],[31]. Elles s’exécutèrent et burent ainsi leur lait et leur urine jusqu'à ce qu'elles recouvrent la santé[S 3],[trad 6]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c L'expression « lait de chamelle » se réfère aux laits de dromadaire, de chamelle de Bactriane[N 3] ou de chamelle sauvage de Tartarie.
  2. Les propriétés antimicrobiennes du lait de chamelle semblent s'accroître sensiblement après fermentation préalable permettant d'aboutir à une sorte de lait caillé ou yaourt de chamelle qui, selon les régions, se nomme Chal, Gariss[3] (Soudan), Suusac, Shubatou ou Shubat[4] (kazakh : шұбат).
  3. a, b, c et d Le chameau de Bactriane ou chameau bactrien ou chameau domestiquecamelus bactrianus — est une espèce d'artiodactyles native des steppes de l'Asie centrale. Le chameau de Bactriane a deux bosses, alors que le dromadaire (appelé aussi chameau d'Arabie) n'en a qu'une[9]. Sa femelle est dénommée la chamelle.
  4. La chymosine ou rennine, à ne pas confondre avec rénine, est une enzyme de la catégorie des peptidases. Les coupures protéolytiques qu'elle occasionne impliquent l'utilisation d'une molécule d'eau, ce qui permet de classer l'enzyme parmi les hydrolases, plus précisément parmi les endopeptidases (EC 3.4.23.4). On la trouve dans le suc gastrique des nouveau-nés, notamment des jeunes bovins[22].
  5. Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (ONUAA), en anglais : Food and agriculture organization (FAO)
  6. Syndrome respiratoire aigu sévère lié au coronavirus (SRAS), en anglais : Middle East respiratory syndrome coronavirus ou, en abrégé, Mers CoV.
  7. Al-Harra (en), en arabe : (ar) الحارة ; autres translittérations : al-Harrah et Khirbet al-Harra

Traductions[modifier | modifier le code]

  1. (en) «  The content of vitamin C, vitamin B2 and fat-soluble vitamins E and A in camel milk was studied. The milk samples were collected from 20 individual camels (Camelus dromedarius) in two different occasions. The study showed that camel milk contains considerably less vitamin A and B2 than cow milk while the content of vitamin E was about the same level. The level of vitamin C was in average three times higher than that of cow milk[8]. »
  2. (en) « The ability of dromedary skim milk to form an acid curd during a lactic acid starter fermentation was investigated. The activity of the starter in dromedary milk was characterized by a longer lag phase (approximately 5 vs. approximately 1 h) and by an earlier decline phase. This suggests the presence of inhibiting factors. The maximum buffering capacity of dromedary milk as well as its minimum apparent viscosity were obtained at lower pH values. Similarly, its elastic modulus appeared later (pH 5.7 vs. 6.3). Because these rheological and biochemical events took place at lower pH values, dromedary skim milk seems to present a higher physical stability toward the increase of acidity. Determination of the rheological and microscopic characteristics of the dromedary milk coagulum (pH 4.4) did not reveal curd formation but indicated a fragile and heterogeneous structure. This coagulum, which is very different from that of cows' milk, seems to be made up of dispersed casein flakes[10]. »
  3. (en) « Many useful properties are assigned to camel’s milk that has been traditionally used for the treatment of tuberculosis, gastroenteritis and allergy, and is also drunk as a tonic. The beneficial properties of camel’s milk, among them its antimicrobial activity, can be attributed to substances such as proteins, lipids, carbohydrates and vitamins. Among milk proteins, lactoferrin, IgGs, α-lactalbumin, casein, lactoperoxidase, lysozyme, and some peptides are the main components that have been suggested to possess those activities[30]. »
  4. (en) « Crohn’s disease is becoming an epidemic in many countries. Lately increasing evidence points to a primary bacterial infection by Mycobacterium avium - subspecies: paratuberculosis (MAP). This mycobacterium could spread via cow milk as it is unaffected by pasteurization. Apparently MAP enters the mucosa as saprophytes and only become active when the person is in severe stress, leading to a secondary autoimmune response. As the bacteria belongs to the family of tuberculosis and as camel milk has been used to treat tuberculosis[U 1] it becomes apparent that the powerful bactericide properties of camel milk combined with PGRP have a quick and positive effect on the healing process. In addition, immunoglobulins attack the anti-DNA and restore the immune system[Y 3]. »
  5. (en) « Some people were sick and they said, O Allah's Apostle! Give us shelter and food. So when they became healthy they said, The weather of Medina is not suitable for us. So he sent them to Al-Harra with some she-camels of his and said, Drink of their milk. »
  6. (en) « The climate of Medina did not suit some people, so the Prophet ordered them to follow his shepherd, i.e. his camels, and drink their milk and urine[33] (as a medicine). So they followed the shepherd that is the camels and drank their milk and urine till their bodies became healthy[S 3]. »

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Urazakov, Bainazarov, 1974
  1. a et b Urazakov et Bainazarov 1974, p. 89-90
  • Reuven Yagil, 2004
  1. Yagil 2004, p. 2, 4, 5, 10
  2. Yagil 2004, p. 4, 10
  3. a et b Yagil 2004, p. 10
  4. a et b Yagil 2004, p. 1

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Péter Nagy, Sonia Thomas, Orsolya Markó et Jutka Juhász, « Milk production, raw milk quality and fertility of dromedary camels (Camelus Dromedarius) under intensive management », Acta Veterinaria Hungarica, Emirates Industries for Camel Milk and Products, Farm and Veterinary Section, Akadémiai Kiadó, vol. 61 « Milk production, milk quality and fertility in camels », no 1,‎ mars 2013, p. 71-84 (ISSN 1588-2705, PMID 23439293, DOI 10.1556/AVet.2012.051, résumé, lire en ligne [[PDF]])
    Cf. page 78 : « Table 3: Chemical composition of raw camel milk from morning and afternoon milking »
    « In many arid countries, dromedaries play an important role as a milk source in rural areas [...] A large-scale camel dairy farm was established in 2006 in the United Arab Emirates. »
  2. a, b et c Mohamed Laabid, « Le lait de chamelle , un don du Sahara », Aujourd'hui le Maroc,‎ 19 août 2008 (lire en ligne)
    « Le lait de chamelle joue un rôle nutritionnel important pour la population du Sahara. Pour ces gens rien n'a changé, ce lait est unique, et demeure une nécessité. Toutefois la commercialisation de ce lait reste désorganisée [...] Les éleveurs qui se déplacent en quête de pâturage selon les saisons sont capables de survivre jusqu’à un mois dans le désert sans avaler rien d’autre que du lait de chamelle. »
  3. a et b (en) Warda Abdelgadira, Dennis S. Nielsenb, Siddig Hamadc, Mogens Jakobsen et Department of Food Science, Food Microbiology, Faculty of Life Sciences, « A traditional Sudanese fermented camel's milk product, Gariss, as a habitat of Streptococcus infantarius subsp. infantarius », International Journal of Food Microbiology, University of Copenhagen, Rolighedsvej, Frederiksberg C, Denmark, vol. 127, no 3,‎ 31 octobre 2008, p. 215–219 (PMID 18774196, DOI 10.1016/j.ijfoodmicro.2008.07.008)
  4. a et b (en) Amal Bakr Shori, « Comparative study of chemical composition, isolation and identification of micro-flora in traditional fermented camel milk products: Gariss, Suusac, and Shubat », Journal of the Saudi Society of Agricultural Sciences, Division of Biotechnology, Institute of Biological Sciences, Faculty of Science, University of Malaya, Kuala Lumpur, Malaysia, vol. 11, no 2,‎ juin 2012, p. 79–88 (DOI 10.1016/j.jssas.2011.12.001, résumé, lire en ligne [[PDF], Open Access funded by King Saud University])
  5. a, b, c, d et e (en) Yosef Shabo (MD1), Reuben Barzel (MD3), Mark Margoulis (MD4) et Reuven Yagil (DVM2), « Camel milk for food allergies in children », Israel Medical Association Journal, Departments of Family Medicine and Physiology, Faculty of Health Sciences, Ben-Gurion University of the Negev, Beer Sheva, Israel; Department of Natural Medicine, Maccabi Health Services, Beer Sheva, Israel, IMAJ, vol. 7 « Allergy and immunology », no 12,‎ décembre 2005, p. 796-8 (PMID 16382703, résumé, lire en ligne [[PDF]])
  6. a, b, c, d et e (en) Dr R. Yagil (FAO consultant), « Camels and camel milk », FAO Corporate Document Repository, Rome, Agriculture and Consumer Protection, Food and Agriculture Organization of the United Nations, vol. IV « Milk Products and their Uses », no M-21,‎ 1982 (ISBN 92-5-101169-9, lire en ligne [FAOAnimal Production and Health Paper])
  7. a, b, c, d, e, f et g (en) Bashar Saad et Omar Said, Greco-Arab and Islamic Herbal Medicine: Traditional System, Ethics, Safety, Efficacy, and Regulatory Issues, John Wiley & Sons,‎ 27 avril 2011, 552 p. (ISBN 1118002261 et 9781118002261, lire en ligne), 6.2.2.1 Camel Milk, p. 90
    « Camel milk osteoporosis, tuberculosis, asthma, flu, hypertension, and diabetes Metabolic and autoimmune diseases, [...] role in innate immunity when transferred to offspring and may accelerate maturation of the immune system in newborns. »
  8. a, b et c (en) Z. Farah, R. Rettenmaier et D. Atkins, « Vitamin content of camel milk (teneur en vitamine du lait de chamelle) », Int J Vitam Nutr Res. Internationale Zeitschrift fur vitamine-und Ernahrungsforschung. Journal international de vitaminologie et de nutrition, vol. 62, no 1,‎ 1992, p. 30-3 (PMID 1587705)
  9. a, b, c et d (en) « Bactrian & Dromedary Camels Camelus bactrianus, C. dromedarius, C. ferus », Fiches, bibliothèque globale du zoo de San Diego,‎ Mars 2009 (lire en ligne)
  10. a, b, c et d H. Attia, N. Kherouatou et A. Dhouib, « Dromedary milk lactic acid fermentation: microbiological and rheological characteristics », Ind Microbiol Biotechnol, école d'ingénieur de Sfax & centre de biotechnologies de Sfax, Tunisie, vol. 26, no 5,‎ mai 2001, p. 263-270 (PMID 11494100) [lire 1re page] [2e page]
  11. (en) G. Konuspayeva, B. Faye et G.Loiseau, « Study Review : The composition of camel milk: A meta-analysis of the literature data », Journal of Food Composition and Analysis, Kazakh State University Al Farabi, Almaty, Kazakhstan; Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, Campus international de Baillarguet Montpellier Cedex, France, no 22,‎ 2008-2009, p. 95–101 (DOI 10.1016/j.jfca.2008.09.008, résumé, lire en ligne [[PDF]]) [cache]
  12. a, b, c et d (en) Prof. Ibtisam El Yas Mohamed El Zubeir, I. M. M. Dowelmadina, I. E. M. El Zubeir, A. D. A. Salim et O. H. M. H. Arabi, « Influence of Some Factors on Composition of Dromedary Camel Milk in Sudan », GJASR: Global Journal of Animal Scientific Research, Faculty of Animal Production, University of Khartoum Sudan, Department of Dairy Production, World Science and Research Publishing.,‎ 2014 (lire en ligne)
  13. (en) « The amazing characteristics of the camels », sur Camello Safari (consulté le 26 novembre 2012)
  14. (en) Mary Beth Quirk, « The Next Trendy Health Drink? Camel Milk », Consumerist,‎ 9 juin 2014
    « According to some scientific studies, camel milk’s benefits include higher levels of potassium,magnesium, iron, copper, manganese, sodium and zinc than in cow’s milk, lower cholesterol levels than cow or goat milk, and is three times higher in vitamin C and 10 times higher in iron compared to cow’s milk. It also has more fat and protein than cow’s milk, and it’s higher in unsaturated fatty acids and B vitamins. »
  15. a, b, c, d et e (en) Peta Bee, « Fancy camel milk on your cornflakes? », Daily Mail « Camel milk »,‎ 31 mai 2011 (lire en ligne)
    « Camel’s milk is lower in fat and cholesterol than cow’s milk, but contains five times as much vitamin C. Studies in India show it contains high levels of insulin and is helpful to people with type 2 diabetes. In India, it is used to treat a range of illnesses. Although it contains lactose, it has lower amounts than cow’s milk. »
  16. a, b, c et d (en) O. Gansaikhan (School of Food Engineering & Biotechnology, Mongolian University of Science & Technology, Ulaanbaarar, Mongolia), Ts. Batsuks et Z. Ichinhorloo (School of Biomedicine, Chemistry and Biochemistry department, Health Science, University of Mongolia, Ulaanbaarar, Mongolia), « Physico-chemical quality of Bactrian camel milk », Mongolian Journal of Chemistry, Mongolian Academy of Sciences, Institute of Chemistry and Chemical Technology, vol. 12, no 38,‎ 2011, p. 50-52 (lire en ligne) [autre lien] ISSN 2226-6739
    « ... in camel's milk can help fight diseases like cancer, HIV/Aids, Alzheimer's ... Bactrian milk has a higher fat content than Dromedary milk. »
  17. a, b et c Jean-Paul Ramet, La technologie des fromages au lait de dromadaire (Camelus dromedarius), Rome, Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture,‎ 1993, Étude FAO production et santé animales (ISBN 92-5-103154-1, ISSN 0254-6019, OCLC 476039542, lire en ligne), « Méthodes de traitement du lait de chamelle pour en faire du fromage »
  18. Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. FAOSTAT. Production animale primaire nationale (Dataset), Lait, entier frais de chamelle (Milk, whole fresh camel). Dernière mise à jour: 6 mars 2014. Page consultée le 28 juin 2014.
  19. (en) Willy Blackmore, « Forget Cows—the Latest Trend in Dairy Is Camel Milk », takepart « American dairy farms are experimenting with the desert livestock »,‎ 10 juin 2014 (lire en ligne)
    « Establishing a foothold in the Hollywood Hills is a great first step toward becoming a bona fide trend, but with only 5,000 camels in the United States, a very real camel-milk ceiling looms. »
  20. a, b, c, d et e (en) Patrick Timpone, « Dr. Millie Hinkle, ND – The Medicinal Properties of Camel’s Milk to Heal the Gut, Autism and More », The Morning Show, One Radio Network,‎ 25 mars 2014 (lire en ligne)
    « Studies done in other countries with autism, diabetes, cancer, heart disease, Crohn’s, Parkinson’s, food allergies and a variety of other illnesses have been impressive [...] Four years ago it was a crime to sell camel’s milk, Dr. Hinkle is the one responsible for getting the law changed. [...] Using camel’s milk for diabetes, Lyme’s disease and Alzheimers »
  21. a et b Mohamed Larbi Bouguerra, « Le fromage de dromadaire nourrit les nomades », dialogues, proposals, stories for global citizenship,‎ septembre 1993 (lire en ligne)
    « Dans le désert, du fait de l’absence de réfrigérateurs, le lait de chamelle excédentaire, qui ne peut être consommé sur le champ, est généralement jeté. Maintenant, grâce aux efforts de Jean-Paul Ramet de l’Institut agronomique de Nancy, ce lait va servir à faire du fromage, produit jusque là impossible à obtenir au Sahara et dans les déserts. »
  22. (en) Janet Thornton, « EC 3.4.23.4 Chymosin », EC→PDB, EMBL-EBI: The European Bioinformatics Institute, part of the European Molecular Biology Laboratory « Enzymes »,‎ 2014 (lire en ligne)
  23. (en) Zakaria Farah, Albert Fischer et Omar Abdurahman, Milk and Meat from the Camel: Handbook on Products and Processing, vdf Hochschulverlag AG,‎ 2004, 230 p. (ISBN 372812527X et 9783728125279, lire en ligne), Biotechnological producion of camel chymosin, « Milk products », p. 38
    « Biotechnological production of camel chymosin calf chymosin was not able to work on camel K-casein, ... These and following steps were performed in Bio Ingredients Laboratories, Christian Hansen A/S, Horsholm, Denmark. »
  24. a, b, c, d et e Christel Patez, « Du lait de dromadaire dans son biberon ? », fémininbio.com,‎ 15 novembre 2012 (lire en ligne)
  25. a, b, c, d et e (en) C. A. Brebbia et Viktor Popov, Food and Environment II: The Quest for a Sustainable Future, Southampton [u.a.], WIT Press, coll. « WIT Transactions on Ecology en the Environment » (no 170),‎ 2013, Wessex Institute of Technology (ISBN 1845647025, ISSN 1743-3541, lire en ligne), 3.2.5 Camel milk is the alternative medicine for the Autoimmune Diseases, chap. II (« Food and Environnement »), p. 227
    « Radioimmunoassay tests of camel milk has revealed high concentration of insulin i.e. 52 micro unit/ml [...] Camel milk has been identified as assisting in the recovery processes of autoimmune diseases such as autism and Crohn's disease. »
  26. a, b et c [1924059] (nl) C. Maljaars, « Kamelenmelk : gezondheidsdrank van de toekomst? », Academic Journal, Voeding & visie,‎ février 2009, p. 35-37 (résumé, lire en ligne [[PDF]])
  27. a, b et c (en) National Research Centre on Camel : a premier research centre, Bikaner (Rajasthan), India (lire en ligne), « An introduction »
    « National Research Centre on Camel, Bikaner, is a Premier Research Centre of the Indian Council of Agricultural Research (ICAR) which is an autonomous organisation under the Department of Agricultural Research and Education, Ministry of Agriculture, Government of India. »
  28. (en) Yosef Shabo (PhD, MD) et Reuven Yagil (DVM), « Etiology of autism and camel milk as therapy », Int J Dis Human Dev, Freud Publishing House Limited, vol. 4, no 2,‎ 2005 (lire en ligne [Departments of Family Medicine and Physiology, Faculty of Health Sciences and Department of Physiology, Faculty of Health Sciences, Ben Gurion University of the Negev, Beersheva, Israel])
  29. Yosef Shabo et Reuven Yagil, « Autisme et lait de chamelle, une piste surprenante », Int. J. Dis. Human Dev., CIRAD, recherche agronomique pour le développement, vol. 4, no 2,‎ octobre 2011, p. 67-70 (lire en ligne [extrait d'article traduit à partir de l'ouvrage « Etiology of autism and camel milk as therapy » paru en 2005])
  30. a, b, c, d, e et f (en) M. EL-Fakharany, Nawal Abedelbaky, Bakry M. Haroun, Lourdes Sánchez, Nezar A. Redwan et Elrashdy M. Redwan, « Anti-infectivity of camel polyclonal antibodies against hepatitis C virus in Huh7.5 hepatoma », Virology Journal, NCBI : National Center for Biotechnology Information, BioMed Central : the Open Access Publisher, vol. 9,‎ 16 septembre 2012, p. 201 (PMCID PMC3583170, DOI 10.1186/1743-422X-9-201, lire en ligne)
  31. a, b, c, d et e (en) Arab Biotechnology Company [AE/AE]; Flat G1 Al Khadem Building University City Road Sharjah (AE) (For All Designated States Except US) ; Jassim, Sabah Abdel Amir [GB/GB]; (GB) (For US Only). Al Jubori, Zeyad Ahmed Shabeeb [IQ/IQ]; (IQ) (For US Only). Abdulamir, Ahmed Sahib [IQ/IQ]; (IQ) (For US Only), Camelid antibodies for use in compositions and methods for the Treatment of Cancer, WIPO : World Intellectual Property Organization,‎ 1er septembre 2011, pub. no WO/2011/104565, international application no PCT/GB2011/050382, IPC: C07K 16/06 (2006.01), A61K 47/48 (2006.01), C07K 16/04 (2006.01), C07K 16/18 (2006.01), C07K 16/28 (2006.01), C07K 16/30 (2006.01), 54 p. (présentation en ligne, lire en ligne)
  32. a, b, c et d (en) Esmail M El-Fakharany, Ashraf Tabll, Abeer Abd El Wahab, Bakry M Haroun et El-Rashdy M Redwan (Ph.D), « Potential Activity of Camel Milk-Amylase and Lactoferrin against Hepatitis C Virus Infectivity in HepG2 and Lymphocytes », Hepatitis Monthly, Antibody Laboratory, Protein Research Department, Genetic Engineering and Biotechnology Research Institute, Mubarak City for Scientific Research and Technology Applications, Alexandria, Biomedical Technology Department, Faculty of Science, Al-Azhar University, Cairo, Thomson Teuters National Library of Medecine, vol. 8, no 2,‎ juin 2008, p. 101-109 (résumé, lire en ligne [PDF])
    « Lactoferrin acts as an antiviral protein against herpes simplex virus (HSV), human cytomegalovirus (HCMV), HCV, poliovirus, enterovirus 71 (EV71), BK polyomavirus, HIV and HPV »
  33. a, b et c (en) Bernard E. Read, « Chemical constituents of camel's urine », The Journal of Biological Chemistry, Department of Pharmacology, Peking Union Medical College, Peking, China, ASBMD : American Society for Biochemistry and Molecular Biology, vol. 64,‎ 18 mai 1925, p. 615-617 (lire en ligne [[PDF]])
  34. a, b et c Oum Michket, « L’urine de chameau, un remède ? », ajib.fr,‎ 26 décembre 2012 (lire en ligne)
    Cf. documentaire Arte du 21 décembre 2012 intitulé « Les vaisseaux du désert »
  35. a et b Jean-Paul Ramet, La technologie des fromages au lait de dromadaire (Camelus dromedarius), Rome, Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture,‎ 1993, Étude FAO production et santé animales (ISBN 92-5-103154-1, ISSN 0254-6019, OCLC 476039542, lire en ligne), 3.2 Préparation du lait, chap. 3.2.1 (« Traitement thermique »)
  36. (en) Ahmad M. Al-Majali, Khaled M. Al-Qudah, Yasser H. Al-Tarazi et Odeh F. Al-Rawashdeh, « Risk factors associated with camel brucellosis in Jordan », Tropical Animal Health and Production, vol. 40, no 3,‎ avril 2008, p. 193-200
  37. (en) Walter L. Norton, « Brucellosis and rheumatic syndromes in Saudi Arabia », Annals of the Rheumatic Diseases, Riyadh, Saudi Arabia, Division of Rheumatology, Department of Medicine, King Faisal Specialist Hospital and Research Centre « Case 3 », no 43,‎ 7 juin 1984, p. 810-815 (lire en ligne [[PDF]])
    Cf. p. 810 « Case 4 : A 20-year-old male student complained of progressive pain and swelling of the knee for two months. He had sacrificed a lamb two months previously and drunk unboiled camel milk six months previously. There was soft tissue swelling and effusion of the right knee. The ESR was 40 mm/h. Microscopic haematuria was noted on two occasions. The brucella titre was 1/320 and blood culture was positive. With antibiotic treatment there was resolution of symptoms, arthritis, and haematuria. The ESR fell to 4 mm/h. »
  38. (en) Ahmad M. Al Majali, Khaled M. Al Qudah, Yasser H. Al Tarazi et Odeh F. Al Rawashdeh, « Information Resources on Old World Camels: Arabian and Bactrian - 2004-2009 », Risk factors associated with camel brucellosis in Jordan. Tropical Animal Health and Production, USDA : United States Department of Agriculture, National Agriculture Library, vol. 40 « Arabian - Bacterial Pathogens », no 3,‎ avril 2008, p. 193-200 (ISSN 0049-4747, DOI 10.1007/s11250-007-9080-7, lire en ligne [NAL call no : SF601 .T7 Animal Welfare Information Center])
  39. a, b et c « Comité mixte d'experts de la brucellose, cinquième rapport », Études agricoles de la FAO, n° 85, Genève, Organisation mondiale de la santé, série de rapports techniques « 2.3.1. Lait et produits laitiers », no 464,‎ 29 juin - 6 juillet 1970, p. 12 (lire en ligne [publié en 1971 par la la FAO et l'OMS])
  40. (en) « Camel Milk Possible MERS-CoV Transmission Route, NIAID Study Suggests », NIH : National Institute of Allergy and Infectious Diseases, U.S. Department of Health and Human Services • National Institutes of Health,‎ 11 avril 2014
  41. (en) American Society for Microbiology/MBIO, « Middle East Respiratory Syndrome coronavirus detected in the air », Infection Research, German Centre for Infection Research, DZIF e.V.,‎ 23 juillet 2014 (lire en ligne)
  42. (en) Martin Enserink, « MERS Virus Found in Camel Milk », Sciences, Amsterdam, AAAH : American Association for the Advancement of Science,‎ 6 juin 2014 (lire en ligne)
  43. « Labane Na », Concours de l'entrepreneuriat social étudiant, ESSEC Business School : École supérieure des sciences économiques et commerciales, chaire Entrepreneuriat social ; Berkely University of California : Global Social Venture Competition,‎ 1er décembre 2013 (lire en ligne)
    Pays : Tchad. Porteurs : Tahir Banda, Abdelkerim Sougour Bourigue. Mentors : Florence Kpnou, Elodie Hanff, Shahan Sheikholslami.
  44. a et b « Les finalistes 2014 », Concours de l'entrepreneuriat social étudiant, ESSEC Business School : École supérieure des sciences économiques et commerciales, chaire Entrepreneuriat social ; Berkely University of California : Global Social Venture Competition « Labane-Na »,‎ 1er décembre 2013 (lire en ligne)
    « Labane-Na produit et commercialise du Biodawa, produit pharmaceutique antidiabétique innovant à base de lait de chamelle. Labane-Na apporte aux couches sociales défavorisées d’Afrique une solution simple, efficace et accessible pour lutter contre le diabète. »
  45. a et b Awenig Marié, « Du lait de chamelle pour soigner le diabète », Youphil, le média de toutes les solidarités,‎ 7 mai 2014 (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) N. U. Urazakov et Sh. Bainazarov, Tushchibek— the first clinic history for the treatment of pulmonary tuberculosis with cultured camel milk (in Russian),‎ 1974, cited in Dairy Science Abstracts, 1979, 41(913):102 (présentation en ligne), chap. 2 (« Problemy Tuberkuleza »), p. 89-90
  • (en) Prof Reuven Yagil, Camel Milk and Autoimmune Diseases: Historical Medicine,‎ août 2004, [PDF], 13 p. (lire en ligne), p. 4, 10
  • (en) Sahih al-Bukhari (trad. M. Muhsin Khan), Translation of Sahih Bukhari, Book 71, vol. 7, University of Southern California, Los Angeles, Center for Muslim-Jewish Engagement, Center for Religion and Civic Culture, a Partnership between the Hebrew Union College-Jewish Institute of Religion, Omar Ibn Al Khattab Foundation, & USC Center for Relition and Civic Culture (lire en ligne), chap. 589 & 590 (« Medicine »)

Articles connexes[modifier | modifier le code]