Cuisine béninoise

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Des grains de maïs.
Des ignames.
Un aloko.
Du fufu (à droite) accompagnée d'une soupe aux arachides.


La cuisine béninoise est essentiellement à base de pâte de maïs au sud du pays et d'igname au nord.

Ingrédients[modifier | modifier le code]

La cuisine béninoise est très variée.

Plusieurs espèces de poisson sont consommées. On peut citer le tilapia, la dorade, la carpe, le poisson chat etc.

La viande la plus courante est le poulet. D'autres viandes sont également consommées comme le mouton, le bœuf, le porc, le lapin etc.

Les crevettes et les crabes sont les fruits de mer les plus consommés. Dépendamment des régions et de la saison, les escargots sont consommés.

Les viandes et les poissons sont soit grillés, soit frits, soit cuisinés en sauce et servis avec de la pâte, du riz ou des spaghetti.

Les accompagnements sont essentiellement des féculents ou des céréales.


Ainsi, la pâte est la base de la cuisine béninoise et ses compositions et couleur diffèrent selon les régions. On peut citer[1]:

  • wɔ̆ , amè, akumè = pâte à base de farine de maïs (le plus courant)
  • amiwo, djèwɔ̆ = pâte à base de farine de maïs cuite dans une sauce tomate ou avec de l'huile rouge
  • Bà, piron = pâte à base de farine de manioc (le gari)
  • Telibɔ̆ wɔ̆ = pâte à base de farine de cossettes d'ignames
  • Agǔ, agoun = pâte à base de d'igname cuite et pilée
  • Guì , ogi, akassa = pâte à base d'amidon de maïs fermentée

On trouve également du riz ou du spaghetti.

Ces pâtes sont accompagnées par différentes variétés de sauce pimentée au goût.

Les sauces[modifier | modifier le code]

  • Nùsúnnú = sauce tomate à base de viande ou de poisson frit
  • houevi mou Nùsúnnú = sauce tomate à base de poisson frais
  • azin Nùsúnnú = sauce tomate à base d'arachide écrasée
  • man,gboma, amanvivè, fon man, glassé man, = sauce tomate ou non à base de légumes
  • févi = sauce gluante à base de gombo (okra)
  • Nεnúwì sin, Nεnúsìn = sauce gluante à base de feuilles vertes
  • Mɔ̌yò = Sauce (généralement non cuite)à base de tomate, oignons et piments

Goûter[modifier | modifier le code]

Plusieurs aliments ont du succès en tant que goûter ou collation dans l'après-midi (à partir de 16 h). Il s'agit de :

  • tévi = ignames tranchés frits ;
  • ata = beignet de haricots blancs ;
  • aloko = bananes plantains frites (constitue également un accompagnement dans certains plats) ;
  • talé talé = beignets à base de bananes mûres et de farine.

Ceux-ci sont généralement servis avec du piment.

Le yovo doko (beignet à base de farine de blé) quant-à-lui est une collation sucrée. Il se mange seul ou avec de la bouillie.

Fruits[modifier | modifier le code]

Les fruits sont nombreux : ananas, goyave, mangue, orange, banane, mandarine,papaye et bien d'autres.

Boissons[modifier | modifier le code]

On peut se désaltérer facilement auprès des vendeuses ambulantes ou au coin des rues. Comme boisson artisanale locale, on retrouve le tchapalo (boisson fermentée à base de maïs et de sucre caramélisée), le bissap (boisson glacée et sucrée à base de fleurs d'hibiscus), le adoyo (boisson fermentée à base de maïs).

Le principal alcool artisanal est le sodabi, à base de vin de palme, ainsi que le tchoukoutou des Bètammaribè, à base de sorgho ou de mil.

Parmi les boissons locales se trouvent l'eau minérale de Possotomé, le jus de fruits Fizzi ainsi que des bières, la Béninoise, la Flag, la Castel et la Beaufort.

Restauration[modifier | modifier le code]

La restauration se fait sur les marchés, où femmes et enfants exposent la nourriture sur de grands plateaux posés sur leurs têtes, ou dans les maquis, des petits restaurants de rue. Dans les maquis, le client choisit son plat dans les casseroles qui mijotent et il n'y a souvent pas de couverts à disposition. Dans les grandes villes, des plats plus élaborés peuvent être disponibles, ainsi que des plats européens[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. expérience personnelle (natif du Bénin)
  2. Jean-Paul Labourdette, Dominique Auzias, Bénin 2011, Cuisine béninoise, Petit Futé, p. 55-57 (ISBN 2746929244).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Karola Elwert-Kretschmer, L'aspiration au changement alimentaire à Cotonou, Bénin, CIRAD, Montpellier, 2002, 71 p. (ISBN 2-87614-476-X)
  • Bernard Passot, « Cuisine », in Le Bénin : Les hommes et leur milieu. Guide pratique, L'Harmattan, 2011, p. 27-31 (ISBN 9782296564206)