Armée belge

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Armée belge
(nl) Belgisch leger
(de) belgische Armee
Armoiries de la Défense
Armoiries de la Défense
Branches Composante terre
Composante air
Composante marine
Composante médicale
Commandement
Commandant en chef Philippe de Belgique
Ministre de la Défense Pieter De Crem
Main-d'œuvre
Disponibles au service militaire 2 359 232 (2010) (16-49 ans)[1] hommes
2 291 689 (2010) (16-49 ans)[1] femmes
Aptes au service militaire 1 934 957 (2010) (16-49 ans) [1] hommes
Atteignant l'âge militaire chaque année 59 665 (2010)[1]  hommes
57 142 (2010)[1] femmes
Actifs 36 000 hommes (2009)[2]
Déployés hors du pays 663[3]
Réservistes 6 000[4]
Budgets
Budget 2,715 milliards d'euros (2013)[5]
Pourcentage du PNB 1,1 % (2012)
Articles annexes
Grades Grades de l'armée belge

L’armée belge est l'armée nationale de Belgique.

Les unités de l'armée font partie d'une des quatre composantes :

Chacune d'elle étant mise sous la tutelle d'un officier général.

L’armée belge compte, le , 11 000 hommes et femmes dans l'armée de terre, 6 100 dans l’aviation, 1 500 dans la marine et 1 600 au service médical, soit 20 200 hommes et femmes dans les unités opérationnelles. Il faut y ajouter également 12 800 hommes et femmes dans l’État-major, dans les postes internationaux et d'autres organismes de support, soit un total de 33 000 personnes. Le recrutement y est essentiellement fondé sur le volontariat de carrière depuis la suspension du service militaire (le ). À cela s'ajoutent les principes de réserve volontaire (militaire de carrière ou civil ayant signé un engagement) et obligatoire (uniquement pour les membres du cadre et ce, pendant une durée déterminée).

Du point de vue constitutionnel, le Roi est le chef des armées. Il s'appuie cependant sur une structure composée d'un ministre compétent en la matière (le ministre de la Défense), qui chapeaute à son tour le travail du chef de la Défense, la plus haute autorité militaire du pays. Ce dernier prépare les éléments pour l'élaboration de la politique de la défense nationale et conseille son autorité de tutelle au sujet des opérations planifiées et en cours. Il assure également le suivi des décisions politiques arrêtées par le gouvernement fédéral, ainsi que la gestion administrative du département public concerné.

La Belgique est membre fondateur de l’Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), dont le siège politique se trouve à Bruxelles et le Grand quartier général des puissances alliées en Europe dans le Hainaut depuis 1967.

Historique[modifier | modifier le code]

"L'assaut de Montaigu". Cette peinture représente les grenadiers belges lors de manœuvres en 1894.

La Belgique, État neutre, a subi les guerres mondiales de plein fouet et ses forces sont intervenues au Congo belge puis depuis la décolonisation de celui-ci assez souvent en Afrique noire, souvent comme troupe de maintien de la paix.

Durant la guerre froide, en tant que membre fondateur de l'OTAN, elle participa à la défense de l'Allemagne de l'Ouest avec des forces blindées installées sur son sol. Actuellement, ses militaires sont présents dans nombre d'opérations de l'ONU et de l'OTAN.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1914, l'armée belge s’entraîne.

En 1913, le service militaire personnel, obligatoire et universel est instauré en Belgique. En août 1914, l’armée belge était en pleine restructuration à la suite de cette mesure et l’occupation rapide du territoire belge fit que seulement 20 % des hommes mobilisables furent incorporés. En définitive, 350 000 hommes firent partie de l’armée belge. Un tiers ne participa pas directement aux combats.

Envahie par surprise par l'Allemagne impériale qui déploya 600 000 hommes de la Deutsches Heer, la petite armée belge comptant 117 000 hommes mal équipés réussit, pendant une dizaine de jours, à retenir l'armée allemande en avant de Liège, combattant dans les intervalles des forts et avec l'appui de ceux-ci[6]. Cette stratégie de combats était fondée sur la conception napoléonienne de l'avant-garde générale chargée de retenir une partie des forces ennemies pour l'empêcher de se joindre au corps principal. En la circonstance, c'est l'armée française qui assure le rôle de corps principal. À l'époque, les autorités et l'opinion publique françaises célébrèrent cette résistance belge à laquelle les Allemands ne s'attendaient pas. En effet, c'est en retardant les Allemands que les Belges permirent aux armées françaises de contre-attaquer sur la Marne en profitant du vide laissé entre deux armées allemandes pour surprendre celles-ci au cours de la manœuvre qu'elles effectuaient pour se rassembler en vue de ce que l'empereur d'Allemagne Guillaume II croyait être l'attaque victorieuse qui allait lui permettre d'entrer à Paris en vainqueur. Après la bataille de Haelen où la cavalerie allemande est vaincue, ainsi que son infanterie d'appui, par quelques divisions belges, ce sera le siège d'Anvers durant lequel, pendant un mois, l'armée belge contint des troupes allemandes au cours de trois sorties s'appuyant sur les trois ceintures fortifiées de ce qui était la plus importante place forte d'Europe. Ayant ainsi rempli son rôle de distraire le maximum de forces allemandes, l'armée belge parvint sur l'Yser par un mouvement de rocade le long du flanc allemand. Après deux mois de combats, l'armée prit position aux côtés des alliés dans le secteur du fleuve Yser selon la conception classique de la réunion des forces. Une bataille décisive s'engage gagnée en liaison avec les franco-anglais en tirant parti des inondations tendues par le génie belge.

Pendant quatre ans, sous le commandement du roi Albert Ier, l'armée belge allait assurer la garde de l'important secteur de l'aile gauche alliée entre Nieuport, sur le littoral, et Ypres avec l'aide des forces de l'Entente mais ne participa à aucune des grandes offensives alliées, jugées inutilement coûteuses en hommes et inutiles sur le plan militaire par le roi des Belges.

En 1916, un corps d'autos blindées belges comptant après renfort 444 hommes retirés du front de l'Yser est envoyé aider l'Empire russe. Il se retrouve aux côtés d'un corps identique envoyé par les britanniques sur le front de l'Est[7].

En Afrique, les états-majors et les officiers belges à la tête des troupes coloniales dont la Force publique, après avoir porté secours aux Français aux prises avec les Allemands au Togo, allaient remporter plusieurs batailles contre les forces allemandes de l'Afrique orientale allemande jusqu'aux victoires de Tabora remportée sous le commandement du général Tombeur et de Mahenge sous les ordres du lieutenant-colonel Huyghé.

En Belgique, après quatre ans de guerre, à la date du , l'armée compte 166 000 hommes dont 141 974 combattants, formant douze divisions d'infanterie et une division de cavalerie. Elle dispose de 129 avions et de 952 canons de tous calibres. À partir de septembre, l'armée belge participe à l'offensive générale des forces alliées jusqu'à la victoire finale du 11 novembre. Elle avait ainsi accompli sa mission de défense du territoire national, achevant cette tâche en participant, avec les alliés, à la libération de la Belgique[8].

L’armée belge a eu environ 42 987 tués et 44 686 blessés soit un taux de pertes de 11 %, l'un des plus faibles du front occidental, tandis que l'on estime à 62 000 les pertes civiles durant ce conflit[9]. On note des désertions plus nombreuses au fil des années (1 203 en 1916, 5 603 en 1917, 2 778 durant les cinq premiers mois de 1918)[10].

Après la défaite allemande, l'armée belge occupe la région d'Aix-la-Chapelle et une partie de la Rhénanie conjointement avec les Franco-Anglais. Après la fin de cette occupation, le gouvernement belge décidera à nouveau, entre 1921 et 1925, l'occupation de la Rhénanie par l'armée belge conjointement avec l'armée française. C'est une décision politique destinée à faire pression sur l'Allemagne qui ne peut ou ne veut pas payer les indemnités de guerre auxquelles elle a été condamnée par le traité de Versailles.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Au lendemain de l'armistice, malgré la victoire des forces armées belges, le gouvernement ne cherchera pas à retenir les leçons de la Grande guerre. Celle-ci a démontré qu'avec l'aviation et les chars, la défensive n'est plus possible. Dans les derniers mois de la Guerre, le maréchal Foch qui commandait les troupes alliées envoya à l'attaque des chars soutenus par l'infanterie et l'aviation avec l'appui de l'artillerie et, en quelque jours, les Alliés stoppèrent l'offensive de l'armée impériale allemande qui plongea rapidement dans la débâcle. Cependant, malgré cette leçon, les gouvernement alliés d'après la guerre, y compris le gouvernement belge, opteront pour une stratégie défensive en vue d'une future guerre. Ainsi, les chars seront-ils attachés à l'infanterie dans une conception destinée à constituer un front linéaire défensif homogène, alors que, dans la conception allemande des années trente, les chars constitueront un corps autonome destiné à effectuer des percées afin de rompre le front ennemi.

Le gouvernement et le parlement belges, enfermés dans la stratégie de 1914, n'attribueront aux forces armées que des dotations minimales en chars et en aviation tout en renforçant les fortifications d'Anvers et, surtout, de la région liégeoise, alors que, en 1914, les forts avaient prouvé leur insuffisance malgré l'appui de l'artillerie et de l'infanterie.

Jusqu'en 1936, la Belgique restera alliée à la France et à l'Angleterre, puis se renfermera dans la neutralité bien que 3 ans plus tôt Adolf Hitler ait pris le pouvoir en Allemagne. C'est que, l'inertie de la France et de l'Angleterre face au réarmement allemand et à l'occupation de la Ruhr -interdite aux troupes allemandes par le traité de Versailles- avait démontré, aux yeux des dirigeants belges, qu'il y avait à craindre qu'en cas d'attaque allemande, on ne puisse compter sur un appui efficace des Franco-Anglais. Cependant, Hitler, avide d'une revanche de la défaite de 1918, entamera le réarmement des forces allemandes sur la base d'une nouvelle armée, la Wehrmacht forte en moyens mécaniques. La Belgique, peu équipée en chars et en aviation, ne prend pas conscience de la nouvelle force militaire allemande jusqu'au 1er septembre 1939, lorsque la Wehrmacht envahit la Pologne et que la France et l'Angleterre déclarent la guerre à l'Allemagne. Alors, le Roi Léopold III, ordonne une mobilisation générale, 650 000 Belges étant mobilisés. Malgré les mises en garde des gouvernements franco-britanniques, le Roi, appuyé par le gouvernement et le parlement, se refuse encore à renouer une alliance avec les alliés de 1914-18, craignant que l'Allemagne d'Hitler n'y voie une provocation et envahisse la Belgique qui, à ce moment, n'est pas prête à une résistance efficace.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armée belge en 1940.

Bataille de Belgique[modifier | modifier le code]

Le 10 mai 1940, l'armée belge est composée de 650 000 soldats, soit 22 divisions, équipés de 100 chenillettes, de 280 blindés équipés d'un excellent canon de 47 mm propre à percer le blindage des chars allemands, de 1 400 pièces d'artillerie et de 250 avions pour les forces aériennes. Lorsque la Wehrmacht attaque la Belgique, au nord, le fort d'Ében-Émael tombe en 24 heures et, au sud, une percée allemande traverse l'Ardenne, malgré 24 heures de résistance des Chasseurs Ardennais à Bodange, Martelange et Chabrehez et une éphémère victoire de blindés légers belges contre des troupes aéroportées allemandes déposées à Nimy, Witry et Léglise sur les arrières des Chasseurs Ardennais par des avions légers Fieseler Storch avant même l'arrivée des Forces mécanisées franco-britanniques. Inférieurs dans tous les domaines (infanterie, cavalerie mécanisée, l'artillerie et armée de l'air), les soldats belges résistèrent courageusement sur la Dendre, tout en reculant en liaison avec les forces françaises et anglaises, elles-mêmes surclassées par les envahisseurs, jusqu'à la bataille de la Lys, bataille d'arrêt menée par les Belges pendant cinq jours. Le 28 mai, 18 jours après l'attaque des armées allemandes, les débris des armées belges sont encerclés au nord-est de Dunkerque, tandis que les alliés Britanniques rembarquent sans rien prévoir pour les Belges. Le Roi Léopold III, après avoir prévenu l'attaché militaire anglais lord Keyes que ses troupes voient venir la fin de leurs approvisionnements en vivres et en munitions, accepte la bedingungslose Waffenstreckung, c'est-à-dire une suspension d'armes inconditionnelle imposée par le commandement allemand. Les Français en sont prévenus par des appels radios sur le réseau militaire français. Le gouvernement belge, représenté auprès du roi par le premier ministre Hubert Pierlot et le ministre des Affaires Étrangères Paul-Henri Spaak, se désolidarise du roi et se replie en France pour continuer la guerre au côté des Alliés à Londres. Cependant, une petite partie des troupes belges encore intactes est évacuée lors de la bataille de Dunkerque et, pour la Belgique, la guerre continuera, d'abord pendant la bataille aérienne d'Angleterre avec 29 pilotes, puis en Afrique, avec les victoires des troupes coloniales belges contre les Italiens en Abyssinie, notamment par la victoire d'Asosa. Dans l'ensemble, la Belgique manifeste sa participation à la guerre par la constitution de trois escadrilles dans la Royal Air Force et par la reconstitution de forces terrestres, des commandos qui iront effectuer des raids contre les Allemands en Yougoslavie puis, au sud de la Hollande, lors de l'offensive anglaise de 1944. Pour le reste, les navires marchands belges qui avaient échappé aux troupes allemandes, continuèrent la guerre dans les convois de transports alliés au cours de la bataille de l'Atlantique. En outre, le Congo belge, tandis que ses troupes s'en vont gagner la campagne d'Abyssinie, fournit, pendant toute la guerre, un effort considérable en fournitures de céréales et, surtout, la Belgique militarisa son industrie stratégique africaine pour la fourniture de minerais stratégiques dont l'uranium par un accord particulier avec les Américains.

Nécessité politique pour un gouvernement de disposer de forces armées[modifier | modifier le code]

Dès la fin de 1940, le Premier ministre ordonne la création des Forces Belges Libres et la mobilisation de la Force publique du Congo Belge. En Angleterre, 29 pilotes participent à la bataille d'Angleterre, puis trois escadrilles se forment au sein de la Royal Air Force. Des commandos se forment sous l'égide anglaise pour aller effectuer des raids en appui aux partisans yougoslaves. 539 rescapés des effectifs de 1940, puis des évadés belges du continent constitueront en même temps l'effectif de départ d'une nouvelle armée, ce qui permettra de mettre sur pied la Brigade Piron qui, en 1944, participera à la libération de la côte nord de la France, de la Belgique et de Bruxelles. Ces troupes serviront, dès la fin de 1944, à la reconstitution, en Belgique même, d'une force de 100 000 hommes qui participera aux offensives contre les Allemands. En Afrique, les 20 000 hommes mobilisés dans les troupes coloniales mises sur pied de guerre -avec des compléments de matériel fournis par les Britanniques et les Français libres de l'Afrique Équatoriale Française- offriront au gouvernement belge un moyen de pression pour participer avec les Alliés au règlement des questions politiques d'après la guerre. Cela grâce aux victoires contre les Italiens d'Abyssinie, notamment la reddition d'Asosa avec le butin d'un important matériel. Les fournitures en céréales et en minerais, notamment l'uranium, achèveront de donner un poids international à ce gouvernement.

À la fin de la guerre, l'effort belge militaire et économique permettra au gouvernement d'intégrer l'Allied Military Government of Occupied Territories, puis de participer à toutes les négociations alliées et d'obtenir une zone d'occupation en Allemagne. D'abord intégrée à la zone anglaise, elle deviendra spécifiquement belge et grandira pour devenir un "créneau" de l'OTAN, c'est-à-dire une zone militaire considérable s'étendant de la Belgique jusqu'au rideau de fer.

Libération et victoire[modifier | modifier le code]

De 1941 à 1944, les troupes belges libres se battent sur tous les fronts et s'illustrent dans la campagne d'Afrique en recevant la reddition de 7 000 soldats italiens du général Gazzera. Le 6 juin 1944, au débarquement de Normandie, les Belges libres vont libérer une partie de la côte nord de la France et vont compter jusqu'à 100 000 hommes. À la suite de la libération de la Belgique en septembre 1944 et l'entrée du gouvernement à Bruxelles, 53 000 personnes s’enrôlèrent dans les diverses unités belges constituées pour les recevoir, mais les infrastructures militaires belges étaient insuffisantes ou mêmes détruites. Cinq brigades d’infanterie de 5 000 hommes furent envoyés en Irlande du Nord afin d’y faire leurs classes[11]. En mai 1945, 170 000 soldats sont en service qui poursuivent leur avance jusqu'en en Tchécoslovaquie.

La guerre froide et les opérations extérieures[modifier | modifier le code]

Les Forces belges en Allemagne occupaient une partie de la zone d'occupation britannique en Allemagne qui est devenue ensuite spécifiquement belge avant de constituer un « créneau » de l'OTAN s'étendant depuis la Belgique jusqu'au rideau de fer.

Structure de l'armée belge au début du 21e siècle[modifier | modifier le code]

Soldats belges lors d'un exercice.

Après la fin de la guerre froide, le contingent de l'armée diminue très nettement. En 1989, année de la chute du Mur de Berlin, l'armée belge compte en effet un peu plus de 100 000 hommes. Le contingent se réduit progressivement au début des années 1990 (environ 90 000 en 1992), puis beaucoup plus abruptement au milieu de la décennie, simultanément à la suspension de la conscription (environ 67 000 en 1994 ; 50 000 en 1995). Le nombre d'hommes sous les drapeaux continue par la suite à diminuer progressivement : environ 45 000 en 2000, 42 000 en 2005, 37 000 en 2010.

Cette diminution de l'effectif s'accompagne d'une refondation complète des forces armées dans leur ensemble. La structure actuelle de l'armée belge a été déterminée par arrêté royal du [12]. Celui-ci instaure, à partir du une administration unique chapeautant les différentes branches armées. Un arrêté royal du nomme les dirigeants des organes nouvellement créés[13]. Ils entrent en fonction le .

Le Ministère de la Défense est la plus haute autorité de l'armée (après le roi). Il se compose, autour de la personne du ministre, de différents organes peuplés aussi bien par des militaires que par des civils.

Commandement général[modifier | modifier le code]

Le principal organe est le commandement général (en néerlandais : algemeen commando) qui, dirigé par le chef de la défense (CHOD - Chief of Defence) se compose entre autres de cinq départements d'état-major[14] (chacun dirigé par un sous-chef d'état-major) et de quatre directions générales[15] (chacune dirigée par un directeur général). Le , le chef de la défense est le général aviateur Gerard Van Caelenberge, aide de camp du Roi.

Départements d'état-major[modifier | modifier le code]

Le département d'état-major « opérations et entraînement » (ACOS Ops & Trg) comprend un état-major et les quatre composantes dirigées chacune par un commandant (au  : Terre : général-major Hubert De Vos; Air : lieutenant général Claude Van de Voorde; Maritime : amiral de division Michel Hofman ; Médicale : médecin général-major Geert Laire), et comprenant un quartier général et des unités. Le sous-chef d'état-major « opérations et entraînement » est officiellement le commandant opérationnel de la force d'intervention, bien qu'il délègue son pouvoir aux commandants des composantes. Il s'agit au du lieutenant-général Marc Compernol, aide de camp du Roi.

Le département d'état-major « stratégie » (ACOS Strat) s'occupe de la politique de la défense, des études stratégiques et des plans, qui est dirigé par le lieutenant général Guido Andries, aide de camp du Roi.

Le département d'état-major « renseignement et sécurité » (ACOS IS) dirige les opérations de renseignement et la mise en place de la sécurité militaire. Il est dirigé par le lieutenant général Eddy Testelmans.

Le département d'état-major « santé, environnement, qualité de vie et bien-être » (ACOS WB) s'occupe de la qualité des conditions de travail dans l'armée, qui est dirigé par la pharmacienne général-major Danielle Levillez.

Direction générale[modifier | modifier le code]

La direction générale « human resources » (DG HR) s'occupe des militaires en tant que personnel, c'est-à-dire de la politique syndicale, linguistique ou de formation. Elle est dirigée par le lieutenant général Philippe Grosdent, aide de camp du Roi.

La direction générale " formation " (DG Fmn) s'ocupe de la planification des programmes d'études et scolaires et assure la formation au sein du département. Sous la responsabilité du lieutenant général François Hendrickx, Aide de Camp du Roi, réside également les grands écoles, comme l'école royale militaire, l'école royale des sous-officiers et les centres d'instruction de base.

La direction générale « material resources » (DG MR) s'occupe de la gestion du matériel, de la logistique et de l'infrastructure, et des marchés publics. Elle est dirigée par le lieutenant général Guy Clément.

La direction générale « appui juridique et médiation » (DG JM) s'occupe d'épauler le personnel de la Défense dans ses procédés juridiques. Elle est dirigée par l'adviseur général Godelieve Poriau.

La direction générale « budget et finances » (DG BudFin) s'occupe des questions financières générales de l'armée, qui est dirigée par le général-major d'aviation Karel Van Der Auwera.

La direction général "communication" (DG Com) s'occupe de l'organisation de la communication, et est le point de contact officiel avec les agences et organes de presse. Celle-ci est dirigée ad interim par le Colonel aviateur Koen Hillewaert.

Organigramme[modifier | modifier le code]

 
 
 
 
 
 
 
Ministère de la Défense
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Commandement général
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
ACOS « stratégie »
 
 
ACOS « bien-être »
 
 
 
DG « human resources »
 
 
DG « material resources »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
ACOS « renseignement et sécurité »
 
 
ACOS « opérations et entraînement »
 
 
 
DG « budget et finances »
 
 
DG « appui juridique et médiation »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
DG « Formation »
 
 
DG « Communication »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Composante terre
 
Composante air
 
Composante marine
 
Composante médicale

Communication de la Défense[modifier | modifier le code]

La communication de la Défense donne "Priorité à la paix". On entend par là que la Défense doit être projetable pour intervenir rapidement et prévenir les guerres plutôt que de résister à une invasion massive.

Le recrutement met un accent sur "Sauvez des vies" et le "terrain d'expérience vaste" comme le monde. On note un investissement dans l'image de marque surtout à destination de la jeunesse : stages, prêt gratuit de matériel et même d'infrastructure, journées portes ouvertes…

Composantes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Composante de l'armée belge.

Composante terre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Composante terre.

Armement[modifier | modifier le code]

Véhicules[modifier | modifier le code]

Composante air[modifier | modifier le code]

Un F-16 de l'armée de l'air belge.

Ordre de bataille [Quand ?] :

  • Chasse : F-16 MLU : 68 actifs / 18 en réserve
  • Transport :
    • C-130H : dix depuis l'incendie survenu dans la nuit du 4 au dans les locaux de Sabena Technics à l'aéroport de Bruxelles et qui a détruit le CH-02. En 2007, la force aérienne a racheté un C-130E à la société « Evergreen ». Ce C-130E datant de 1965 à l'origine utilisé comme "chasseur d'ouragans" aux États-Unis, a été après 18 mois de modifications, transformé en C-130H militaire et porte la dénomination CH-13. Il est prévu de retirer définitivement les C-130 "Hercules" en 2018 pour les remplacer par des Airbus A400M.
    • Airbus A310 : 2 (aujourd'hui déclassés, remplacés par un A-330 300)
    • Airbus A330-300 : 1 (depuis novembre 2009)
    • ERJ-135: 2
    • ERJ-145 : 2
    • Falcon-900B : 1
    • Falcon DA-20 : 2
  • Drones : B-Hunter : 16 (deux drones abattus en République démocratique du Congo en août 2006)
  • Hélicoptères :
    • Agusta A-109 (équipés de missiles TOW) : 23, 5 ont été vendus au Bénin
    • Agusta A-109 (pour l’observation) : 18
    • Alouette II : déclassé (81 achetés au début des années 1960, dernier vol à Bierset en septembre 2009, les 3 derniers exemplaires furent vendus à la police malgache en mars 2010.)
    • Alouette III SA.316B marine : 3 (seront remplacés en 2011)
    • Sea King : 4 (à l'origine 10, mais le RS 01 a été retiré du service en fin 2008 et offert au Musée royal de l'Armée à Bruxelles. Les autres Sea King seront définitivement retirés en 2011 et remplacé par des NH 90).
  • Écolage:
    • Alpha Jet: 33 achetés, en restent 29 (basés sur la base française de Cazaux)
    • SF-260M : 36 (plus que 23 en état de vol, en cours de modernisation depuis 2006.)
    • SF-260D : 9 (version IFR)

Le 14 décembre 2005 a été décidé par le conseil des ministres l'achat de 10 NH90 qui devront remplacer à partir de 2011 les Sea King pour les missions de sauvetages et les appareils embarqués Alouette III sur les frégates Léopold 1er et Louise-Marie.

Marine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Composante marine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Frégate Léopold Ier.

La marine belge fut mise sur pied en catastrophe en 1831 pour tenter de bouter hors d'Anvers les Hollandais et de reprendre le contrôle de l'Escaut. Elle s'appela la Marine royale jusqu'en 1862, date de sa disparition, le gouvernement belge renonçant à la Marine militaire. La Marine royale s'illustra surtout lors des expéditions au Rio Nunez par la goélette Louise Marie et son lieutenant de vaisseau de 1re classe Van Haverbeke ainsi qu'avec son enseigne de vaisseau Guillaume Delcourt, futur Conseiller Maritime du roi Léopold II

En 1888, le capitaine de vaisseau comte de Borchgrave d'Altena, sert dans la marine française à bord du cuirassé Suffren ; il sera à l'origine de la nouvelle marine militaire, en créant à Anvers, une petite flottille de 4 canonnières, qui, en 1914, seront bloquées sur l'Escaut par les Hollandais.
Lorsque la première guerre éclate, il n'existe toujours pas de marine militaire belge. Celle-ci se reconstituera au fur et à mesure des nécessités, d'abord sur le lac Tanganyika au Congo, où les Belges doivent faire face à une flottille allemande, puis en 1917 par la création d'un dépôt des équipages à Calais, enfin par la création d'un détachement puis d'un corps de Torpilleurs et Marins à Zeebruges en 1923. Cependant, en 1927, un arrêté royal supprime à nouveau la Marine militaire belge, le 31 mars.
Bien que le 15 septembre 1939, le ministère mobilise partiellement le Corps de marine et lui affecte trois anciens bateaux-pilotes servant de patrouilleurs, deux vedettes, trois chalutiers et deux remorqueurs, ce sera sous l'impulsion du lieutenant Victor Billet, que la section belge de la Royal Navy sera créée en Angleterre en 1940 et deviendra la Force navale belge, le 1er février 1946.

Navires[modifier | modifier le code]

Composante médicale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Composante médicale.

Engagements internationaux[modifier | modifier le code]

En tant que membre de l'UE, de l'OTAN et de l'ONU, la Belgique a participé à plusieurs missions de maintien de la paix de ces différentes organisations. Aujourd'hui, l'armée belge est encore déployée dans les pays suivants (chiffres en date du 31 août 2013[3]) :

Budget[modifier | modifier le code]

Le budget de la défense belge est en deçà de la moyenne ouest-européenne. Il a baissé de 20,54 % de 1995 à 2011, malgré un produit intérieur brut en croissance de 30,26 % sur la même période[17].

Hiérarchie et dirigeants[modifier | modifier le code]

Grades[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des grades de l'armée belge.

Liste chronologique de généraux de l'armée belge depuis l’indépendance de 1830[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Liste des chefs d'état-major de l'armée belge depuis 1958[modifier | modifier le code]

  • Lieutenant général Jacques de Dixmude (28.02.1958 - 30.11.1959)[Informations douteuses]
  • Lieutenant général Baron de Cumont (09.12.1959 - 30.06.1963)
  • Lieutenant général G. Wagner (01.07.1963 - 31.03.1965)
  • Lieutenant général V. Dessart (01.04.1965 - 31.03.1968)
  • Lieutenant général Baron G. Vivario (01.04.1968 - 14.03.1972)
  • Lieutenant général aviateur Albert Crekillie (15.03.1972 - 31.10.1979)
  • Lieutenant général Willy Gontier (01.11.1979 - 30.09.1982)
  • Lieutenant général Baron Maurice Gysemberg (01.10.1982 - 21.07.1988)
  • Lieutenant général José Charlier (22.07.1988 - 30.09.1995)
  • Vice-amiral, puis amiral Willy Herteleer (01.10.1995 - 31.12.2002)
  • Général d'aviation August Van Daele (01.01.2003 - 01.04.2009)
  • Général Charles-Henri Delcour (02.04.2009 - 29.03.2012)
  • Général Aviateur Gerard Van Caelenberge[18] (13.07.2012 - )

Musée[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e CIA World FactBook
  2. Pages de l'OTAN
  3. a et b www.operationspaix.net
  4. Site de la réserve
  5. [1]
  6. Carl Pépin, « L'invasion de la Belgique », sur La Première Guerre mondiale (1902 - 1932) (consulté le 26 avril 2014)
  7. (en) « 'Belgian Armoured Cars in Russia' » (consulté le 17 février 2011)
  8. (fr) SITUATION EN MAI 1918, FRONT FRANÇAIS.

  9. Les chiffres officiels du gouvernement belge pour les pertes militaires s'élèvent à 26 338 tués, morts de blessures ou d'accidents, 14 029 morts de maladies ou disparus auxquels il faut ajouter 2 620 soldats tués dans la campagne d'Afrique (Dans : l'Annuaire statistique de la Belgique et du Congo Belge 1915-1919, p.100.)
    Les estimations du War Office (incomplètes) en 1922 étaient de 13 716 tués et 24 456 disparus au 11 novembre 1918 (dans : Statistics of the Military Effort of the British Empire During the Great War 1914-1920, p.352.). L'US War Dept estime en 1919 : 102 000 morts sur le champ de bataille (dans : Ayers, p.139.)
    Les pertes civiles excèdent de 92 000 le niveau d'avant-guerre. 55 000 morts sont causées par la famine et 30 000 par la grippe espagnole (dans : Metron, p.59-62.). Le prof. John Horne estime à 6 500 le nombre de civils belges et français tués par les Allemands en représailles (Dans : Horne)
  10. Frédéric Rousseau, « BENVINDO, Bruno, Des Hommes en guerre. Les soldats belges entre ténacité et désillusion, 1914-1918, Études sur la Première Guerre mondiale, Bruxelles, Archives générales du Royaume, 2005, 186 pages. », Collectif de Recherche International et de Débat sur la Guerre de 1914-1918 (consulté le 26 avril 2011)
  11. « Le Roy des Belges trône toujours à Ballybán », sur Couleurs irlandaises,‎ 9 mars 2011 (consulté le 24 juin 2012)
  12. Moniteur belge du .
  13. Moniteur belge du .
  14. Appelés en abrégé ACOS, pour Assitant Chief of Staff.
  15. Appelées en abrégés DG.
  16. Guy Verbruggen, « Derniers coups de canon pour le Léopard », sur Armée belge,‎ 25 octobre 2013 (consulté le 26 octobre 2013)
  17. « L’armée belge au régime sec », sur L'avenir,‎ 11 février 2013 (consulté le 23 avril 2013)
  18. [ http://www.mil.be/vchod/cv/index.asp?LAN=fr&file=cvtext&ID=65 CV du Chef de la Défense] sur le site du ministère de la défense belge.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]