Louis Leakey
Louis Leakey
Louis Leakey examinant des crânes retrouvés dans les gorges d'Olduvai.
| Naissance | 7 août 1903 Kabete (Afrique orientale britannique) |
|---|---|
| Décès | 1er octobre 1972 (à 69 ans) Londres, Angleterre (Royaume-Uni) |
| Nationalité | |
| Champs | Archéologie, paléoanthropologie, paléontologie |
| Diplômé de | Maîtrise en archéologie et anthropologie, St John's College, Cambridge (1929) |
| Renommé pour | Pionnier de l'étude de l'histoire évolutive des homininés |
Compléments
Époux de Mary Leakey et père de Richard Leakey
Sir Louis Seymour Bazett Leakey (Kabete (Nairobi), 7 août 1903 - Londres, 1er octobre 1972) est un primatologue, paléontologue (paléo-primatologue) et archéologue kényan. Il a travaillé principalement dans la partie est de l'Afrique.
Sommaire |
Principales découvertes [modifier]
- plusieurs Kenyapithecus africanus ;
- Zinj, un Australopithecus boisei ;
- de nombreux Australopithecus afarensis ;
- plusieurs Homo habilis (Louis Leakey est le co-découvreur de cette espèce, décrite pour la première fois dans une publication de 1964).
Les nombreuses découvertes de Louis Leakey dans cette partie de la corne de l'Afrique ont fait considérablement progresser les connaissances sur les ancêtres de l'homme. Plusieurs dizaines de squelettes d'une signification majeure découverts en quelques dizaines d'années dans une région que personne n'avait alors réussi à explorer sérieusement et systématiquement ont permis de reconstituer une grande partie de l'arbre généalogique de notre espèce tel que nous le connaissons actuellement.
Pour une grande part, la quantité des découvertes de Louis Leakey repose sur les groupes de recherche organisés avec une participation active des Tanzaniens ou des Kényans formés et entraînés à l'identification et à la reconnaissance des fossiles sur le terrain (comme Kamoya Kimeu, le découvreur du garçon de Turkana, ou Peter Nzube).
Les proches de Louis Leakey [modifier]
Louis Leakey a initié l'appétit de toute une famille pour la paléontologie. Se sont ainsi fait un nom dans cette spécialité :
- sa deuxième épouse, Mary Leakey
- son fils, Richard Leakey
- sa belle-fille, Meave Leakey
Ses autres fils Colin (né de son premier mariage), Jonathan et Philippe ont également vécu en Afrique[1].
La passion pour le pays où il vivait l'a mené à conseiller, guider et protéger certains autres chercheurs réputés dont :
- Jane Goodall (étude des chimpanzés)
- Dian Fossey (étude des gorilles)
- Biruté Galdikas (étude des orang-outans)
Collectivement ces trois chercheuses, parmi les premières à s'intéresser à l'observation en milieu naturel et à la protection des grands singes, ont reçu le surnom de Leakey Angels (anges de Leakey).
Les travaux de Louis Leakey ont revêtu une importance particulière dans la théorie énoncée par Robert Ardrey dans son ouvrage African Genesis: A Personal Investigation into the Animal Origins and Nature of Man, selon laquelle l'histoire de la civilisation humaine apparaît comme une histoire de l'art de tuer[2].
Anecdote [modifier]
Louis Leakey a été un membre initié de la tribu des Kikuyus.
Voir aussi [modifier]
Notes [modifier]
- Voir la biographie de Louis Leakey par Yves Coppens (1979)
- Les Enfants de Caïn, éd. Stock 1963.