Mancala

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Plateau pliable de Mancala en bois

Mancala est l'appellation générique d'un ensemble de jeux de société traditionnels africains et asiatiques, aussi appelés jeux de semis. Il s'agit de jeux de stratégie combinatoire abstraits du type «compter et capturer» dans lesquels on distribue des cailloux, graines ou coquillages dans des rangées de coupelles ou de trous, parfois creusés à même le sol.


Parmi les jeux mancala on peut citer l'awélé, le bao, l'En Gehé, le kalaha (parfois également appelé mankala), le nam-nam, le toguz korgool, l'omweso et l'ajwa (chez les Luo). Ces jeux ont joué et jouent un rôle important dans de nombreuses sociétés africaines, à la façon du jeu d'échecs en Occident.

Certains sont aussi joués en Asie du Sud-est, comme l'Ô ăn quan (au Viêt Nam), le Congkak (en Insulinde) ou le Bay Khom (au Cambodge).

Histoire[1][modifier | modifier le code]

Les jeux mancala se divisent en deux catégories qui partagent une origine commune : les jeux à un cycle (les graines voyagent d'un camp à l'autre) qui comportent 2 ou 3 rangées de trous, et les jeux à deux cycles (les graines restent toujours dans le même camp), qui comportent 4 rangées de trous. D'après l'état actuel des recherches, ces jeux auraient été inventés en Ethiopie où l'on a retrouvé les plus vieux exemplaires connus (époque du royaume d'Aksoum). De là la variété à un cycle aurait migré vers l'Asie et l'Afrique via les marchands arabes qui l'ont emportée vers l'est au Proche-Orient, en Asie Centrale et sur les côtes de l'Océan Indien ; et vers l'ouest le long du Sahel.

Parallèlement à cette expansion de la variété à un cycle, la variété à deux cycles s'est répandue vers le sud le long du Nil jusqu'à la version des Grands Lacs probablement emportée par les déplacements des pasteurs nilotiques fuyant la pression arabe. Par la suite cette variété se répandra en Afrique centrale, en Afrique australe et en Afrique de l'est.

Enfin les pasteurs Masaï apporteront par la suite d'Ethiopie vers le Kenya et la Tanzanie leur version de mancala à un seul cycle.

D'autres théories aujourd'hui considérées comme obsolètes ont été avancées, notamment une origine égyptienne des mancala (les égyptologues n'ont cependant jamais trouvé de jeu de semis lors des fouilles archéologiques), une origine arabe (la confusion étant due au fait que ce sont les arabes qui ont propagé le jeu largement en Asie) et une origine ouest africaine qui aurait suivi l'expansion bantoue (la confusion étant due au fait que l'on ne retrouve les mancala à deux cycles que dans les zones de langues bantoues dont l'expansion s'est faite depuis l'Afrique de l'Ouest).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Mancalas », sur Encyclopædia Universalis (consulté le consulté le 25 septembre 2014)


Liens externes[modifier | modifier le code]