Les Cinq Dernières Minutes

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Les Cinq Dernières Minutes

Genre Série policière
Création Claude Loursais
Production R.T.F.
O.R.T.F.
Antenne 2
France 2
Pays d'origine Drapeau de la France France
Chaîne d'origine RTF Télévision (1958-1964)
Première chaîne de l'ORTF (1964-1975)
Antenne 2 (1975-1992)
France 2 (1993-1996)
Nb. de saisons 4
Nb. d'épisodes 155
Durée 40 puis 90 minutes
Diff. originale 1er janvier 195820 décembre 1996

Les Cinq Dernières Minutes est une série télévisée française créée par Claude Loursais en 155 épisodes répartis sur trois générations. La première série comprend en 56 épisodes, dont 51 en noir et blanc, diffusés du 1er janvier 1958 au 7 novembre 1973 sur RTF Télévision puis la Première chaîne de l'ORTF. Après une période transitoire comprenant 4 épisodes de 90 minutes, diffusés du 19 juillet 1974 au 16 janvier 1975 sur la Première chaîne de l'ORTF, une deuxième série en 72 épisodes de 90 minutes en couleur a été diffusée de 1975 à 1992 sur Antenne 2, puis une troisième de 17 épisodes de 1993 à 1996 sur France 2. La première série a été rediffusée sur La Cinq de 1987 à 1990.

Synopsis[modifier | modifier le code]

C'est la première longue série d'enquêtes policières de la télévision française. Elle est fondée sur l'exposition d'une enquête où le spectateur doit, en compagnie de l'inspecteur puis commissaire Antoine Bourrel et de son adjoint Dupuy, rechercher les indices qui permettront à la fin de découvrir le coupable. L'émission intègre rapidement chaque épisode dans un milieu professionnel ou social nouveau, étranger à Bourrel : les champs de courses hippiques (L'Avoine et l'Oseille), les agences d'intérim (Meurtre par intérim), le monde de la Tour Eiffel (La Rose de fer), celui du disque (45 tours et puis s'en vont), des Halles (Un mort sur le carreau), de la halle au vin, quai Saint-Bernard, à l'emplacement actuel de la faculté de Jussieu (Quand le vin est tiré), l'imprimerie de labeur, les ferrailleurs, les artisans du Village suisse, etc.

À ses débuts, la série était une émission-jeu, qui, tournée en studio, était diffusée en direct. Deux téléspectateurs sélectionnés assistaient au tournage et devaient deviner qui était le coupable de l'intrigue, au moment du célèbre : « Bon Dieu ! Mais c'est… Bien sûr ! »[1] de l'inspecteur Bourrel. Chacun des deux avait le droit de se faire repasser deux passages de son choix, que revoyaient aussi les téléspectateurs ; ce fut le cas de la fameuse séquence de l'échange de verres de champagne dans le premier épisode, diffusé pendant les fêtes, intitulé lors de sa diffusion Qui a tué Mona ?[2]. Dans certains des premiers épisodes, l'inspecteur Bourrel prend également à témoin les téléspectateurs de son action et de ses doutes. Ce concept original fut abandonné après quelques épisodes.

Distribution[modifier | modifier le code]

Première série[modifier | modifier le code]

Période intermédiaire[modifier | modifier le code]

  • Christian Barbier : le commissaire Le Carré (1974-1975)
  • Marc Eyraud : le commissaire Ménardeau ("Fausse note") devenu inspecteur dans l'enquête où Henri Lambert joue le commissaire Lindet ("Si ce n'est toi" - "Les griffes de la colombe" débaptisé) (1974-1975)
  • Henri Lambert : l'inspecteur Lindet (1974)

Deuxième série[modifier | modifier le code]

Troisième série[modifier | modifier le code]

Acteurs secondaires[modifier | modifier le code]

Au fil des années, de nombreux acteurs, outre les personnages principaux, ont figuré au générique de la série, parmi lesquels : Micheline Boudet, Jean-Pierre Andréani, Harry Max, Paul Crauchet, Henri Serre, Françoise Fabian, Guy Kerner, Michel Bouquet, Ginette Leclerc, Rellys, Pierre Brasseur, Henri Virlogeux, René Lefèvre, Bernard Fresson, Henri Crémieux, Jacques Monod, Henri Vilbert, André Valmy, Robert Vattier, Serge Gainsbourg, Vania Vilers, Henri Marteau, François Dyrek, Christian Rauth, Sylvain Joubert, Marie Marquet, Serge Martina, Mike Marshall, Anémone, Jean Topart, Jean-François Poron, Paul Le Person, Jess Hahn, Denise Gence, Michel Vitold, Marie-Georges Pascal, Pierre Clémenti, Jean Franval, Robert Dalban, Claude Nicot, Patrice Melennec, etc...

La série a également permis au grand public de connaître de jeunes acteurs, comme Yves Rénier. À noter que Marc Eyraud fut le seul acteur à jouer dans la première série (La Rose de fer), la période intermédiaire et la deuxième série (l'inspecteur Ménardeau).

Épisodes[modifier | modifier le code]

Autour de la série[modifier | modifier le code]

Cette série rencontra un énorme succès populaire jusqu'à la disparition de son interprète principal, Raymond Souplex, en novembre 1972. Par égard pour son interprétation[3], les commissaires incarnés par les acteurs suivants ne se nommeront plus Bourrel, mais Le Carré, Cabrol et Massard.

Outre Claude Loursais, plusieurs réalisateurs ont participé à cette série, notamment Jean-Pierre Decourt, Bernard Hecht, Jean-Yves Jeudi, Guy Lessertisseur, Raymond Pontarlier et Guy Séligmann. Les scénarios de la première série étaient principalement signés par Jean Cosmos, Fred Kassak ou encore Louis C. Thomas.

L'indicatif musical du générique de l'émission (avec trompette solo interprétée par Pierre Thibaud dans un style jazz) s'intitule Arsenic Blues et a été composée par Marc Lanjean[4].

Cette série fut pastichée par Gotlib dans plusieurs épisodes de sa bande dessinée, la Rubrique-à-brac. Raymond Devos la cite en clin d’œil dans l'un de ses sketchs, Ma dernière heure est arrivée.

Moments-clés[modifier | modifier le code]

  • Premier épisode : La Clé de l'énigme diffusé le 1er janvier 1958 à 20 h 15[5]. Annoncé au préalable sous le titre Qui a tué Mona ?. Raymond Souplex y est nommé pour la seule et unique fois l'« inspecteur Sommet » et il enquête seul. Dès l'épisode suivant, il deviendra l'inspecteur Bourrel.
  • Épisodes 1 à 5 : format 40 minutes (dont 5 minutes pour interroger les deux candidats), tournage entièrement en studio et en direct. Le système est éprouvant pour les techniciens et comédiens qui doivent être prêts en moins d'une minute à rejouer à l'identique, mise en place du décor comprise, les passages que les deux candidats demandent à revoir, ceux-ci n'étant pas enregistrés.
  • Premier épisode avec le générique Arsenic Blues : Les Cheveux en quatre (épisode 3) diffusé le 9 mars 1958.
  • Épisodes 6 à 20 : format 90 minutes (dont 5 minutes pour les candidats), tournage en studio en direct plus séquences enregistrées.
  • Premier épisode sans candidats : Épreuves à l'appui (épisode 21) diffusé le 6 juin 1961 (épisode 21).
  • Premier épisode non réalisé par Claude Loursais : Le Tzigane et la Dactylo (épisode 24) diffusé le 17 avril 1962.
  • Premier épisode tourné en couleur mais conservé en noir et blanc : Chassé croisé (épisode 52) diffusé le 3 février 1972[6]
  • Premier épisode diffusé en couleur : Meurtre par la bande (épisode 53) diffusé le 4 mai 1972.
  • Dernier épisode avec Bourrel (Raymond Souplex décède en cours de tournage) : Un gros pépin dans le chasselas (épisode 56) diffusé le 7 novembre 1973.
  • Dernier épisode réalisé par Claude Loursais : À bout de course (épisode 91) diffusé le 23 février 1983.

Romans[modifier | modifier le code]

Pas de témoin pour Bourrel (1972) de Yves Louvin - Collection Point Rouge

Bourrel connaît la musique (1972) de Claude Loursais - Collection Point Rouge

Les 5 Dernières minutes de Bourrel, Dupuy et leur planton Coulomb, souvenirs et enquêtes inédites de la célèbre série (octobre 2012) de Frédéric Parisse - Editions L'HARMATTAN - narre l'histoire des "Bourrel" (1958/1972) grâces aux témoignages et anecdotes d'artistes, scénaristes et réalisateurs comme de l'auteur, et comprend deux enquêtes inédites transposées en roman (milieux sociaux choisis : les grandes surfaces en région parisienne et La Poste à Rouen) avec, comme du temps de Bourrel, la possibilité grâce à un indice de découvrir soi-même le ou la coupable...

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Et non pas « Bon sang ! », expression que l'on ne retrouve sur aucun épisode publié, mais qui en revanche est celle utilisée dans divers pastiches de cette émission dont ceux imaginés par Gotlib dans la Rubrique-à-brac.
  2. Renommé dans les anthologies La Clé de l'énigme. Sa première place chronologique ne lui sera pas toujours conservée.
  3. Que l'on retrouve presque à l'identique dans la pièce de Dominique Nohain Le Troisième Témoin.[pas clair]
  4. Indicatif : image et son Les Cinq Dernières Minutes.
  5. Dans l'anthologie en DVD, il occupe curieusement la 19e position.
  6. De même pour Le diable l'emporte (épisode 54) diffusé le 10 novembre 1972. Le blanc des lettres du générique est remplacée par une teinte correspondant à la diffusion en noir et blanc d'une couleur.[réf. nécessaire]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]