Éperon barré

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L’éperon barré est une avancée d'un relief, un éperon, coupée par un retranchement (mur de pierres sèches, palissade, fossé…), afin d'y établir un habitat.

Description[modifier | modifier le code]

Il s'agit des premières traces de fortifications, les plus anciennes datant du Néolithique moyen, comme en témoignent les sites de Chassey-le-Camp, du Châtelet d'Étaules[1] (Étaules, Côte-d'Or) et le camp de César à Catenoy.

L'habitat en éperon barré est la forme la plus fréquente de l'« habitat fortifié de hauteur », les autres formes étant l'« habitat en rebord de plateau » et l'« habitat au sommet d'une colline »[1]. Ces habitats sont souvent désignés sous le terme de « camp ».

Ce type de fortifications a pu ensuite donner naissance aux oppida celtiques, voire aux châteaux forts médiévaux.

Par exemple, vers 500 avant J-C, des Celtes se réfugiaient, en cas de danger momentané, dans l'éperon barré de Lostmarc'h, véritable camp retranché situé dans la Presqu'île de Crozon, qui servit encore de refuge à des populations médiévales comme en témoigne la construction subsistante au cœur de l'éperon[2].

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Exemples[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b J.P. Nicolardot, L'habitat fortifié pré- et protohistorique en Côte-d'Or, Dijon, Revue Archéologique de l'Est,‎ 2003
  2. http://www.crozon-bretagne.com/tourisme/decouverte/crozon/eperon-barre-lostmach.php

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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