Ernest du Laurens de la Barre

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Ernest du Laurens de la Barre est né à Quimperlé le 8 août 1819 et décédé au manoir de Coat ar Roc'h en Commana le 18 décembre 1881 est un conteur et écrivain breton qui a en particulier retranscrit en langue française de nombreux contes et légendes jusque-là transmis oralement en langue bretonne dans la région des Monts d'Arrée et du Haut Léon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le nom de la famille vient de la commune de Sourdeval (Manche), dénommée antérieurement paroisse de Sourdeval-la-Barre, dont la famille était originaire au XVIe siècle[1].

Fils d'Alexandre-Marie-François du Laurens de la Barre (né le 21 octobre 1783 à Landévennec, contrôleur puis lieutenant des douanes à Lorient (Morbihan) et de Marie-Anne-Louise (dite Nancy) Guegot de Traoulen (née le 23 avril 1791 à Champtocé-sur-Loire (Maine-et-Loire) mais dont le père était originaire du manoir du Cosquer en Plougonven), il fait ses études secondaires au collège de Quimperlé, puis des études de droit à Rennes, prenant l'habitude d'aller passer ses vacances au manoir de Coat ar Roc'h dans la propriété de son grand-père paternel Antoine-Marie-François-Jacques du Laurens de la Barre, né le 11 septembre 1756 à Locmaria an Hent (commune de Saint-Ivy désormais), ancien sénéchal de Concarneau, et qui fut lui-même juge de paix à Sizun avant de décéder au manoir de Coat ar Roc'h en Commana le 22 décembre 1824[2]. C'est alors qu'il commença à s'intéresser aux contes et légendes racontés par les paysans des environs.

Ernest Laurens de la Barre s'est marié le 28 octobre 1846 avec Élisa Sidonie Ply (née le 16 octobre 1821 à Clermont (Oise) et décédée le 12 octobre 1905) dont il eut deux enfants Ernest-Marie-André du Laurens de la Barre, né le 1er novembre 1848 à Nozay (Loire-Atlantique) et Félix-Alexandre-Jean-Marie du Laurens de la Barre, né en 1852.

Il fut notaire à Vannes (à cette époque, en 1862, il fit édifier l'élégante Villa Saint-Guen au nord de la ville), puis juge de paix à Sizun (c'est alors qu'il fit ensuite entièrement restaurer le manoir de Coat ar Roc'h en Commana, où il s'installa définitivement à partir de 1874).

Lorsqu'il décéda, ses fermiers et ses voisins tinrent à le porter eux-mêmes depuis le manoir de Coat ar Roc'h jusqu'au bourg de Commana pour l'inhumer derrière le chevet de l'église.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

La page de couverture de Fantômes bretons

Conteur et écrivain breton, il est l'auteur de plusieurs recueils de contes bretons, ainsi que de travaux historiques sur la Bretagne et ses traditions, dont :

  • Histoire élémentaire et abrégée de la Bretagne ;
  • Histoire de Châteaubriant et de ses barons ;
  • Les veillées de l'Armor (1857) ; cet ouvrage contient plusieurs contes comme Le hucheur de nuit , Le testament du recteur, Le diable boiteux, etc. ;
  • Sous le chaume (1863); cet ouvrage contient plusieurs contes dont La pierre tremblante de Trégunc, Le bassin d'or, Les aventures du seigneur Tête de Corbeau, M. Tam Kik, etc. ;
  • L'Imitation et la Vie de Jésus-Christ ;
  • Fragments poétiques ;
  • Itinéraire pittoresque de Vannes à Quiberon ;
  • Excursion à Saint-Gildas de Rhuys (vendu au profit des pauvres) ;
  • Itinéraire pittoresque de Vannes à Sainte Anne d'Auray ;
  • Fantômes bretons (1879)[3] ; cet ouvrage contient entre autres les contes L'homme emborné, Une chaise en enfer, Les poires d'or, Trémeur ou l'homme sans tête, etc. ;
  • Nouveaux fantômes bretons (1885); cet ouvrage contient les contes suivants : Le filleul de la mort, L'heureux voleur, Le géant Hok-Bras, Aventures de Iann-Houarn, La volonté de Dieu, etc.[4] ;
  • Où courons-nous ? Méditations sur le temps actuel ;
  • Contes populaires de Bretagne ;
  • Contes et légendes de Basse-Bretagne (parmi les contes contenus dans cet ouvrage : Trémeur ou l'homme sans tête[5] qui est le récit légendaire de la vie de saint Trémeur).

Commémoration[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Olivier du Laurens, né le 10 octobre 1559 à Sourdeval-la-Barre et décédé en 1630 fut avocat au bailliage de Mortain, député à Rouen en 1583 pour la Révision de la Contenance de Normandie, trésorier de l'église de Sourdeval en 1584, voir http://gw1.geneanet.org/ferykuff?lang=fr;pz=yannick;nz=ferry;ocz=0;p=olivier;n=du+laurens+de+la+barre
  2. http://legendeseurope.free.fr/bibliographie/biblio.htm
  3. http://fr.wikisource.org/wiki/Fant%C3%B4mes_bretons
  4. Cet ouvrage a été réédité : Ernest du Laurens de la Barre, Nouveaux fantômes bretons, contes, légendes et nouvelles, éditions Pyrémonde, 2008 [ISBN 2-84618-567-0]
  5. consultable http://touslescontes.com/biblio/conte.php?iDconte=414