Primelin

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Primelin
Prevel
Le Loc'h, plage et port marquant la limite entre les communes de Primelin et Plogoff.
Le Loc'h, plage et port marquant la limite entre les communes de Primelin et Plogoff.
Blason de PrimelinPrevel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Pont-Croix
Intercommunalité Communauté de communes du Cap-Sizun
Maire
Mandat
Alain Donnart
2014-2020
Code postal 29770
Code commune 29228
Démographie
Gentilé Primelinois
Population
municipale
739 hab. (2012)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 35″ N 4° 36′ 36″ O / 48.026389, -4.6148° 01′ 35″ Nord 4° 36′ 36″ Ouest / 48.026389, -4.61  
Altitude Min. 0 m – Max. 59 m
Superficie 8,67 km2
Localisation

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Prevel

Primelin [pʁimlɛ̃] (en breton : Prevel) est une commune française du Cap Sizun, dans le département du Finistère, en région Bretagne.

L'adjectif dérivé est primelinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Primelin est une commune de la baie d'Audierne, limitrophe de Plogoff, à l'ouest, Cléden-Cap-Sizun et Goulien au nord, et Esquibien, à l'est, bordée au sud par l'Océan Atlantique, sur lequel s'ouvrent les petits ports de Porstarz, au sud, et du Loc'h, à l'ouest.

Histoire[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Violant, ancien commis au greffe de la juridiction du marquisat de Pont-Croix, ouvrit une école à Primelin (abandonnant celle qu'il tenait antérieurement à Beuzec-Cap-Sizun) en vertu de la loi du 5 nivôse an II (25 décembre 1793) qui rendait l'école primaire obligatoire et gratuite. Le 12 pluviôse an II (31 janvier 1794) il déclare : « Je le dirai que j'ai 40 élèves qui fréquentent mes écoles avec la plus grande assiduité (...). La municipalité a fait et fait tout ce qui est en elle pour me seconder en cette partie »[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
815 795 841 1 059 1 122 1 169 1 206 1 307 1 278
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 344 1 402 1 469 1 363 1 474 1 403 1 424 1 500 1 526
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 608 1 634 1 642 1 546 1 521 1 544 1 580 1 370 1 354
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 264 1 177 1 085 1 023 931 787 750 744 742
2012 - - - - - - - -
739 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Tous les ans, pendant trois jours à l'Ascension, Primelin héberge l'un des huit sites du Mondial Pupilles de Football.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'éperon barré de la pointe du Kastel datant de l'âge du fer[4].
  • L'église paroissiale Saint-Primel, au bourg de Primelin. L'édifice actuel date du XVIIIe siècle (entre 1773 et 1776), avec utilisation de nombreuses pierres de l'édifice précédent construit au XVIe siècle. Le clocher, daté de 1776, est de type baroque, amorti par un dôme à lanternon. Une tourelle octogonale donne accès à la galerie à balustrade classique. Le porche latéral sud, comme celui de la chapelle de Saint-Tugen, a son tympan ajouré. Le pardon de Saint Primel est célébré le premier dimanche du mois d'août.
  • La chapelle Saint-Tugen, au lieu-dit Saint Tugen. Dominé par une tour monumentale haute de 28 mètres, l'édifice actuel long de 29 mètres et large de 25 mètres été construit entre 1535 et 1582 sur le site d'une ancienne chapelle tréviale mentionnée en 1118, à l'initiative du seigneur de Lézurec, René du Menez. Devant l'affluence des pèlerins, elle a été agrandi plusieurs fois entre 1610 et 1750. Marguerite d'Angoulême, sœur de François Ier et grand-mère d'Henri IV, y vint en pèlerinage. Un enclos, dont la partie sud contient un cimetière encore en usage, entoure cette chapelle qui a été classée le 23 juillet 1909, alors dans un état lamentable. Elle fut restaurée avec le concours des fidèles et d'un ancien missionnaire à Haïti, l'abbé Henri Velly, qui se fixa à Saint-Tugen en 1913 et y mourut le 8 mars 1933. Il est l'auteur d'une monographie sur saint Tugen. Ce saint est invoqué comme intercesseur contre la rage (aussi bien la rage de dents que la maladie transmise par morsure d'un animal enragé). Le pardon de saint Tugen a lieu le dimanche précédant la fête de saint Jean, le 24 juin. Le peintre Oscar Chauvaux, qui fut conservateur du musée de Locronan, a représenté la chapelle Saint-Tugen ; la toile se trouve au musée du Faouët.
  • La chapelle Saint-Théodore, au lieu-dit Saint-Théodore. Édifice de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés et clocheton à dôme, datant de 1672, restauré à la fin du XIXe siècle par les soins de Mgr Théodore Lamarche, évêque de Quimper et Léon. Le pardon a lieu le troisième dimanche de septembre.
  • La chapelle Saint-Chrysanthe, dans la vallée nord-est du hameau de Kerscoulet. Ce petit édifice de plan rectangulaire, avec chevet arrondi et clocheton à dôme, reconstruit en 1856, comporte une fontaine à l'entrée. Le pardon est célébré le dimanche précédant la fête de l'Ascension.
  • Le manoir de Lézurec entre les lieux-dits Loval et Croix-Denis ; une chapelle dans ce manoir est dédiée à sainte Marguerite et désaffectée depuis longtemps. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire, avec chevet arrondi et clocheton à dôme. Il porte la date 1626 au-dessous de la niche extérieure qui abrite la statue en pierre de la sainte.
  • Le monument aux morts de Primelin est un des rares monuments aux morts d'inspiration pacifiste du Finistère. Œuvre de Véronique Millour et Philippe Meffroy, il représente un enfant qui repousse et ébranle une pile de quatre blocs symbolisant les guerres du passé ; un cinquième bloc vierge, à terre, invite à ne pas reconstruire le mur et à ne jamais y poser le dernier bloc. Il fut inauguré le 11 novembre 1994.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri Royer (peintre), né en 1870, artiste peintre, professeur à l'école nationale supérieure des Beaux-Arts, membre du Conseil supérieur de l'enseignement des Beaux-Arts, ancien vice-président des Artistes Français, officier de la Légion d'honneur depuis 1931, a séjourné à Saint-Tugen. (cf. journal L'Ouest-Éclair du 10/11/1938). Le tableau EX-VOTO représente une scène dans la chapelle de Saint-Tugen.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Envorioù ur c'haper droch, Eugène Chalm, Hor Yezh, 1984 (souvenirs d'un capiste sot), ouvrage en breton, dans lequel l'auteur, né en 1919, instituteur en retraite, raconte ses souvenirs d'enfance à Primelin dans le hameau de Kerscoulet, et rapporte aussi ceux de sa mère et de sa grand-mère. Prix Roparz Hemon en 1998.
  • Ur breizhad skolaer er Mezven 1938-1942, (un Breton, instituteur en Mayenne) Eugène Chalm, Hor Yezh, 2000, (ISBN 2-910699-36-6), récits personnels, souvenirs de jeunesse à Primelin et en Mayenne, avant et pendant la guerre.
  • La chapelle Saint-Tugen en Primelin, Toscer. C., Mémoires de la Société d'archéologie et d'histoire de Bretagne, 1987.
  • Saint-Tujan au Cap-Sizun, chanoine H. Pérennès, paru en 1936, réédité en 2005 par Le Livre d'Histoire, monographies des villes et villages de France, (ISBN 2-84373-303-0).
  • La Révolution au fond du Cap-Sizun de l'abbé Corentin Parcheminou, paru en 1935, réédité en 2003 par Le Livre d'Histoire-Lorisse, Paris, (ISBN 2-84373-286-7).


Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Bernard, L'enseignement primaire dans le district de Pont-Croix (Finistère) en l'an II et en l'an III, revue "Annales de Bretagne", 1936, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115337d/f172.image.r=Plogoff.langFR
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012
  4. L'ouest de la Cornouaille dans les tourments de l'histoire, guide de découverte sur le patrimoine fortifié du Pays Bigouden, du Cap-Sizun et du Pays de Douarnenez, Syndicat Mixte, Pointe du Raz, (ISBN 9782952581004), p. 2, et voir : Plan d'interprétation du patrimoine bâti de l'ouest de la Cornouaille.