Trégunc

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Trégunc
Port de Trévignon.
Port de Trévignon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Concarneau
Intercommunalité Concarneau Cornouaille Agglomération
Maire
Mandat
Olivier Bellec[1]
2014-2020
Code postal 29910
Code commune 29293
Démographie
Gentilé Trégunois, Trégunoise ou
Tréguncois, Tréguncoise
Population
municipale
6 905 hab. (2011)
Densité 136 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 20″ N 3° 51′ 10″ O / 47.855556, -3.852778 ()47° 51′ 20″ Nord 3° 51′ 10″ Ouest / 47.855556, -3.852778 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 89 m
Superficie 50,61 km2
Localisation

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Liens
Site web Le site officiel de la ville de Trégunc

Trégunc [tʁegœ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. C'est l'une des communes les plus grandes du Finistère, qui regroupe de nombreux villages ou hameaux. On peut mentionner plusieurs plages de sable fin, une zone naturelle protégée pour la faune et la flore autour des marais de Trévignon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune de Trégunc dans le Finistère.

La commune de Trégunc est située sur le littoral Atlantique, dans le Finistère, au sud de Concarneau et à l'ouest de Pont-Aven. Le Bourg, situé à l'intérieur des terres, occupe une position excentrée au nord de la commune. La côte est constituée de plages et de pointes rocheuses. Entre les pointes de la Jument, à l'ouest, et de Trévignon, à l'est, la côte est basse et forme un cordon dunaire rectiligne de 6 km de long. Plusieurs étangs, en fait des marais maritimes, appelés localement loc'h, se sont créés à l'arrière de ce cordon sableux. Les plus importants se nomment Loc'h Louargar et Loc'h Coziou. Il s'agit d'une zone naturelle protégée depuis 1982 où les eaux salées et douces provenant de la mer et des cours d'eau côtiers se mélangent. À l'est de la pointe de Trévignon, s'étendent des falaises et des plages plus courtes : plage de Trez Cao, plage de Don, plage de Kersidan. La pointe de Trévignon, sur laquelle se dresse un « ancien fort », s'avance dans l'océan en direction du sud-ouest, et constitue le point le plus au sud de la commune.

Communes limitrophes de Trégunc
Concarneau Melgven Pont-Aven
Trégunc Pont-Aven
Océan Atlantique Océan Atlantique Nevez

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes attestées sont Treguent (1038), Treguenc (1084), Treguenc (XIe siècle), Treguenc (1112), Treguent (XIIe siècle), Tregunc (1270), Trefguen (1368), Trefguenc (1368), Tresguenc (1368), Tregueuc (1370), Treguenc (1516), Treguenc (1536), Treguen (1630).

Le nom de la commune en breton est Tregon[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Kergunus[modifier | modifier le code]

Le plan du château-fort disparu de Kergunus (dessin de Jean-Marie Abgrall)

La seigneurie de Kergunus appartenait depuis le XIVe siècle aux seigneurs de Kerymerch (en Bannalec), puis à la famille de Guer à partir de 1603. Un membre de cette famille, Alain de Guer, devint en 1657 marquis de Pont-Callec ; son petit-fils, Chrysogone-Clément de Guer, troisième marquis de Pont-Callec, fut l'un des meneurs de la Conspiration de Pontcallec. Cette seigneurie avait un pouvoir de juridiction (au moins de basse justice), qui subsistait encore en 1789[3].

Les vestiges du vieux château fortifié de Kergunus ont été retrouvés « à un kilomètre au Nord du bourg de Trégunc, à 400 mètres au-delà du grand menhir de Kerangallou, [dans] le bois taillis de Kergunus » à la suite d'un abattage de bois par le chanoine Jean-Marie Abgrall en 1906[4].

« La forme générale de l'enceinte est un pentagone irrégulier, se rapprochant plutôt du triangle ; la longueur intérieure de ce qu'on pourrait appeler l'axe est de 50 m ; la largeur maxima, 37 m. Cette enceinte est formée de retranchements de terre, avec douves au sud-ouest et au sud, retranchements qui en certains points ont 5, 6 ou 7 m de hauteur au-dessus du fond des douves. (...) Aux angles ouest, nord-est et sud-est sont des tours rondes de 4 m de diamètre, celle de l'ouest formant une sorte d'éperon. (...) La maçonnerie de cette tour, ainsi que celle des murs d'enceinte, est faite en moellons de gneiss micacé (...). Le mortier est simplement de l'argile ou de la terre glaise ; on ne trouve pas la moindre trace de chaux, ce qui doit faire attribuer à cet établissement une date antérieure au XIIe siècle. (...) La forteresse de Kergunus (...) n'est pas (...) une véritable motte, c'est plutôt un plateau fortifié, pris dans une sorte de promontoire qui s'avance dans le vallon. (...) Il semble que cet établissement appartient à la famille des châteaux et mottes du Xe siècle et XIe siècle[5]. »

Le pillage de La Dame Regineau[modifier | modifier le code]

Le , La Dame Regineau, un navire suédois de Wismar de cent tonneaux fait naufrage aux Glénan et son épave dérive jusqu'à Trégunc. Le lieutenant de l'Amirauté René Ranou décrit ainsi le pillage de l'épave :

« Au long de la côte était une multitude de personnes de différents sexes, hommes, femmes et enfants, au nombre de trois cents personnes, presque toutes ayant des brocs, pots ou autres vases, et plusieurs armés de haches et bâtons, auxquelles nous avons représenté que le port de pareilles armes ne leur était point permis et annonçait de mauvais desseins sur ce bâtiment. Mais inutilement les avons requis de se retirer, même d'emporter leurs pots et autres vases, et sur ce que nous avons demandé les noms du procureur terrien de la paroisse de Trégunc, des gardes-côtes et des officiers, ces gens nous ont répondu qu'ils étaient absents de la paroisse. Et autour de la coque du bâtiment nous avons vu cinq chaloupes qui en retiraient des barriques, lesquelles nous avons fait héler pour se rendre à terre, à quoi elles n'ont porté aucun état et ont mis à la voile faisant route vers les Glénan[6]. »

Révolution française[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 16 au 17 floréal an IV (5 au ), « des inconnus pénètrent chez Jean-Julien-Marie Robert, notaire et président du canton de Trégunc et l'assassinèrent. Ils coupèrent en outre l'arbre de la liberté et commirent un vol chez Luc Martin »[7]. Il s'agissait d'une bande de chouans, probablement dirigée par Jean François Edme Le Paige de Bar.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , un avion américain s'écrase sur le territoire de la commune de Trégunc, les deux aviateurs, ayant sauté en parachute, atterrissent dans la commune voisine de Névez. Le , les cadavres de quatre aviateurs américains dont l'avion s'est perdu en mer aux large de l'archipel des Glénan, sont trouvés au large de la passe de Trévignon en Trégunc[8].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
1801 1816 Joseph Marie Prouhet    
1816 1830 Philippe Balthazar De Bonafos    
1830 1870 Joseph Marie Prouhet    
1870 1878 Joseph Marie De Lalande De Calan    
1878 1887 Joseph Marie Prouhet    
1887 1889 Jean Marie Le Mat    
1889 1890 Henri Charles Marie Ponthier de Chamaillard Conservateur Sénateur de 1897 à 1908
1890 1891 Charles de Calan    
1891 1899 Jean Marie Le Mat    
1899 1919 Marc Quentel    
1919 1943 Jean Marie Carduner    
1943 1944 André Louis Normand   Nommé par le gouvernement de Vichy.
1944 1945 Jean Marie Carduner   Retrouve son mandat à la libération de Trégunc, le 8 août 1944.
1945 1959 Michel Navinet    
1959 1971 Auguste Picart    
1971 1989 Paulette Lecroc    
mars 1989 mai 1998 Jean Lozac'h PS  
mai 1998 mars 2014 Jean-Claude Sacré PS  
mars 2014 mars 2020 Olivier Bellec PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Trégunc est jumelée avec[10] :

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Trégunc compte 6 751 habitants (soit une augmentation de 6 % par rapport à 1999). La commune occupe le 1 441e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 451e en 1999, et le 24e au niveau départemental sur 283 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Trégunc depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 2007 avec 6 751 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 146 2 522 2 531 2 782 3 029 3 086 3 204 3 462 3 481
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 540 3 484 3 528 3 600 3 697 3 809 3 860 4 165 4 470
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 703 4 848 4 991 4 763 4 878 4 675 4 802 4 889 4 795
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
5 002 4 790 5 155 5 909 6 130 6 354 6 704 6 799 6 905
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (31,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,6 %, 15 à 29 ans = 12,2 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 23,7 %, plus de 60 ans = 28,3 %) ;
  • 51,5 % de femmes (0 à 14 ans = 15,4 %, 15 à 29 ans = 10,7 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 22,6 %, plus de 60 ans = 33,7 %).
Pyramide des âges à Trégunc en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,4 
7,6 
75 à 89 ans
11,9 
20,6 
60 à 74 ans
21,4 
23,7 
45 à 59 ans
22,6 
19,3 
30 à 44 ans
17,6 
12,2 
15 à 29 ans
10,7 
16,6 
0 à 14 ans
15,4 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises trégunoises[modifier | modifier le code]

Enseignement à Trégunc[modifier | modifier le code]

Les écoles primaires et maternelles[modifier | modifier le code]

  • École maternelle et élémentaire publique Marc Bourhisː l'école accueille 164 élèves.
  • Groupe scolaire René-Daniel (à Saint-Philibert)ː les effectifs sont de 43 élèves pour l'école maternelle et de 78 élèves pour l'école primaire.
  • École Saint Michel (privé)ː les effectifs sont de 92 élèves pour l'école maternelle et de 130 élèves pour l'école primaire.
  • École Diwan (privé)ː les effectifs sont de 20 élèves pour l'école maternelle et de 17 élèves pour l'école primaire.

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

  • Collège et lycée Saint Marc (annexe de l'ensemble Scolaire privé Saint Joseph de Concarneau)ː Les effectifs sont de 166 élèves pour le collège Saint-Marc et de 97 élèves pour le lycée professionnel Saint-Marc.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 16 novembre 2012.

À la rentrée 2013, 32 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan (soit 5% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [15].

Monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le petit train de Pont-Aven, Annick Fleitour, Éditions Ressac, Quimper, 1999. (Historique de la petite ligne de chemin de fer à voie étroite qui desservait Trégunc de 1908 à 1936)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Municipales à Trégunc. Olivier Bellec, élu maire , ouest-france.fr, 29 mars 2014. Consulté le 30 mars 2014. ]
  2. « Résultats concernant « Trégunc » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le 21 octobre 2013).
  3. http://patrimoinetregunc.blogspot.fr/2011/06/le-chateau.html
  4. Jean-Marie Abgrall, Vestiges du vieux château de Kergunus en Trégunc, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f238.image
  5. Jean-Marie Abgrall, Vestiges du vieux château de Kergunus en Trégunc, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f238.image
  6. Cité par Christian Enjolras et André Juillard, "L'archipel de Glénan", éditions du Chasse-Marée, Douarnenez, 2007, [ISBN 978-2-3535-7019-5]
  7. Daniel Bernard, Recherches sur la Chouannerie dans le Finistère, revue "Annales de Bretagne", 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115338s/f113.image.r=Perguet.langFR
  8. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6]
  9. « Liste des maires », sur archives-finistere.fr du Conseil général du Finistère (consulté le 23 avril 2013)
  10. Jumelage
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  13. « Évolution et structure de la population à Trégunc en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  15. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm