Île du Levant

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Île du Levant
Côte ouest de l'île du Levant
Côte ouest de l'île du Levant
Géographie
Pays Drapeau de France France
Archipel Îles d'Hyères
Localisation Mer Méditerranée
Coordonnées 43° 01′ 48″ N 6° 28′ 18″ E / 43.03, 6.47166743° 01′ 48″ N 6° 28′ 18″ E / 43.03, 6.471667  
Superficie 9 km2
Géologie Île continentale
Administration
Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Commune Hyères
Démographie
Population 100 hab. (2004)
Densité 11,11 hab./km2
Plus grande ville Héliopolis
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+1

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Île du Levant
Île du Levant
Îles de France

L’île du Levant, aussi appelé le Levant est une île française située au large du département du Var, face à la corniche des Maures en Méditerranée. Elle est la plus orientale des îles d'Hyères (appelées aussi les îles d'Or en raison du scintillement des micaschistes au soleil) et est voisine de l'île de Port-Cros. Comme les autres îles d'Hyères, l'île du Levant fait partie du territoire de la commune d'Hyères.

De taille pratiquement égale à celle de Porquerolles, l'île du Levant se présente sur une longue arête rocheuse de 8 km de long et seulement 1 km de large mais seul un dixième de l'île est accessible au public.

Sommaire

Histoire [modifier]

En 1855, comte Henri de Pourtalès (1815-1876) rachète l'île du Levant. En 1860, il est autorisé à y créer une colonie pénitentiaire pour enfants afin d'exploiter l'île. Les premiers arriveront en février 1861. Les bagnes pour mineurs furent autorisés par Napoléon III dans le but de vider les villes des orphelins, enfants abandonnées et jeunes mendiants. La colonie pénitentiaire du Levant (colonie agricole de Sainte-Anne) fonctionnera pendant 17 ans (1861-1878)[1]. Pendant cette période, une centaine d'enfants, soit 10 % des effectifs totaux mourront sur l'île. Récemment, une plaque commémorative a été posée.

En 1878, Simon Philippart devient le propriétaire de l'île. Deux ans plus tard, elle échoit à Edouard Otlet, entrepreneur belge dans les tramways qui en fait sa résidence secondaire[2]. Ses garçons Paul et Maurice y passeront plusieurs étés. Le jeune Paul Otlet (1868-1944) s'y épanouit pleinement et élabore une ébauche de Musée. En 1884, il publie l'île du Levant[3].

En 1931 fut créé Héliopolis (20 ha) par les docteurs Gaston et André Durville, un des premiers villages naturistes d'Europe sur une île.

Le village d'Héliopolis [modifier]

Île du Levant
Pancarte signalant une zone naturiste

Pour la baignade exclusivement naturiste, l'île possède une petite plage (plage des Grottes), sinon on se baigne à partir des rochers (bain de Diane). Être nu est permis (et prévu) partout sur la partie publique de l'île, sauf à proximité immédiate du port et sur la place du village. À ces endroits, il est nécessaire de porter un paréo ou un string. Dans les restaurants en dehors du centre du village, on est habillé bien que le « topless » ou le minimum est toléré[4],[5].

Centre d'Essais de Lancement de Missiles [modifier]

Article détaillé : DGA Essais de missiles.
Plaques posées dans le cimetière qui se trouve dans la partie militaire de l'île

La majeure partie de l'île (80 %) appartient à l’État .Elle sert de centre d'essai pour les lancements de missiles pour le compte de la Direction Générale de l'Armement.

Au mois d'octobre 1950, la Marine nationale installe une petite station de lancement rudimentaire, créant le Centre d'essais et de recherche d'engins spéciaux (CERES)[6].

En 1955, la responsabilité des essais est confiée au Groupe technique d'engins spéciaux (GTES).

Placé, en janvier 1962, sous l'autorité de la Directeur des recherches et moyens d'essais (DRME), le GTES prend en charge l'exploitation du polygone de la Renardière. Un peu plus tard, après un regroupement du CERES, du GTES et de la Renardière, le centre prend le nom de Centre d'essais de la Méditerranée (CEM).

Bien que dépendant des militaires, le CERES a été utilisé dès 1956 pour le lancement de fusées pour la recherche scientifique de la société ATEF ou de l'ONERA, avant que le CNET, puis le CNES procèdent à des lancements de fusées Centaure.

Le CEM a fusionné officiellement le 1er janvier 2005 avec le CEL (Centre d'essais des Landes) et le Gerbam pour devenir le CELM (Centre d'essais de lancement de missiles), appelé DGA Essais de missiles depuis le 1er janvier 2010.

Du fait de ces activités d'état, l'île du Levant est placée dans la zone aéronautique P63 qui interdit formellement le survol de l'île par tout aéronef non autorisé.

Activités [modifier]

Plage de l'île du Levant
Arrivée sur la zone civile de l'île du Levant

Il existe aussi une réserve naturelle anciennement Réserve Naturelle Volontaire créée en 1993, le Domaine des Arbousiers[7], créée en 1993.

On y trouve aussi le Phare du Titan, sur le cap du Pauvre Louis à l'extrême est de l'île.

L'île comporte également un centre UCPA consacré à la pratique de la plongée sous marine et accessible à partir du niveau 1 CMAS.

Anecdotes [modifier]

Lieux historiques [modifier]

  • Fort Napoléon (1813)

Notes et références [modifier]

  1. Claude Gritti, les enfants de l'île du Levant, Paris, Lattès, 1999, 349 p.
  2. Françoise Levie, L'homme qui voulait classer le Monde. Paul Otlet et le Mundaneum, Les Impressions Nouvelles, Bruxelles, 2007, pp.23-27
  3. Paul Otlet, L'Ile du Levant, typographie et lithographie E. Guyot, 39 pages
  4. Arrêté municipal d'Hyères N° 25, 14 mars 1978; modifié le 20 avril 2005.
  5. Var-Matin, 14 juin 2008.
  6. Œuvre historique collective, dont Jean-Claude Pecker, préface de Jacques Blamont, avant-propos de Yannick d'Escatha, etc., Les débuts de la recherche spatiale française : au temps des fusées-sondes, Paris, Éditions Édite pour l'Institut français d'histoire de l'espace, 2007 (ISBN 978-2-84608-215-0) 
  7. Domaine des Arbousiers
  8. Revue Science et Nature, hors série, avril 1995, p. 19.

Voir aussi [modifier]

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Bibliographie [modifier]

  • Claude Gritti, Les Enfants de l'île du Levant, 1999, Éditions Jean-Claude Lattès
  • Hélène Goldet et Frédéric Capoulade, Ile du Levant : Héliopolis, Histoire d'un village expérimental devenu un jardin d'essai, 2012, Éditions Syndicat d'Administration d'Héliopolis

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]