Insurrection djihadiste au Nigeria

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Insurrection djihadiste au Nigeria
     Contrôlé par le Nigeria et ses alliés      Expansion maximale de Boko Haram en 2014
Informations générales
Date - en cours
5 ans 11 mois et 8 jours
Lieu Nord du Nigeria, territoires frontaliers du Cameroun, du Niger et du Tchad
Issue en cours
Belligérants
Drapeau du Nigeria Nigeria
Drapeau du Cameroun Cameroun
(depuis 2014)
Drapeau du Tchad Tchad
(depuis 2015)
Drapeau du Niger Niger
(depuis 2015[1])
ShababFlag.svg Boko Haram
Flag of Ansaru.svg Ansaru
Commandants
Drapeau du Nigeria Umaru Yar'Adua
Drapeau du Nigeria Goodluck Jonathan
Drapeau du Nigeria Muhammadu Buhari
Drapeau du Nigeria Kenneth Minimah
Drapeau du Cameroun Paul Biya
Drapeau du Cameroun Jacob Kodji
Drapeau du Tchad Idriss Déby
Drapeau du Tchad Ahmat Darry Bazine
Drapeau du Tchad Yaya Daoud
Drapeau du Tchad Mahamat Idriss Déby Itno
Drapeau du Niger Mahamadou Issoufou
Drapeau du Niger Moussa Salaou Barmou
ShababFlag.svg Mohamed Yusuf
ShababFlag.svg Abubakar Shekau
Flag of Ansaru.svg Abu Usmatul al-Ansari
Forces en présence
Drapeau du Nigeria
Forces armées nigérianes :
162 000 hommes[2]
• 80 000 militaires[2]
• 82 000 paramilitaires[2]
(effectif total)

15 000 hommes[3]
(effectifs dans l'État de Borno)

Police nationale nigériane:
372 000 hommes
(effectif total)

Milices d'autodéfense

Mercenaires sud-africains
~ 200 à 400 hommes[4]

Drapeau du Cameroun
Armée camerounaise :
45 000 hommes[5]
(effectif total)

6 000 hommes[6]
(effectif déployé à l'extrême nord)

Drapeau du Tchad
5 000 hommes[7]
ShababFlag.svg
6 000 à 30 000 hommes[2],[3],[8],[9]

Flag of Ansaru.svg
2 000 à 3 000 hommes[8]
Pertes
Drapeau du Nigeria
420+ morts[14]
(armée et police nigériane)

206+ morts[14]
(milices d'autodéfense nigérianes)

Drapeau du Cameroun
33 morts[5]
(juin - décembre 2014)

Drapeau du Tchad
71 morts
416 blessés
(3 février - 10 avril 2015)[7]

Drapeau du Niger
24 morts
38 blessés
(6 février - 8 mars 2015)[15]
ShababFlag.svg
1 000 morts[16]
(en juillet 2009, selon Boko Haram)

500+ morts
(en 2013, selon le Nigeria)

300+ morts
(en 2014, selon le Nigeria)

3 000+ morts
(en 2015, selon les armées nigériane, tchadienne, nigérienne et camerounaise)
Total :
15 000 morts au moins

Victimes civiles de Boko Haram :
7 000 morts au moins selon Human Rights Watch, de juillet 2009 à mars 2015[10],[11]
5 500 morts au moins selon Amnesty International de janvier 2014 à avril 2015[12]

Exactions l'armée nigériane :
8 000 morts au moins selon Amnesty International, de mars 2011 à janvier 2015[13]
Batailles
1er Bauchi · 1er Maiduguri · 2e Bauchi · 1re Damaturu · Ajilari · Kano · 1er Baga · Gashua · 1er Bama · Dawashe · Monguno · Benishiek · Kasiya · Kangarwa · Alagarno · 2e Damaturu · Mainok · Bita · 2e Maiduguri · Digil · 2e Bama · 1er Damboa · 1er Fotokol · Giwa · Bulanbuli · Buni Yadi · Tourou · 2e Damboa · Bargaram · 1re Kolofota · 1re Gwoza · 1re Gamboru Ngala · 2e Fotokol · 3e Bama · 1re Konduga · Amchidé et Limani · 1re Malam Fatori · 3e Damaturu · Amchidé · Achigachia · 2e Baga · 2e Kolofata · 3e Maiduguri · 1re Monguno · Bodo · 4e Maiduguri · 2e Gamboru Ngala · 3e Fotokol · Bosso · 3e Gamboru Ngala · Ngouboua · 2e Monguno · Waza · 1re Dikwa · 1re Karamga · Wurgé · 2e Konduga · 2e Dikwa · Damasak · 4e Bama · 2e Gwoza · Talagam · 2e Bosso · 2e Malam Fatori · Marte · 2e Karamga · Forêt de Sambisa‎ · Choua

Massacres
Maiduguri · 1er Baga · Mamudo · 1er Konduga · Dumba · Benisheik · Gujba · Logumani · Gulumba · Firgu · Kawuri · Waga Chakawa · 2e Konduga · Izghe · Bama · Buni Yadi · Mainok · Mafa · Giwa · Amchaka · Gamboru Ngala · Gumushi · Goshe, Attagara, Agapalwa et Aganjara · Bardari · Kwada, Ngurojina, Karagau et Kautikari · Dille · Damboa · Gwoza · Azaya Kura · Dogon Fill · 2e Baga · Fotokol · Najba · Lamana et Ngoumao · Kukawa

Attentats
1er Damaturu · Décembre 2011 · Kaduna · 1er Kano · 1er Maiduguri · Ngurosoye · Mulai · 1er Nyanya · 2e Nyanya · 1er Jos · Mubi · 2e Damaturu · Abuja · 2e Kaduna · Potiskum · 2e Maiduguri · 2e Kano · 2e Jos · 3e Maiduguri

L'insurrection djihadiste au Nigeria ou conflit au nord du Nigeria est un conflit armé[17] qui éclate en 2009 dans le nord du Nigeria. Cette guerre[18] oppose l'État nigérian, le Cameroun, le Tchad et le Niger aux groupes salafistes djihadistes de Boko Haram et Ansaru, dont le but est d'établir un califat et d'instaurer la charia dans l'ensemble du pays, y compris dans le sud à majorité chrétienne[19],[20],[21],[22].

Le conflit débute en juillet 2009 par un soulèvement djihadiste à Maiduguri qui s'achève par la répression de l'armée nigériane et la mort de Mohamed Yusuf, le fondateur de Boko Haram. Le mouvement passe alors progressivement sous le contrôle d'Abubakar Shekau et commence une campagne de guérilla, d'attentats et de massacres.

En mai 2013, les forces armées nigérianes lancent une vaste offensive dans les états de Borno, Bauchi et Adamawa. Mais à partir de l'été 2014, les djihadistes infligent de graves revers à l'armée nigériane, affaiblie par la corruption, et parviennent à conquérir la plus grande partie de l'État de Borno. Le conflit se régionalise, Boko Haram mène plusieurs raids au Cameroun et en janvier 2015, le Tchad et le Niger interviennent militairement au Nigeria.

Depuis 2009, le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés[20]. L'armée nigériane et Boko Haram sont notamment accusée de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité[23]. Selon Amnesty International et Human Rights Watch, plus de 7 000 civils sont tués par Boko Haram dans des massacres et des attentats, et plus de 2 000 femmes sont enlevées pour servir d'esclaves sexuelles aux djihadistes, tandis que l'armée nigériane se rend responsable de la mort de plus de 8 000 personnes, exécutées ou mortes en détention[13],[10],[11],[12].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Insurrection de 2009 et guérilla[modifier | modifier le code]

L'insurrection du mouvement Boko Haram, initialement surnommé les « talibans », éclate le dans plusieurs États du Nigéria. Les affrontements dans les grandes villes sont rapidement écrasés par l'armée nigériane, en particulier à Maiduguri et le fondateur du mouvement, Mohamed Yusuf est pris et exécuté. Son lieutenant Abubakar Shekau lui succède. Dans les années qui suivent, Boko Haram mène des actions de guérilla et commet plusieurs attentats contre l'armée, la police, les chrétiens ou les localités suspectées de soutenir le gouvernement.

Après l'échec de leur insurrection, d'août 2009 à août 2010, de nombreux membres de Boko Haram se sont enfuis au Niger et au Tchad, la secte reste discrète et se réorganise en secret à Maiduguri[24], dans la région de la forêt de Sambisa. En septembre, elle refait surface de façon spectaculaire en prenant d'assaut la prison de Bauchi réussissant à libérer 700 prisonniers dont 150 adeptes.

Noël 2010 est l'occasion d'intensifier la lutte contre les chrétiens, attaques, incendies et assassinats ciblés font plusieurs dizaines de morts[25], notamment un attentat à Jos faisant à lui seul quatre-vingts victimes[26].

À partir d'avril 2011, le groupe multiplie les attentats à la bombe contre des églises chrétiennes, des gares, des hôtels, débits de boisson et des bâtiments officiels[27]. L'élection présidentielle de mai et la victoire de Goodluck Jonathan sont l'occasion d'autres attentats qui font une dizaine de morts[28]. Le 21 juin, une dizaine d'hommes armés attaque la ville de Kankara, dans l'État de Katsina, incendie un poste de police, libère les détenus et pille une banque, tuant 7 personnes dont 5 policiers[29].

La volonté affichée du gouvernement à partir de juillet 2011 de négocier avec Boko Haram[30] n'empêche pas celle-ci de poursuivre la lutte armée[31] et de revendiquer l'attentat kamikaze contre la représentation des Nations unies à Abuja le 26 août 2011 au cours duquel 18 personnes trouvent la mort[32].

Le 4 novembre 2011, plusieurs églises du quartier chrétien de Damaturu et des postes de polices sont pris pour cible par Boko Haram, ces attaques font au moins 150 morts[33].

Le 25 décembre 2011, jour de Noël, Boko Haram revendique un attentat contre une église à Madalla, en périphérie d'Abuja, la capitale fédérale du Nigeria (27 morts), alors qu'un second attentat vise une église évangélique de Jos, épicentre de violences intercommunautaires dans le centre du pays. Ces attentats succèdent à une série d'attaques dans le nord-est du pays (Damaturu et Potiskum dans l'État de Yobe, et Maiduguri, capitale de l'État voisin de Borno) les 22 et 23 décembre qui auraient fait près de cent morts[34].

Article détaillé : Combat de Kano (2012).

Le 20 janvier 2012, des dizaines des djihadistes attaquent des bâtiments de la police et de la douane à Kano. Les fusillades et les attentats causent la mort de 150 civils, 36 policiers et agents et neuf djihadistes, dont cinq kamikazes[35].

Du 27 février au 8 mars 2013, 52 membres de Boko Haram sont tués et 70 autres capturés des opérations de l'armée nigériane, principalement autour de Maiduguri. Les militaires perdent au moins deux hommes tués et trois blessés[36],[37]. Le 31 mars, l'armée lance un assaut contre une cache découverte dans un immeuble de la ville de Kano, 14 islamistes sont tués ainsi qu'un soldat[38].

Article détaillé : Bataille de Baga (2013).

Du 19 au 22 avril, l'armée nigériane attaque les djihadistes à Baga. Après trois jours de combats, elle affirme avoir tué 30 insurgés et ne reconnaît la mort que de six civils et un soldat. Mais ce bilan est contesté, selon la Croix-Rouge au moins 187 personnes ont été tuées et pour un sénateur nigérians le bilan est d'au moins 228 morts et de 4 000 maisons détruites. L'armée nigériane est soupçonnée d"avoir commis un massacre contre des civils[39],[40],[41],[42],[40].

Article détaillé : Combat de Bama.

Le 7 mai 2013, les djihadistes attaquent Bama et notamment sa prison où ils délivrent 105 prisonniers. 38 gardiens, militaires ou policiers sont tués, ainsi que 13 assaillants[43],[44].

Offensive de l'armée nigériane en mai 2013[modifier | modifier le code]

En mai 2013, à la suite d'un nombre important d'attaques, l'armée nigériane lance une grande offensive contre les jihadistes, dans les États de Yobe, de Borno et d'Adamawa qui sont mis en état d'urgence.

L'offensive est lancée le 15 mai, au moins 2 000 soldats sont déployés dans la réserve de Sambisa, dans l'État de Borno[45].

Le 17 mai, plusieurs bastions de Boko Haram sont bombardés par l'aviation nigériane faisant « beaucoup de victimes » selon l'armée. Des soldats sont également déployés sur la frontière camerounaise afin d'empêcher un repli des islamistes vers ce pays[46]. Des civils fuyant les combats tentent de gagner le Cameroun, mais ils sont refoulés par les autorités camerounaises qui craignent l'infiltration d'islamistes[47].

Le 19, le général Olukolade affirme que les combats ont fait au moins 17 morts : « Quatorze terroristes sont morts et vingt ont été arrêtés alors qu'ils fuyaient. Trois soldats ont été tués, sept ont été blessés et un est porté disparu »[48]. Dans la même journée, l'armée déclare avoir arrêté 65 « terroristes »[49]. Le conseiller présidentiel Doyin Okupe, affirme le 22 mai, qu'au moins 55 insurgés ont été tués le dans les combats du 19 mai et qu'au moins 55 autres ont été capturés. Le même jour, le président Goodluck Jonathan affirme que les insurgés ont été délogés de leurs camps[50].

Le 20 mai, le général Olukolade, porte-parole de l’armée, affirme que les troupes gouvernementales nigérianes ont sécurisé les environs de New Marte, Hausari, Krenoa, Wulgo et Chikun Ngulalo, près de la frontière camerounaise. Le même jour plus de 1 000 soldats envoyés en renfort commencent leur déploiement dans l'État d'Adamawa[51]. Le 21, l'armée nigériane déclare avoir arrêté environ 120 insurgés. Le même jour, le gouvernement annonce la libération de suspects et de toutes les femmes suspectées d'être en lien avec des activités terroristes. À cette même date, le CICR estime que les combats ont fait plus de 2 400 réfugiés[52]. Le 4 août, l'armée nigériane repousse deux attaques à Malam Fatori et Bama, 32 djihadistes et trois militaires sont tués[53],[54]. Le 9 août, l'armée nigériane déclare avoir capturé 1 000 membres présumés de Boko Haram[55].

Articles détaillés : Embuscade de Monguno et Combat de Benishiek.

Le 31 août, 62 miliciens sont tués ou portés disparus après une embuscade à Monguno[56],[57]. Huit jours plus tard, treize autres miliciens sont tués dans un nouveau guet-apens à Benishiek[58]. Le 6 septembre, l'armée nigériane affirme avoir tué une cinquantaine d'islamistes près de Maiduguri[59].

Le 12 septembre, l'armée nigériane remporte une importante victoire en prenant d'assaut un camp de Boko Haram dans la forêt de Kasiya. Selon l'armée environ 150 rebelles islamistes sont morts contre 16 tués et 9 disparus dans ses rangs[60]. Mais dès le lendemain, l'armée subit un revers à Kangarwa, où une centaine de soldats sont massacrés dans une embuscade[61]. Les combats s'enchaînent ; le 5 octobre, une attaque djihadiste est repoussée à Damboa, les assaillants laissent 15 morts[62]. Le 15 octobre, l'armée affirme avoir repoussé plusieurs attaques à Bama, Gwoza et Pulka, et tué environ 40 rebelles[63]. Le 22, elle annonce avoir tué 37 jihadistes dans l'assaut d'un camp près d'Alagarno, dans l'État de Borno[64]. Le 24 octobre, les djihadistes attaquent Damaturu et sont repoussés après des combats qui font des dizaines de morts[65]. Le lendemain l'armée contre-attaque et assaille deux camps près de Mainok, elle revendique la mort de 74 djihadistes[66]. Le 15 novembre, un autre camp est conquis à Bita, près de Gwoa, 20 islamistes sont tués[67]. Le 2 décembre, les hommes de Boko Haram lancent un raid contre une caserne militaire à Maiduguri, ils laissent 24 morts mais parviennent à détruire trois avions et deux hélicoptères au sol[68]. Le 12 décembre, 25 djihadistes sont tués lors de l'attaque du village de Ngauramari[69], 13 autres sont abattus à Digil le 18 décembre[70].

À cette période, les djihadistes commettent également plusieurs massacres dans des lycées. Le 6 juillet, ils assassinent 41 étudiants et un professeur dans les dortoirs du lycée de Mamudo[71]. Le scénario se répète la nuit du 28 au 29 septembre, à Gujba, où 44 étudiants sont tués[72],[73]. Le 11 août à Konduga, les djihadistes mitraillent les fidèles dans une mosquée, faisant 44 morts[74]. Le 18 septembre, ils ravagent Benisheik et placent des barrages pour arrêter et mettre à mort des automobilistes, le massacre fait 161 morts[75],[76].

Début décembre, le gouvernement nigérian annonce que 1 400 personnes ont été capturées lors de l'offensive et que 500 vont être jugées. Puis le 10 janvier 2014, il annonce que 167 suspects vont être libérés[77].

Le 20 décembre, Boko Haram détruit un camp de l'armée à Bama au cours d'un raid. Les militaires soutenus par l'aviation lancent cependant une contre-attaque contre les insurgés en repli. Selon le ministère de la Défense, les affrontements font 63 morts du côté des islamistes, 15 chez les militaires mais de nombreux civils périssent également lors des affrontements[78],[79]. Le même jour, pressés par les forces nigérianes, des combattants de Boko Haram franchissent la frontière camerounaise à Banki[80]. Le 9 janvier, l'armée nigériane affirme avoir tué 38 djihadistes près de Damboa[81]. Le 12 février, neuf soldats nigérians sont tués dans une embuscade dans l'État d'Adawama, bombardés par des tirs de mortiers[82]. Le 17 février, le Niger affirme avoir arrêté une vingtaine d'hommes de Boko Haram, tous de nationalité nigériane, qui préparaient une attaque contre la ville de Diffa[83].

Une nouvelle vague de massacres est également commise par Boko Haram à la fin du mois de janvier et en février. Le 26 janvier, une cinquantaine de djihadistes tuent 85 civils dans le village de Kawuri[84],[85]. Le même jour, 45 chrétiens sont massacrés dans une église au moment d'une messe à Waga Chakawa[86]. Le 11 février, les djihadistes assassinent environ 40 à 50 personnes à Konduga[87],[88]. Le 15 février, 106 habitants du village majoritairement chrétien d'Izghe sont massacrés et d'autres tueries dans sept villages voisins font environ 65 morts[89],[90],[91]. Le 19, les hommes de Boko Haram font un raid sur la grande ville de Bama et tuent 98 personnes[92]. Le 25, à Buni Yadi, 59 lycéens sont massacrés dans leurs dortoirs[93]. Le 1er mars, un attentat dans un marché de Maiduguri fait au moins 69 morts[94].

Articles détaillés : Bataille de Giwa et Massacre d'Amchaka.

Le 14 mars, Boko Haram attaque la caserne de Giwa, à Maiduguri, et délivre de nombreux prisonniers qui y étaient détenus, cependant environ 600 sont repris et exécutés par les forces nigérianes[95]. Le 17 mars, un combat dans l'État de Yobe fait huit morts chez les djihadistes tandis qu'un militaire nigérian est tué et qu'un officier est grièvement blessé[96]. Le 27 mars, 11 hommes de Boko Haram sont tués par l'armée près de la frontière camerounaise[97]. Le 9 avril, des hommes de Boko Haram effectuent un raid sur la ville de Gwaram, dans l'État de Jigawa. Ils attaquent un poste de police, un tribunal et une banque. Sept policiers et un civil sont tués lors de la fusillade[98]. Le 13, 60 habitants du village d'Amchaka sont tués par les djihadistes[99].

Le raid de Chibok et réactions internationales[modifier | modifier le code]

Michelle Obama tenant un message avec le hashtag "#bringbackourgirls". Photographie postée le 7 mai sur le compte twitter officiel de la Première dame des États-Unis pour protester contre le rapt des lycéennes de Chibok.

Le , 276 lycéennes de Chibok sont enlevées par des djihadistes déguisés en soldats. Le raid est revendiqué le 5 mai par Abubakar Shekau, le chef de Boko Haram, qui déclare dans une vidéo : « J'ai enlevé les filles. Je vais les vendre sur le marché, au nom d'Allah. Il y a un marché où ils vendent les êtres humains [...] J'ai dit que l'éducation occidentale devait cesser. Les filles, vous devez quitter (l'école) et vous marier ». Ces déclarations provoquent une vague d'indignation et une forte mobilisation internationale, symbolisée par la campagne « Bring back our girls »[100],[101],[102].

Le , un sommet se tient à Paris où sont présents les chefs d'États de cinq pays africains : Goodluck Jonathan, président du Nigeria ; Idriss Déby Itno, président du Tchad; Paul Biya, président du Cameroun; Mahamadou Issoufou, président du Niger et Boni Yayi, président du Bénin, ainsi que des représentants des États-Unis, du Royaume-Uni et de l'Union européenne. L'objectif est de contrer Boko Haram en améliorant la collaboration entre les différents États africains, notamment par l'échange de renseignements et une meilleure surveillance des frontières. Un rapprochement entre le Nigeria et le Cameroun, dont les relations diplomatiques sont tendues en raison d'un différend territorial dans la péninsule de Bakassi, est également particulièrement attendu par les pays occidentaux et la France qui assure la médiation[103],[104],[105],[106]. Un plan est adopté par les cinq chefs d'États, selon le président français François Hollande ce plan prévoit « la coordination du renseignement, l'échange d'informations, le pilotage central des moyens, la surveillance des frontières, une présence militaire autour du lac Tchad et une capacité d'intervention en cas de danger »[107]. Paul Biya, le président camerounais, déclare : « Nous sommes ici pour déclarer la guerre à Boko Haram »[107].

Le , Boko Haram est placée sur la liste des Organisations et personnes considérées par l'ONU comme proches d'Al-Qaïda ou des talibans[108].

Pendant ce temps les combats et les massacres se poursuivent au Nigeria. Le 24 avril, l'armée nigériane s'aventure près de la forêt de Sambisa, un des principaux repaires de Boko Haram, et tue 40 djihadistes[109]. La nuit du 13 au 14 mai, quatre soldats nigérians sont tués dans une embuscade près de Maiduguri[110]. Deux attentats sont également commis le 14 avril et le 1er mai dans la gare de Nyanya, à Abuja, faisant 75 et 19 morts[111],[112]. Le 26 avril, Boko Haram prend d'assaut la ville de Buni Yadi, dans l'État de Yobe, tuant 45 militaires et policiers. Le même jour, quatre soldats sont tués dans une embuscade dans l'État de Plateau, à 180 kilomètres au sud-est de Jos[113]. Puis le 5 mai, le jour même où Abubakar Shekau revendiquait le rapt de Chibok, plus de 300 habitants de la petite ville de Gamboru Ngala sont massacrés par les djihadistes[114].

Début des offensives djihadistes au Cameroun[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Tourou.

À la fin du mois de mai, le Cameroun déploie 3 000 soldats pour protéger l'extrême nord de son territoire des incursions de Boko Haram[115]. Le 28 mai, l'armée camerounaise repousse deux attaques de Boko Haram à Achigachia, dans le Mayo-Tsanaga et Amchidé, dans le Mayo-Sava[116]. Le 30 et le 31, de nouveaux combats éclatent à Limani, au nord de Maroua[117],[118]. Le 1er juin, les autorités camerounaises annoncent avoir tué une quarantaine d'hommes de Boko Haram lors de combats à l'ouest de la ville de Kousseri[119]. Le 6 juin, un groupe de 200 islamistes établit une petite base à sur le mont Gossi à Tourou, près de Mokolo. Mais ils sont repérés par l'armée camerounaise qui les attaque le lendemain et leur tue 118 hommes[120],[121].


Les attaques se poursuient au Nigeria. Le 20 mai, à Jos, l'explosion d'un camion et d'un minibus piégés provoque la mort de 118 à 150 personnes[122],[123]. Le 1er juin, un attentat fait au moins 40 morts dans un stade de football à Mubi[124]. Le 3, Boko Haram massacre plusieurs centaines de villageois près de la frontière camerounaise[125]. Le 4, une quarantaine de civils sont tués dans un nouveau massacre[126]. Le 8, une kamikaze se fait exploser près de Gombe. Un militaire est tué et un autre blessé. C'est la première fois au Nigeria qu'un attentat-suicide est commis par une femme[127].

Le 9, l'armée nigériane déclare qu'environ 50 rebelles islamistes ont été tués lors d'opérations anti-terroristes les 7 et 8 juin dans les États de Borno et d'Adamawa[128],[129]. Le 17, Boko Haram attaque et brûle le village de Kwarangilam, mais il se heurte à sa milice d'auto-défense qui revendique la mort de huit rebelles islamistes[130]. Le 29, les djihadistes attaquent des églises chrétiennes dans quatre villages, tuant au moins 47 personnes[131].

Le 4 juillet, Damboa est de nouveau attaquée par les djihadistes mais ces derniers sont encore repoussés par les militaires après des combats qui font des dizaines de morts des deux côtés[132]. Le 17, les islamistes reviennent à Damboa, sans rencontrer cette fois d'opposition de la part de l'armée nigériane, en tuent plus de 100 habitants[133].

Le 12 juillet, un chef de Boko Haram, Mohammed Zakari, est arrêté par l'armée nigériane lors d'une opération dans la forêt de Balmo, au cœur de l'État de Bauchi. Surnommé le « boucher en chef », il est accusé d'être responsable de plusieurs massacres[134].

Offensives de Boko Haram dans l'État de Borno en 2014[modifier | modifier le code]

Abubakar Shekau, chef de Boko Haram, dans une vidéo rendue publique le 2 octobre 2014.
Article détaillé : Bataille de Gwoza (2014).

Lors du mois d'août, Boko Haram lance une série d'offensives et s'empare de plusieurs villes. Le 6 août, la ville de Gwoza tombe aux mains des rebelles islamistes et 600 personnes sont tuées[135],[136]. Le 21 août, après plusieurs semaines de combats, les djihadistes s'emparent de Buni Yadi[137].

Le 24 août, 500 soldats nigérians fuient les villes de Kerawa et Ashigashiya, et se réfugient au Cameroun. Deux jours plus tard, Ashigashiya est prise sans résistance par Boko Haram. Les djihadistes s'emparent également de la partie camerounaise de la ville, située de l'autre côté du fleuve, après avoir mis en fuite les gendarmes et la dizaine de soldats présents[138],[139]. Après des combats du 25 au 27 août, l'armée camerounaise repousse les djihadistes près de Kolofota, ainsi qu'à Fotokol, plus au nord, où il laissent 27 morts[140]

Le 25 août, les forces de Boko Haram prennent d'assaut la ville de Gamboru Ngala, située sur la frontière avec le Cameroun[141]. Les rebelles islamistes effectuent également des incursions au Cameroun, mais ils sont contenus à Fotokol, 26 soldats camerounais sont tués dans des combats à la fin du mois d'août[142]. Le 2 septembre, Boko Haram prend d'assaut la ville de Bama[143] et s'empare également de Banki[144].

Le 7 septembre, l'armée nigériane affirme avoir pris d'assaut une base de Boko Haram près de Kawuri, et tué une cinquantaine d'islamistes[145].

Le 8 septembre, Michika, dans l'État d'Adamawa, est prise par Boko Haram[146]. L'armée nigériane lance une offensive avec plusieurs centaines de soldats pour tenter de reprendre la ville[147]. Au 12 septembre, les villes de Damboa, Bama, Pulka, Ashigashia, Liman Kara, Kirawa, Gamboru Ngala, Marte, Kirenowa, Buni Yadi et Gulani, sont aux mains de Boko Haram et Maiduguri, capitale de l'État de Borno, est presque encerclée par les forces islamistes[148].

Article détaillé : Bataille de Konduga (2014).

Le 13 septembre, l'armée nigériane affirme avoir repoussé une attaque de Boko Haram à Konduga, et tué plus d'une centaine de djihadistes[149].

Article détaillé : Bataille d'Amchidé et Limani.

Le 16 octobre, l'armée camerounaise repousse une attaque de Boko Haram à Amchidé et Limani. 107 combattants islamistes sont tués selon le gouvernement camerounais[150].

Le 19 octobre, dans la soirée, l'armée nigériane tente de pénétrer à Damboa et tue 25 rebelles islamistes[151].

Article détaillé : Bataille de Malam Fatori (2014).

Le 8 novembre, après trois jours de combats la ville de Malam Fatori est conquise par Boko Haram, 300 soldats et plusieurs milliers d'habitants se réfugient au Niger[152].

Membres de Boko Haram exécutés sommairement par égorgement par des militaires de l'armée nigériane en 2014.

Le 13 novembre, les islamistes s'emparent des villes de Gombi et de Hong dans l'État d'Adamawa. Le même jour Chibok, dans l'État de Borno, est également conquise[153],[154]. Cependant, l'armée et les miliciens des Civilian JTF reprennent la ville trois jours plus tard[155]. L'armée nigériane rassemble plusieurs centaines de militaires soutenus par des chasseurs et des miliciens et reprend d'assaut les villes de Gombi et de Hong le 19 novembre, au moins 10 soldats sont tués dans les combats[156].

Les djihadistes poursuivent également leurs exactions. Le 10 novembre, un kamikaze fait au moins 47 morts et 79 blessés à Potiskum[157]. Le 19, les hommes de Boko Haram massacrent 45 civils dans le village d'Azaya Kura[158]. Le 20, au moins 48 marchands de poissons sont égorgés à Dogon Fill près du lac Tchad[159]. Le 25, deux femmes kamikazes font plus de 45 tués à Maiduguri[160]. Et le 28, des kamikazes et des hommes armés font un carnage dans la grande mosquée de Kano, le bilan est de 120 morts et 270 blessés[161].

Article détaillé : Bataille de Damaturu (2014).

Le 24, Boko Haram prend la ville de Damasak, sur la frontière avec le Niger, et massacre au moins une cinquantaine d'habitants[162]. Le 1er décembre, il attaque Damaturu, mais est repoussés par les forces nigérianes après des combats qui ont fait au moins 150 morts, en majorité des civils[163].

Le 4 décembre, une troupe de Boko Haram attaque la ville de Bajoga, elle est repoussée par les militaires mais se porte ensuite sur Ashaka, qui est conquise[164]. Le 11, un attentat à Jos fait une quarantaine de victimes[165].

Articles détaillés : Bataille d'Amchidé et Bataille d'Achigachia.

Le même jour, l'armée camerounaise, qui a porté à 6 000 hommes ses effectifs dans le nord, repousse une attaque de Boko Haram à Amchidé, où elle revendique la mort de plus de 116 djihadistes[6]. Elle affirme ensuite avoir démanelé un camp djihadiste le 20 décembre, capturé 45 instructeurs, tué « un nombre plus important encore » et récupéré 84 enfants âgés de 7 à 15 ans qui étaient entraînés sur place[166]. Le 28, Boko Haram attaque simultanément cinq villes et un camp militaire sur la frontière, ses forces s'emparent du camp et du village d'Achigachia, mais l'aviation camerounaise intervient pour la première fois et oblige les assaillants à se replier[167].

Articles détaillés : Bataille de Baga (2015) et Massacre de Baga.

Le , Boko Haram prend d'assaut la base de Baga, quartier-général de la Force multinationale. Plusieurs villes et villages de environs sont pillés[168]. Le 7, les djihadistes incendient totalement seize villes et villages des rives du Lac Tchad, dont Baga[169]. Plus de 3 000 civils s'enfuient au Tchad[170] et 20 000 trouvent refuge à Maiduguri[171]. Selon Amnesty International les massacres commis par Boko Haram dans les jours qui ont suivi la prise de Baga font de plusieurs centaines à peut-être 2 000 morts[172]

Article détaillé : Bataille de Kolofata.

Le 12 janvier, Boko Haram attaque la base militaire de la ville de Kolofata, l'armée camerounaise repousse l'offensive[173]. Le 18, les djihadistes attaquent et ravagent les villages Maki et Maba, près de Mokolo au Cameroun, au moins trois personnes sont tuées et 80 civils sont enlevés[174]. L'armée camerounaise parvient cependant à libérer rapidement 24 otages[175],[176].

Le 25 janvier, Boko Haram attaque simultanément Maiduguri et Monguno, les djihadistes sont repoussés dans la première ville mais s'emparent de la seconde[177]. Le 1er février, ils attaquent à nouveau Maiduguri mais sont une nouvelle fois repoussés[178].

Le bilan de l'année 2014 est le plus désastreux pour le gouvernement nigérian qui a perdu le contrôle de la plus grande partie de l'État de Borno. Les soldats sont démoralisés et l'armée nigériane a dû réprimer plusieurs mutineries. Ainsi, le 14 mai 2014, des hommes du 101e bataillon ont ouvert le feu sur un convoi dans lequel se trouvait le général Amadou Mohammed, commandant de la 7e division. Le 16 septembre, douze soldats impliqués dans cet incident sont condamnés à mort à Abuja, un autre accusé est condamné à 28 jours de travaux forcés et cinq autres sont acquittés[179]. Le 17 décembre, 54 autres militaires mutins sont condamnés à mort pour avoir refusé de partir au combat contre les islamistes au motif qu'ils s'estimaient sous-équipés. Cinq hommes seulement sont acquittés[180].

De plus, les relations entre le Nigeria et les États-Unis sont devenues de plus en plus tendues. Les Nigérians reprochent aux Américains ne pas leur avoir fourni une aide suffisante et d'avoir refusé de leur livrer des armes. De leur côté les Américains se plaignent de la corruption et des exactions de l'armée nigériane. Le 2 décembre 2014, Abuja met fin à la mission de formation militaire américaine d'un bataillon de l'armée nigériane. Elle s'arrête avant l'achèvement de la troisième session, les deux premières s'étant terminées en avril et août[181].

À la suite de ses défaites militaires, le Nigeria fait appel vers début 2015, à environ 200 ou 400 mercenaires sud-africains qui seraient liés aux anciens dirigeants d'Executive Outcomes[4],[182].

Interventions tchadienne et nigérienne en 2015[modifier | modifier le code]

Volontaires des milices d'autodéfense à Gombi en février 2015.

Le , à Ndjamena, le ministre camerounais de la Défense Edgard Alain Mebe Ngo'o rencontre le président tchadien Idriss Déby. Le gouvernement tchadien se déclare alors disposé à apporter un soutien actif au Cameroun[183]. Le lendemain, le président camerounais Paul Biya annonce que le Tchad va déployer des troupes dans son pays pour l'aider à combattre Boko Haram[184]. L'armée tchadienne, réputée être la meilleure de la région, entre au Cameroun le 17 janvier, et le 28 une partie de ses forces se déploie à Fotokol au sud du Lac Tchad[185],[186]. Pour le Tchad, l'objectif est de sécuriser des voies économiques vitales, notamment près du Lac Tchad et surtout au nord du Cameroun avec l'axe N'Djamena-Kousséri-Maroua, qui relie la capitale tchadienne au port de Douala, principal débouché maritime du pays[187]. Contrairement au Cameroun, le Tchad et le Niger bénéficient d'un « droit de poursuite » sur le territoire nigérian, en tant que membres de la Multinational joint task force (MNJTF)[187].

Le 20 janvier 2015, treize représentants d'états africains et non-africains se réunissent à Niamey au Niger afin de mettre en œuvre une stratégie commune contre Boko Haram. L'Union africaine approuve le projet de la mise en place d'une force mixte multinationale[188]. Du 5 au 8 février, une réunion d'experts des pays membres de la Commission du Bassin du Lac Tchad, du Bénin et de l'Union africaine a lieu à Yaoundé, au Cameroun, afin de former une force mixte multinationale de 7 500 hommes, ensuite portée à 8 700 hommes[189],[190]. Abubakar Shekau répond dans une vidéo le 9 février où il nargue les forces africaines « Vous envoyez 7 000 soldats ? Seulement 7 000, par Allah c'est peu ! Nous allons les capturer un à un. [...] Votre alliance ne mènera à rien. Rassemblez toutes vos armes et affrontez-nous : vous êtes les bienvenus »[191].

Le 29 et le 30 janvier, les djihadistes attaquent Bodo, près de Fotokol sur la frontière camerounaise, mais ils se heurtent pour la première fois à l'armée tchadienne. Les forces de Boko Haram sont repoussées et laissent 123 morts selon les Tchadiens. Le même jour, ces derniers bombardent Malam Fatori et le 31 ils frappent Gamboru Ngala. Les bombardements durent trois jours, puis le 3 février les soldats tchadiens entrent au Nigeria et s'emparent de la ville de Gamboru Ngala[185],[192],[193]. Cependant le 4, Boko Haram contre-attaque, coutourne les lignes tchado-camerounaises et assaille Fotokol. Les djihadistes massacrent 81 à 400 civils, avant d'être finalement repoussés hors de la ville par les militaires après plusieurs heures de combats[194],[195],[196].

Militaires nigériens à un poste frontière près de Diffa, en mars 2015.
Article détaillé : Bataille de Bosso.

Pendant que des combats meurtiers au lieu au sud du Lac Tchad, d'autres forces se déploient à l'ouest, sur la frontière nigériane. 4 000 soldats nigériens gardent la frontière tandis que 2 500 Tchadiens se positionnent à Bosso, faisant face à la ville nigériane de Malam Fatori, tenue par les djihadistes[197],[198]. Les Français, engagés dans l'opération Barkhane, mettent également en place un détachement de liaison militaire à Diffa, et fournissent les forces africaines en carburant et en munitions[199],[200]. Pourtant le 6 février, ce sont les djihadistes qui prennent l'initiative de l'attaque en franchissant la rivière Komadougou et en engageant le combat pour la première fois avec l'armée nigérienne. Après quelques heures de combat l'offensive des djihadistes est finalement repoussée mais le général du contingent tchadien est blessé[201],[202],[203].

Le 9 février, le Parlement nigérien adopte un texte permettant aux forces armées nigériennes d'entrer au Nigeria pour affronter les forces de Boko Haram[204]. Le même jour, Boko Haram active des cellules dormantes au Niger et lance plusieurs attaques sur Diffa ; des obus sont tirés sur la ville, une kamikaze se fait exploser au poste de douane, faisant cinq morts et seize blessés, tandis que des combattants armés assaillent la prison et tentent sans succès de détruire le pont de Doutchi qui doit permettre aux forces nigériennes de franchir la frontière[205],[206],[207],[208],[209],[210]. Environ 5 000 soldats nigériens et tchadiens se concentrent alors dans les environs de Diffa, tandis qu'en face les forces de Boko Haram sont estimées de 500 à 700 hommes[211].

Boko Haram poursuit cependant ses offensives sur tous les fronts. Le 13 février, le mouvement lance sa première attaque sur le sol tchadien en brûlant le village de Ngouboua, sur le Lac Tchad[212]. Le matin du 14 février, il s'empare de la ville de Gombe, capitale de l'État du même nom, sans rencontrer de résistance, puis il se retire dans l'après-midi[213]. Le 16, ses troupes affrontent l'armée camerounaise dans la zone du Parc national de Waza[214]. Le 17, elles brûlent la ville d'Askira Uba[215]. Cependant les djihadistes subissent également des revers. Le 16 février, l'armée nigériane reprend Monguno et le même jour l'attaque de Waza est repoussée par les Camerounais qui tuent 86 assaillants[216],[217]. Le lendemain Boko Haram perd plus d'une centaine d'hommes lors d'un combat contre les Tchadiens près de Dikwa[218]. Le 21 février, l'armée nigériane prétend avoir repris Baga après de violents combats[219],[220],[221], mais cette annonce est démentie par Boko Haram[222].

Le 17 février, la localité nigérienne d'Adabam, située près de la frontière avec le Nigeria, est inexplicablement bombardée, probablement par l'aviation nigériane. La frappe tue 36 civils[223],[224],[225]. Le soir du 20 février, Boko Haram lance une attaque sur l'île de Karamga, sur le Lac Tchad mais les militaires nigériens repoussent l'incursion[226]. Le 24 février, il lance une nouvelle attaque contre Gamboru Ngala, mais les djihadistes sont surpris en chemin par les Tchadiens qui les poursuivent jusqu'au village de Wurgé et leur tuent au moins 207 hommes[227]. Le 2 mars, les Tchadiens prennent d'assaut la ville de Dikwa[228] et le même jour l'armée nigériane repousse une attaque à Konduga[229]. Cependant le 3 mars, les djihadistes attaquent le village de Najba et massacrent 68 personnes[230]. Puis le 7, un attentat à Maiduguri fait au moins 58 morts[231].

Hélicoptères Mi-24 de l'armée tchadienne à l'aéroport de Zinder en mars 2015.
Articles détaillés : Bataille de Damasak et Bataille de Bama (2015).

Le , Boko Haram annonce prêter allégeance à l'État islamique, mais les djihadistes continuent de perdre du terrain[232],[233]. Le lendemain, les Tchadiens et les Nigériens franchissent le pont de Doutchi, près de Diffa, et lancent une offensive au Nigeria[234]. Le 9 mars, ils attaquent Damasak[235] et s'en emparent huit jours plus tard[236]. Le 11 mars, le gouvernement nigérian annonce que quatre localités ont été reprises les cinq derniers jours, dont la ville de Buni Yadi[237]. Soutenus par des mercenaires sud-africains, les Nigérians avancent également à l'est de Maiduguri, le 12 mars ils affirment avoir repris Bama, puis Madagali le 13[238],[239],[240],[241],[242]. Cependant les déclarations du gouvernement nigérian sont douteuses, ainsi le 19 mars les armées nigériennes et tchadiennes annoncent leur intention de lancer une offensive sur Malam Fatori, une ville que le Nigeria prétend avoir reprise[15]. De même à Bama, les habitants démentent les affirmation du gouvernement nigérian, selon eux la ville est incendiée et sa population chassée le 14 mars par les hommes de Boko Haram[243]. Les djihadistes abandonnent ensuite la ville, mais avant de s'enfuir ils massacrent leurs femmes afin que celles-ci restent « pures » et puissent pas se remarier avec des « infidèles »[244].

Le 12 mars, à la demande du Nigeria, l'armée tchadienne se retire de Dikwa et Gamboru Ngala et regagne le Cameroun. L'armée nigériane prend la relève à Dikwa mais la ville de Gamboru est abandonnée et le 18 mars, les djihadistes de Boko Haram la réoccupent[245],[246]. Le 25 mars, 1 500 Tchadiens se déploient à Mora, au Cameroun, face à Banki au Nigeria[247],[248].

Des militaires nigériens près du cadavre d'un combattant de Boko Haram près de Diffa en mars 2015.
Article détaillé : Bataille de Gwoza (2015).

De son côté, l'armée nigériane lance le 24 mars une offensive sur la ville de Gwoza, « capitale » du califat proclamé par Boko Haram. Les localités de Limankara et de Pulka sont rapidement prises[249]. Le 27 mars, l'armée nigériane affirme avoir repris Gwoza[250]. Comme à Bama, les djihadistes massacrent leurs femmes avant de s'enfuir, sur un ordre qui aurait pu avoir été donné par Abubakar Shekau lui-même le 15 mars[251].

Retardée d'un mois à cause du conflit, l'élection présidentielle nigériane de 2015 se tient les 28 et 29 mars, Muhammadu Buhari est élu à l'issue du scrutin.

Après avoir pris Damasak, les Tchadiens et les Nigériens poursuivent leur offensive à l'ouest du Lac Tchad. Le 19, deux hélicoptères tchadiens ouvrent le feu sur les positions des djihadistes à Djaboullam, près de Diffa, et leurs infligent des pertes sérieuses[252], le 26 les Nigériens prennent Gachagar[253],[254],[210], le 29 Talagam est prise d'assaut par les Tchadiens[255]. Les djihadistes tentent alors une nouvelle attaque à Bosso le 30, mais sans succès et le 31 les Tchadiens et les Nigériens s'emparent de Malam Fatori[256]. Boko Haram attaque le lendemain près de cette ville mais il échoue à la reprendre[257]. Selon les états-major tchadiens et nigériens près de 300 djihadistes sont tués dans ces combats[258].

Le 22 avril, l'armée nigériane concentre des troupes près de la forêt de Sambisa, dernier sanctuaire de Boko Haram. Elle tente une incursion mais recule rapidement à cause des nombreuses mines placées par les djihadistes[259],[260],[261]. Puis, la nuit du 24 au 25 avril, 2 000 djihadistes fondent sur Marte, au sud du lac Tchad, et s'emparent de la ville après avoir mis en fuite la garnison de l'armée nigériane[262]. Le 26, des centaines de djihadistes débarquent sur l'île de Karamga, située sur le lac Tchad, et écrasent la faible garnison de l'armée nigérienne, environ 100 soldats sont tués ou portés disparus[263],[264]. Dans les jours qui suivent le Niger organise l'évacuation des 27 000 civils qui forment la population des 74 îles et 116 villages situés sur son territoire dans le lac Tchad[265],[266],[267]. De son côté l'armée nigériane lance une nouvelle incursion dans la forêt de Sambisa, le soir du 28 avril elle affirme avoir détruit trois camps de Boko Haram et libéré 200 filles et 93 femmes[268]. Puis le 29 avril, elle annonce avoir pris treize camps islamistes et libéré 160 femmes et enfants de plus, qui étaient retenus dans des conditions « très sévères et inhumaines »[269]. Le 1er mai, 234 femmes et enfants sont encore délivrés[270],[271],[272],[273].

Après plusieurs mois d'interventions militaires tchadiennes et nigériennes et de contre-offensives nigérianes, Boko Haram est lourdement affaibli et a perdu l'essentiel de ses conquêtes de 2014. Le groupe subsiste cependant dans la forêt de Sambisa, dans les Monts Mandara, à la frontière camerounaise, et dans les îles du Lac Tchad[274].

Retour de Boko Haram à la guérilla[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Massacre de Kukawa.

Repoussé dans quelques sanctuaires, Boko Haram retourne à la guérilla et poursuit sa campagne de terreur[274]. Du 1er au 3 juillet, une vague d'attaques est lancée sur plusieurs village de l'État de Borno, environ 200 villageois sont massacrés, dont la moitié dans le seul village de Kukawa[275]

Exactions et massacres[modifier | modifier le code]

Exactions commises par l'armée nigériane[modifier | modifier le code]

Le 15 octobre 2013, Amnesty International affirme que des centaines prisonniers islamistes de Boko Haram, ou des personnes suspectées d'avoir des liens avec eux, ont été exécutés dans les prisons nigérianes dans les six premiers mois de l'année 2013, principalement à la caserne de Giwa, à Maiduguri et aux centres de détention Sector Alpha et Presidential Lodge, à Damaturu. Selon le témoignage d'un haut gradé de l'armée nigériane, plus de 950 prisonniers sont morts dans les six premiers mois de l'année 2013. L'Association a relevé des exécutions par balles et par étouffements, d'autres ont succombé à leurs blessures après avoir été torturés, d'autres encore sont morts de faim[276],[277],[278],[279]. Ces exactions se poursuivent et selon des habitants de Maiduguri, le cimetière de la ville est gardé par l'armée et chaque jour des camions amènent des corps d'hommes exécutés par les militaires[280]. Le 31 mars 2014, Amnesty International déclare que ces exactions se poursuivent et que près de 150 détenus de Giwa sont morts en prison depuis janvier et que leurs corps ont été conduits par l'armée à la morgue de l’hôpital spécialisé de l'État[95]. Dans un nouveau rapport publié le 18 septembre 2014, elle indique que la torture est largement employée par la police et l'armée contre des hommes, des femmes et des enfants dans tout le Nigeria[281].

Article détaillé : Bataille de Giwa.

Le , la caserne de Giwa, à Maiduguri, est attaquée par Boko Haram qui libère plusieurs centaines de détenus. Selon Amnesty International, de nombreux prisonniers évadés sont repris par les militaires après la bataille et plus de 600 d'entre-eux sont exécutés dans divers quartiers de la ville[95].

Des exactions sont également commises par les milices d’autodéfense, début novembre une quarantaine de présumés islamistes sont décapités et leurs têtes exhibées dans les rues de Biu[282].

Selon Florent Geel, responsable du bureau Afrique de la FIDH, au cours des années 2013 et 2014, l'armée et les milices nigérianes arrêtent 4 500 à 5 000 personnes à Maiduguri, qui sont par la suite portées disparues[283].

Le , Amnesty International affirme dans un nouveau rapport que 20 000 hommes et jeunes garçons ont été arrêtés par l'armée nigériane lors d'opérations contre Boko Haram. Parmi ces derniers, plus 7 000 sont morts en détention depuis mars 2011, victimes de tortures, de maladies, de fumigations, de faim ou de soif. De plus 1 200 personnes ont été tuées par l'armée depuis février 2012, « dans des conditions contraires à la légalité »[13].

Exactions commises par Boko Haram[modifier | modifier le code]

Massacres dans les villages et les établissements scolaires[modifier | modifier le code]

De leur côté, les djihadistes de Boko Haram commettent de nombreux massacres, principalement contre des civils des villages où sont constituées des milices d'autodéfense, les élèves et les professeurs d'établissements scolaires et les chrétiens. Selon Human Rights Watch, environ 6 000 civils sont tués par les hommes de Boko Haram de 2009 à 2014[10].

Les principaux massacres et attentats commis par Boko Haram sont ceux de Damaturu (150 morts le 4 novembre 2011), Kano (150 morts le 20 janvier 2012), Benisheik (161 morts le 18 septembre 2013), Izghe (environ 170 morts le 15 février 2014), Gamboru Ngala (336 morts le 5 mai 2014), Jos (au moins 118 morts le 20 mai 2014), Goshe, Attagara, Agapalwa et Aganjara (plusieurs centaines de morts le 3 juin 2014), Gwoza (600 morts le ), Damboa (plus de 100 morts la nuit du 17 au 18 juillet 2014), Kano (120 morts le 28 novembre 2014). Selon Amnesty International les tueries commises à Baga entre le 3 et le 7 janvier 2015 font de plusieurs centaines à peut-être 2 000 morts et seraient le massacre « le plus meurtrier de l'histoire de Boko Haram »[172].

Le nom officiel de Boko Haram est « Jamāʿat ʾahl al-sunnah li-l-Daʿwah wa-al-Jihād » qui signifie en arabe « Peuple engagé dans la propagation de l'enseignement du prophète Mahomet et du jihad ». Dans sa définition abrégée en haoussa, « Boko Haram » signifie « L'éducation occidentale est un péché »[284]. Boko Haram cible donc particulièrement les lycées et les écoles où est dispensé un enseignement jugé trop occidental par les islamistes. À plusieurs reprises, ces derniers attaquent des établissement scolaires, massacrant professeurs et lycéens comme à Mamudo, Gujba ou Buni Yadi.

Le , Amnesty International qualifie les exactions commises par Boko Haram de crimes contre l'humanité[285].

Le , Human Rights Watch déclare avoir comptabilisé 95 attaques commises par Boko Haram lors des six premiers mois de l'année 2014, elles ont causé la mort d'au moins 2 053 civils, dont 1 446 dans l'État de Borno[286]. L'ONG évalue par la suite à au moins 3 750 le nombre des victimes pour l'ensemble de l'année 2014 et le , elle affirme qu'au moins 1 000 civils ont été massacrés par le groupe depuis le début de l'année[287],[11]. À la date du , Amnesty International estime que 5 500 civils ont été tués par Boko Haram en 2014 et début 2015[12],[288].

Enlèvements[modifier | modifier le code]

Lors de la guerre, de nombreux enlèvements sont commis par Boko Haram. Certaines personnes sont relâchées en échange de rançons, des garçons étaient utilisés comme domestiques, ou parfois enrôlés de force, les filles pouvaient être « données en mariage aux combattants »[289], violées ou réduites en esclavage[290]. Au , Amnesty International estime qu'au moins 2 000 femmes et jeunes filles ont été enlevées depuis 2014[12].

Lors de plusieurs attaques commises contre des établissements scolaires, des lycéennes sont enlevées pour être mariées de force à des djihadistes. Une vingtaine de jeunes filles sont ainsi enlevées le , lors du massacre de Konduga. Le rapt le plus important a lieu le 14 avril à Chibok, 276 lycéennes âgées de 12 à 17 ans sont capturées par des islamistes qui effectuent un raid sur la ville (53 d'entre elles parviennent à s'échapper dans les trois semaines qui suivent selon la police nigériane)[291],[292],[293],[294],[295]. Le 5 mai, le rapt des lycéennes de Chibok est revendiqué par Abubakar Shekau, le chef de Boko Haram qui déclare : « J'ai enlevé les filles. Je vais les vendre sur le marché, au nom d'Allah. [...] J'ai dit que l'éducation occidentale devait cesser. Les filles, vous devez quitter (l'école) et vous marier »[101].

Selon des éleveurs nomades peuls, des femmes sont fréquemment enlevées par les rebelles islamistes. Par craintes de représailles, les éleveurs évitent d'alerter les autorités et versent généralement des rançons en bétails. Un enlèvement a notamment lieu le 9 juin dans un camp de nomades à Garkin Fulani, près de Chibok. 20 à 40 femmes et trois hommes sont enlevés par des hommes armés suspectés de faire partie de Boko Haram[128],[129],[296].

À la fin du mois de juin 2014, les rebelles islamistes effectuent plusieurs attaques sur le village de Kummabzan, une trentaine d'habitants sont tués et environ 60 femmes et filles (dont certaines âgées de 3 à 12 ans) et 30 garçons sont enlevés par les assaillants[297],[298]. Mais vers le 4 juillet, des combattants des milices d'autodéfense affirment à l'AFP, que 63 des 68 femmes et filles enlevées à Kummabzan sont parvenues à s'échapper en profitant du départ de leurs ravisseurs, partis prendre part le même jour à la troisième bataille de Damboa[299]. Cependant selon le journal français Libération, seuls six femmes et trois jeunes hommes sont parvenus à regagner leur village[300].

Le , Boko Haram effectue un raid sur Doron Baga, un village de pêcheurs situé sur le Lac Tchad. Au moins 97 jeunes hommes âgés de 15 à 30 ans sont emmenés de force par les djihadistes. Ces derniers brûlent également plusieurs habitations et tuent 6 à 28 hommes, ils ne laissent dans le village que les enfants et les femmes. Mais le 16 août, l'armée tchadienne libère 85 captifs après avoir intercepté un bus qui les transportaient sous la garde de six hommes de Boko Haram qui sont faits prisonniers[301],[302],[303].

Le , de nouveaux enlèvements sont commis par Boko Haram dans villages de Waga Mangoro et Garta, situés dans l'État d'Adamawa. Les femmes les plus âgées sont relâchées mais les plus jeunes, au nombre d'une quarantaine, sont gardées captives[304],[305]. Le , à Mafa, Boko Haram enlève 30 adolescents ; des garçons de 13 ans et plus et des filles de 11 ans et plus[306].

Dans un rapport publié le , Human Rights Watch estime que plus de 500 femmes et jeunes filles ont été enlevées par les hommes de Boko Haram et que certaines ont été forcée de participer à des combats, des exécutions, et peut-être à des attentats-suicides[307].

Le 14 décembre, au moins 32 personnes sont tuées et 185 enlevées, dont des femmes et des enfants, dans l'attaque du village de Gumsuri[308]. Le 31 du même mois, 40 garçons et jeunes hommes âgés de 10 à 23 ans sont à leur tour enlevés dans le village de Malari[309].

Le 6 janvier 2015, Boko Haram attaque le village de Katarko, à 20 kilomètres de Damaturu, tue 25 hommes et capture 218 femmes et enfants, dont 192 sont finalement relâchés le 23 janvier[310].

Exactions au Cameroun[modifier | modifier le code]

Des exactions sont également commises par Boko Haram, au nord du Cameroun. Le 11 mars, des hommes armés enlèvent Abakoura Ali, chef traditionnel du village de Ngoumouldi, après avoir également enlevé son fils, encore enfant, cinq jours plus tôt. Leurs deux corps sont retrouvés décapités le 13 mars, en territoire nigérian. Selon un policier de Kerawa, ville située à la frontière du Nigeria, une cinquantaine de Camerounais ont été assassinés dans les environs de la ville[311],[312].

Capture d'otages étrangers par les islamistes[modifier | modifier le code]

En mai 2011, deux ingénieurs, Christopher McManus, un Britannique de 28 ans, et Franco Lamolinara, un Italien de 48 ans, sont enlevés par des hommes armés à Birnin Kebbi, dans le nord-ouest du pays. Le , l'armée nigériane soutenue par les Britanniques lance une offensive à Sokoto pour tenter de récupérer les otages. L'opération est un échec et les deux hommes sont tués par leurs ravisseurs. Le lendemain l'Italie exprime sa colère pour ne pas avoir été avertie de l'intervention. Dans la soirée du 8 mars, l'état nigérian accuse Boko Haram d'avoir été à l'origine du rapt, mais le lendemain par l'intermédiaire d'Abul Qaqa, un de ses porte-paroles, Boko Haram nie toute implication. Ansaru, un groupe dissident de Boko Haram pourrait avoir été le véritable responsable de l'enlèvement[313],[314],[315],[316].

Le , un ingénieur allemand, Edgar Raupach, est enlevé sur un site en construction près de Kano. En mars, l'action est revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) mais l'opération pourrait avoir été effectuée en lien avec Boko Haram. Le 31 mai, l'otage est exécuté par les djihadistes au cours d'une attaque des militaires nigérians contre une cachette[317],[318].

Le , Francis Collomp, un ingénieur français du groupe Vergnet, âgé de 63 ans, est enlevé par une trentaine d'hommes armés à Rimi, dans l'État de Katsina. Deux de ses gardes du corps et un voisin sont tués lors du raid. L'enlèvement est revendiqué quelques heures plus tard par Ansaru, ces derniers réclament le départ de la France de l'Afghanistan puis du Mali, de cesser de soutenir les régimes africains, ainsi que la libération de deux chefs du mouvement et d'une quarantaine des femmes et d'enfants détenus par le Nigeria. Retenu initialement à Kano, Francis Collomp est ensuite conduit à Zaria. Cependant, le , il parvient à s'évader en enfermant son gardien au moment ou celui-ci fait ses ablutions, il s'enfuit ensuite du village à pied puis trouve un mototaxi qui le conduit au poste de police de Zaria. Après l'arrivée de renforts, il est évacué vers la ville de Kaduna[319],[320],[321],[322],[323].

Ansaru revendique le 18 février 2013 l'enlèvement de sept employés étrangers de la société de construction libanaise Setraco, la plus importante prise d'otages jamais réalisée dans le nord du Nigeria. Le 9 mars 2013, le groupe a déclaré par voie de communiqué avoir exécuté ces sept otages (quatre ressortissants libanais ou syriens, un Grec, un Italien et un Britannique.

Le , une famille française est enlevée au parc national de Waza dans le nord du Cameroun, elle est ensuite conduite au Nigeria. Les otages sont ; Tanguy Moulin-Fournier, 40 ans, cadre de GDF Suez, son épouse Albane, 40 ans, leurs quatre fils âgés de 5 à 12 ans, et Cyril, le frère de Tanguy[324],[325]. L'enlèvement est revendiqué dans une vidéo publiée le 25 février par Boko Haram, c'est la première fois que ce groupe armé revendique une prise d'otages. Les islamistes réclament la libération de combattants, de femmes et d'enfants détenus par le Nigeria et le Cameroun[326],[327]. Le 21 mars, une seconde vidéo est rendue publique par Boko Haram, Abubakar Shekau, le chef du mouvement déclare : « Nous sommes fiers d'affirmer que nous retenons les sept otages français. Nous les retenons parce que les autorités nigérianes et camerounaises ont arrêté des membres de nos familles, qu'ils les brutalisent et que nous ne savons rien de leurs conditions d'emprisonnement. Nous affirmons au monde que nous ne libérerons pas les otages français tant que nos familles sont emprisonnées. La force ne servira pas à les libérer, nous sommes prêts à nous défendre avec force »[328]. Les négociations sont menées essentiellement par le gouvernement camerounais[329]. La famille est libérée le , lors d'un échange de prisonniers, 10 ou 12 personnes auraient été relâchées en contrepartie[330].

27 otages de Boko Haram, dont 17 Camerounais et 10 Chinois, peu après leur libération le [331].

Dans la nuit du 13 au , Georges Vandenbeusch, un prêtre catholique français de 42 ans, est enlevé à Nguetchewé, au nord du Cameroun. Quelques jours plus tard, son enlèvement est revendiqué par Boko Haram. Il est libéré le [332],[333],[334]. Boko haram déclare alors à l'AFP n'avoir reçu aucune rançon et affirme que : « La direction a décidé de libérer le prêtre par compassion. Le prêtre a offert ses services médicaux à des membres [du groupe] malades pendant sa période de captivité. La direction a senti qu'il n'y avait plus besoin de le garder. » Ces propos sont cependant contestés par Georges Vandenbeusch, qui déclare : « Je ne suis ni infirmier ni médecin. S'ils m'avaient amené quelqu'un à soigner avec une hémorragie, j'aurais fait ce que je pouvais, mais ils ne l'ont pas fait. Ils n'ont de compassion pour personne »[335].

Dans la nuit du 4 au , à Tchère, à environ 20 kilomètres de Maroua, située à l'extrême nord du Cameroun, deux prêtres italiens, Giampaolo Marta et Gianantonio Allegri, et une religieuse canadienne, Gilberte Bussier, sont enlevés par des hommes armés[336]. Boko Haram est soupçonnée mais ne revendique pas l'enlèvement. Les trois religieux sont finalement relâchés la nuit du 31 mai au [337].

La nuit du 16 au , des islamistes transportés par cinq véhicules attaquent un camp de travailleurs du secteur routier, près de Waza, au nord du Cameroun. Un civil chinois est tué, et 10 autres sont enlevés par les assaillants[338]. Ils seront finalement relâchés le 11 octobre, en même temps que 17 prisonniers camerounais capturés le 27 juillet lors du combat de Kolofota[339].

Le un Allemand est enlevé à Gombi, dans l'État d'Adamawa, par une vingtaine d'hommes armés[340]. Sa capture est revendiquée le 31 octobre par Boko Haram[341]. Le , le Cameroun annonce que l'otage allemand a été libéré à la suite d'une opération spéciale de son armée et ses alliés[342].

Bilan humain[modifier | modifier le code]

Bilan global[modifier | modifier le code]

En mai 2013, juste avant l'offensive de Mai, Human Rights Watch estime que la guerre a fait 3 600 morts depuis 2009[46].

Le 16 décembre 2013, le Bureau local de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies affirme avoir comptabilisé 48 attaques de Boko Haram depuis mai 2013 et estime qu'au total 1 224 personnes ont été tuées lors de ces 48 attaques dans les trois États d'Adamawa, Borno et Yobe. Ce bilan comptabilise les victimes civiles et militaires ainsi que les insurgés tués mais ne tient pas compte des victimes des opérations menées par l'armée nigériane contre Boko Haram[343].

Le 26 mars 2014, l'agence nationale de gestion des situations d'urgence (NEMA), principal organisme de secours au Nigeria, estime que 1 000 personnes ont été tuées lors du conflit, depuis le début de l'année 2014[344].

Le 31 mars 2014, Amnesty International affirme que le conflit a fait plus de 1 500 morts de janvier à mars 2014[95]. Puis en août 2014, l'organisation des droits de l'homme parle de 4 000 morts depuis de début de l'année et de 10 000 depuis 2009[345].

Pertes de Boko Haram[modifier | modifier le code]

Le 14 août 2009, Sanni Umaru de Boko Haram reconnaît qu'environ 1 000 membres de Boko Haram ont été tués dans les combats de juillet[16].

Pertes camerounaises[modifier | modifier le code]

Pour l'armée camerounaise, le bilan officiel est de 33 morts de juin à début décembre 2014[5].

Pertes tchadiennes[modifier | modifier le code]

Le 10 avril 2015, l'armée tchadienne annonce que ses pertes sont depuis le 3 février – date de son entrée au Nigeria – de 71 soldats tués et 416 blessés, ce qui corresponderait à environ 10% des effectifs mis hors combat[7]. Avant d'entrer au Nigeria, l'armée tchadienne avait également fait état de quatre soldats tués et 11 autres blessés dans les combats livrés les 29 et 30 janvier à Bodo[185],[346].

Pertes nigériennes[modifier | modifier le code]

Le Niger affirme dans un communiqué que l'ensemble des affrontements livrés entre le 6 février et le 8 mars 2015 ont fait 24 tués et 38 blessés du côté de ses militaires et de ses policiers[15].

Réfugiés[modifier | modifier le code]

Pour un analyse de Human Rights Watch, en février 2015, plusieurs centaines de milliers de personnes ont du s'exiler en laissant derrière eux tous leurs biens, afin d'échapper au contrôle de la population exercé par Boko Haram[20].

En mars 2015, au Niger, au moins 40 000 réfugiés nigérians sont présent dans la région de Diffa[347]. Au total, en mars 2015, le Niger accueille 125 000 réfugiés, le Cameroun 75 000 et le Tchad 18 000[348].

Dommages matériels[modifier | modifier le code]

Plusieurs villes et villages ont été complètement incendiées et rasées.

Violences dans le centre du Nigeria[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Massacre de Yelwa et Émeutes à Jos de 2010.

Parallèlement à la guerre dans les nord du pays, d'autres affrontements et massacres ont également lieu ponctuellement dans le centre du Nigeria, opposant fermiers chrétiens et éleveurs peuls musulmans. Ainsi en avril 2014, 78 à 120 personnes sont massacrés par des Peuls et le 15 mars 2015 à Egba, dans l'État de Benue, 45 à 50 villageois, dont des femmes et des enfants, sont assassinés par des éleveurs. Selon Human Rights Watch, ces violences ont fait 10 000 morts en 20 ans[349].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Cartes[modifier | modifier le code]

Webdocumentaires[modifier | modifier le code]

Reportages vidéos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. a, b, c et d Jeune Afrique : Incapable de stopper Boko Haram, l'armée nigériane sous le feu des critiques
  3. a et b Le Figaro : L'ambition grandissante de Boko Haram, par Tanguy Berthemet.
  4. a et b Le Monde : Le Nigeria fait appel à des mercenaires contre Boko Haram
  5. a, b et c Jeune Afrique : La drôle de guerre du Cameroun contre Boko Haram, par Rémi Carayol
  6. a et b RFI : Cameroun: lourdes pertes pour Boko Haram à la frontière nigériane
  7. a, b et c AFP : Guerre contre Boko Haram: 71 soldats tchadiens tués, 416 blessés en deux mois et demi
  8. a et b Le Figaro : «L'intervention française au Mali a déplacé la menace djihadiste vers le sud»
  9. Le Figaro : Boko Haram : la mobilisation médiatique est-elle efficace ou contre-productive ?
  10. a, b et c Human Rights Watch : WORLD REPORT 2015 - Nigeria
  11. a, b et c Human Rights Watch : Nigeria : Au moins 1 000 civils tués depuis janvier
  12. a, b, c et d Reuters : 2.000 femmes enlevées par Boko Haram depuis 2014, selon Amnesty
  13. a, b et c Amnesty International : Nigeria : Les crimes de guerre de l'armée nigériane
  14. a et b Jeune Afrique : Nigeria - Carte interactive : Boko Haram, un anniversaire macabre
  15. a, b et c AFP : Le Niger affirme avoir infligé de lourdes pertes à Boko Haram au Nigeria
  16. a et b Journal du Cameroun : Boko Haram: Aux origines de la secte islamiste
  17. Jeune Afrique : Nigeria : l'armée et Boko Haram accusés de crimes de guerre par Amnesty International
  18. Le Monde : Boko Haram : une guerre à huis clos au Nigeria, par Sébastien Hervieu.
  19. La charia est déjà en vigueur depuis 2000 dans les 12 États du Nord.
  20. a, b et c La Croix : Pourquoi la lutte contre Boko Haram est-elle inefficace ?
  21. France 24 : Boko Haram, la secte qui veut imposer la charia au Nigeria
  22. Huffington Post avec AFP : Le chef de Boko Haram proclame un "califat islamique" au nord-est du Nigeria
  23. article de Jeune Afrique du 31 mars 2014
  24. Adrien Hart, « Nigeria : Boko Haram, ennemi public numéro 1 », Slate,‎ (lire en ligne)
  25. « Plusieurs attaques contre des églises au Nigeria, à la veille de Noël », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  26. « Boko Haram, la secte islamiste qui sème la terreur au Nigeria », Le Figaro, 26 décembre 2011.
  27. AFP, « Nigeria : trois bombes pour un dimanche de Pâques », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  28. « Nigeria : Goodluck Jonathan investi, les bombes continuent d'exploser », Jeune Afrique,‎
  29. « Nigeria : Boko Haram multiplie les attentats », Jeune Afrique,‎
  30. « Le Nigeria entame des négociations indirectes avec la secte Boko Haram », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  31. « Le Nigéria va entamer des négociations avec une secte islamiste », Jeune Afrique,‎
  32. « La secte islamiste Boko Haram revendique l'attentat contre l'ONU au Nigeria », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  33. Le Nouvel Observateur avec AFP : NIGERIA. Au moins 150 morts dans des attentats islamistes
  34. « Enquête au Nigeria après les attentats de Noël attribués à des islamistes », Agence France-Presse et TV5 Monde,‎ (consulté le 26 décembre 2011)
  35. AFP : Nigeria: le bilan des victimes à Kano passe à 194
  36. Le Monde : Nigeria : mort de 20 membres présumés de Boko Haram
  37. Sahel Intelligence : Nigéria : l’armée et la police contre Boko Haram
  38. Le Monde : Nigeria : 14 islamistes tués par une attaque de l'armée à Kano
  39. Le Nouvel Observateur : Une opération anti-Boko Haram aurait fait 228 morts au Nigeria
  40. a et b Jeune Afrique : Nigeria : à Baga, "les soldats ont mis le feu maison par maison"
  41. Reuters : Nigeria : au moins 187 morts dans des affrontements entre militaires et islamistes
  42. Le Figaro : Nigeria : guerre à huis clos contre la secte Boko Haram
  43. Le Figaro : Nigeria: raid meurtrier de Boko Haram
  44. AFP : Nigeria: 55 tués dans des attaques menées par des islamistes
  45. L'Express : Nigeria: l'armée lance l'assaut contre les islamistes de Boko Haram
  46. a et b Le Figaro : Nigeria: Boko Haram bombardé
  47. Jeune Afrique : Le Cameroun refoule des réfugiés fuyant l'offensive de l'armée nigériane
  48. Le Monde : Nigeria : 14 insurgés islamistes et 3 soldats tués
  49. RFI : Cinquième jour de l'opération de l'armée nigériane contre Boko Haram
  50. VOA : Nigeria: «des résultats positifs » dans l’offensive contre Boko Haram selon le président Jonathan
  51. BBC : Boko Haram cède cinq villes à l'armée
  52. AFP : Le Nigeria joue l'apaisement avec les "terroristes" tout en poursuivant l'offensive
  53. Reuters : Affrontements entre l'armée nigériane et Boko Haram, 35 morts
  54. Xinhua : Nigeria : des attaques lancées par des hommes armés font 35 morts dans l'État de Borno (armée)
  55. Apa : L’armée nigériane annonce l’arrestation de 1.000 suspects de Boko Haram
  56. Le Monde : Multiples attaques de Boko Haram au Nigeria
  57. France 24 : Nigeria : nouvelles attaques meurtrières attribuées à Boko Haram
  58. Le Monde : Nigeria : 18 nouveaux morts dans des affrontements avec Boko Haram
  59. Le Monde : Le Nigeria annonce avoir tué une cinquantaine de combattants de Boko Haram
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  61. RP défense : 105 soldats tués ou portés disparus suite à une embuscade au Nigeria
  62. Reuters : Des combats entre Boko Haram et l'armée nigériane font 20 morts
  63. Lapresse.ca : L'armée nigériane affirme avoir tué 40 combattants de Boko Haram
  64. Europe 1 : Nigeria : 37 islamistes de Boko Haram tués ?
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  66. AFP : Nigeria: nouveaux affrontements meurtriers entre Boko Haram et les forces de l'ordre
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  69. Chinaorg : Nigeria : 25 morts potentiels dans des affrontements entre l'armée et Boko Haram
  70. Figaro : 13 militants de Boko Haram tués (armée)
  71. France 24 : Boko Haram soutient l'attaque d'un lycée au Nigeria mais ne la revendique pas
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  141. RFI : Cameroun: tentative de Boko Haram de faire exploser un pont
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  145. Xinhua : L'armée nigériane attaque un repaire de Boko Haram et tue plus de 50 islamistes
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  149. AFP : Nigéria: victoire de l'armée sur Boko Haram
  150. AFP : Cameroun: huit soldats et 107 islamistes de Boko Haram tués dans des combats
  151. Le Figaro : Nigeria: trente morts malgré la trêve annoncée
  152. RFI : Boko Haram: combats à Malam Fatori, les populations fuient au Niger
  153. Le Monde avec AFP : Nigeria : deux villes du nord-est tombent aux mains de Boko Haram
  154. Le Point avec AFP : Nigeria : Boko Haram a pris la ville des lycéennes enlevées
  155. France 24 : L’armée nigériane reprend la ville symbolique de Chibok à Boko Haram
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  157. L'Obs avec AFP : NIGERIA. 47 élèves tués dans un attentat suicide attribué à Boko Haram
  158. Francetvinfo : Nigeria : 45 morts dans une attaque attribuée à Boko Haram dans le Nord-Est
  159. AFP : Le groupe armé islamiste Boko Haram aurait égorgé et noyé des commerçants dans le nord-est du pays, au bord du lac Tchad.
  160. France 24 : Un double attentat, commis par deux femmes, a tué plus de 45 personnes, mardi, sur un marché de Maiduguri, capitale de l'État du Borno, dans le nord-est du Nigeria. L'attentat n'a pas encore été revendiqué mais Boko Haram est soupçonné.
  161. RFI : Attaques au Nigeria: l'émir de Kano refuse de se laisser impressionner
  162. Jeune Afrique : Nigeria : Damasak, à la frontière du Niger, entre les mains de Boko Haram
  163. Le Monde avec AFP : Au Nigeria, plus de 150 morts dans un raid de Boko Haram à Damaturu
  164. Jeune Afrique : Boko Haram attaque deux villes et une cimenterie Lafarge dans le nord-est du Nigeria
  165. Reuters : Double attentat à Jos au Nigeria, 40 morts
  166. Le Figaro : Cameroun: un camp de Boko Haram démantelé
  167. RFI : Boko Haram se retire d’un camp militaire au Cameroun
  168. Jeune Afrique avec AFP : La prise de la base de Baga par Boko Haram, coup dur pour l'armée nigériane
  169. Le Monde avec AFP et Reuters : Nouvelle attaque de Boko Haram au Nigéria
  170. AFP : 3 000 Nigérians se réfugient au Tchad après les attaques de Boko Haram
  171. L'Obs avec AFP : Boko Haram a rasé 16 villages au nord-est du Nigeria
  172. a et b Amnesty International : Nigeria. Peut-être le massacre le plus meurtrier de l'histoire de Boko Haram
  173. AFP : Cameroun: l'attaque de Boko Haram repoussée par l'armée
  174. RFI : Info RFI: attaques de Boko Haram au Cameroun, des dizaines d’otages
  175. RFI : Raid de Boko Haram au Cameroun: une partie des otages libérés
  176. Reuters : Le Cameroun dit avoir libéré 24 otages de Boko Haram
  177. France 24 : Boko Haram attaque Maiduguri et prend le contrôle de Monguno
  178. AFP : Nigeria: une attaque de Boko Haram contre Maiduguri repoussée
  179. Slate : Nigeria: 12 soldats condamnés
  180. Le Point avec AFP : Nigeria : 54 militaires condamnés à mort, pour mutinerie, par une cour martiale
  181. RFI : Le Nigeria met fin à la formation militaire américaine
  182. RFI : Nigeria: des mercenaires sud-africains lutteraient contre Boko Haram
  183. RFI : Le Tchad propose un «soutien actif» au Cameroun contre Boko Haram
  184. AFP : Le Tchad envoie des troupes au Cameroun contre Boko Haram
  185. a, b et c AFP : Cameroun: trois soldats tchadiens, 123 islamistes tués lors d'attaques de Boko Haram
  186. Le Figaro avec Reuters : Cameroun: action contre Boko Haram
  187. a et b Le Monde : Pourquoi le Tchad s’engage dans la lutte contre Boko Haram, par Christophe Châtelot.
  188. RFI : Niger: une force mixte multinationale pour lutter contre Boko Haram
  189. RFI : Cameroun: une force régionale africaine contre Boko Haram à l'étude
  190. RFI : La Force multinationale chargée de combattre Boko Haram prend forme
  191. RFI : Niger: Boko Haram se moque de la force régionale et attaque Diffa
  192. RFI : Boko Haram: l’armée tchadienne commence des opérations aériennes
  193. RFI : Lutte contre Boko Haram: les troupes tchadiennes pénètrent au Nigeria
  194. RFI : Cameroun: contre-offensive sanglante de Boko Haram à Fotokol
  195. AFP : Treize militaires tchadiens tués dans la contre-attaque de Boko Haram au Cameroun mercredi
  196. Xinhua et Journal du Cameroun : Fotokol: Un premier bilan, lourd pour les populations civiles et les combattants de Boko Haram
  197. RFI : Boko Haram: l’armée nigérienne se prépare à intervenir au Nigeria
  198. AFP : La guerre contre Boko Haram prend une ampleur régionale
  199. Reuters : Paris met en place un détachement de liaison militaire au Niger
  200. Ministère de la Défense : BSS : point de situation du 5 février 2015
  201. RFI : Niger: les islamistes de Boko Haram repoussés vers le Nigeria
  202. AFP : Première attaque de Boko Haram au Niger, à la frontière nigériane
  203. Jeune Afrique : Boko Haram : la sale guerre a commencé, par François Soudan.
  204. RFI : Le jour où le Niger a autorisé son armée à pénétrer au Nigeria
  205. RFI : Niger: Diffa se réveille sous les tirs nourris de Boko Haram
  206. RFI : Niger: des cellules dormantes de Boko Haram dans le sud-est
  207. RFI : Niger: la population de Diffa vit dans la peur de nouvelles attaques
  208. RFI : Boko Haram ouvre un nouveau front au Niger, contre-attaque imminente
  209. AFP : Niger: nouvelle attaque de Boko Haram et explosion d’une bombe dans le sud-est
  210. a et b Paris Match : Offensive contre Boko Haram, par Patrick Forestier.
  211. RFI : Front de Diffa: état d'urgence et forces en présence
  212. RFI : Info RFI: première attaque de Boko Haram en territoire tchadien
  213. RFI : Nigeria: Boko Haram entre en force à Gombe
  214. RFI : Boko Haram: nouveaux accrochages à la frontière camerouno-tchadienne
  215. Le Figaro avec AFP : Boko Haram détruit une ville au Nigeria
  216. AFP : Nigeria: l'armée annonce avoir repris à Boko Haram une ville stratégique du Nord-Est
  217. Jeune Afrique : Cameroun - Nigeria : plusieurs attaques de Boko Haram repoussées depuis le 16 février
  218. AFP : L'armée tchadienne tue 117 islamistes au Nigeria
  219. RFI : Boko Haram: l'armée nigériane annonce avoir repris la ville de Baga
  220. AFP : Au Nigeria, l’armée affirme avoir repris Baga à Boko Haram
  221. France 24 : Le président Jonathan se rend à Baga, ville-martyre de Boko Haram
  222. RFI : Nigeria: sur Twitter, Boko Haram dément avoir perdu Baga
  223. RFI : Niger: le bombardement d’Abadam est-il une bavure?
  224. RFI : Niger: Adabam bombardé, les limites de l'aviation contre Boko Haram
  225. RFI : Niger: le village d’Abadam bombardé par un avion non identifié
  226. AFP : Attaque de Boko Haram au Niger: 7 soldats nigériens et 15 islamistes tués
  227. RFI : (Reportage) Avec l'armée tchadienne, sur les traces de Boko Haram
  228. RFI : Nigeria: l’armée tchadienne a repris Dikwa aux mains de Boko Haram, par Madjiasra Nako.
  229. AFP : Nigeria: l'armée dit avoir tué 70 islamistes de Boko Haram dans le nord-est
  230. RFI : Nigeria: nouvelles exactions de Boko Haram dans l’État de Borno
  231. AFP : Nigeria: trois attentats attribués à Boko Haram font au moins 58 morts
  232. RFI : Boko Haram fait allégeance au groupe État islamique
  233. Vidéo de annonçant l'allégeance à l'État islamique
  234. RFI : Boko Haram: offensive d’envergure lancée par le Niger et le Tchad
  235. RFI : Boko Haram: les militaires de la force mixte reprennent Damasak
  236. RFI : Nigeria: contre-offensive sur Damasak, Boko Haram en fuite
  237. AFP : Nigeria: 36 localités reprises à Boko Haram
  238. Daily trust : Nigeria: Troops Retake Bama, 35 Towns
  239. RFI : Boko Haram sous pression à la frontière camerouno-nigériane
  240. Lignes de défense : Un contractor sud-africain tué par un tir nigérian à Maiduguri, par Philippe Chapleau.
  241. Vanguard : Nigeria: Military Recaptures Madagali, Last Area Held By Boko Haram in Adamawa
  242. AFP : Le Nigeria et ses alliés clament leurs premières victoires contre Boko Haram
  243. AFP : Nigeria : Boko Haram incendie des maisons à Bama, des centaines d'habitants chassés
  244. AFP : Boko Haram: des Nigérianes mariées de force puis massacrées pour rester «pures»
  245. RFI : Des soldats tchadiens quittent le Nigeria à la demande d’Abuja
  246. RFI : Nigeria: la ville libérée de Gambaru reprise par Boko Haram
  247. RFI : (Reportage): l’armée tchadienne se déploie vers Mora contre Boko Haram
  248. Le Figaro avec AFP : La coalition en bonne voie contre Boko Haram
  249. RFI : Boko Haram: offensive de l'armée nigériane pour la reconquête de Gwoza
  250. AFP : Le Nigeria revendique une victoire symbolique contre Boko Haram
  251. AFP : Nigeria: le chef de Boko Haram avait ordonné de "tuer toutes les femmes" à Gwoza
  252. Le Figaro avec Reuters : L'armée tchadienne attaque Boko Haram
  253. AFP : Offensive régionale contre Boko Haram: une nouvelle localité reprise au Niger
  254. RFI : Boko Haram: au Nigeria, pendant la campagne, les combats continuent
  255. Jeune Afrique : Niger : nouvelle attaque de Boko Haram refoulée par les armées nigériennes et tchadiennes
  256. AFP : Boko Haram fait une incursion au Niger avant d'être repoussé
  257. AFP : Nigeria : à Malam Fatori libérée, les Boko Haram ont "tout brûlé"
  258. Xinhua : Niger : près de 300 éléments de Boko Haram tués dans le bassin du lac Tchad (officiel)
  259. Le Figaro avec AFP : Le dernier bastion de Boko Haram attaqué
  260. AFP : Nigeria: l'armée aux portes d'un important fief de Boko Haram protégé par des mines
  261. Reuters : Nigéria : l'armée se retire du dernier bastion de Boko Haram
  262. AFP : Nigeria : Boko Haram reprend une localité du Nord-est
  263. RFI : Niger: Boko Haram inflige de lourdes pertes à l'armée sur le lac Tchad
  264. Le Figaro avec AFP : Des dizaines de soldats tués par Boko Haram
  265. RFI : Face à Boko Haram, le Niger évacue les îles sur le Lac Tchad
  266. RFI : Niger: Boko Haram profite de l’évacuation des îles pour se ravitailler
  267. RFI : Evacuation du lac Tchad: le rapport qui accable le Niger
  268. Le Point avec AFP : Nigeria: 300 filles et femmes sauvées des mains de Boko Haram
  269. Le Point avec AFP : Nigeria : les otages de Boko Haram détenus dans des conditions "inhumaines"
  270. Le Monde avec AFP : Nigeria : l'armée annonce la libération de 234 femmes et enfants otages de Boko Haram
  271. RFI : Nigeria: Reportage dans le camp des rescapés de Boko Haram
  272. Le Point avec AFP : Nigeria : d'ex-otages de Boko Haram racontent leur calvaire
  273. RFI : Nigeria: les rescapés de Boko Haram de retour à la vie
  274. a et b Rémi Carayol, Terrorisme : Boko Haram, monstre blessé, Jeune Afrique, 23 juin 2015.
  275. Nigeria: près de 200 personnes tuées par Boko Haram en 48 heures, Le Point avec AFP, 3 juillet 2015.
  276. Amnesty International : Nigeria. Il faut enquêter sur la mort en détention de centaines de personnes soupçonnées d’appartenir à Boko Haram
  277. rfi : Nigeria : des centaines de prisonniers morts dans des conditions suspectes
  278. Le Monde : Nigeria : des islamistes seraient victimes des exactions de l'armée
  279. Afrik : Nigeria : au moins 950 prisonniers de l’armée meurent asphyxiés, affamés ou assassinés
  280. Jeune Afrique : Boko Haram : la sale guerre du Nigeria
  281. Amnesty International : Torture au Nigeria : bienvenue en enfer
  282. RFI : Les milices d’autodéfense contre Boko Haram se livrent à des exactions
  283. RFI : Boko Haram: le «groupe armé prend des proportions inquiétantes»
  284. AFP, « Plus de 260 morts dans les combats entre police et "talibans" », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  285. Amnesty International : Les tueries perpétrées dans le nord du Nigeria constituent des crimes contre l’humanité
  286. Human Rights Watch : Nigeria: Boko Haram Kills 2,053 Civilians in 6 Months
  287. Challenges.fr avec AFP : Boko Haram a multiplié les massacres de civils en 2015
  288. Amnesty International : Boko Haram : des femmes et des jeunes filles forcées de participer aux attaques
  289. Le Monde : Nigeria : quatre questions sur la secte Boko Haram
  290. Les jeunes filles enlevées par Boko Haram racontent leur calvaire, Le Figaro, 27 octobre 2014
  291. AFP : Plus de cent lycéennes enlevées au Nigeria
  292. RFI : Nigeria: 115 des 129 lycéennes enlevées par Boko Haram sont toujours disparues selon la directrice
  293. VOA : Nigéria: les lycéennes enlevées étaient 234 au total
  294. Le Figaro : Nigeria: les lycéennes enlevées seront traitées en "esclaves", "vendues" et "mariées"
  295. 20 Minutes : Boko Haram: Ce qu’on sait de l’enlèvement des jeunes Nigérianes
  296. RFI : Nigeria: nouvel enlèvement de femmes au nord-est du pays
  297. AFP et Le Parisien : VIDEOS. Nigeria : nouvelle vague d'enlèvements de filles et de garçons
  298. Le Figaro : Nigeria : 63 otages échappent à leurs ravisseurs de Boko Haram
  299. RFI : Évasion de plus de 60 Nigérianes enlevées par Boko Haram
  300. Libération : Nigeria : seuls neuf otages ayant fui Boko Haram ont été retrouvés
  301. Le Monde : Nigeria : nouveau rapt massif par Boko Haram dans le Nord
  302. Le Parisien : Nigeria : Boko Haram kidnappe une centaine d'hommes et d'adolescents
  303. Le Parisien et AFP : Boko Haram : des soldats tchadiens ont libéré 85 otages nigérians
  304. Paris Match : BOKO HARAM COMMET DE NOUVEAUX ENLÈVEMENTS
  305. Afrik : Nigeria : 60 autres femmes enlevées par Boko Haram
  306. AFP : 30 adolescents enlevés au Nigeria par Boko Haram
  307. Le Monde avec AFP : Les islamistes de Boko Haram utilisent les femmes otages « en première ligne »
  308. AFP : Nigeria : Boko Haram tue 32 personnes et en enlève près de 200
  309. Le Monde avec AFP : Boko Haram enlève 40 jeunes hommes au Nigeria
  310. Le Monde avec AFP : Boko Haram libère près de 200 otages dans le nord-est du Nigeria
  311. AFP : Dans le nord du Cameroun, la peur de Boko Haram gagne du terrain
  312. CAMEROON Camer.be : Cameroun, Kerewa: un chef de village et son fils égorgés par Boko Haram : CAMEROON
  313. France 24 : Boko Haram conteste son implication dans le meurtre des deux otages européens
  314. Jeune Afrique : Qui se cache derrière le groupe jihadiste nigérian Ansaru ?
  315. Le Monde avec AFP : Un ingénieur italien enlevé au Nigeria
  316. Le Monde avec AFP : Otages tués au Nigeria : l'Italie furieuse de n'avoir pas été avertie
  317. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Lib.C3.A91.
  318. RFI : Nigeria : un otage allemand tué lors d’une tentative de libération
  319. RFI : Francis Collomp: l'assassinat des journalistes de RFI «m'a donné le courage de m'évader» et Francis Collomp, ex-otage français (interview audio)
  320. Francetv info : Ce que l'on sait de l'évasion de Francis Collomp, otage au Nigeria depuis 2012
  321. Jeune Afrique : Nigeria : comment Francis Collomp a réussi à échapper à Ansaru
  322. Otage français enlevé au Nigéria: le groupe islamiste Ansaru diffuse une vidéo de Francis Collomp : Otage français enlevé au Nigéria: le groupe islamiste Ansaru diffuse une vidéo de Francis Collomp
  323. France 24 : Évasion de Francis Collomp : "C’est la première fois qu’un otage d’Ansaru s’en sort"
  324. Le Parisien : Les Moulin-Fournier, ex-otages au Cameroun, ne retourneront pas sur place
  325. Tf1 : Français enlevés au Cameroun : "Ce sont des gens bien"
  326. Le Figaro : Boko Haram exhibe les sept otages français
  327. Le Monde : La famille française enlevée au Cameroun apparaît sur une vidéo postée sur Internet
  328. Le Figaro : Boko Haram revendique l'enlèvement de la famille française
  329. RFI : Les ex-otages français libérés sont à Yaoundé, heureux, mais exténués
  330. RFI : Libération de la famille Moulin-Fournier: y a-t-il eu des contreparties?
  331. Le Monde avec AFP : Au Cameroun, 27 otages de Boko Haram libérés
  332. RFI : Cameroun: libération du prêtre français Georges Vandenbeusch, enlevé dans le nord du pays
  333. RFI : Libération du père Georges Vandenbeusch: un soulagement pour ses paroissiens à Sceaux
  334. RFI : Le père Vandenbeusch de retour en France
  335. Le Monde : Le père Vandenbeusch libéré « par compassion », sans rançon, selon Boko Haram
  336. Libération : Deux prêtres italiens et une religieuse canadienne enlevés au Cameroun
  337. RFI : Cameroun: les trois religieux enlevés dans le nord sont libres
  338. AFP : CAMEROUN. Un Chinois tué, dix autres enlevés par Boko Haram
  339. RFI : Une trentaine d'otages chinois et camerounais libérés par Boko Haram
  340. Jeune Afrique : Nigeria : un ressortissant allemand enlevé par des hommes armés
  341. Libération : Boko Haram déclare détenir un otage allemand et avoir marié les lycéennes enlevées
  342. Reuters : L'armée camerounaise libère un Allemand enlevé par Boko Haram
  343. Jeune Afrique : Nigeria : en sept mois, Boko Haram a tué plus de 1 200 personnes
  344. RTS info : Les violences islamistes ont déjà fait 1000 morts cette année au Nigeria
  345. France24 : Boko Haram place une ville du Nigeria sous le règne du "califat islamique"
  346. AFP : Nigeria: l'aviation tchadienne bombarde une ville tenue par Boko Haram
  347. Libération : «Les réfugiés ont autant peur de l’armée que de Boko Haram», par Jean-Louis Le Touzet.
  348. AFP : Au Tchad, les réfugiés nigérians, à "100% pour Buhari", ne peuvent voter
  349. AFP : Nigeria: 45 villageois tués dans le centre du pays, des éleveurs suspectés