Maroua

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Maroua
Maroua
Une rue de Maroua.
Administration
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Région Extrême-Nord
Département Diamaré
Démographie
Population 700 000 hab. (est. 2014)
Densité 150 hab./km2
Géographie
Coordonnées 10° 35′ nord, 14° 19′ est
Altitude 423 m
Superficie 466 500 ha = 4 665 km2
Localisation

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Maroua

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La ville de Maroua est le chef-lieu de la région de l'Extrême-Nord du Cameroun et du département du Diamaré ; elle a été érigée en « Communauté urbaine de Maroua » en 2008[1]. Avec ses 400 000 habitants, elle est l'une des cinq premières villes du Cameroun.

Maroua est connue notamment pour ses imposants champs de gingembre, et pour la fabrication de la liqueur de gingembre.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville tire son nom de celui de la communauté Marwa (prononcé Marva en Guiziga); première commune installée sur la localité à l'arrivée des colons allemands. La prononciation est francisée en Maroua au départ des allemands et à l'arrivée des colons français. La ville était auparavant occupée par les Guiziga et les Moufou, avant l'invasion peule.

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type tropical, sec et chaud, presque semi-désertique. La température moyenne annuelle est de 28,3 °C. La moyenne annuelle des précipitations atteint 794 mm[2].

La ville est quadrillée par de grandes avenues bordées d'arbres qui apportent un peu de fraîcheur.

Population[modifier | modifier le code]

Les populations de Maroua sont principalement issues des ethnies suivantes : Guiziga, Mofou, Peuls, Mafa, Toupouri, Mousgoum, Kotoko, Mandara, Kanuri, Mada, Podoko, Zouglo, Méri. Maroua a donc une culture plurielle.

Subdivision administrative[modifier | modifier le code]

La ville de Maroua est divisée en trois communes d'arrondissement, la commune d'arrondissement de Maroua 1er, avec à sa tête Hamadou Hamidou[3], celle de Maroua 2e qui est dirigée par le Lawan de Dogba et la commune de Maroua 3e, dirigée par Boubakari Bello. La communauté urbaine de Maroua a été créée le 17 janvier 2008 et est dirigée (en 2017) par Robert Bakari[4] connu sous le nom de Bakary Yaware.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • L'histoire pré-coloniale du Cameroun donne peu d'information sur la région ou la localité
  • 1939-1950 : unité administrative faisant partie de la région du Nord
  • 1950-1959 : le Diamaré
  • 11 novembre 1981 : création du département du Diamaré par décret no 81/521
  • 1996—2008 : Maroua devient commune urbaine à régime spécial
  • 2015 : plusieurs attentats attribués à Boko Haram[8].

Université[modifier | modifier le code]

Université de Maroua
Article détaillé : Université de Maroua.

Créée par le décret présidentiel 2008/208 du 9 août 2008, l’Université de Maroua est la deuxième plus jeune institution universitaire publique du Cameroun. L'Université de Maroua compte sept établissements dont cinq Facultés et deux Grandes Écoles. L'actuel Recteur de l'université de Maroua est le Professeur Idrissou Alioum.

Tourisme[modifier | modifier le code]

De décembre à mai, Maroua connaît une grande affluence de touristes se rendant dans les parcs nationaux de Waza (situé à 120 km) et de Kalamaloué, ou vers les sites de Rhumsiki, de Djingliya, du pic de Mindif ou du col de Koza, autre haut lieu de l'artisanat.

Centre Artisanal[modifier | modifier le code]

Maroua est surtout célèbre pour son activité artisanale et son marché où s'attroupent quotidiennement tanneurs, potiers, tailleurs, tisserands et forgerons.

Le centre artisanal, situé à l'entrée du marché, regroupe une cinquantaine d'artisans qui proposent sur leurs étalages des nappes de tables brodées ou tissées à la main, des tapis de cuir, des babouches, des sacs à main en peau de crocodile ou de serpent, etc.

Lamidat de Maroua[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

Les habitants de la ville de Maroua sont musulmans et chrétiens. Parmi les chrétiens, on trouve les catholiques, les protestants et les églises dites "réveillées".

Évêché[modifier | modifier le code]

La ville de Maroua compte plusieurs installations catholiques: à Djarengol Délégué, à Djarengol Kodek, à Domayo et au Pont-Vert. L'église catholique fait aussi dans le social à travers des centres de santé et des écoles qui sont les meilleures de la ville.

Églises[modifier | modifier le code]

La ville de Maroua compte une cinquantaine d'églises dont les plus importantes appartiennent aux dénominations suivantes: Union des églises évangéliques du Cameroun, Union des églises baptistes du Cameroun, Eglise fraternelle luthérienne du Cameroun, Eglises Evangéliques du Cameroun et la Mission de Plein Evangile. La ville de Maroua comprend aussi de nombreuses églises pantécôtistes.

Mosquées[modifier | modifier le code]

La ville de Maroua compte plusieurs mosquées dont une grande mosquée connue sur le plan national avec une capacité de plus de 10 000 places, les fidèles musulmans de la ville font leurs prières quotidiennes au sein de la grande mosquée de Douggoi. Elle est dirigée par l'imam Oustas Mamoud Yaya Mal Bakary.

Transport[modifier | modifier le code]

Maroua possède son propre aéroport international (Maroua-Salak) situé à 23 km de la ville. On peut donc rejoindre la ville en avion par vol depuis Yaoundé ou Douala via la compagnie aérienne nationale Camair-co qui dessert la ville trois jours par semaine.

Personnalités nées à Maroua[modifier | modifier le code]

En littérature[modifier | modifier le code]

  • Une partie du roman Au commencement du septième jour, de Luc Lang, 2016, est supposée s'y dérouler.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2008/025 du 17 janvier 2008 portant création de la communauté urbaine de Maroua, in Cameroon Tribune, no 9018 du vendredi 18 janvier 2008, p. 5
  2. Diagramme climatique : Maroua, climate-data.org [1]
  3. « commune de Maroua 1e », sur cvuc.cm (consulté le 4 août 2015)
  4. « Extrême-Nord: une bouffée d’oxygène pour les communes », Cameroon Tribune, 26 avril 2017 [2]
  5. Source : Mapanet [3]
  6. Source : Mapanet [4]
  7. Source : Mapanet [5]
  8. « attentats Maroua », sur www.france24.com (consulté en juillet 2015)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émilie Guitard, « Le grand chef doit être comme le grand tas d'ordures » : gestion des déchets et relations de pouvoir dans les villes de Garoua et Maroua (Cameroun), Université Paris Ouest Nanterre La Défense, 2014, 600 p. (thèse), [lire en ligne]
  • (de) Reinhard Kapfer, Die Frauen von Maroua : Liebe, Sexualität und Heirat in Nordkamerun, Hammer, Wuppertal, 2005, 188 p. (ISBN 3-7795-0033-7)
  • Anne Lebel (et Emmanuelle Pontié), « Maroua », in Le Cameroun aujourd'hui, Éditions du Jaguar, Paris, 2011, p. 167-171 (ISBN 978-2-86950-464-6)
  • Mahamat Paba Salé, Maroua : aspects de la croissance d'une ville du nord Cameroun : des années 50 à nos jours, Université Bordeaux 3, 1980, 304 p. (thèse de 3e cycle)
  • Christian Seignobos et Olivier Lyébi-Mandjek (dir.), « Maroua. Évolution historique », in Atlas historique de la province Extrême-Nord, Cameroun, planche 30, IRD Éditions, MINREST/INC, Paris, 2000 (ISBN 2-7099-1444-1), [lire en ligne]
  • Henry Tourneux et Olivier Lyébi-Mandjek, L'école dans une petite ville africaine, Maroua, Cameroun : l'enseignement en milieu urbain multilingue, Karthala, Paris, 1994, 330 p. (ISBN 2-86537-494-7)
  • P. Tjeega et H. Elingui, Dictionnaire des villages du Diamaré, DGRST, ISH, Yaoundé, 1981, 214 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Maroua Ier[modifier | modifier le code]

  • Maroua Ier, sur le site Communes et villes unies du Cameroun (CVUC)

Maroua IIe[modifier | modifier le code]

Maroua IIIe[modifier | modifier le code]