Bataille de Bodo

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Bataille de Bodo

Informations générales
Date 29 -
Lieu Bodo, près de Fotokol
Issue Victoire tchadienne
Belligérants
Drapeau du Tchad TchadShababFlag.svg Boko Haram
Commandants
Ahmat Darry Bazine
Forces en présence
2 000 hommes[1]inconnues
Pertes
4 morts[3]
11 blessés[3]
123 morts
(selon le Tchad)[2]
Civils : 2 morts[2]

Insurrection de Boko Haram

Coordonnées 12° 21′ 36″ nord, 14° 28′ 19″ est

Géolocalisation sur la carte : Afrique

(Voir situation sur carte : Afrique)
Bataille de Bodo

Géolocalisation sur la carte : Nigeria

(Voir situation sur carte : Nigeria)
Bataille de Bodo

Géolocalisation sur la carte : Cameroun

(Voir situation sur carte : Cameroun)
Bataille de Bodo

La bataille de Bodo a lieu les 29 et pendant l'insurrection de Boko Haram.

Prélude[modifier | modifier le code]

Le , à Ndjamena, à la suite d'une rencontre entre le ministre camerounais de la Défense et le président du Tchad Idriss Déby, le gouvernement tchadien annonce apporter un soutien actif au Cameroun dans le conflit contre les djihadistes de Boko Haram[4]. Le 17 janvier, les troupes tchadiennes entrent au Cameroun et le 28 une partie de leurs forces se déploie à Fotokol, une ville frontalière séparée par un pont de 500 mètres de la ville nigériane de Gamboru Ngala[2],[5].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le , les forces de Boko Haram tentent une nouvelle incursion au Cameroun et lancent un assaut sur la localité de Bodo, près de Fotokol. Ils se heurtent pour la première fois aux troupes de l'armée tchadienne. Le combat s'engage vers 16 heures mais les djihadistes sont repoussés et se replient. Ils lancent cependant une seconde attaque le lendemain en engageant le combat par des tirs de roquettes. Des échanges de tirs suivent et durent plusieurs heures mais à nouveau les Tchadiens repoussent les assaillants qui regagnent Gamboru Ngala[2],[6],[7],[8].

Les pertes[modifier | modifier le code]

Selon l'état-major tchadien, le bilan des combats est de 123 morts pour les djihadistes, contre trois tués et douze blessés pour l'armée tchadienne. L'état-major précise que les trois militaires tués ont été victimes d'engins explosifs de fabrication artisanale[2],[8]. L'hôpital militaire de N'Djamena indique cependant qu'un des soldats blessés décède le 31[3]. Deux civils sont également tués le 28 et le 29 à Fotokol, par des roquettes tirées depuis le Nigeria[2].

Références[modifier | modifier le code]