Monts Mandara

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Monts Mandara
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Géographie
Altitude 1 494 m, Mont Oupay
Massif Ligne du Cameroun
Longueur 200 km
Administration
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Drapeau du Nigeria Nigeria
Régions camerounaises
États nigérians
Extrême-Nord, Nord
Adamawa, Borno
Géologie
Roches Roches volcaniques

Les monts Mandara sont un massif montagneux volcanique situé à la frontière entre le Cameroun et le Nigeria. Leur point culminant est le mont Oupay avec 1 494 mètres d'altitude.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte du défilé d'Hairy dans les monts Mandara (1826).

Les monts Manadara abritent le site archéologique de Diy-Gid-Biy qui a été construit avant la venue du peuple mafa, et abandonné au XVe siècle[1].

Le Britannique Dixon Denham, en 1822, puis l'Allemand Hans Dominik en 1902, font partie des premiers explorateurs des monts Mandara.

Le , le groupe insurrectionnel Boko Haram prend le bourg de Gwoza situé dans les monts Mandara ; il y était présent depuis 2003-2004. En 2014, le groupe s'y renforce et étend son contrôle sur une plus grande région[2]. Le , la veille des élections présidentielles, l'armée nigériane annonce avoir repris Gwoza[3].

Ethnographie[modifier | modifier le code]

Les monts Mandara sont peuplés par un grand nombre d'ethnies fractionnées sur chacune des montagnes et ne comptant généralement qu'une dizaine de milliers d'individus. Leurs langues appartiennent au groupe tchadique de la famille nilo-saharienne.

Les Mafa, les Mofou, les Mada, les Ouldémé, les Kapsiki, les Pelasla, les Podoko et les Vamé sont les principales ethnies des monts Mandara.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. UNESCO World Heritage Centre, « Les Diy-Gid-Biy du Mont Mandara - UNESCO World Heritage Centre », sur whc.unesco.org (consulté le 13 juin 2016).
  2. Christian Seignobos, « Boko Haram : innovations guerrières depuis les monts Mandara », Afrique contemporaine, no 252,‎ , p. 146–169 (lire en ligne) (inscription nécessaire) – via Cairn.info
  3. (en) « Boko Haram HQ Gwoza in Nigeria 'retaken' », sur BBC News,‎ (consulté le 4 septembre 2015)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Gerhard Müller-Kosack, The way of the beer : ritual re-enactment of history among the Mafa, terrace farmers of the Mandara Mountains (North Cameroon), Mandaras Publishing, Londres, 2003, 408 p. (ISBN 0-9544730-0-0) (d'après une thèse, Goethe-Universität) en ligne
  • Chétima Melchisedek, « Mémoire refoulée, manipulée, instrumentalisée. Enjeux de la transmission servile dans les monts Mandara du cameroun », Cahiers d’Etudes Africaines, Vol. 218, no 2, 2015, pp. 303-329. 
  • Chétima Melchisedek, « Par ici l’authenticité! Tourisme et mise en scène du patrimoine culturel dans les monts Mandara du Cameroun », Téoros. Revue de recherche en tourisme, Vol. 30, no 1, 2011, pp. 42-52. 
  • (en) Judith Sterner, The ways of the Mandara Mountains : a comparative regional approach, Rüdiger Köppe, Cologne, 2003, 317 p. (ISBN 3-89645-464-1) (texte remanié d'une thèse de doctorat d'Ethnologie, University of London)
  • Antoinette Hallaire, Les monts du Mandara au nord de Mokolo et la plaine de Mora : étude géographique régionale, IRCAM, ORSTOM, Yaoundé, 1965, 2 vol.
  • Antoinette Hallaire, Paysans montagnards du Nord-Cameroun : les monts Mandara, ORSTOM, Paris, 1991, 253 p. (ISBN 2-7099-1028-4)
  • Véronique de Colombel, « Les migrations anciennes dans le nord des monts du Mandara et la parenté linguistique », sur lacito.vjf.cnrs.fr,‎ (consulté le 9 juin 2016).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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