Saint-Vougay

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Saint-Vougay
Saint-Vougay
La mairie.
La vache, L’argent et la Chine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Landivisiau
Maire
Mandat
Romuald Lemenn
2020-2026
Code postal 29440
Code commune 29271
Démographie
Gentilé Saint-Vougaisiens
Population
municipale
898 hab. (2018 en diminution de 1,97 % par rapport à 2013)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ nord, 4° 08′ ouest
Altitude Min. 54 m
Max. 102 m
Superficie 15,1 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Landivisiau
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Landivisiau
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.saint-vougay.fr

Saint-Vougay [sɛ̃vugɛ] (en breton : Sant Nouga ou Vouga ou Vio ou saint Nonna) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune proche du parc naturel régional d'Armorique, Saint-Vougay se situe à environ 35 km au nord-est de Brest.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • La rivière Guillec qui prend sa source dans le Bois de Tréanton sur la commune de Saint-Vougay.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Vougay est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Landivisiau, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (97,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,2 %), zones agricoles hétérogènes (19,7 %), prairies (8,3 %), zones urbanisées (3,5 %), forêts (0,3 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total de logements dans la commune était de 461.

Parmi ces logements, 84 % étaient des résidences principales, 7,5 % des résidences secondaires et 8,5 % des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 77 %[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Saint-Vouga en 1426, Sanctus Vogay en 1467, Sainct Vouga en 1481, Sanctus Vouga en 1516[11].

Saint-Vougay tire son nom de Saint-Vougay, Vouga ou Vio qui est né en Hybernie, au début du VIe siècle[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le missel de Saint-Vougay[modifier | modifier le code]

Le "missel de Saint-Vougay" est un manuscrit sur parchemin qui contient notamment une prière invoquant les Sept saints fondateurs de la Bretagne ; c'est l'une des sources manuscrites les plus anciennes les évoquant. Ce missel a été déposé aux archives départementales du Finistère ; il était auparavant placé au-dessus du tabernacle du maître-autel de l'église paroissiale.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Saint-Vougay de fournir 19 hommes et de payer 124 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[12].

Révolution française[modifier | modifier le code]

En 1792, en réponse à une enquête, la municipalité de Saint-Vougay répond que le nombre de personnes « qui ont besoin d'assistance » est de 272 (sur 1015 habitants)[13].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le pourcentage de conscrits illettrés à Saint-Vougay entre 1858 et 1867 est de 63 %[14].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Répondant en 1904 à une enquête de l'inspection académique, l'instituteur de Saint-Vougay écrit : « Je ne connais aucune [famille] dans la commune où les membres parlent français entre eux ou à leurs enfants, à la maison »[15].

Le , avec un grand déploiement de forces, l'inventaire des biens d'église de Saint-Vougay pût être fait sans incidents graves, le clergé ayant prêché énergiquement le calme ; les portes de l'église paroissiale étant fermées, elles furent forcées par des crocheteurs aidés de quelques soldats[16].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
    François Guennégan    
1964 1995 Guillaume Yves Marie Le Nan    
1995 2001 Michel Jézéquel    
En cours Marie-Claire Hénaff DVD Agricultrice
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le nombre de ménages fiscaux en 2013 était de 383 représentant 928 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 18 422 €[10].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total d’emploi dans la zone était de 201, occupant 398 actifs résidants (salariés et non salariés) .

Le taux d’activité de la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 79 % contre un taux de chômage (au sens du recensement) de 12,3 %. Les inactifs se répartissent de la façon suivante : étudiants et stagiaires non rémunérés 6,7 %, retraités ou préretraités 9,2 %, autres inactifs 5,1 %[10].

  • La fromagerie de Brengoulou (Gaec Ar Wezenn Dero) fabrique et vend des fromages et produits laitiers issus de l'élevage de vaches laitières de l'exploitation[17].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2015, le nombre d’établissements actifs était de soixante seize dont trente-six dans l’agriculture-sylviculture-pêche, dix dans l'industrie, quatre dans la construction, vingt et un dans le commerce-transports-services divers et cinq étaient relatifs au secteur administratif.

Cette même année, deux entreprises ont été créées par des auto-entrepreneurs[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Naissances[modifier | modifier le code]

  • Jean Discalceat né vers 1279, surnommé Santig Du (petit saint noir en breton). Tailleur de pierres, puis moine franciscain canonisé par la vox populi à Quimper pour sa charité et son dévouement, il meurt lors de la peste noire en 1348. Sa statue est visible dans la cathédrale de Quimper ainsi que dans l'église de Saint-Vougay.
  • Françoise de Quélen, épouse Barbier au début du XVIIe siècle. Alfred de Musset a tiré de son histoire la comédie Barberine qu'il a située en Bohême.

Décès[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
9461 2551 1471 2551 2911 3251 3681 2811 241
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 2061 1791 1501 1971 2531 2111 1441 0691 079
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 1411 1241 0971 1471 0691 0421 065980911
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018
859843812801800890923903898
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yann Brekilien, Prestiges du Finistère. Cornouaille et Léon, Éditions France-Empire, 1969, 355 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Plan séisme consulté le 13 septembre 2016 ».
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 1er mai 2021)
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 1er mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. a b c et d Statistiques officielles de l’INSEE (version novembre 2016).
  11. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Saint-Vougay » (consulté le 5 février 2017).
  12. >"Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f8.image.r=Plovan
  13. Jean Rohou, "Fils de ploucs", tome 1, 2005, éditions Ouest-France, (ISBN 2-7373-3452-7).
  14. Jean Rohou, "Fils de ploucs", tome 2, 2007, éditions Ouest-France, (ISBN 978-27373-3908-0).
  15. Fanch Broudic, L'interdiction du breton en 1902 : la IIIe République contre les langues régionales, Spézet, Coop Breizh, , 182 p. (ISBN 2-909924-78-5).
  16. Journal La Croix, n° du 23 novembre 1906, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2566126/f2.image.r=Cl%C3%A9der?rk=193134;0
  17. « La tomme de Brengoulou est née chez Romain et Katell », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  18. Louis Chauris, « L'église de Saint-Vougay dans le Haut-Léon », Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne, t. LXXX,‎ , p. 319-341 (lire en ligne).
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.