Névez

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Névez
Névez
La plage de Port Manec'h à Névez.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Intercommunalité Concarneau Cornouaille Agglomération
Maire
Mandat
M. Dominique Guillou
2020-2026
Code postal 29920
Code commune 29153
Démographie
Gentilé Névéziens
Population
municipale
2 673 hab. (2018 en diminution de 0,34 % par rapport à 2013)
Densité 105 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ 11″ nord, 3° 47′ 33″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 48 m
Superficie 25,37 km2
Type Commune rurale et littorale
Unité urbaine Névez
(ville isolée)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Moëlan-sur-Mer
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site de la commune

Névez [neve] est une commune du Pays de l'Aven, en Basse Cornouaille, département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Névez est limitée au nord par la commune de Pont-Aven, à l'est par la rive droite de la ria de l'Aven qui la sépare de la commune de Riec-sur-Bélon, au sud par l'océan Atlantique sur une longueur de sept kilomètres environ et à l'ouest par la commune de Trégunc.

La côte atlantique, très découpée, est constituée d'une alternance de falaises rocheuses et de plages plus ou moins grandes. Si on longe le littoral d'ouest en est en empruntant le chemin des douaniers (actuel GR 34), on rencontre d'abord la plage très étirée de Raguénez, puis la petite plage étroite de Rospico qui se niche au fond d'une anse ombragée du même nom, et enfin la plage de Port Manec'h située à l'embouchure de la ria de l'Aven. La plage de Raguénez doit son nom à un petit îlot rocheux qui lui fait face et que l'on peut rejoindre à pied sec à marée basse. En effet Raguénez signifie en breton : en face de l'île, de rag devant et enez île. Un peu plus loin, se trouve un second îlot nommé l'Île Verte.

Le littoral atlantique de Névez

La rive droite de la ria de l'Aven est aussi très accidentée et sinueuse, formant d'amont vers l'aval, depuis la limite communale avec Pont-Aven jusqu'à Port Manec'h une succession d'anses et de falaises : anse du ruisseau de Kerrun, promontoire du château de Tal Mor, anse de Kerscraff, anse du moulin à marée du Hénan et l'étang du Hénan, falaises de part et d'autre du château du Hénan, puis falaises de part et d'autre du port de Kerdruc, l'anse du Poulguin (très profonde et aux nombreuses indentations), falaises du Poulguin, anse de Poul Don, falaises entre cette anse et Port Manec'h et enfin la plage, puis le port de Port Manec'h.

La rive droite de la ria de l'Aven

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Port Manec'h, à la fois plage, port et hameau célèbre ayant attiré de nombreux peintres, occupe un site remarquable juste à l'embouchure de la ria de l'Aven.

Port Manec'h

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Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 11 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 1 000 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Melgven », sur la commune de Melgven, mise en service en 1982[7] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,9 °C et la hauteur de précipitations de 1 132 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Lorient-Lann Bihoue », sur la commune de Quéven, dans le département du Morbihan, mise en service en 1952 et à 28 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[11], à 12 °C pour 1981-2010[12], puis à 12,2 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Névez est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Névez, une unité urbaine monocommunale[17] de 2 661 habitants en 2017, constituant une ville isolée[18],[19]. La commune est en outre hors attraction des villes[20],[21].

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[22]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[23],[24].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 15,1 % 386
Équipements sportifs et de loisirs 1,0 % 25
Terres arables hors périmètres d'irrigation 15,1 % 386
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 43,7 % 1117
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 4,3 % 109
Forêts de feuillus 10,2 % 260
Forêts mélangées 8,7 % 221
Landes et broussailles 1,2 % 30
Zones intertidales 0,1 % 3
Estuaires 0,7 % 17
Source : Corine Land Cover[25]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est peuplée de 2 661 habitants (2017), qui se répartissent sur de nombreux hameaux différents dont les principaux sont :

  • le Bourg de Névez : établi à une certaine distance de la côte, sur le plateau ; c'est là une caractéristique commune à de nombreuses communes littorales bretonnes (par exemple à Riec-sur-Belon, Trégunc, Clohars-Carnoët, Moëlan-sur-Mer, Beuzec-Conq, Nizon, etc.), les premiers émigrants bretons fixèrent le centre de leurs plous à l'intérieur des terres, probablement par crainte des pirates saxons[26] ;
  • Port Manec'h, (station balnéaire) ;
  • Le Hénan ;
  • Kerascoët (village de chaumières) ;
  • Kercanic ;
  • Kerdruc ;
  • Keranguennou ;
  • Rospico ;
  • Trémorvézen.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2016 on recensait 2 728 logements à Névez. Névez étant un lieu de villégiature prisé des vacanciers, on y compte une forte proportion de résidences secondaires. Ainsi on en dénombrait 1 272 (46,6 %) contre 1 338 résidences principales (49,0 %), et 118 logements vacants (4,3 %). Sur ces 2 728 logements, 2 567 étaient des maisons (94,1 %) contre 150 des appartements (5,5 %). Le tableau ci-dessous présente la répartition en catégories et types de logements à Névez en 2016 en comparaison avec celles du Finistère et de la France entière.

Le logement à Névez en 2016.
Névez[27] Finistère[28] France entière[29]
Résidences principales (en %) 49,0 78,7 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 46,6 13,4 9,6
Logements vacants (en %) 4,3 7,9 8,1

Étymologie[modifier | modifier le code]

Névez signifie « nouveau » en breton. La paroisse est mentionnée pour la première fois dans un acte datant de 1078. Il y est question de « Plebe Nevez in Pago Treguent », c'est-à-dire de la nouvelle paroisse dans le pays de Trégunc. La paroisse de Névez est probablement un démembrement de la paroisse de Trégunc, elle-même issue de la paroisse primitive de Melgven à l'époque de l'Armorique[30].

En français le nom de la commune se prononce neve, et neo en breton cornouaillais.

Au milieu du XXe siècle, les Névéziens étaient surnommés « les Bulgares » : l'origine de ce surnom vient probablement de poilus originaires de la commune revenus des expéditions des Dardanelles et (ou) de Salonique en ramenant avec eux des costumes traditionnels bulgares[31].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Plusieurs monuments de la commune témoignent de l'ancienneté de l'occupation de Névez : des dolmens (le dolmen du Brucou[32], situé dans une propriété privée, et ceux de Kerascoët[33] ; un cairn se trouve dans l'île de Raguénez[34] et une stèle gauloise protohistorique[35] devant l'église (une autre a disparu), etc.

En 1845, A. Marteville et Pierre Varin, continuateurs d'Ogée, écrivent :

« Les monuments druidiques abondentr dans cette commune. On y trouve à chaque pas des dolmens et des menhirs. On peut voir surtout, entre le Hénan et Poulguin, un dolmen fort remarquable, qui a été transformé en forge. La table de plate-forme de ce dolmen consiste en un bloc énorme ayant 15 mètres de longueur, 9 de largeur et 2,80 m d'épaisseur. Sa surface présente une foule de cavités ou de bassins plus ou moins profonds, de formes bizarres et variées, mais offrant cependant une certaine régularité, et disposés de manière à se décharger les uns dans les autres, et à verser, enfin, comme une pluie, sur tous les côtés du monument le sang des nombreuses victimes qu'on pouvait y immoler à la fois. Quelques-uns de ces bassins ont une profondeur de trois ou quatre pieds. La chambre du dolmen, qui est assez spacieuse, a été convertie en une forge munie de son soufflet et de tous ses accessoires. On a clos, d'une manière à peu près complète, l'enceinte de cette forge au moyen de quelques pans de maçonnerie élevés entre les rochers qui forment les faces latérales du dolmen, et qui en supportent la table[36]. »

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

La chapelle Sainte-Barbe date du XVe siècle.

La famille de Névez[modifier | modifier le code]

Hervé, seigneur de Névez, chevalier, vivait en 1260. Jacques de Névez, lui aussi chevalier, fut capitaine de cinquante hommes d'armes et gentilhomme de la chambre du Roi). Claude de Névez, son fils, épousa en 1595 Élisabeth d'Acigné ; il fut gouverneur de Quimper et décéda en 1597. Leur fils Claude II de Névez se maria avec Françoise d'Avaugour. Leur fils René de Névez fut colonel dans le Régiment des vaisseaux du Roi et mourut en 1660[37].

Le château du Hénan[modifier | modifier le code]

La construction du château du Hénan (ou Hénant) a commencé au XIVe siècle et s'est surtout développée durant la première moitié du XVIe siècle. Selon Émile Souvestre, le château fut construit au XIVe siècle pour défendre l'entrée de la rivière Aven. Il décrit ainsi le château dans la première moitié du XIXe siècle : « L'entrée principale de cette forteresse a deux portes, l'une grande, l'autre petite. Sur le mur règne une galerie à machicoulis et à l'extrémité s'élève une tour hexagone. Dans l'intérieur de la cour se trouve le logis principal et le donjon, surmonté d'une galerie tréflée du plus charmant effet, et que couronne un toit pointu avec sa girouette. Une tourelle appliquée contre le donjon renferme l'escalier. À l'opposé de la tour d'entrée existe la chapelle, plus endommagée que le reste de l'édifice »[38].

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Le Chevalier de Fréminville écrit en 1844 qu'il s'agit d' « un des plus remarquables des édifices féodaux qui nous soient restés dans le Finistère. Par suite de sa position isolée, reculée à l'extrémité du département, et surtout dans un canton où le chouannerie entravait les révolutionnaires, il a été heureusement préservé de leurs ravages. Il a appartenu à la famille du Marhallac'h (...), mais il est aujourd'hui passé en d'autres mains »[39].

Une description, illustrée de photographies, du manoir du Hénan en 1909 a été publiée dans la revue La Vie à la campagne[40].

Le château de Poulguin[modifier | modifier le code]

Le manoir (ou château) du Poulguin, en bordure de l'Aven, semble avoir été construit à partir du début du XVIe siècle. Il est mentionné dans un acte de mariage de 1525. Il est flanqué d'une chapelle et d'un colombier.

Jacques Cambry, dans son Voyage dans le Finistère en 1794 et 1795, indique :

« On voit sur le rivage de Nevèz, après un quart de lieue de l'embouchure de la rivière de Pontaven, les restes du donjon du très ancien château de Poulguen, dont les murs sont de fortes pierres de taille ; on y voit une auge de granit, de sept pieds de long, sur cinq de large, et de trois pieds de profondeur. Le château du Poulguen était au bord de l'eau, placé sur un rocher entouré de bosquets et de taillis. Il avait droit de tirer à boulets sur les bateaux qui passaient sans payer le droit d'entrée dans la rivière, il choisissait les poissons les plus beaux, les oreilles et les pieds de cochon qu'on portait à la ville ; il dîmait en nature sur tous les objets de cargaison qu'on allait vendre à Pont-Aven[41]. »

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La chapelle Sainte-Barbe, au bourg de Névez, a été construite durant la seconde moitié du XVe siècle. Celle de Saint-Nicolas à Port Manec'h date du XVIe siècle[42].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Dans son roman historique Aliénor, prieure de Lok-Maria, Pitre-Chevalier évoque les « pâles habitants de Clohars et de Névez, à peine guéris de la famine et de la peste » à l'époque des Guerres de la Ligue[43].

En 1666 le village de Kercanic, qui appartenait alors à la trève de Trémorvézen, est durement frappé par la peste ; ne parvenant pas à arrêter l'épidémie, les familles prirent la décision de brûler toutes les chaumières et bâtiments ayant été occupés par des malades. L'espace enherbé situé de nos jours devant la chapelle de Trémorvézen fut transformé en cimetière. Le calvaire à bubons dit "Croix de Kéroren" fut alors édifié[44].

Le , un navire barbaresque s'échoua sur la côte de Névez. La France, étant alors en paix avec Alger, Colbert donna des ordres pour nourrir convenablement son équipage et le reconduire à Marseille aux frais du roi. Quatre-vingt maures seront ainsi acheminés par Quimper.

Le , la barque La Françoise, de Noirmoutier, chargée de vin, qui se rendait à Bénodet, doit s'échouer dans l'anse du Lorc'h en Névez pour échapper à un corsaire anglais qui est finalement repoussé avec l'aide des habitants qui tirent sur lui, mais... s'apprêtent ensuite à le piller en vertu de la coutume du droit de bris, ce que le capitaine parvint à éviter en mettant en perce une barrique : une fois les habitants ivre-morts, il parvint à se déséchouer et à repartir[45].

Névez avait jadis de nombreux tisserands dont la toile et la berlingue (tissu de chanvre et laine mêlés) étaient réputées. D'ailleurs, quand une jeune fille se mariait, sa dot se comptait en linge plutôt qu'en argent. Ils se vendaient sur le marché à Pont-Aven ou étaient exportés par les bateaux qui fréquentaient Kerdruc et Port Manec'h. C'est vers 1880 que les derniers métiers se sont tus[46].

En 1759 la paroisse de Névez devait chaque année fournir 25 hommes pour servir de garde-côtes[47].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Névez en 1778 :

« Nevez, sur une hauteur ; à 6 lieues deux tiers au sud-est de Quimper, son évêché ; à 35 lieues de Rennes et à 2 lieues un quart de Concarneau, sa subdélégation et son ressort. Cette paroisse relève du Roi et compte 1 500 communiants[48]. La Cure est présentée par un chanoine de l'église cathédrale de Quimper. Ce territoire est plein de monticules, fertile et très exactement cultivé. Il est borné au sud par la mer, qui l'arrose par le moyen de plusieurs canaux [en fait, des anses et la ria de l'Aven ][49]. »

Pendant la Révolution française[modifier | modifier le code]

Jacques Cambry, de passage dans la commune de Névez à la fin du XVIIIe siècle, a écrit dans son ouvrage Voyage dans le Finistère ou État de ce département en 1794 et 1795, ces quelques lignes au sujet de celle-ci :

« Le territoire de Nevez est plein de monticules, fertile et parfaitement cultivé. Il fournit beaucoup de froment, de l'orge et peu de seigle[50] ; cette commune donne sur la mer, elle est côtoyée par la rivière de Pontaven ; de grandes pierres de taille plattes, longues de sept à huit pieds, comme à Trégunc près Concarneau (...) entourent les champs et les courtils, ce qui produit un singulier effet. Point de bois dans Névez, on prend dans Nizon le bois de chauffage.
Les mœurs de tous les environs sont douces ; l'ivrognerie est le seul vice qui y règne, chez les femmes même. On n'a trouvé depuis vingt ans dans Névez qu'un seul enfant dont le père fut inconnu. Les habitants portent des culottes à la matelotte, un grand gilet à capuchon, des soubrevestes ; presque tous sont mariés ; la pêche est abondante sur la côte[51]. »

Le , Le Paige de Bar émigre en embarquant à Névez avec plusieurs autres personnes dont Le Breton, curé de Nizon et Auffret, vicaire de Mellac[52].

La plage de Raguénez, lieu de la tentative de débarquement de Chouans en 1795.

Le , les Anglais tentèrent de débarquer 2 000 Chouans sur la plage de Raguénez à Névez pour opérer une diversion et prendre l'armée républicaine à revers. En effet, quelques jours plus tôt, les Anglais avaient tenté imprudemment de débarquer des émigrés dans la presqu'île de Quiberon mais ils avaient trouvé face à eux l'armée du général Hoche qui leur barrait la route. Les Chouans furent reçus par le feu nourri de l'artillerie du fort de Raguénez et repoussé une première fois à la mer. Les Anglais cependant n'avaient pas renoncé à leur projet et les Chouans furent débarqués un peu plus loin dans l'anse de Rospico. Croyant que c'était les Anglais qui voulaient mettre tout à feu et à sang les habitants de Névez avaient abandonné leurs maisons et pris la fuite. Les prétendus Anglais furent très polis. Ils demandèrent seulement de quoi manger dans les maisons puis se dirigèrent rapidement vers Pont-Aven. Quelques jours plus tard, 1 700 soldats républicains s'installèrent à Keranglas. Tout l'espace qui se trouve entre le village et la mer fut couvert de tentes pour les loger. Mais ils arrivaient trop tard. Les Chouans avaient déjà quitté les lieux et regagné le Morbihan.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Port Manec'h, tableau de Henry Moret peint en 1896.

Névez en 1853[modifier | modifier le code]

En 1853, pour une superficie totale de 2 532 hectares, Névez possédait 1 032 ha de terres labourables, 112 ha de prés et pâtures, 77 ha de bois, 35 ha de vergers et jardins, 1 182 ha de landes et incultes. La commune possédait alors trois moulins. Outre l'église paroissiale, quatre chapelles sont citées (chapelle de Trémorvézen, dédiée à Notre-Dame-de-Bon-Secours ; chapelles Sainte-Barbe, Saint-Mathieu et Saint-Nicolas). Les auteurs indiquent également qu'à cette date « on parle le breton à Névez »[53].

Le pays des chaumières et des « pierres debout »[modifier | modifier le code]

Chaumières à Kerascoët, appentis en « pierres debout ».

Les premières constructions en « pierre debout » (orthostates) remonteraient au XVIIe siècle (un acte de vente de maison en parle en 1695), mais elles se seraient développées surtout au XIXe siècle à Trégunc et Névez, servant de murs à de nombreuses maisons, d'autres « pierres debout » étant dressées en clôture des parcelles ou des propriétés ; leur origine serait due à la nécessité de débarrasser les champs des nombreux chaos rocheux qui les encombraient, particulièrement sur les bords de l'Aven. De nombreuses constructions en « pierre debout » ont été détruites, car méprisées, dans le courant du XXe siècle, mais une soixantaine d'entre elles subsistent[54].

Jean-François Brousmiche, vers 1830, les décrit ainsi :

« Elles forment d'une seule longueur la hauteur des édifices ; on les applique l'une contre l'autre sans chaux ni ciment : elles se soutiennent de leur propre poids et forment des murailles inébranlables[55]. »

Anse de Kerochet : un des quais sommaires servant à l'exportation par chalands des blocs de granite de la carrière de Kérochet.

Les « pierres debout » et leur exploitation sont évoquées dans un cahier d'écolier :

« Dans presque tous les champs, on voit de gros rochers qui gênent les laboureurs ; les carriers les font sauter. Il y en a d'énormes. Sur l'un d'entre eux pousse un arbre ; un autre, énorme,que l'on peut faire bouger, se nomme "La Roche tremblante". Au bord de la route de Concarneau, on peut voir un dolmen naturel. Des pierres plates et longues, enfoncées dans la terre, côte à côte, servent de talus, ou de murs aux vieilles maisons. Sur la côte, de gros cailloux ont des formes bizarres, exemple "La Tête de la Jument". (...) [Le carrier] fait un trou dans le granit avec une barre qu'il enfonce à grands coups de marteau. Il met de la poudre dans le trou, la tasse, introduit une longe mèche, y met le feu, s'éloigne, souffle dans une trompe et gare à la mine ! Et... boum, les cailloux sautent. Un cric soulèvera les gros blocs[56]. »

Battage au manège à Port Manec'h vers la fin du XIXe siècle (photographie auteur anonyme).

Jusqu'au XIXe siècle, l'exploitation du granit constituait la principale activité à Trégunc et Névez ; elle faisait vivre des centaines de tailleurs de pierre. La carrière de Kérochet fut exploitée jusqu'au début du XXe siècle ; le granit extrait était exporté par le port sommaire situé dans l'anse de Kérochet, où trois quais, utilisés l'un ou l'autre en fonction de la marée, sont encore visibles ; une centaine d'ouvriers travaillaient dans cette carrière dont le propriétaire était Mr Hochet. Les pierres extraites étaient embarquées sur des chalands jusqu'au port de Pont-Aven, où elles étaient chargées sur des chasse-marées à destination de Lorient (elles servirent entre autres à construire la citadelle de Port-Louis), Nantes, Bordeaux, etc. Deux naufrages de bateaux chargés de pierres brutes, survenus vers le milieu du XIXe siècle, sont connus : le Génie, une chaloupe, et le Goulfard, un chasse-marée. Une autre carrière, celle de Kervern, était la propriété de la famille Philippe[54].

La reconstruction de l'église paroissiale[modifier | modifier le code]

L'ancienne église paroissiale de Névez, basse et obscure, était un monument de style flamboyant du XVIe siècle. Elle était sous le vocable de sainte Thumette[57]. Entre 1894 et 1900 une nouvelle église fut construite selon les plans de l'architecte Armand Gassis, à l'emplacement de l'ancienne, condamnée en raison de son état de délabrement[30]. En 2010, deux vitraux, dessinés par Jean-Paul Thaéron ont été installés dans les transepts[58].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Eugène Cadel : Récolte du goémon. Raguénès (vers 1900-1910).

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle voit la création de la station familiale de Port Manec'h qui connait un fort développement durant la Belle Époque.

Au début du XXe siècle, Port Manec'h armait cinquante chaloupes sardinières à la pêche côtière.

En réponse à une enquête épiscopale organisée en 1902 par Mgr Dubillard, évêque de Quimper et de Léon en raison de la politique alors menée par le gouvernement d'Émile Combes contre l'utilisation du breton par les membres du clergé, le recteur de Névez, l'abbé Théoden, écrit : « Il n'y a que quelques rares [personnes], parmi les cultivateurs et les marins, en état de comprendre, et encore imparfaitement, une instruction [religieuse] française. La preuve en est que les délibérations du Conseil municipal, composé cependant de l'élite intellectuelle de la commune, se font en breton » ; il ajoute : « La population toute entière (...) croirait qu'une instruction française, donnée même de loin en loin, serait une véritable moquerie à son endroit, et déserterait en masse l'église  »[59].

Le , Théoden, curé de Névez, fait partie des 31 prêtres du diocèse de Quimper dont les traitements[60] sont retenus par décision du gouvernement Combes « tant qu'ils ne feront pas emploi de la langue française dans leurs instructions et l'enseignement du catéchisme » car ils utilisaient le breton[61].

La voie ferrée allant de Quimperlé à Concarneau dessert entre autres les gares de Pont-Aven, Nizon, Névez, Trégunc et Lanriec à partir de 1908 ; c'est une ligne ferroviaire à voie métrique exploitée par les Chemins de fer départementaux du Finistère ; la ligne ferma en 1936.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Névez porte les noms de 107 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux neuf au moins (Joseph Cloarec, Laurent Costiou, Yves Costiou, Yves Garo, Yves Guillou, Philibert Jaouen, Jean Marrec, Jean Mestric, Grégoire Paillard) sont des marins disparus en mer ; trois au moins (Yves Marrec, Yves Richard, François Riou) sont des soldats morts sur le front belge ; Joseph Martin a été tué à l'ennemi à Achi-Baba (Turquie) dans le cadre de la Bataille de Sedd-Ul-Bahr ; Joseph Sellin, matelot à bord du Lorraine à Corfou (Grèce) et Yves Goalabre à Salonique sont tous les deux morts de maladie (ils s'y trouvaient dans le cadre de l'expédition de Salonique) ; un au moins (Joseph Clanche) est mort alors qu'il était en captivité en Allemagne ; Corentin Le Bris, quartier-maître à bord de l' Aspirant Herber, est mort de maladie le à Sidi Abdallah (Tunisie) ; Yves Guyader, matelot à bord du croiseur cuirassé Amiral Aube est mort de maladie à Arkangelsk (Russie) où son bateau se trouvait dans le cadre de la Guerre civile russe pour soutenir la contre-révolution blanche contre la Russie bolchévique ; la plupart des autres sont morts sur le sol français : parmi eux, Corentin Berthou[62], caporal au 65e régiment d'infanterie, disparu le à Fère-Champenoise (Marne), décoré à titre posthume de la Médaille militaire et de la Croix de guerre[63].

L'île de Raguénez et la stèle commémorative du naufrage du .

Yves Héloury, matelot à bord du Montcalm, est mort à Copenhague (Danemark) le , donc après la signature de l'armistice.

Le le cargo anglais Philomel, construit en 1916, chargé de marchandises diverses destinées à l'armée américaine et faisant partie d'un convoi de 22 navires partis de Brest à destination de Bordeaux, est torpillé par le sous-marin allemand U88 et coule au large de Port-Manech ; l' équipage fut sauvé[64].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

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La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Névez porte les noms de 39 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles, douze sont disparues en mer dont dix (Laurent Costiou, Yves Cloarec, Yves Furic, Joseph et René Guillou, Yvon Ollivier, Laurent et Yvon Rioual, Louis Sellin, Lucien Troal) sont des marins-pêcheurs disparus en mer au large du phare d'Ar-Men le à bord du dundee de pêche Île Verte, les deux autres étant René Daniélou, disparu en mer le lors du naufrage du paquebot Meknès au large de Dieppe et Lucien Bourglan, disparu en mer le lors du naufrage du chalutier armé Sergent Gouarne au large d'Alborán ; six (Arsène Coadou, René Colin, Adolphe Furic, René Laureau, François et Jean Noach) sont des résistants fusillés par les Allemands le à Kerfany ; Laurent Guillou est un résistant mort en déportation le au camp de concentration de Buchenwald[63].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Yves Richard est mort pour la France en 1949 pendant la guerre d'Indochine et Lucien Nélias pendant la guerre d'Algérie[65].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[66]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[67].

En 2018, la commune comptait 2 673 habitants[Note 5], en diminution de 0,34 % par rapport à 2013 (Finistère : +0,86 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5601 6381 3551 4871 4501 9231 8362 0402 073
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0842 1112 2212 1742 3442 4542 4872 6052 660
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 8182 9223 2033 0393 1403 2203 2143 0463 160
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 1273 1112 8952 7002 5742 4662 5422 7182 648
2018 - - - - - - - -
2 673--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[68] puis Insee à partir de 2006[69].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2016, on recense 1 284 hommes et 1 363 femmes à Névez. Le taux de personnes d'un âge égal ou supérieur à 60 ans est de 44,8 %, nettement supérieur au taux en France (25,2%). La commune compte en effet de nombreux papy-boomers. La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est la suivante :

  • 48,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,1 %, 15 à 29 ans = 9,5 %, 30 à 44 ans = 13,5 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 41,5 %) ;
  • 51,5 % de femmes (0 à 14 ans = 10,8 %, 15 à 29 ans = 7,4 %, 30 à 44 ans = 12,6 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 47,8 %).
Pyramide des âges en nombre d'individus à Bannalec en 2016 [70].
HommesClasse d’âgeFemmes
90 ou plus
22 
159 
75 à 90
268 
365 
60 à 74
361 
262 
45 à 59
293 
173 
30 à 44
172 
121 
15 à 29
100 
194 
0 à 14
147 

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Les indicateurs de revenus et de fiscalité à Névez et dans l'ensemble du Finistère en 2016 sont présentés ci-dessous.

Revenus des ménages à Névez (29) en 2016.
Névez[71] Finistère[72]
Nombre de ménages fiscaux 1 398 406 470
Nombre de personnes dans les ménages fiscaux 2 861 889 922
Médiane du revenu disponible par unité de consommation (en euros) 22 185 20 701
Part des ménages fiscaux imposés 54,0 % 49,0 %

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme occupe une place importante dans l'économie locale en raison de la présence de la station balnéaire de Port-Manec'h et d'un littoral avec de nombreuses plages. Au , on recensait 8 campings sur la commune offrant 1 270 emplacements ainsi que 3 petits hôtels d'une capacité totale de 57 chambres.

Sites remarquables[modifier | modifier le code]

  • Le port et la plage de Port Manec'h
  • Le sentier côtier entre Port Manec'h et Raguénez, en passant par Rospico
  • La remontée de l'Aven avec Le Hénan et le port de Kerdruc
  • La plage de Tahiti et l’île de Raguénez
  • La plage de Rospico

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La ville de Névez comporte plusieurs endroits et monuments à découvrir :

  • les Jardins de Rospico (Kerangall) ouverts pour le festival « Jazz'y Kamprouezh » ;
  • le village des chaumières, Kerascoët ;
Le hameau de Kerascoët comporte une série de maisons au toit en chaume appelées les Chaumières de Kerascoët. Le village date du XVIe siècle ; il a été rénové en 1993.
  • le village de Kercanic possède aussi plusieurs maisons à toit de chaume ;

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  • les dolmens de Brucou et de Kerascoët[73] ;
  • le château du Hénan des XVe siècle et XVIe siècle[74] ;
  • le château du Poulguin du XVIe siècle ;
  • le manoir Dalmore - Hôtel 4 Étoiles ;
  • les maisons men zao (en « pierres debout ») ;
  • la venelle men zao en face de l'église (dans le bourg de Névez) ;
  • le moulin à marée du XVe siècle au Hénan (récemment rénové) ;
  • l'église Sainte-Thumette du XIXe siècle[75] ;
  • les chapelles[76] :
    • Sainte-Barbe du XVe siècle dans le Bourg[77],
    • Saint-Mathieu du XVIIIe siècle à Kerhas[78],
    • Saint-Nicolas du XVIe siècle à Port Manec'h[79],
    • Sainte-Marguerite du XVIe siècle, située près du château du Henan ; un arboretum se trouve à proximité,
    • Notre-Dame-de-la-Clarté des XVe et XVIe siècles à Tremorvezen ;
  • les Trois Fontaines et le bassin de rouissage dans le bois du Hénan ;
  • le phare de Port Manec'h.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[80]
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1969 Joseph Daniélou Rad.  
1971 1977 Joseph Dervout DVD  
1977 1983 Émile Péron Rad. Contrôleur aux Affaires Maritimes
1983 1989 Joseph Le Gac DVD  
1989 1995 Pierre Mahé[81] DVD Chef d'entreprise
1995 2014 Gérard Martin DVD Pompier professionnel au Sdis retraité
2014 4 juillet 2020 Albert Hervet App.PS Retraité de l'enseignement
4 juillet 2020 En cours Dominique Guillou[82] DVD cadre d'entreprise

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Les Contamines-Montjoie (France).

Tombe de Pierre Tchernia, cimetière de Névez.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Tchernia (1928-2016), réalisateur et doubleur français, un des fondateurs du parc Astérix qui y possédait une maison, y est inhumé.
  • Eric Le Lann (1957), trompettiste compositeur et interprète de jazz, y habite.
  • Pierre Guyotat, écrivain, auteur de Tombeau pour cinq cent mille soldats, dont la 2e partie a été écrite dans la maison de son grand-oncle Charles Viannay à Raguenez.
  • Jörg Bong, écrivain sous le nom de plume "Jean-Luc Bannalec", y possède une maison où il séjourne une partie de l'année[83].
  • Ginette Cros (1921-2002) résistante et responsable communiste, y est décédée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Melgven - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Névez et Melgven », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Melgven - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Névez et Quéven », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Lorient-Lann Bihoue - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Lorient-Lann Bihoue - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Lorient-Lann Bihoue - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Unité urbaine 2020 de Névez », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  18. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  19. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  23. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  24. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  25. « Données statistiques sur les communes de Métropole; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  26. René Largillière, "Les saints et l'organisation chrétienne primitive dans l'Armorique bretonne", 1925, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k914005/f185.image.r=Plougasnou.langFR
  27. « Chiffres clés - Logement en 2016 à Névez » (consulté le ).
  28. « Chiffres clés - Logement en 2016 dans le Morbihan » (consulté le ).
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  32. « Finistère », sur megalithes-breton.fr (consulté le ).
  33. « T4T35 - Mégalithes du monde : France - Dolmens de Kerascoët [DLKERQ] », sur t4t35.fr (consulté le ).
  34. http://fr.topic-topos.com/cairn-nevez et Nathalie Molines, Robert Gageonnet et Jean-Laurent Monnier, Le site paléolithique inférieur de Raguénes (Névez, Finistère). Cadre géologique et industrie, "Revue archéologique de l'Ouest, 1998, consultable http://www.persee.fr/doc/rao_0767-709x_1998_num_15_1_1068
  35. « Stèle », sur Topic-Topos (consulté le ).
  36. A. Marteville et Pierre Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, t. 2, Rennes, (lire en ligne).
  37. Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, t. 3, (lire en ligne), p.316.
  38. Émile Souvestre, cité par A. Marteville et Pierre Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, t. 2, Rennes, (lire en ligne).
  39. Chevalier de Fréminville, Le guide du voyageur dans le département du Finistère,
  40. Albert Maumené, Le manoir du Hénan en Névez, revue La Vie à la campagne : travaux, produits, plaisirs, no  du 15 octobre 1909, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5795749c/f11.image.r=moelan
  41. Jacques Cambry, Voyage dans le Finistère, ou État de ce département en 1794 et 1795, Tome troisième, pages 141-142, librairie du Cercle social, Paris, 1798
  42. « Chapelle Saint-Nicolas à Névez », sur monumentum.fr (consulté le ).
  43. Pitre-Chevalier, "Aliénor, prieure de Lok-Maria", tome 2, 1842, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56212497/f245.image.r=moelan
  44. Kercanic durement touché par la peste dans les années 1600, journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, n° du 13 avril 2020.
  45. Louis Oges, "Le port de Bénodet", consultable http://fr.slideshare.net/fouesnant/la-merfouesnantphpi-rprdq
  46. Diocèse de Quimper, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie pour l'année 1938, Notice sur les paroisses du diocèse de Quimper et du Léon, page 38, H.Pérennès, 1938
  47. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne...", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f6.image.r=Pleuven?rk=107296;4
  48. Personnes en âge de communier.
  49. Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, t. 3, (lire en ligne), p.315.
  50. En l'an II, Névez a fourni 695 quintaux de froment, 612 quintaux d'avoine, 444 quintaux de seigle, mais l'orge n'y est pas signalé
  51. Jacques Cambry, Voyage dans le Finistère, ou État de ce département en 1794 et 1795, Tome troisième, pages 120-121, librairie du Cercle social, Paris, 1798
  52. Daniel Bernard, Recherches sur la Chouannerie dans le Finistère, revue "Annales de Bretagne", 1937, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115338s/f107.image.r=Pont-Aven
  53. A. Marteville et Pierre Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, t. 2, Rennes, (lire en ligne).
  54. a et b Marylène Naviner, Les tailleurs de pierre debout de Trégunc et de Névez, revue "Micheriou Koz" no 22, hiver 2009-2010
  55. Jean-François Brousmiche, "Voyage dans le Finistère, 1829, 1830 et 1831"
  56. Extraits d'un cahier d'écolier, non daté, reproduit dans Marylène Naviner, Les tailleurs de pierre debout de Trégunc et de Névez, revue "Micheriou Koz" n° 22, hiver 2009-2010
  57. Sœur de saint Enéour, nous ne savons que peu de chose sur cette sainte. Elle aurait été, à l'exemple de sainte Evette, une des compagnes de sainte Ursule, enlevée et martyrisée par les Huns devant Cologne en 383, voir http://nominis.cef.fr/contenus/saint/12586/Sainte-Thumette.html
  58. « Des vitraux "à la fois proches et mystérieux" à Nevez, Portail de la liturgie catholique. ».
  59. Fanch Broudic, L'interdiction du breton en 1902 : la IIIe République contre les langues régionales, Spézet, Coop Breizh, , 182 p. (ISBN 2-909924-78-5).
  60. En vertu du Concordat, les prêtres étaient alors payés par l'État
  61. Journal La Croix no 6064 du 18 et 19 janvier 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2199243/f1.image.r=Pouldreuzic.langFR
  62. Corentin Berthou, né le à Nevez, scolastique aux Missions étrangères de Paris.
  63. a et b « Finistère », sur MémorialGenWeb (consulté le ).
  64. Alexis Deniau, Benjamin Pepy et Emmanuel Gourvil, "Les trésors engloutis de Bretagne", tome 1 (de Brest à Lorient), Cristel éditions, 2013, (ISBN 978-2-84421-101-9).
  65. « Finistère », sur MémorialGenWeb (consulté le ).
  66. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  67. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  68. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  69. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
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  72. « Chiffres clés - Revenus et pauvreté des ménages en 2016 dans le Finistère » (consulté le ).
  73. Notice no PA00090143, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]