Pont-Aven

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Pont-Aven
Le port.
Le port.
Blason de Pont-Aven
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Moëlan-sur-Mer
Intercommunalité Concarneau Cornouaille Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Marie Lebret
2014-2020
Code postal 29930
Code commune 29217
Démographie
Gentilé Pontavenistes
Population
municipale
2 842 hab. (2013)
Densité 99 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 51′ Nord 3° 45′ Ouest / 47.85, -3.75
Altitude Min. 0 m – Max. 102 m
Superficie 28,63 km2
Localisation

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Site web Site de la commune

Pont-Aven [pɔ̃tavɛn][1] est une commune du département du Finistère dans la région Bretagne en France. Pont-Aven est surnommée « la cité des peintres » car de nombreux peintres dont Gauguin y ont séjourné.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le port de Pont-Aven.

La commune de Pont-Aven est une commune proche du littoral atlantique, bordée à l'est par la rivière Aven. La petite ville de Pont-Aven est située au bord de cette rivière, à l'endroit où elle s'élargit en un estuaire qui forme une ria, là où se trouve le dernier pont avant la mer sur ce fleuve côtier. Les eaux de fleuve côtier, qui dévale des Montagnes Noires en se faufilant au milieu d'un chaos d'énormes rochers, dans un site favorable à l'implantation de nombreux moulins à eau, avant de rejoindre la mer. Autrefois les eaux de l'Aven animaient de nombreux moulins dans la petite cité. Ils sont à l'origine du dicton : « Pont-Aven, ville de renom, 14 moulins, 15 maisons ». En plus des ouvrages de pierre liés aux canaux de dérivation servant à l'alimentation en eau des moulins le spectacle des lavandières sur les berges et les îlots contribua à séduire les artistes.

Pont-Aven est une ville de fond d'estuaire, née à la jonction des eaux douces et salées, au niveau du dernier pont sur le fleuve côtier l'Aven. Ce port d'échouage de fond de ria, asséché deux fois par jour lors des marées basses, permettait un modeste trafic de gabares, lougres et chasse-marées qui pouvaient se rendre jusqu'à Quimper, Nantes, Bordeaux ou même Cardiff dans le dernier quart du XIXe siècle pour y acheminer des pommes de terre et y charger du charbon. La navigation dans la ria de l'Aven, où affleurent de nombreux bancs de vase molle, était parsemée d'embûches, y compris à hauteur de l'Océan Atlantique pour le franchissement de la barre de Port Manech. Ce n'est plus désormais qu'un port de plaisance[2].

« Pont-Aven étant établie dans une vallée entre deux collines abondamment boisées, s'ouvrant vers le sud et la mer, le climat y est tempéré, favorable au travail en plein air » remarque Henry Blackburn[3], ce qui a contribué à y attirer les peintres.

La commune de Pont-Aven englobe en outre de vastes portions de territoire non urbanisés qui appartenaient à la commune de Nizon avant qu'elle ne fusionne en 1954 avec celle de Pont-Aven. De nombreux villages parsèment cet espace. Le bourg de Nizon, ancien chef-lieu de commune, constitue la seconde agglomération en importance. Au nord de la ville, surplombant l'Aven, se trouve le "Bois d'Amour"[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du breton aven qui signifie rivière[5], rivière de Pont-Aven, en breton Pont-Aën et dont l'une des sources est située près du village de Pen-Aven [6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le territoire communal possède et surtout possédait plusieurs monuments mégalihiques : l'allée couverte du Moulin René est désormais très endommagée[7] et les deux dolmens de Coat-Luzuen sont les restes d'une ancienne allée couverte[8]. Le menhir de Kérangosquer a été christianisé, une croix gravée se trouve sur son côté est[9].

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Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Pont-Aven, ainsi que Nizon, sont issues du démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Melgven. Pont-Aven, qui dépendait de l'évêché de Cornouaille, fut une simple trève de Nizon jusqu'à la Révolution française, une partie de son territoire dépendant de la paroisse de Riec-sur-Belon[10].

Cabaret breton à Pont-Aven (dessin d'Eugène Martin, 1868).

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Pont-Aven est ainsi décrit en 1636 par François-Nicolas Baudot, sieur du Buisson et d'Aubenay (l'orthographe a été respectée) :

« (...) Le bourg de Pont-d'Aven, par où passe la rivière Aven qui vient d'au-dessus de Rosporden. Elle donne le nom au bourg, à cause que l'on y passe, toute pleine de rochers qu'elle est, sur un pont de 15 ou 20 pas ; elle s'en va, demi-lieue au-dessous, dans la mer où elle forme un port de barre, comme celuy de Bellon, à l'entrée duquel entrent les vaisseaux de trois cents tonneaus, mais non plus avant, et n'en vient aucun jusqu'à Pont-d'Aven. Le bourg apartient à Mr de la Porte Neuve[11], du surnom de Guer, qui a là ses armes en un posteau (...)[12] »

Cette commune est citée à l'occasion de la révolte des Bonnets rouges survenue en Bretagne en 1675.

Le constitutionnel Jacques Cambry, véritable touriste avant l'heure, visita la petite cité en 1794. Dans ce passage extrait de son ouvrage Voyage dans le Finistère il nous donne un bref aperçu de celle-ci telle qu'elle était il y a deux siècles. Il est loin de rester insensible au charme des lieux :

« Ce petit port de mer est le séjour le plus capricieux. […] Il est placé, dans l'eau sur des rochers, aux pieds de deux monts élevés, sur lesquels sont semés d'énormes blocs arrondis, de granit, qui semblent prêt à se détacher : ils servent de pignons à des chaumières, de murs à de petits courtils. Ces blocs, descendus des montagnes, gênent le cours de la rivière, qui bondit contre tant d'obstacles. Des moulins, placés sur ses rives, s'en sont servis comme d'appui, pour y placer l'essieu de leurs rouages : des ponts de bois les réunissent ; les côteaux d'alentour sont habités, boisés, et d'un aspect extraordinaire, singulièrement variés ; le bruit des eaux, le bruit de vingt cascades étourdissent le voyageur, comme les moulins à foulon de Dom-Quichotte, comme les chutes d'eau de la Suisse et de la Savoie[13]. »

Le bourg de Pont-Aven au début du XXe siècle.

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Pont-Aven a été érigée en commune en 1790.Le , l'Assemblée nationale décide que l'église de Pont-Aven sera conservée comme simple succursale de celle de Nizon[14].

Le 28 messidor an II ()[15] un débarquement de 3000 chouans a lieu à Raguénès en Névez, sous les ordres de Jean Jan, pour faire diversion au moment du débarquement de Quiberon et prendre à revers les troupes républicaines du général Hoche. « Les chouans s'emparèrent sans obstacle des batteries de la côte et occupèrent la petite ville de Pont-Aven. Ils s'y ravitaillaient quand trois cent républicains commandés par le capitaine Huard, passèrent la rivière [l'Aven] et se portèrent rapidement en arrière de la ville, qui fut en même temps attaquée de l'autre côté. Surpris, les chouans firent retraite sur Tréméven et Arzano ; la nuit suivante, ils gagnèrent Plouay, rentrèrent dans le Morbihan et se dispersèrent dans leurs foyers sans autres pertes, mais aussi sans résultat[16] ».

Jacques Cambry décrit ainsi Pont-Aven en 1795 :

« La commune de ce nom est à trois-quarts de lieues dans les terres. Des bâtimens de cinquante à soixante-dix tonneaux peuvent se rendre tout chargés jusqu'à l'espèce de quai, pratiqué par les habitans, qu'il seroit très-utile de réparer, de continuer jusqu'à l'Islot, sur une distance de deux cents toises. Des bâtimens de cent-cinquante tonneaux pourroient alors se charger à Pontaven. Je n'ai rien vu de brisé, de rompu, de cahoteux, comme la rue qui conduit au quai : elle est placée sur des rochers, dont les blocs inégaux font faire aux roues, des chutes de dix-huit pouces ; sans les efforts des hommes qui les conduisent, jamais les animaux ne pourroient faire franchir à leurs voitures, même à vide, des pas si dangereux[17]. »

Le même auteur précise encore :

« Les grains, fromens, seigles, avoines sont à la base du commerce de Pontaven. Ils s'exportent à l'Orient, à Nantes, à Bordeaux ; on y vendoit beaucoup de bestiaux, une grande quantité de dindons, de canards, de volailles de toute espèce. (...) Point d'hospice, point de médecin, point de chirurgien, point d'accoucheuses à Pontaven. Des paysannes se chargent de cette dernière fonction, tuent l'enfant qu'elles arrachent, en estropiant sa mère. A la connoissance du citoyen Decourbes, maire de Pontaven, plus de cent-cinquante enfans, en dix-huit ans, sont morts de cette manière. Les mêmes accidens ont lieu dans Riec et Nison, dans toutes les communes environnantes. Il y a douze foires à Pontaven, et cinquante-deux marchés par an ; on s'y porte avec une telle affluence, qu'il faut une heure, quelquefois, pour traverser cette petite ville[18]. »

La pêche dans la rivière de Pont-Aven était alors très pratiquée :

« La rivière de Pontaven est poissonneuse. Elle abonde en saumons excellens, préférés à ceux-même de Quimperlé. Les meuniers se permettent un abus qu'on devroit détruire, en les punissant sévèrement ; ils prennent dans des poches une multitude de petits saumons, qu'ils nomment glésils, dont ils nourrissent leurs pourceaux. Sur les rivages de la mer, on trouve un genre de palourdes (...) en une telle abondance qu'on peut en prendre jusqu'à quarante tonneaux par mois[19]. »

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Un village traditionnellement pauvre[modifier | modifier le code]

Pierre-Eugène Grandsire : Le moulin Simoneau à Pont-Aven (dessin d'après son tableau exposé au Salon de 1877)
Félix Bracquemond : cabaret breton [à Pont-Aven] (dessin de 1868)

La petite ville de Pont-Aven ne comptait que 720 habitants en 1800. La population masculine âgée de plus de 11 ans était de 198 individus. Le recensement de l'an VIII nous fournit la profession exercée par 170 d'entre eux. Les artisans et les commerçants sont de loin les plus nombreux.On compte 12 bouchers, 8 meuniers et 4 garçons meuniers, 8 menuisiers, 6 cabaretiers et 2 aubergistes, 6 maréchaux ferrants, 6 cordonniers, 5 tailleurs d'habits, 4 tisserands, 3 marchands dont un de drap, 3 taillandiers, 2 fourniers, 2 moulageurs (charpentiers chargés de l'entretien des moulins), 2 perruquiers, 1 barbier, 1 charron et 1 serrurier. Les métiers liés à la mer sont également assez bien représentés avec 27 marins et 2 canonniers. Les métiers liés au travail de la terre sont aussi représentés avec 6 cultivateurs, 1 laboureur et 13 journaliers. La ville abrite aussi quelques fonctionnaires puisqu'il y a 7 douaniers. Enfin on dénombre deux hommes de loi et un officier de médecine. Par contre il n'y a pas de maître d'école.

Randolph Caldecott : Pont-Aven (dessin, 1880)

Le , un bateau de pêche de Pont-Aven fut capturé par les Anglais et son équipage fait prisonnier fut conduit dans l'île de Penfret, alors contrôlée par eux[20].

Jean-François Brousmiche écrit en 1831 : « Pont-Aven a pour église paroissiale une simple chapelle, mais elle est assez grande pour le petit nombre de ses habitants. Les pavés de l'espèce de rue qui conduit à l'église, ceux du prolongement de cette rue qui mène au port, sont détestables et propres seulement à briser les voitures ». Il poursuit en citant un dicton : « Pont-Aven, ville sans renom, femmes sans tétons, autant de moulins que de maisons, autant de catins que de chaussons ». Brousmiche ajoute toutefois : « La rivière de Pont-Aven, en la descendant jusqu'à la mer, présente une multitude de sites qui sont dignes d'être reproduits par le pinceau de l'Artiste ! »[21].

En 1844, Pont-Aven est décrit comme un « bourg maritime, pittoresquement situé sur un bras de mer, avec un port où abondent des navires de 50 à 70 tonneaux »[22].

En 1845, pour une superficie totale de 179 hectares, Pont-Aven possédait 40 hectares de terres labourables, 12 ha de prés et pâtures, 11 ha de vergers et jardins, 7 ha de bois et 79 ha de landes et incultes. La commune possédait alors huit moulins (de Kermès, de Pont-Aven, du Tymeur, à eau). On y parlait le breton[23].

Madame de La Villemarqué décrit ainsi Pont-Aven vers 1860 :

« Cette population de 1 000 habitants est la plus pauvre de France. (...) La moitié des habitants de Pont-Aven se demande, au lever du soleil, si, avant que le soleil ne se couche, elle aura goûté un morceau de pain[24]. »

Un port modeste[modifier | modifier le code]

Barques dans le port de Pont-Aven (carte postale Villard, avant 1903)

En 1842, l'état officiel des douanes indique que le port de Pont-Aven, qui fait essentiellement du cabotage a exporté cette année-là 701 tonneaux de marchandises, dont 378 tonneaux de pierres[25], 222 de bois, 74 de cidre, 17 de grains et farines, et importé seulement 47 tonneaux, dont 19 de futailles vides, 12 de matériaux divers, 5 de grains et farines, 4 de sel[23]. La construction d'un quai sur la rive droite, et de la cale, permit l'essor du trafic : 40 bateaux accostent dans le port en 1836, 403 en 1842[26].

En 1886, le port de Pont-Aven est ainsi décrit : « Les quais du port sont situés sur la rive droite et ont une longueur totale de 221 mètres ; la longueur utile n'en est que de 180 mètres. Les terre-pleins ont une largeur moyenne de 15 et 20 mètres. Deux cales de 21 et 30 mètres de longueur y sont engagées. (...) Des navires de 3 m de tirant d'eau peuvent y aborder lors des marées de vive eau »[27]. Le trafic restait très modeste : pour l'année 1885 sont recensés 13 navires à voiles (et aucun à vapeur) pour un trafic total de seulement 172 tonnes[28], même si le trafic était plus important antérieurement (il oscille entre 3 661 tonnes et 6 578 tonnes entre 1847 et 1852 par exemple[29]) ; le trafic était en 1885 constitué principalement de pommes de terre et de céréales à l'exportation, d'engrais marins, d'amendements calcaires et de charbon à l'importation, mais le port ne pouvait recevoir que des bateaux de moins de 100 tonneaux[30]. En 1891, l'équipage de la chaloupe La Guerrière, de Pont-Aven, disparût en mer[31].

Le un grave incendie survint à Pont-Aven : le maire de Pont-Aven, Pierre David, reçut la Légion d'Honneur pour avoir sauvé trois personnes des flammes et avoir fait preuve d'un infatigable dévouement à l'égard des victimes et deux autres personnes furent décorées, recevant une médaille d'or de première classe, Jérôme Le Rouzic, conseiller municipal, et Madame Evenno, l'épouse du receveur des douanes pour leur courage et leur dévouement pendant et après cet incendie[32].

L'épidémie de choléra de 1885-1886 fit 10 morts à Pont-Aven et 6 à Nizon[33]. Une épidémie de dysenterie avait sévit antérieurement en 1856 dans le canton de Pont-Aven[34].

La cité des peintres[modifier | modifier le code]

Dans la seconde moitié du XIXe siècle Pont-Aven accueillit ses premiers touristes. Le développement du réseau ferré avait permis son désenclavement et la région se singularisait alors du reste de la France par sa langue, ses traditions vestimentaires et sa multitude de chapelles de campagne.

Dès 1830 au moins, des artistes ont représenté Pont-Aven comme le montrent des peintures et lithographies de l'époque, mais, facilitée par l'ouverture de la ligne ferroviaire jusqu'à Quimper en 1863, la véritable découverte de Pont-Aven par le monde artistique date de 1864 : en juillet de cette année-là, un jeune peintre américain, Henry Bacon[35] voyage en diligence entre Concarneau et Quimperlé où il se rend pour prendre le train et la diligence fait halte à Pont-Aven qu'il découvre donc par hasard. Il est séduit par ce village dont un dicton un tantinet ironique disait à l'époque : « Pont-Aven, ville de renom, quatorze moulins, quinze maisons », en raison de sa forte activité meunière :

« C'est le plus joli village de France que j'avais vu jusqu'à présent, avec son pont étrange au-dessus d'une rivière rapide, qui fait tourner plusieurs roues à eau pittoresques et s'en va vers la mer, à peu de distance[36]. »

Paul Gauguin : Le Moulin David à Pont-Aven.
Henri Lebasque : Coucher de soleil sur Pont-Aven (1894).

Henry Bacon, de retour à Paris, en parle à ses amis artistes, et notamment à Robert Wylie, qui arrive à Pont-Aven en 1865 (il y séjourne jusqu'en 1876), vite rejoint par d'autres jeunes artistes américains originaires de Philadelphie[37] comme Charles Way, Earl Shinn, Howard Roberts, Benjamin Champney, Frederick Arthur Bridgman, Moïse Wright, et des peintres anglais comme Lewis et Carraway. Jean-Léon Gérôme, qui enseigne à l'École des beaux-arts de Paris encourage ses élèves à se rendre l'été à Pont-Aven et de nombreux jeunes peintres suivent ses conseils dans les 15 années qui suivent ; parmi eux, des Français comme William Bouguereau, Louis-Nicolas Cabat, Léon Germain Pelouse[38], Sébastien Charles Giraud, Paul Sébillot, Maxime Lalanne, etc.., mais aussi des étrangers comme le Hollandais Herman van den Anker[39], l'Irlandais Auguste Nicolas Burke[40], le Canadien Paul Peel, etc. Tous ces artistes sont attirés par la beauté de la campagne environnante et le faible coût de la vie (« C'est un petit trou pas cher ») note le peintre Armand Jobbé-Duval) ; ils séjournent à l'hôtel de Voyageurs (tenu à partir de 1871 par Julia Guillou[41]), l'hôtel du Lion d'Or, à la pension Gloanec[42] ou encore au manoir de Lezaven[43].

« [Vers 1870], la colonie compte déjà une cinquantaine de membres. Leur nombre ne cessera d'augmenter. En 1883, la municipalité se voit obligée d'interdire les débits de boisson après 22 h tant la joyeuse colonie mène grand bruit ! Sa réputation, le gite et le couvert bon marché, pousse Gauguin en difficulté financière à s'y installer. L'auberge Gloanec devient son quartier général[44]. »

La Basse-Bretagne était en effet devenu une région à la mode, les "Bretonneries" se vendant bien au Salon des artistes français, la localité devint une destination de prédilection pour les peintres. Attirés par une civilisation rurale encore intacte, la petite cité et la campagne environnante fut pour eux une source d'inspiration. Dès l'été 1866, une douzaine d'artistes, la plupart américains ou anglais sont présents à Pont-Aven dont Henry Mosler, William Lamb Picknell, Thomas Alexander Harrison, Clement Nye Swift, Frederick Arthur Bridgman[45].

« La clairvoyance des Pontavenistes fut d'avoir su s'adapter très vite face à cette invasion pacifique. Ils ont créé des ateliers, ouvert des boutiques de matériel de peintres, pris des décisions qui témoignent de leur finesse d'esprit et de leur sens de la modernité » comme la fermeture des débits de boisson à 22 heures ou le classement en « chemin d'intérêt commun » de la route allant de Pont-Aven à Raguénez en passant par Névez[46].

Henry Blackburn explique aussi ainsi le succès de Pont-Aven auprès des artistes : « Pont-Aven a un avantage sur les autres coins de Bretagne. Ses habitants dans leur costume pittoresque (qui demeure inaltéré) ont appris que de servir de modèle est une profession agréable et ils acceptent de poser pour peu d'argent, sans nulle hésitation ni fausse honte » [3].

Vers 1880, une deuxième vague d'artistes fréquente Pont-Aven, qui est devenu le "nouveau Barbizon", on y trouve une quarantaine de paysagistes anglais ou américains, ou encore des peintres venus d'Europe du Nord comme les danoises Marie Luplau[47] et Emilie Mundt, les finlandaises Amélie Lundhal et Helene Schjerfbeck, etc.. ainsi que des peintres français comme Alexandre Defaux, Gabriel-Charles Deneux, etc.. François Coppée écrit alors : « Amateurs de voyages paisibles, hâtez-vous d'aller à Pont-Aven, car, avant peu, les peintres et les touristes auront rendu l'endroit inhabitable »[48].

Émile Bernard : Bretonnes dans la prairie verte (1888).
Paul Gauguin : La vision du sermon (1888).

La venue dans ce « petit trou pas cher », sur les conseils de Jobbé-Duval, pendant l'été 1886 de Paul Gauguin, qui résida à la pension Gloanec, puis d'Émile Bernard (mais les deux hommes ne sympathisent que lors de leur deuxième rencontre en (1888). Émile Bernard peint alors Bretonnes dans la prairie verte, tableau qui jette les bases du synthétisme que Gauguin explore à son tour la même année dans La vision du sermon. Le nom "synthétisme" fut donné plus tard par Armand Jobbé-Duval qui se mua en leader de ce courant artistique qui devait être appelé plus tard l'École de Pont-Aven, à laquelle participèrent toute une colonie d'artistes-peintres comme Paul Sérusier (à qui Paul Gauguin donne en septembre 1888 la célèbre leçon de peinture dite du Bois d'Amour[49] qui est aussi à l'origine du groupe des nabis), Charles Filiger (qui réside au Pouldu), Émile Schuffenecker, Meyer De Haan, Charles Laval, Roderic O'Conor, Robert Bevan, Armand Seguin, Wladyslaw Slewinski, Jan Verkade, Mogens Ballin, Henri Delavallée, Ernest Ponthier de Chamaillard, Émile Jourdan, Gustave Loiseau, Maxime Maufra, Jens Ferdinand Willumsen, etc.. Comme l'a dit Paul Sérusier : « Ce ne fut pas une école consistant en un maître entouré d’élèves, c’étaient des indépendants qui apportaient en commun leurs idées personnelles et surtout la haine de l’enseignement officiel ».

Article détaillé : École de Pont-Aven.

Après un séjour à Arles, Paul Gauguin revient en avril 1889 à Pont-Aven séjournant au manoir de Lezaven où il peint notamment Le Christ jaune, Le Christ vert et La Belle Angèle, avant d'aller séjourner à partir de l'été 1889 à l'auberge de Marie Henry au Pouldu où il est rejoint par Paul Sérusier, Meyer de Haan, puis en 1890 par Wladyslaw Slewinski, Henry Moret, Maxime Maufra et Émile Dezaunay.

Après un séjour à Tahiti entre avril 1891 et août 1892, Paul Gauguin, rentré en France, revient à Pont-Aven en avril 1894, séjournant à nouveau à la pension Gloanec, en compagnie de sa compagne Annah la Javanaise, côtoyant notamment Alfred Jarry, mais il quitte définitivement la France en juillet 1895 pour les Îles Marquises.

Pont-Aven est alors un bourg très animé : en 1900, on y compte 40 hôtels, auberges et cafés[50].

Une troisième vague d'artistes, que l'on peut qualifier de post-synthétistes, fréquente Pont-Aven à la Belle Époque et l'Entre-deux-guerres : parmi eux, Adolphe Beaufrère, Jean Émile Laboureur, Henri Hayden, Nicolas Tarkhoff, Pierre-Eugène Clairin, Charles Wislin, Ernest Correlleau, Maurice Asselin, Fernand Dauchot, Maurice-Marie-Léonce Savin, Léon Germain Pelouse, Geoffrey Nelson, André Even, Mary Piriou, etc [45]. Plusieurs d'entre eux (Pierre-Eugène Clairin, Ernest Corelleau, Maurice Asselin, Pierre Vaillant, Fernand Dauchot) ont travaillé dans le même atelier au manoir de Lezaven.

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Les auberges de Pont-Aven[modifier | modifier le code]

Julia Guillou[51] achète en 1873 l'Hôtel des Voyageurs, situé sur la Grand-Place, qui appartenait à la famille Feutray, et où elle exerçait depuis 1870 comme maîtresse d'hôtel. Depuis 1865, cet hôtel accueillait des artistes américains comme Clément Swift. Rebaptisé Hôtel Julia, de nombreux peintres y séjournèrent par la suite comme Robert Wylie, Thomas Alexander Harrison, etc.. Son succès est tel qu'en 1881 Julia Guillou fit construire une annexe, la Villa Julia (qui abrite désormais le musée des beaux-arts de Pont-Aven). Le peintre américain Lovell Birge Harrison écrit : « Chez Julia, la pension est de 5 francs par jour, chez Marie-Jeanne [Gloanec], elle est de deux francs ». Pour cette raison, les artistes désargentés s'installent à la Pension Gloanec, située près du pont sur l'Aven et construite dans la décennie 1860 et fréquentée par des peintres qui mènent une vie libre d'artistes sans souci des conventions. L' Hôtel du Lion d'Or, qui appartenait à la famille Linthillac, était également fréquenté ; il est remplacé en 1892 par l' Hôtel des Ajoncs d'Or construit par Marie-Jeanne Gloanec au même emplacement. En 1904, Julia Guillou ouvre à Port Manec'h un établissement avec vue sur mer imprenable sur les embouchures de l'Aven et de la Belon[26].

La guerre de 1870[modifier | modifier le code]

Panneau commémoratif des morts de la bataille de La Madeleine-Bouvet le (église paroissiale Saint-Joseph)

Une plaque commémorative située dans l'église paroissiale Saint-Joseph cite les noms de 14 soldats de la 8e compagnie du 3e bataillon du Finistère de gardes mobiles tués à la bataille de La Madeleine-Bouvet (Orne) le [52].

Les mulettes perlières et les perles de l'Aven[modifier | modifier le code]

Lionel Bonnemaire[53] dans son livre Les mollusques des eaux douces de France et leurs perles, décrit la pêche que pratiquaient les habitants de Pont-Aven à la fin du XIXe siècle : l'Aven était alors comme "pavée" de mulettes perlières ; un dicton disait : « les perles sont mures quand les genets fleurissent et quand l'avoine mûrit ». À marée basse les pêcheurs, souvent les valets de ferme et les meuniers, « bêchent donc le fond avec des pelles » et l'œuvre de destruction est inouïe. Un pêcheur peut bon an mal an capturer huit ou dix mille de ces mollusques, les valves étant abandonnées sur les rives. L'auteur précise également qu'il ne manque pas à Pont-Aven de touristes désireux d'acquérir des perles comme souvenir de voyage et qui les paient des prix sans cesse plus élevés (par exemple, un certain Fridour, un pêcheur très connu des touristes, aurait trouvé seize perles en 1897 et dix en 1898, sur environ 800 mulettes examinées). Fort heureusement, les loutres et certains oiseaux comme les corbeaux, par exemple, se chargent, en dévorant la chair abandonnée de ces mollusques de supprimer ce qui serait sinon un danger d'infection[54].

Les tensions entre Nizon et Pont-Aven[modifier | modifier le code]

En 1893, l'extension des barrières d'octroi, voulue par la municipalité pont-aveniste, afin de faire coïncider leur limite avec le périmètre urbanisé (la ville de Pont-Aven s'est étendue les décennies précédentes), suscite des difficultés car elle laisse hors de ces barrières tout un quartier commerçant situé sur la rive droite de l'Aven, qui appartenait à la commune de Nizon, comprenant entre autres l' Auberge Guéguen, à proximité de laquelle se tenait régulièrement un marché non autorisé qui échappait aussi au paiement de l'octroi, ce qui provoque une succession de plaintes de la part des commerçants de Pont-Aven[26].

Dans la dernière décennie du XIXe siècle, Pont-Aven remblaie le lais de mer de Keremperchec afin d'aménager son quai, son port et le chemin de halage. Pour cette raison, Pont-Aven demande en 1897 l'annexion de cette zone qui appartenait à la commune de Nizon, mais celle-ci refuse dans un premier temps de se voir amputer d'une partie de son territoire ; mais Nizon accepte finalement en 1905 contre la somme de 9 000 francs[26].

Pont-Aven à la fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les "galettes de Pont-Aven" commencent à être fabriquées vers 1890 par la boulangerie Penven.

Les moulins du Plessis, David, Cotonnec, Lollichon, Thomas, Rosmadec, Alexandre Limbour, Even et Simonou existaient encore à la fin du XIXe siècle (le moulin de Poulhoas semble alors ne plus fonctionner).

Au printemps 1897, le conseil municipal décide de doter Pont-Aven de lavoirs publics, à édifier sur les rives de l'Aven. En 1898, une querelle oppose pour cette raison certains meuniers à la municipalité, ceux-ci alléguant que les canaux d'amenée et les terrains bordant l'Aven leur appartenaient.

Pendant l'été 1898, particulièrement chaud, « les eaux grasses et ménagères, et le purin, provenant de l'Hôtel Gloanec, s'écoulent en ruisseau noir et infectent le long de la place de Pont-Aven, en suivant la halle, la mairie et les autres maisons situées dans le même alignement », ce qui provoque de nombreuses plaintes[26].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Gustave Geffroy décrit ainsi Pont-Aven en 1904 : « Il y a en effet des moulins à Pont-Aven, mais il y a surtout des rochers et davantage encore de peintres. Des peintres de toutes les nations, et surtout des peintres américains. On sait que c'est un Américain qui a découvert Pont-Aven en 1872. Quel hôtel ! Et quelle table d'hôte ! Il est vrai que le paysage abonde désignés par ces messieurs comme des "motifs". La rivière est délicieuse de chutes et de tournants subits, de verdures, de petites grèves où l'on peut installer un chevalet. Le Bois d'Amour est un paradis de clartés dorées et d'ombres dorées, au-dessus de l'eau sombre. La population de l'été se répand à travers ces merveilles et se réunit, le soir, sous les globes électriques de la salle à manger, tout le monde en tenue de soirée »[55].

Le barde Théodore Botrel s'installa à Pont-Aven à partir de 1905, séjournant de 1907 à 1909 dans la villa Castel-Brizeux qui surplombe la rive gauche de l'Aven avant de faire construire en 1910 par l'architecte Charles Chaussepied sa propre maison, dénommé "Ker-Botrel". « C'était, sur une sauvage petite plage, une simple maison à toit de chaume, où flottait un drapeau tricolore ; en grandes lettres sur la muraille de la demeure s'inscrivait son nom : Ty chansonniou, la "Maison des chansons" »[56]. Il fut à l'origine de la création en 1905 de la première fête folklorique bretonne, le "Pardon des Fleurs d'Ajonc"[57]. Il a vécu à Pont-Aven jusqu'à son décès en 1925 et y est enterré. La statue située près du port le représente, arborant un costume analogue à celui d'un fantassin avec bandes molletières, godillots de marche et capote, pour illustrer combien Théodore Botrel s'impliqua dans la Première Guerre mondiale.

La voie ferrée allant de Quimperlé à Concarneau dessert entre autres les gares de Pont-Aven, Nizon, Névez, Trégunc et Lanriec à partir de 1908 ; c'est une ligne ferroviaire à voie métrique exploitée par les Chemins de fer départementaux du Finistère ; la ligne ferma en 1936.

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La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Pont-Aven (carte postale de Laurent Leclaire)

Le monument aux morts de Pont-Aven, édifié en 1921 par l'architecte Charles Chaussepied, porte les noms de 101 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; deux d'entre eux au moins (Louis Le Du, Louis Morvan) sont des marins disparus en mer et un au moins (Pierre Gourmelen) alors qu'il était prisonnier de guerre en Allemagne. Hervé Seznec[58] fut décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre avec étoile d'argent[59].

En 1917, la goélette Marie coule ; le naufrage fit deux victimes pont-avénistes, Louis Frédéric Mahé et Armand Le Courant[26].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Pont-Aven : la rue de Concarneau un jour de foire (vers 1930)

En 1920, Julia Corelleau[60], née Louédec, ouvre l'Hôtel de la Poste et accueillit pendant l'Entre-deux-guerres de nombreux peintres (Paul Sérusier, Maurice de Vlaminck, Émile Bernard, Maurice Asselin, Pierre-Eugène Clairin, Pierre Vaillant, etc..) et écrivains (Pierre Mac Orlan, André Salmon, Roland Dorgelès, Paul Fort, Xavier Grall, Georges Perros, Max Jacob, etc..). Son mari Ernest Corelleau (1892-1936) fut aussi un peintre qui acquit une certaine notoriété[61].

Les moulins qui ont fait la célébrité de Pont-Aven sont alors dans un piteux état : « Aujourd'hui, ce ne sont plus que ruines, que rouille, que mousses » précise une description datant de 1925[62]. Les murs de certains d'entre eux tenaient encore toutefois debout si l'on en croit des photographies de l'époque.

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Laurent Leclaire (1867-1929) fut photographe professionnel à Pont-Aven de 1909 à 1929. On lui doit plusieurs cartes postales illustrant Pont-Aven entre ces deux dates. Robert Gravier lui succéda[63].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Pont-Aven porte les noms de 29 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale; parmi elles, trois résistants, Émile Cravec[64], les abbés Joseph Tanguy[65] et Francis Tanguy[66], tous deux arrêtés le au presbytère de Pont-Aven par la Gestapo pour avoir abrité des aviateurs américains, détenus un temps à la prison Saint-Charles de Quimper, puis déportés le via Compiègne en Allemagne, sont morts dans des camps de concentration en Allemagne ; Francis Le Dez est mort lors du bombardement de Mers el-Kébir[67].

Daniel Lomenech[68], un Breton originaire de Pont-Aven, s'engagea dans les Forces navales françaises libres ; il fit une trentaine de voyages avec le bateau N 51 pour le compte des services secrets anglais, collaborant notamment avec le commandant David Birkin, le père de Jane Birkin[69].

L'après-Seconde-Guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

En 1954, Pont-Aven a fusionné avec Nizon, érigée elle aussi en 1790 en commune. Son territoire s'est de ce fait considérablement agrandi. Il se réduisait en effet avant la fusion à la ville et ses proches abords et ne couvrait alors qu'une superficie de 179 hectares.

Article détaillé : Nizon (Finistère).

Un soldat (André Gourmelin) originaire de Pont-Aven est mort pendant la Guerre d'Indochine et quatre (Yves Essartier, Alexandre Fauglas, J.C. Sureau, M. Tanguy) sont morts pendant la Guerre d'Algérie[67].

Xavier Grall acheta en 1973 une vieille ferme à restaurer à Bossulan, y écrivant entre autres un recueil intitulé Rires et pleurs de l'Aven. Une promenade et une stèle en granite portant un médaillon à son effigie le commémorent sur les rives de l'Aven.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

De nos jours, la ville vit surtout du tourisme. En été, lorsque la saison touristique bat son plein, de nombreuses galeries marchandes ouvrent leurs portes. Les peintres y exposent leurs œuvres.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[70]
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Vincent Julien Descourbes[71]   Magistrat
1799 1801 Mathurin Thomas Kersulec[72]   Juge de paix et ancien officier de marine
1801 après 1811 Symphorien Guyard[73]   Propriétaire ; maire de Pont-Aven lors de son mariage le
         
1826 1828 Charles Joseph du Bois-Guéhenneuc [Boisguéhenneuc][74]    
1829 1833 Souffes    
1835 1836 Le Pennec   Probablement s'agit-il de Pierre Le Pennec[75], meunier
         
1844 1848 Raymond Gabriel Thomas Kersulec[76]   Notaire
1848 1850 David   Peut-être s'agit-il de Pierre Marie Amédée David qui fut maire entre 1868 et 1884 (incertain)
1850 1863 Raymond Gabriel Thomas Kersulec   Notaire ; conseiller général
1864 1867 François Léonard Satre[77]   Marin ; oncle de Frédéric Joseph Satre, futur maire de Pont-Aven
1868 1884 Pierre Marie Amédée David[78]   Minotier ; propriétaire du "Moulin David". Chevalier de la Légion d'honnenur[79]
1884 1897 Louis Marie Berge[80]   Menuisier
1897 1900 Pierre Marie Le Serrec[81]   Notaire
1900 1918 Frédéric Joseph Satre[82]   Menuisier. La Belle Angèle de Gauguin est le portrait de son épouse, qui refusa le tableau
1919 1923 René Canévet   Marin
1923 1944 Félix Le Louët[83]   Marin
         
1947 1952 Léon Horellou    
1952 1969 Henri Sinquin    
1969 1971 Bernard Rondot    
1971 1983 Henri Le Berre    
1983 1995 Louis Lozachmeur    
1995 2001 Jean Claude Rivet    
2001 2014 Isabelle Biseau    
2014 en cours Jean-Marie Lebret DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 2 842 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
677 720 615 762 833 824 834 939 1 030
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
986 1 060 1 065 1 131 1 267 1 388 1 516 1 589 1 657
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 746 1 827 1 927 1 750 1 792 1 678 1 818 2 040 1 806
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
3 699 3 684 3 530 3 295 3 031 2 960 2 934 2 929 2 844
2013 - - - - - - - -
2 842 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[84] puis Insee à partir de 2004[85].)
Histogramme de l'évolution démographique

La peinture à Pont-Aven actuellement[modifier | modifier le code]

Pont-Aven School of Contemporary Art, plus communément appelé PASCA (http://www.pontaven.org), est un programme d'arts dont le campus principal est à Pont-Aven. Il est donc possible de visiter de nombreuses galeries.

À partir de 1992, une nouvelle école de Pop art, Le Hangar’t ou École de Nizon se développe à Nizon, autour d'un projet artistique visant à conserver la mémoire iconographique du bourg.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La boulangerie Penven vers 1890, lieu emblématique de la création des galettes de Pont-Aven

La ville de Pont-Aven est connue pour les « galettes de Pont-Aven », commercialisées sous le nom breton Traou-Mad, les « bonnes choses » en français. Les galettes de Pont-Aven sont un produit emblématique de la Bretagne au même titre que le pâté "Hénaff" ou les fraises de Plougastel.

C'est le boulanger Isidore Penven qui, vers 1890, aurait accidentellement inventé la recette des galettes de Pont-Aven.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Joseph.
Article détaillé : Musée des beaux-arts de Pont-Aven.
  • L'église Saint-Joseph a été reconstruite à la fin du XIXe siècle sur des plans de l'architecte diocésain Joseph Bigot dans un style néo-gothique.
  • Les chapelles (situées sur le territoire de l'ancienne commune de Nizon) :
    • La chapelle Notre-Dame de Kergonet
    • La chapelle Saint-André
    • La chapelle Saint-Sylvestre de Kergazuel
    • La chapelle de Trémalo
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  • Dans le centre-ville, on peut admirer quelques maisons anciennes, rue des Meunières ou place Delavallée. Les plus anciennes datent du XVe siècle.
  • La ville des meunières possède encore quelques moulins, certains en l'état de vestiges, d'autres encore debout. Citons le moulin du Grand Poulguin (transformé en restaurant), le moulin de Rosmadec (restaurant gastronomique renommé), le moulin David (peint par Gauguin). Ajoutons la minoterie Le Dérout, toujours en fonctionnement et témoignant du passé meunier de la ville.
  • Sur les coteaux, au-dessus du port, on peut admirer des villas datant de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Rive droite, sur le coteau de Keremperchec, signalons la ferme du même nom, bel ensemble de chaumières du XVIIIe  siècle restauré récemment (présence d'un puits monumental daté de 1788), inaccessible au public. Rive gauche, sur le coteau de Saint-Guénolé, on peut admirer les deux villas du chanteur Théodore Botrel, construites successivement (Castel-Brizeux et Kerbotrel) sur les plans de l'architecte Charles Chaussepied.
  • Le manoir de Lezaven, propriété privée, a longtemps été prisé des artistes, certains y ont été logés. Il a appartenu à Étienne Manac’h, ambassadeur de France en Chine de 1969 à 1975.
  • Le viaduc de l'ancienne voie de chemin de fer rappelle que la ville a également été une gare sur une ligne ferroviaire de Quimperlé à Concarneau.
  • D'autres monuments de la commune sont situés sur l'ancien territoire de la commune de Nizon.
  • Pont-Aven possède également un navire classé au titre des monuments historiques depuis le 28 mai 2012 : le Minahouet II, bateau de plaisance cotre à tapecul, construit en 1912 au chantier naval Foncillon de Saint-Georges-de-Didonne. Il a le label BIP (Bateau d'intérêt patrimonial)[87]de la Fondation du patrimoine maritime et fluvial depuis 2008.Son immatriculation est LO 289015 (quartier maritime de Lorient)[88].

Personnalités liées à Pont-Aven et Nizon[modifier | modifier le code]

La liste ci-après ne reprend pas les noms des peintres précédemment cités.

Divers[modifier | modifier le code]

Gréement traditionnel mouillant sur l'Aven à Pont-Aven.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Serge Duigou et Jean Failler, "La Cornouaille dans tous ses états", éditions Palantines, 2013 [ISBN 978-2-35678-086-7]
  3. a et b Henry Blackburn (1830-1897), "Randolph Caldecott: His Art and Life", Fisher Press, New edition (15 décembre 1995), (ISBN 978-1874037125)
  4. Peint par Marie Luplau en 1883 et par Fernand Daucho en 1957
  5. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1031
  6. Stéphane Gendron, Les noms des lieux en France: essai de toponymie - Page 131
  7. « Allée couverte de Moulin-René », sur Topic-Topos (consulté le 24 janvier 2016)
  8. « L’allée couverte de Coat-Luzuen à Pont-Aven », sur pontaven.com (consulté le 24 janvier 2016)
  9. « Menhir de Kerangosquer », sur Topic-Topos (consulté le 24 janvier 2016)
  10. « Pont-Aven : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune chef lieu de canton) », sur infobretagne.com (consulté le 24 janvier 2016)
  11. La Porte Neuve est un château situé à Riec qui passa aux mains de la famille de Guer par le mariage en 1445 de Catherine Morillon, héritière de cette seigneurie, avec Guillaume de Guer
  12. Dubuisson-Aubenay, François-Nicolas Baudot (1590-1652), "Itinéraire de Bretagne en 1636, d'après le manuscrit original", 1898, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k73687p/f133.image.r=Leuhan.langFR
  13. Jacques Cambry, Voyage dans le Finistère, ou État de ce département en 1794 et 1795, Tome troisième, pages 139-140, librairie du Cercle social, Paris, 1798
  14. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 8-17, 19, 21-33. Assemblée nationale constituante. 26. Du 12 mai au 5 juin 1791", consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49541x/f34.image.r=Pont-Aven
  15. Dans la nuit du 12 au , des chouans débarquèrent, sous les ordres de Gabriel de Lantivy de Kerveno à l'embouchure de la Laïta, afin d'occuper Quimperlé
  16. Théodore Courtaux et Comte de Lantivy de Trédion, "Histoire généalogique de la maison de Lantivy", 1899, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55649006/f97.image.r=Pont-Aven
  17. Jacques Cambry, Voyage dans le Finistère, ou État de ce département en 1794 et 1795, Tome troisième, page 140, librairie du Cercle social, Paris, 1798
  18. Jacques Cambry, Voyage dans le Finistère, ou État de ce département en 1794 et 1795, Tome troisième, pages 143-144, librairie du Cercle social, Paris, 1798
  19. Jacques Cambry, Voyage dans le Finistère, ou État de ce département en 1794 et 1795, Tome troisième, pages 144-145, librairie du Cercle social, Paris, 1798
  20. Congrès national des sociétés savantes, "Actes du 76e congrès des Sociétés savantes", Rennes, 1951, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6243587c/f162.image.r=Pont-Aven
  21. Jean-François Brousmiche, "Voyage dans le Finistère en 1829, 1830 et 1831", Société académique de Brest, 1891
  22. "Annuaire général du commerce, de l'industrie, de la magistrature et de l'administration", 1844, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6485909r/f12.image.r=Pont-Aven
  23. a et b A. Marteville et Pierre Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, Rennes, 1845, consultable https://books.google.fr/books?id=9o8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjvnJO4xMbKAhUHuBoKHaMsCccQ6AEIKjAC#v=onepage&q=Pont-Aven&f=false
  24. Madame de La Villemarqué, citée par Serge Duigou et Jean Failler, "La Cornouaille dans tous ses états", éditions Palantines, 2013 [ISBN 978-2-35678-086-7]
  25. Du granite extrait à Névez et Trégunc principalement
  26. a, b, c, d, e et f Cyrille Maguer, "Chroniques du Pays de Pont-Aven. Entre Aven et Belon", Alan Sutton, 2007,[ISBN 978-2-84910-596-2]
  27. "Annuaire de la marine de commerce française", 1886, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9619623d/f829.image.r=Pont-Aven
  28. "Annuaire de la marine de commerce française", 1885, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9618442r/f388.image.r=Pont-Aven
  29. Ernest Grangez, " Précis historique et statistique des voies navigables de la France", 1855, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k112891x/f81.image.r=Pont-Aven
  30. Benjamin Girard, "La Bretagne maritime", 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5744832r/f346.image.r=Pont-Aven
  31. Journal La Croix n° du 15 novembre 1891, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2128660/f4.image.r=Pont-Aven
  32. Journal La Presse n° du 24 janvier 1879, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k542858r.r=Pont-Aven
  33. Henri Monod, "Le Choléra (histoire d'une épidémie, Finistère 1885-1886)", 1892, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61500477/f30.image.r=Pont-Aven
  34. "Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales", 1864-1888, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k31237q/f18.image.r=Pont-Aven et Félix Roubaud, "La France médicale et pharmaceutique", n° du 3 janvier 1857, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9617009f/f55.image.r=Pont-Aven
  35. Henry Bacon (né en 1839 à Haverhill (Massachusetts), décédé le au Caire en Égypte), étudia à Boston, puis à l'École des beaux-arts de Paris, où il est l'élève d'Alexandre Cabanel et enfin dans l'atelier de l'orientaliste Charles-Théodore Frère. Il a peint des scènes enfantines, de genre et de vie quotidienne, avant de se passionner pour l'Égypte antique, effectuant de nombreux séjours dans ce pays, voir http://www.universdesarts.com/biographie/355/bacon-henry.html
  36. Henry Bacon, cité par Alain Stéphan, Guide du Finistère, "Les universels Glisserot", 2004, consultable http://books.google.fr/books?id=7qzdgJytSv0C&pg=PA118&lpg=PA118&dq=robert+wylie+peintre&source=bl&ots=QPhiaA5tM3&sig=websfCW8MaTkkhgSctZblDWvcYY&hl=fr&sa=X&ei=b_aKUuzgE4zRsga-roGQCw&ved=0CE4Q6AEwBzgK#v=onepage&q=robert%20wylie%20peintre&f=false
  37. À l'époque, peu d'écoles d'art existaient aux États-Unis et les jeunes artistes américains parachevaient leur formation en Europe, et souvent à Paris
  38. Mario Proth, Voyage au pays des peintres, revue "Journal pour tous", n° du 3 août 1877, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6267012q/f15.image.r=Pont-Aven
  39. Herman van den Anker (1832-1883), peintre néerlandais qui, à partir de 1868, passa l'essentiel du reste de sa vie à Pont-Aven; C'est lui qui, avec Fernand Quignon, a peint en 1882 ou 1883 l’enseigne qui trôna longtemps au-dessus de la porte d’entrée de la pension Gloanec, voir http://www.opaleblog.com/exposition-fernand-quignon-terre-et-mer-musees-de-montreuil/
  40. Auguste Nicholas Burke (né vers 1838 dans le comté de Galway, décédé le à Florence), peintre irlandais, qui vécut à Dublin, puis à Londres, qui a peint entre autres Breton dans une cour de ferme et La fête de Notre-Dame-de-Tremalo pendant son séjour à Pont-Aven, voir http://www.libraryireland.com/irishartists/augustus-nicholas-burke.php
  41. http://www.pontaven.com/Julia-Gouillou et http://www.melusineaparis.fr/hotel-julia-pont-aven/
  42. « Answers - The Most Trusted Place for Answering Life's Questions », sur Answers.com (consulté le 24 janvier 2016)
  43. Le manoir de Lezaven a accueilli de nombreux artistes comme Robert Wylie, Paul Gauguin, Thomas Alexander Harrisson, Roderic O'Conor, Émile Compard et les femmes peintres Helene Schjerfbeck et Marie Luplau
  44. La Bretagne, terre des peintres, "La Gazette Drouot", consultable http://www.gazette-drouot.com/static/magazine_ventes_aux_encheres/cotes_et_tendances/peintre_bretons.html
  45. a et b Henry Belbéoch et René Le Bihan, 100 peintres en Bretagne, éditions Palantines, 1995 [ISBN 2-9504685-7-8]
  46. Daniel Yonnet et André Cariou, "Le Finistère des peintres", éditions Ouest-France, 1993, [ISBN 2-7373-1228-0]
  47. Marie Luplau (1845-1925) est une femme peintre danoise qui a peint entre autres Le Bois d’Amour à Pont-Aven en 1883
  48. Cité par Jean-François Staszak, Géographies de Gauguin, éditions Bréal, 2003, consultable http://books.google.fr/books?id=id_AUj-DycAC&pg=PA35&lpg=PA35&dq=Henry+Bacon+Pont-Aven&source=bl&ots=nfBgP0ZZtZ&sig=lD57-kCyYGM3SO1zDSwPnDCQmxw&hl=fr&sa=X&ei=hd-KUuTRJcOStAbNy4CYBg&ved=0CDYQ6AEwAQ#v=onepage&q=Henry%20Bacon%20Pont-Aven&f=false
  49. Paul Sérusier peint Le Talisman sur les conseils de Paul Gauguin : « - De quelle couleur voyez-vous ces arbres ? - Ils sont jaunes. - Et bien, mettez du jaune. Et cette ombre ? - Plutôt bleue. - Ne craignez pas de la peindre aussi bleue que possible. Et ces feuilles rouges ? Mettez du vermillon. »
  50. http://www.manoirdekerangosquer.fr/cariboost_files/Manoir_20de_20Kerangosquer_20__20galeries_20de_20peintres_20Pont-Aven.pdf
  51. Julia Guillou, née en 1848 à Pont-Aven, décédée le
  52. « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le 24 janvier 2016)
  53. Lionel Bonnemaire (1843-1905), avocat collectionneur de bijoux et amulettes populaires
  54. François de Beaulieu, La mulette perlière, témoin menacé, revue "ArMen" no 198, janvier-février 2014
  55. Gustave Geffroy, La Bretagne du Sud, revue "Le Tour du Monde", 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k344479/f466.image.r=Pont-Aven%20Pont-Aven
  56. Yvon Evenou-Norves, "Annales africaines : revue hebdomadaire de l'Afrique du Nord", n° du 9 mars 1912
  57. La "Fête des Filets Bleus" à Concarneau fut créée la même année à l'initiative du maire Billette de Villeroche
  58. Hervé Seznec, né le à Ploaré, soldat au 318e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Nanteuil-le-Haudouin (Oise)
  59. « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le 24 janvier 2016)
  60. « Julia Correlleau », sur pontaven.com (consulté le 24 janvier 2016)
  61. « Correlleau à Pont-Aven », sur correlleau.com (consulté le 24 janvier 2016)
  62. Académie d'Orléans, "Mémoires de la Société d'agriculture, sciences, belles-lettres et arts d'Orléans", 1925, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5419025v/f19.image.r=Pont-Aven
  63. « Le Télégramme - Pont-Aven - Petite boutique : le photographe Laurent Leclaire à l'honneur », sur Le Telegramme,‎ (consulté le 24 janvier 2016)
  64. Émile Cravec, né le à Plouyé, gendarme, arrêté à Rennes par la Gestapo pour avoir établi le plan de la prison de Laval, décédé le au camp de concentration de Bergen-Belsen
  65. Joseph Tanguy, né le à Morlaix, recteur de Pont-Aven, décédé le au camp de concentration de Buchenwald
  66. Francis Tanguy, né le à Morlaix, vicaire à Pont-Aven, décédé le au camp de concentration de Flossenbürg
  67. a et b « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le 24 janvier 2016)
  68. Daniel Lomenech, né le à Pont-Aven, décédé le à Pont-Aven
  69. http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=28638&page=1
  70. http://www.archives-finistere.fr/sites/default/files/maires_pont-aven.pdf
  71. Vincent Julien Descourbes, né le à Pont-Aven
  72. Mathurin Thomas Kersulec, né le à Nizon (Finistère), décédé le à Pont-Aven
  73. Symphorien Guyard, né le à Nizon, maié le à Bannalec avec Euphrasie Guyho
  74. Charles Joseph du Bois-Guéhenneuc, né le à Quimper (paroisse Saint-Sauveur), marié le à Quimper avec Thaïse de Kerlan. Fils de Charles Nicolas du Bois-Guéhenneuc, chevalier de Minven (en Tréogat), chevalier seigneur de la Forest en Loctudy, de Trémébrit et autres lieux, voir http://jose.chapalain.free.fr/pageprin707.htm
  75. Pierre Le Pennec, né le à Riec-sur-Belon, décédé le à Pont-Aven
  76. Raymond Gabriel Thomas Kersulec, né le à Pont-Aven, décédé le à Pont-Aven
  77. François Léonard Satre, né le à Port-Louis (Morbihan), marié le à Pont-Aven avec Joséphine Delfrau
  78. Pierre Marie Amédée David, né le à Quimper, marié le à Quimper avec Sophie Kerhuel, décédé le à Nizon
  79. Journal Le Gaulois n° 3743 du 24 janvier 1879, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k522962n/f3.image.r=Pont-Aven
  80. Louis Marie Berge, né le à Pont-Aven
  81. Pierre Marie Le Serrec, né le à Kervignac (Morbihan), décédé le à Pont-Aven
  82. Frédéric Joseph Satre, né le à Concarneau, marié le à Pont-Aven avec Angélique Marie Cannevet
  83. Félix Le Louët, né le à Ouessant
  84. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  85. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  86. Journal Le Télégramme du 23 janvier 2016
  87. « Fondation du patrimoine maritime et fluvial », sur patrimoine-maritime-fluvial.org (consulté le 24 janvier 2016)
  88. « Notice no PM29002994 », base Palissy, ministère français de la Culture
  89. Breizh Partitions, « Gavotte de l’Aven (à la mode de Pont-Aven) », sur partitions.bzh (consulté le 24 janvier 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Terrasse, Pont-Aven : l'école buissonnière, Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard », , 160 p. (ISBN 2070532097)
  • Les Peintres de Pont-Aven, André Cariou, Éditions Ouest-France, 1994.
  • Gauguin et l'École de Pont-Aven, André Cariou, Éditions Ouest-France, 2001.
  • L'Aventure de Pont-Aven et Gauguin, Antoine Terrasse, Mary Anne A. Stevens et André Cariou. Skira, 2001.
  • Le Petit train de Pont-Aven, Annick Fleitour, Éditions Ressac, 1999.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]