Mellac

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Mellac
Mellac
La mairie.
Blason de Mellac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Intercommunalité Quimperlé Communauté
Maire
Mandat
Franck Chapoulie
2020-2026
Code postal 29300
Code commune 29147
Démographie
Gentilé Mellacois
Population
municipale
3 183 hab. (2018 en augmentation de 12,35 % par rapport à 2013)
Densité 121 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ nord, 3° 35′ ouest
Altitude Min. 12 m
Max. 101 m
Superficie 26,38 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Quimperlé
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Quimperlé
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Liens
Site web site de la commune

Mellac [mɛlak] (Mellag en breton) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mellac est une commune du sud-est du Finistère. Historiquement, elle appartient à la Cornouaille. Son territoire est délimité au nord et à l'est par le cours de l'Isole et à l'ouest par celui du Bélon. L'Isole matérialise la frontière avec les communes de Querrien et Tréméven tandis que le Bélon matérialise la frontière avec la commune de Le Trévoux. Par ailleurs, le Dourdu, un petit affluent de la Laïta long de 9 km, prend sa source près du village de Kerfeunteun et draine une bonne partie du territoire de la commune.

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Le bourg de Mellac occupe une position centrale au sein du finage communal et n'est distant que d'environ 5 km du centre ville de Quimperlé. Les lieux-dits de Stang Veil et de Roz Glaz et la cité de Ty Lann situés au sud-est appartiennent aux faubourgs de la ville de Quimperlé. La commune est traversée à son extrémité sud par la voie express RN 165. Une zone d'activité, la Z.A de Kervidanou, a vu le jour dans les années 1980 à proximité de la voie rapide sur un territoire situé à la frontière des communes de Mellac et Quimperlé, tout proche de Baye.

Des moulins se sont installés sur la rive droite de l'Isole, notamment le Moulin Blanc, acquis en 1925 par les Papeteries du Mauduit (de Quimperlé) et le moulin de Pontégan, désormais en ruine, ancien moulin à blé et à "foulleret" (servant à blanchir et resserrer la trame des draps en lin) qui existait déjà en 1432.

Pendant la deuxième moitié du XXe siècle l'agglomération de Mellac s'est développée le long de la Route nationale 165 (celle d'avant la voie express, actuelle RD 765) au détriment du bourg traditionnel autour de l'église.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Mellac est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimperlé, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 11 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 5,3 % 139
Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 3,1 % 81
Équipements sportifs et de loisirs 0,2 % 4,7
Terres arables hors périmètres d'irrigation 41,3 % 1093
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 0,1 % 2,3
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 33,8 % 893
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 2,9 % 78
Forêts de feuillus 12,4 % 329
Forêts mélangées 0,9 % 25
Source : Corine Land Cover[6]

La superficie des zones urbanisées est passée de 76 ha en 1990 à 139 ha en 2018 soit une augmentation de 83,0 %. Les forêts occupent 13,3 % de la surface communale et sont constituées surtout de feuillus.

Habitat[modifier | modifier le code]

L'habitat se caractérise par une forte proportion des résidences principales (91,6 %). Au total on dénombrait en 2016, 1 301 résidences principales à Mellac contre seulement 37 résidences secondaires et 82 logements vacants. Sur ces 1 420 logements 1290 étaient des maisons (90,8 %) contre 129 seulement des appartements (9,1 %). L'habitat est relativement récent. Seulement 7,3 % des résidences principales datent d'avant 1919. 79,9 % des occupants des résidences principales sont propriétaires de leur logement contre 19,3 % locataire. Le tableau ci-dessous présente la répartition en catégories et types de logements à Mellac en 2016 en comparaison avec celles du Finistère et de la France entière.

Le logement à Mellac en 2016.
Mellac[7] Finistère[8] France entière[9]
Résidences principales (en %) 91,6 78,7 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 2,6 13,4 9,6
Logements vacants (en %) 5,8 7,9 8,1

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Mellac (Finistère).svg

Les armoiries de Mellac se blasonnent ainsi :
D'argent aux deux haches adossées de sable, chargées en pointe d'un croissant de gueules, à la bordure du même chargée d'une chaîne d'or, au chef d'argent chargé d'un coq passant aussi de gueules, crêté, membré et becqué d'or, accosté de deux mouchetures d'hermine aussi de sable.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Armes des anciens seigneurs de Mellac.

Mellac est mentionné pour la première fois vers 1050 dans le cartulaire de Quimperlé sous la forme Plebs Mellac. Mellac est probablement un nom d'origine gallo-romaine associant au radical gaulois mello- (colline)[10], le suffixe gaulois -acos.

Le nom du hameau de Beuzit (en Mellac) provient du breton beuzit, qui provient lui-même du latin buxetum ("buis") ; cet arbuste est la trace de la présence à cet endroit d'une ancienne villa gallo-romaine[11].

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La présence de plusieurs stèles gauloises, à Kervidanou, Kernault, Buzit, L'Isle, attestent d'une occupation humaine ancienne.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le blason de la famille du Hautbois.

Mellac fut une paroisse de l'Armorique primitive englobant la paroisse Saint-Michel de Quimperlé, Baye, Lothéa et sa trève de Trélivalaire.

À l'époque féodale, les terres de Mellac étaient pour la plupart du fief de la puissante seigneurie de Quimerc'h, dont le siège était situé à Bannalec. Celle-ci disposait du droit de haute, moyenne et basse justice et un gibet à quatre piliers se dressait sur le tertre de Roz-Glaz. Certains manoirs étaient du fief direct du duc, puis du roi.

Les maisons nobles de Mellac étaient : en le manoir de Lenez, qui appartenait à Yves du Hautbois[a], qui possédait aussi celui du Buzuech (ou Buzit) ; en le Plessis, à Richard de Kermorial ; en , le Breil-Boutier, à Guillemette, dame du Breil-Boutier[12].

Le manoir de Kernault fut construit vers 1470 par Yvon du Liscoët. Au milieu du XVe siècle, un conflit éclate entre Yvon de Lescoët, seigneur de Kernault, et Jean de Talhouët, époux de Jeanne de Hautbois, propriétaire du manoir de La Boulaie, au sujet des droits de prééminence dans l'église paroissiale de Mellac. Ce dernier fit briser les armes des de Lescoët dans la vitre principale de l'église. Le , il s'obligea à les rétablir. Les armes des principales familles nobles de Mellac, autrefois visibles dans les vitres de l'église, sont aujourd'hui observables dans la verrière de la chapelle du manoir de Kernault où elles ont été transférées au XIXe siècle. On y reconnait les blasons des familles suivantes : de Quimerc'h, de Lescoët, du Tertre, de Hautbois, le Veyer, du Bot, de Guer.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, la moitié de la paroisse de Mellac (25 villages) dépendaient du manoir de Kernault. Le manoir reste jusqu'en 1989 propriété de la même famille, même si les noms ont changé lorsque l'héritage a été transmis par des femmes : familles Le Bœuf, Le Voyer (constructeur du grenier à pans de bois surélevé sur un portique), Coëtnours, du Vergier, de Kerhorlay et de Poulpiquet successivement.

D'autres manoirs sont au XVIe siècle présents à Stang an Dellec, La Boulaie, Kermadiou, Le Purit, Kermabon, Guilligourgant, Keringant, Kerguenadou et Lenes.

Mellac prend part à la révolte des Bonnets rouges en 1675. Un habitant, René Bengloan, prêtre de son état, est exclu de l'amnistie royale accordée en .

En 1759 la paroisse de Mellac devait chaque année fournir 28 hommes pour servir de garde-côtes[13].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Mellac en 1778 :

« Mellac ; à 8 lieues trois quarts à l'est-sud-est de Quimper, son évêché ; à 30 lieues deux tiers de Rennes et à 1 lieue de Quimperlé, sa subdélégation et son ressort. Cette paroisse relève du Roi et compte 1 400 communiants[14]. La cure est présentée par l'Abbé de Quimperlé. Le territoire est inégal et renferme des terres incultes, et quelques autres assez bien cultivées. (...)[12]. »

Révolution française[modifier | modifier le code]

La commune de Mellac est créée, comme toutes les communes de France, en 1790. La paroisse, tout d'abord supprimée et rattachée à la paroisse Saint-Michel de Quimperlé, fut recréée lors du Concordat de 1801[15].

L'abbé Guillaume Guillou[b], recteur de Mellac depuis 1783, refusa de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé, ainsi que son vicaire l'abbé Auffret. Il fut arrêté le et emprisonné au château de Brest, puis en divers autres lieux avant d'être libéré après avoir consenti à prêter le serment de fidélité exigé le 16 brumaire an IV ( ; il décéda le 23 germinal an VI () à Lothéa[16].

Le , Le Paige de Bar émigre en embarquant à Névez avec plusieurs autres personnes dont Le Breton, curé de Nizon et Auffret, vicaire de Mellac[17].

Jean Marie Du Vergier de Kerhorlay[c], seigneur de Kerhorlay, ancien officier des vaisseaux du roi, chevalier de Saint-Louis et ses fils, qui habitaient le manoir de Kernault (ils avaient aussi un domicile à Quimperlé), quittèrent Mellac pour Paris, et furent considérés comme des émigrés, leurs biens placés sous séquestre. Mme Du Vergier de Kerhorlay fut emprisonnée un temps à Quimperlé à partir de . Le manoir de Kernault servit de cachette à plusieurs prêtres réfractaires pendant la Révolution[16].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Portrait d'Yves Tamic (1820-1904), maire de Mellac entre 1871 et 1892

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Mellac en 1845 :

« Mellac (sous l'invocation de Saint-Pierre-ès-Liens) ; commune formée par l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : Kerzéellec, Kermellac, Buzit, le Rest, Kerdouric, Kerfloc'h, Buzuec, le Bourgneuf, Kergalla Garenne, Quilvidic. Maison notable : manoir de Kernault. Superficie totale : 2 637 hectares, dont (...) terres laourables 1 255 ha, prés et pâturages 177 ha, bois 198 ha, canaux, étangs, mares 8 ha, landes et incultes 853 ha (...). Moulins : 5. Outre l'église, il y a les chapelles Saint-Caradec et de la Madelaine. La route royale n°165, dite de Nantes à Audierne, traverse cette commune de l'est à l'ouest. Géologie : presque tout le terrain qui environne le bourg repose sur granite ; le gneiss se montre çà et là. On parle le breton[18]. »

Au XIXe siècle le domaine de Kernault est transformé en ferme expérimentale.

À partir de 1862, la commune est traversée par la ligne de chemin de fer Paris-Quimper. Un arrêt existe même sur la commune, qui sera progressivement désaffecté.

En 1861, l'ancienne église, qui menaçait ruine, fut temporairement fermée (elle datait des XVe siècle et XVIe siècle et disposait d'un ossuaire et d'un porche méridional). Elle est remplacée par un édifice bâti selon les plans de l'architecte diocésain Joseph Bigot dans le style néo-gothique, construit à partir de 1862 et achevé en 1886 et doté l'année suivante de vitraux offert par la famille Du Vergier[15].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

couple de jeunes mariés de Mellac en costume traditionnel au début du XXe siècle. Le pantalon a remplacé l'ancienne culotte et les guêtres (carte postale E. Hamonic)

Le , Kerlouet, curé de Mellac, fait partie des 31 prêtres du diocèse de Quimper dont les traitements[19] sont retenus par décision du gouvernement Combes « tant qu'ils ne feront pas emploi de la langue française dans leurs instructions et l'enseignement du catéchisme » car ils utilisaient le breton[20].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le maire élu en 1912, Louis Le Boëdec, étant mobilisé, il fallut en 1915 élire un maire provisoire, Guillaume Le Bérou ; Louis Le Boëdec, prisonnier de guerre, ne revint qu'en et reprit alors ses fonctions[21].

Le monument aux morts de Mellac porte les noms de 50 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux, par exemple, Mélan Guigourès, mort dans les combats de Maissin (Belgique) dès le  ; Mathurin Jouan, marsouin, disparu en mer lors du naufrage du Provence II le et Louis Du, disparu en mer le ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français dont Mathurin Le Gall[d], qui fut décoré de la Croix de guerre ; François Goanvic, sapeur au 5e régiment du génie, décédé des suites de ses blessures après l'armistice dans un hôpital militaire parisien le fut le dernier mort mellacois de la Première Guerre mondiale[22].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

La culture des pommiers à cidre[modifier | modifier le code]

Le journal L'Ouest-Éclair écrit en 1936 :

« Dans la région quimperloise comprise entre Guilligomarc'h et Mellac de l'Est à l'Ouest, Nizon et Clohars-Carnoët du Nord au Sud, la culture du pommier est poussée très activement. Les crus de Clohars et de Riec surtout sont reconnus unanimement pour être les meilleurs, avec ceux du secteur voisin de Fouesnant. Cette année, contrairement à 1935, la récolte s'annonce magnifique. (...) Une délégation s'est rendue à Paris dans le but de faire revaloriser la pomme à cidre et pour obtenir du gouvernement que les mêmes ressources soient prises dans les années d'abondance comme pour le vin[23]. »

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Mellac porte les noms de 12 personnes (Jean Beuze, Alain Bretin, Émile Forlot, Jean Harnay, F. Le Gac, Jean-Marie Le Gall, Louis Le Noc, N. Martin, Jean Morin, Joseph Saux, Joseph Thépot, Marc Thépot ; ces deux derniers cités sont morts en déportation, Joseph Thépot le et Marc Thépot[e] le , tous deux dans le Camp de concentration d'Ebensee (Autriche) mortes pour la France pendant la Deuxième Guerre mondiale[22].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Roger Berthou est mort pour la France pendant la guerre d'Indochine des suites de ses blessures le à Saïgon (Cochinchine) et Yves Millour pendant la guerre d'Algérie[22].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

À la réformation des fouages de Bretagne de 1395, la paroisse de Mellac compte 23 feux fiscaux. À la réformation des fouages de 1426, elle n'en compte plus que 16. On dénombre alors 47 ménages imposables. Il y a aussi 2 nobles, 3 métayers et 2 pauvres. Ces derniers sont tous exemptés d'impôts. Sur la base d'une moyenne de 5 individus par ménage, on en déduit que la population de la paroisse approche les 300 habitants en 1426.

Au XVIIIe siècle, les registres paroissiaux nous permettent de connaître la moyenne annuelle du nombre de baptêmes. Celle-ci présente une valeur stable sur toute la période, égale à 55 baptêmes par an. On en déduit, sur la base d'un taux de natalité de 40 , une population voisine de 1 400 habitants. Selon le géographe Jean-Baptiste Ogée la population de Mellac est de 1 400 communiants à la fin du XVIIIe siècle.

À partir de 1793, la population de Mellac nous est connu de manière plus précise grâce aux recensements officiels. La population demeure relativement stable au cours du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle. À partir de 1968, la population augmente fortement en raison de la proximité de Quimperlé dont l'agglomération est en pleine expansion. La population double en l'espace de 40 ans.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[25].

En 2018, la commune comptait 3 183 habitants[Note 3], en augmentation de 12,35 % par rapport à 2013 (Finistère : +0,86 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2501 3121 0201 2161 1411 2591 1881 2991 302
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2721 3501 3701 2131 3261 3711 4091 4211 496
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5011 4751 4561 4691 4521 4351 3571 4121 264
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 2831 3901 6381 8552 1922 3142 5372 5702 603
2013 2018 - - - - - - -
2 8333 183-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2016, on recensait 1 519 hommes et 1 523 femmes à Mellac. La population de la commune était relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge égal ou supérieur à 60 ans était de 22,5 % contre 28,7 % dans le Finistère et 25,2% en France. La répartition de la population de la commune par tranches d'âge était la suivante :

  • 49,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,1 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 21,3 %, plus de 60 ans = 20,7 %) ;
  • 50,1 % de femmes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 22,5 %, plus de 60 ans = 24,2 %).
Pyramide des âges en nombre d'individus à Mellac en 2016 [28].
HommesClasse d’âgeFemmes
90 ou plus
15 
76 
75 à 90
125 
232 
60 à 74
228 
324 
45 à 59
343 
322 
30 à 44
296 
238 
15 à 29
209 
320 
0 à 14
306 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[29]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790   Louis Josse[f]   Cultivateur.
1803 1804 Guillaume Henry    
         
1819 1829 Jean Marie Du Vergier de Kerhorlay[g]   Propriétaire du manoir de Kernault. Fils de Jean Marie du Vergier, seigneur de Kerhorlay, émigré pendant la Révolution française.
         
<1847 1848 Louis Le Noc[h]   Cultivateur.
1848 1857 Jean Jaouen[i]   Cultivateur.
1858 1869 Mathurin Le Boëdec[j]   Cultivateur propriétaire.
1871 1892 Yves Tamic[k]   Cultivateur.
1892 1906 Louis-Henri Le Boëdec[l]   Cultivateur. Fils de Mathurin Le Boëdec, maire entre 1858 et 1869 et arrière-petit-fils de Guillaume Henry, maire entre 1803 et 1804.
1906 1912 Louis Jaouen    
1912 1933 Louis Le Boëdec[m]   Agriculteur à Kerbalanou. Fils de Louis-Henri Le Boëdec, maire entre 1892 et 1906.
1933 1935 Guillaume Le Bérou   Déjà maire provisoire entre 1915 et 1919
1935 1942 Louis Pilorgé[n]   Neveu de Louis-Henri Le Boëdec, maire entre 1892 et 1906.
1943 1944 Jacques de Poulpiquet de Brescanvel[o]   Habitait le manoir de Kernault. Époux d'une petite-fille de Jean Marie Du Vergier de Kerhorlay, maire entre 1818 et 1829.
1944 1947 Mathurin Le Goc    
1947 1969 Jean Toupin[p]    
1969 1971 Mathurin Daniel    
1971 1997 Louis Le Pensec PS Député, Ministre
1997 2020 Bernard Pelleter[30] PS Retraité de l'enseignement
2020 En cours Franck Chapoulie PS  

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Les indicateurs de revenus et de fiscalité à Mellac et dans l'ensemble du Finistère en 2016 sont présentés ci-dessous.

Revenus des ménages à Mellac (29) en 2016.
Mellac[31] Finistère[32]
Nombre de ménages fiscaux 1 320 406 470
Nombre de personnes dans les ménages fiscaux 3 227 889 922
Médiane du revenu disponible par unité de consommation (en euros) 21 495 20 701
Part des ménages fiscaux imposés 53,0 % 49,0 %

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Mellac partage avec Quimperlé une zone d'activité à Kervidanou au sud de la commune. Plusieurs PME sont implantées sur la commune : la fabrique de pièces plastiques Germay (30 salariés), peinture LMI (25 salariés), boulangerie Quimperloise (35 salariés), logistique du groupe ITM (45 salariés), entrepôts Logistique Conditionnements (55 salariés), négoce de matériaux Henrio (35 salariés), nettoyage Laïta (50 salariés), gardiennage CPI (25 salariés)[33].

Les établissements actifs par secteur d'activité au à Mellac est présenté ci-dessous.

Établissements actifs par secteur d'activité au [34]
Total % com 0
salarié
1 à 9
salarié(s)
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 289 100,0 175 91 11 11 1
Agriculture, sylviculture et pêche 28 9,7 18 10 0 0 0
Industrie 21 7,3 8 8 2 3 0
Construction 29 10,0 22 5 1 1 0
Commerce, transports, services divers 178 61,6 101 63 7 6 1
dont commerce et réparation automobile 66 22,8 24 37 3 2 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 33 11,4 26 5 1 1 0

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

Manoir de Kernault.
L'église Saint-Pierre-aux-Liens.

Un des cinq domaines constituant l'Établissement public « Chemins du patrimoine en Finistère ». Il abrite, depuis 1990, un centre de Recherche et de documentation sur la littérature orale dépendant de l'Université de Bretagne occidentale.

  • L'église Saint-Pierre-aux-Liens : elle a été édifiée entre 1862 et 1883 suivant les plans de l'architecte diocésain Joseph Bigot. Elle remplace un édifice plus ancien, qui fut démoli pour permettre la construction de la nouvelle église.
  • La chapelle de La Madeleine : elle servait de maladrerie pour la ville de Quimperlé. En 1978, la création du « Comité de restauration » de la chapelle a permis de sauver l'édifice ; un pardon y est organisé chaque année[35].
  • Le domaine du Moulin Blanc, situé en bordure de l'Isole. Racheté par la commune de Mellac en 2009, le domaine de 12 ha et son moulin ont rouvert en 2015 (les fenêtres du moulin, qui avaient été obstruées, ont été rouvertes, une roue à aubes installée en 2016 et les travaux de restauration se poursuivent, à l'initiative de l'« Association des Amis du Moulin Blanc », présidée par Louis Le Pensec, sous la maîtrise d'œuvre de la commune de Mellac. Des vestiges d'une motte féodale existent dans le domaine[36].

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Événements[modifier | modifier le code]

Mellac s'est dotée d'une nouvelle mairie sur le site de l'ancienne ferme Michelet, réhabilité durant toute l'année 2007. Elle a été inaugurée par M. Michel Rocard, député européen, ancien Premier ministre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  1. Yves du Hautbois, né vers 1290 au manoir du Buzuech ; le nom du Hautbois provient du lieu-dit du même nom, à quelques kilomètres au nord du Plessis, sur l'Aven.
  2. Guillaume Guillou, né en 1728 à Mellac, fut précédemment recteur de Lothéa.
  3. Jean Marie Du Vergier de Kerhorlay, né le à Quimperlé, décédé le à Mellac
  4. Mathurin Le Gall, né le à Mellac, soldat au 67e régiment d'infanterie, mort des suites de ses blessures le à Hébuterne (Pas-de-Calais).
  5. Marc Thépot, né le à Quimperlé, déporté de Rennes début août 1944 vers Belfort puis transféré le au camp de concentration de Natzweiler-Struthof, puis à Dachau et Mauthausen.
  6. Louis Josse, né le à La Boulaye en Mellac, décédé le 9 fructidor an X ( à Mellac.
  7. Jean Marie Duvergier de Kerhorlay, baptisé le à Quimperlé, paroisse de Saint-Colomban ; décédé le au château de Kernault en Mellac.
  8. Louis Le Noc, né le à Saint-Thurien, décédé le à Mellac.
  9. Jean Jaouen, né le à Pénantrec en Bannalec, décédé le à Kernancornec en Mellac.
  10. Mathurin Le Boëdec, né le à Lanvénégen (Morbihan), décédé le à Mellac.
  11. Yves Tamic, né le à Kerenpunze en Mellac, décédé le à Mellac.
  12. Louis-Henri Le Boëdec, né le à Mellac.
  13. Louis Le Boëdec, né le au bourg de Mellac, décédé en 1933 à Mellac.
  14. Louis Pilorgé, né le à Kerouarch en Mellac.
  15. Jacques de Poulpiquet de Brescanvel, né le au château de Kernault en Mellac, décédé le à Mellac.
  16. Jean Toupin, n le à Kerbleuc en Tréméven, décédé le à Quimperlé.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. « Données statistiques sur les communes de Métropole; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le 19 avril 2021).
  7. « Chiffres clés - Logement en 2016 à Mellac » (consulté le 24 décembre 2019).
  8. « Chiffres clés - Logement en 2016 dans le Morbihan » (consulté le 1er janvier 2020).
  9. « Chiffres clés - Logement en 2016 dans la France entière » (consulté le 1er janvier 2020).
  10. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Paris, Editions Jean-Paul Gisserot, , 126 p. (ISBN 978-2-87747-482-5 et 2-87747-482-8, lire en ligne), p. 84.
  11. Bernard Tanguy, Les noms de lieux. Mémoire des hommes et du paysage, revue ArMen no 22.
  12. a et b Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist02og/page/492
  13. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne...", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f6.image.r=Pleuven?rk=107296;4
  14. Personnes en âge de communier.
  15. a et b http://www.infobretagne.com/mellac.htm
  16. a et b http://www.infobretagne.com/mellac-histoire.htm
  17. Daniel Bernard, Recherches sur la Chouannerie dans le Finistère, revue "Annales de Bretagne", 1937, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115338s/f107.image.r=Pont-Aven
  18. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, tome 2, consultable https://books.google.fr/books?id=9o8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjcjObY26DeAhXox4UKHZDsDVIQ6wEILzAB#v=onepage&q=Mellac&f=false
  19. En vertu du Concordat, les prêtres étaient alors payés par l'État
  20. Journal La Croix no 6064 du 18 et 19 janvier 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2199243/f1.image.r=Pouldreuzic.langFR
  21. https://www.ouest-france.fr/bretagne/mellac-29300/en-1914-le-maire-louis-le-boedec-part-la-guerre-1983827
  22. a b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=20741
  23. Journal L'Ouest-Éclair n° 14558 du 15 septembre 1936, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k631542w/f12.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  28. « Population par sexe et âge à Mellac en 2016 » (consulté le 17 janvier 2020).
  29. site des archives départementales du Finistère
  30. https://www.ouest-france.fr/bernard-pelleter-est-le-dix-neuvieme-maire-de-la-commune-151970
  31. « Chiffres clés - Revenus et pauvreté des ménages en 2016 à Mellac » (consulté le 1er janvier 2020).
  32. « Chiffres clés - Revenus et pauvreté des ménages en 2016 dans le Finistère » (consulté le 1er janvier 2020).
  33. Baud sur le site France, le trésor des régions, Roger Brunet
  34. « Commune de Mellac (56) - Dossier complet », sur le site de l'Insee (consulté le 18 janvier 2020).
  35. https://www.ouest-france.fr/bretagne/mellac-29300/chapelle-de-la-madeleine-conserver-le-patrimoine-3224383 et https://www.letelegramme.fr/finistere/mellac/chapelle-de-la-madeleine-un-pardon-bien-suivi-24-07-2018-12035227.php
  36. Stéphane Guihéneuf, « Mellac. Longtemps abandonné, le Moulin blanc reprend vie [Vidéo] », sur Letelegramme.fr, Le Télégramme, (consulté le 8 juillet 2020).

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]