Rédené

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d’aide sur l’homonymie Rédéné redirige ici.
Rédené
Image illustrative de l'article Rédené
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Quimperlé
Intercommunalité Pays de Quimperlé
Maire
Mandat
Jean Lomenech
2014-2020
Code postal 29300
Code commune 29234
Démographie
Gentilé Rédénois[1]
Population
municipale
2 898 hab. (2013)
Densité 118 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 51′ Nord 3° 28′ Ouest / 47.85, -3.47
Altitude Min. 4 m – Max. 81 m
Superficie 24,49 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte administrative du Finistère
City locator 14.svg
Rédené

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte topographique du Finistère
City locator 14.svg
Rédené

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rédené

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rédené
Liens
Site web redene.com

Rédené [ʁedene] (en breton : Redene) est une commune française, située dans le département du Finistère en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rédené est une ville de Bretagne, du département du Finistère (29). Son nom est Redene en breton. Située sur la rive gauche de l'Ellé, Rédené est limitrophe, au nord, d'Arzano et de Tréméven, à l'ouest de Quimperlé, au sud de Guidel, et à l'est de Pont-Scorff. La commune est traversée par le Scave, un affluent du Scorff.

Communes limitrophes de Rédené
Tréméven Arzano Arzano
Quimperlé Rédené Pont-Scorff
Guidel Guidel Pont-Scorff

La commune est située à 443 km au sud-ouest de Paris, à 137 km au sud-ouest de Rennes, à 158 km à l'ouest de Nantes et à 14 km au nord-ouest de Lorient.

La commune compte 2 743 habitants et fait partie du canton d'Arzano (de Quimperlé aux prochaines élections de 2015)et de la Communauté de communes du Pays de Quimperlé.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat littoral (océanique), il est doux en hiver et relativement tempéré durant l'été. En effet, rares sont les journées de gelée en hiver et les températures atteignent rarement plus de 30 degrés Celsius pour la saison estivale. Les précipitations sont assez abondantes toute l'année, les mois de décembre et de janvier étant les plus arrosés. Du fait de la proximité de l'océan, l'ensoleillement annuel est supérieur à 1 870 heures.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-Lorette, restaurée en 1904-1905 par Charles Chaussepied.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La présence de monuments mégalithes confirme le peuplement du pays de Lorient à partir de 3 000 ans av. J.-C. Des vestiges de voies romaines reliant Vannes à Quimper confirment l’occupation des Gallo-romains.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Attestée comme paroisse depuis le XIe siècle, Rédené appartenait alors à l’importante seigneurie du Kemenet-Heboe. Celle-ci est découpée au XIIIe siècle, et la paroisse devient partie prenante de celle de La Roche-Moisan. En juillet 1342, les soldats de Jeanne de Flandre y écrasent à Roscasquen les mercenaires du parti français.

Révolution[modifier | modifier le code]

En 1790, la paroisse appartenant jusque là au pays vannetais est incluse dans le département du Finistère. En août 1791, le territoire de Rédené est amputé de l’importante trêve de Saint-David, rattachée à Quimperlé. La population diminue alors de moitié. Cette même année, l’église perd son statut de paroisse et dépend alors de Quimperlé. Rédené prend majoritairement le parti de la contre-révolution[2].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'économie demeure longtemps principalement rurale et la population augmente lentement dans le courant du XIXe siècle.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Le , Troadec, curé de Rédené, fait partie des 31 prêtres du diocèse de Quimper dont les traitements[3] sont retenus par décision du gouvernement Combes « tant qu'ils ne feront pas emploi de la langue française dans leurs instructions et l'enseignement du catéchisme » car ils utilisaient le breton[4].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Rédené porte les noms de 53 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[5].

L'Entre-Deux-Guerres[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale marque une chute du niveau de la population amplifié par l’exode rural. Puis la tendance s’inverse, grâce à une modernisation entreprise dans les années 1960, de nouveaux résidents s’installent. Rédené séduit une population provenant du sud Finistère comme de la région lorientaise.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Rédené porte les noms de dix-sept personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[6].

Par ailleurs, Auguste Robic, né le à Rédené, maquisard de la 2e compagnie FFI du capitaine Mercier, fut tué à l'ennemi le à la Croix de Lanveur en Kernével[Lequel ?][7].

L'après-Seconde-Guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Un soldat (Étienne Cruguel[8]) originaire de Rédené est mort pendant la Guerre d'Indochine et un autre (Vincent Le Berre) pendant la Guerre d'Algérie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom Rédené est obscur. Il pourrait provenir du breton « raden » qui signifie « fougère » ou du celtique « red » qui signifie « gué ».

On rencontre les appellations suivantes : Redene (en 1066-1081), Redenne (en 1382), Redené (en 1793 et en 1801).

À signaler que l'orthographe officielle est Rédené cependant la population locale et de nombreuses autres sources (site municipal officiel, panneaux de signalisation routière, almanach des postes...) ont pour habitude d'orthographier le nom de la commune en Rédéné.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 en cours Jean Lomenech DVD Agriculteur - Ancien conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 2 898 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 600 2 730 1 051 1 182 1 295 1 285 1 289 1 339 1 402
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 308 1 338 1 369 1 369 1 479 1 494 1 571 1 558 1 545
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 547 1 601 1 635 1 606 1 559 1 515 1 493 1 431 1 158
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
1 034 1 053 1 759 2 112 2 383 2 313 2 684 2 743 2 891
2013 - - - - - - - -
2 898 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Monuments[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Sainte-Marguerite

Cet édifice rectangulaire du XVI° siècle, cantonné de quatre contreforts d'angle, semble avoir été commandité, peu après 1500, par les Caric, seigneurs voisins du manoir de la Porte. Décorée de fleurs de lis au chevet et de deux angelots sur la porte latérale, la petite sacristie est un ajout du début du XXème siècle. Percée par un obus en septembre 1944, la chapelle est rapidement restaurée. Un pardon y est célébré le deuxième dimanche de juillet.

  • La chapelle de Rosgrand

La chapelle de Rosgrand dite de la Mère de Dieu est située. Cette chapelle funéraire fut construite en 1766 pour Simon Joly, sénéchal de Quimperlé et propriétaire du domaine de Rosgrand, avec des éléments provenant de différents édifices ruinés du secteur. Voulu comme mausolée familial et musée, l’édifice, béni en 1781, possède de nombreux remplois de qualité (porte du XVI° siècle, armoiries). La chapelle est une construction en schiste et granite avec moellons et enduit partiel. La toiture est à longs pans et recouverte d’ardoises. De plan rectangulaire, la chapelle a subi des modifications depuis sa création, notamment sur le clocher : à l’Est le rajout d’une sacristie et d’une tour carrée (vers 1900) enfermant un escalier tournant donne accès à l’ancienne chambre de cloche. La flèche surmontant la tour a disparu. La partie ouest de la chapelle est en partie semi enterrée et sert de caveau. Le mur latéral est percé d’un “portail antique”. L’enclos possède des piliers monumentaux coiffés des statues et d’armoiries sculptées.

Événements[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. gentilé d'après le portail géographique de la Bretagne
  2. http://fr.topic-topos.com/redene
  3. En vertu du Concordat, les prêtres étaient alors payés par l'État
  4. Journal La Croix no 6064 du 18 et 19 janvier 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2199243/f1.image.r=Pouldreuzic.langFR
  5. Memorialgenweb.org - Rédené : monument aux morts
  6. Memorialgenweb.org - Rédené : les morts de 1939-1945
  7. Memorialgenweb.org - Auguste ROBIC
  8. Étienne Cruguel, né le à Guilligomarc'h, caporal-chef au 31e bataillon du génie, mort en captivité en septembre 1954 à Ðiện Biên Phủ
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :