Locunolé

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Locunolé
L'église Saint-Guénolé.
L'église Saint-Guénolé.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Quimperlé
Intercommunalité Pays de Quimperlé
Maire
Mandat
Murielle Le Rest
2014-2020
Code postal 29310
Code commune 29136
Démographie
Gentilé Locunolois
Population
municipale
1 144 hab. (2014)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 56′ 11″ nord, 3° 28′ 43″ ouest
Altitude Min. 12 m – Max. 121 m
Superficie 16,78 km2
Localisation

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Locunolé [lokynole] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Locunolé vient du vieux-breton « loc », lieu consacré, et de saint Guénolé, fondateur de l'abbaye Saint-Guénolé de Landévennec. Locunolé est mentionné pour la première fois en 1426 sous la forme Locguenolay. Locunolé semble bien être le « quartier » ou tref Uuinguiri, donné à l'abbaye de Landévennec par le roi Gradlon et localisé, par l'acte qui le relate au XIe siècle, dans la paroisse de Niuliac… Le nom de tref Uuinguiri disparut, remplacé par celui de Locunolé, à partir du XIe siècle…

Lokunole en breton, signifiant le « lieu de Saint Gwénolé  ».

Géographie[modifier | modifier le code]

plan de la commune

Locunolé est une petite commune dont le bourg est situé à un peu moins de 10 km de Quimperlé. Le cours de l'Ellé longe le territoire communal et son tracé sert de frontière naturelle avec les communes voisines de Guilligomarc'h et Arzano.

Locunolé est surtout réputé pour le site spectaculaire des Roches du Diable, dont le bassin d'eau vive est situé entre les communes de Guilligomarc'h et Querrien, où la rivière Ellé se faufile entre d'énormes rochers polis par l'érosion. Ce site de grande renommée, accueille régulièrement des compétitions de canoë-kayak de catégories nationales et internationales.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • XVIIe

1667 : Locunolé, jusqu'alors simple prieuré dépendant de Rome, est érigé en paroisse dépendant du diocèse de Quimper.

  • XVIIIe

En 1790, Locunolé est érigé en commune et rattaché au département du Morbihan nouvellement créé.

  • XIXe

En 1801, le Concordat en fait une paroisse du diocèse de Vannes. Les prêtres faisant défaut, la paroisse est annexée à Meslan vers 1812 puis est érigée en succursale du Faouët en 1820.

Par décret du 4 avril 1857, la commune de Locunolé est rattachée au Finistère. Locunolé, constituée uniquement de 7 villages annexe 20 villages de Querrien pour pouvoir devenir une paroisse de plein exercice. La superficie de la commune passe ainsi de 605 hectares[1] à 1678 hectares. Les villages transférés formaient auparavant un quartier de Querrien du nom de Coat ar C'hrann. Ils s'appellent : Cosquer, Sainte Gertrude, L'Île Gourlay, Kernon, Bélénou, Kerduan, Kerdonars, Le Grannec, Ty Danigou, Moulin Mohot, Kereven, Lonjou, Mongariou, Méné Bloc'h, Ty Nadan, Kerrouarch, Carlay, La Villeneuve et Kerret. Une vieille expression en langue bretonne parlant de l'ancien Locunolé disait : « E Nikinolé e oa diou vilin, seiz ker hag eur maner.» c'est-à-dire à Locunolé il y a deux moulins, sept villages et un manoir.

Le 13 mai 1867 fut bénie la première pierre de l'actuelle église paroissiale et le 25 mai 1869 celle-ci fut consacrée. Elle a été construite sur l'emplacement de l'ancienne dont il ne reste que le clocher et les fonts baptismaux. Le clocher porte la date de 1671 avec l'inscription suivante : VENERABLE ET DISCRET MESSIRE P. CADIC RECTEUR.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 2001 Mars 2008 Louis Rousseau SE Maire
Mars 2008 Mars 2014 Jean-Yves Le Coz SE Maire
Mars 2014 en cours Murielle Le Rest DVG[2] Fonctionnaire - Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 144 habitants, en augmentation de 6,12 % par rapport à 2009 (Finistère : 1,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
598 422 412 417 431 463 502 480 435
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
977 1 028 963 1 109 1 093 1 170 1 224 1 263 1 320
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 343 1 455 1 453 1 505 1 434 1 382 1 330 1 117 1 018
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
852 824 836 875 869 912 1 078 1 144 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évènements[modifier | modifier le code]

  • le 13 janvier 2007 inauguration de la salle multifonction.
  • le 24 mars 2010 signature de la charte Ya d’ar brezhoneg par le maire, engagement pris par son Conseil municipal quelques mois plus tôt en faveur de la langue bretonne, concernant notamment la mise en place d’une signalisation bilingue dans la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne par Jean Ogée, nouvelle édition, tome 1
  2. http://www.lemonde.fr/bretagne/finistere,29/locunole,29136/
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]