Clohars-Carnoët

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Clohars-Carnoët
Mairie
Mairie
Blason de Clohars-Carnoët
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Quimperlé
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Quimperlé
Maire
Mandat
Jacques Juloux
2014-2020
Code postal 29360
Code commune 29031
Démographie
Gentilé Cloharsiens
Population
municipale
4 176 hab. (2013)
Densité 120 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 47′ 48″ N 3° 35′ 01″ O / 47.796667, -3.58361147° 47′ 48″ Nord 3° 35′ 01″ Ouest / 47.796667, -3.583611
Altitude Min. 0 m – Max. 66 m
Superficie 34,83 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Clohars-Carnoët [klɔaʁ kaʁnwεt] est une commune française du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Ses habitants se nomment les Cloharsiens.

Cette commune inclut la station balnéaire du Pouldu, le port de Doëlan et différentes plages dont celles du Kérou (Kerrou) et de Bellangenet.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune de Clohars-Carnoët dans le Finistère

Clohars-Carnoët est une commune du littoral atlantique située à l'extrémité sud-est du département. Elle est bordée à l'est par la Laïta, ria qui la sépare du Morbihan. Elle est reliée à ce département par le pont Saint-Maurice (route de Clohars-Carnoët à Guidel) et par un passage bateau intermittent entre le Pouldu et Guidel-Plages (passage piéton uniquement).

Les communes limitrophes sont : Moëlan-sur-Mer à l'ouest, Quimperlé au nord, Guidel (Morbihan) à l'est.

Selon les définitions de l'INSEE[1], Clohars-Carnoët est une commune urbaine du type "ville isolée" qui ne fait partie d'aucune aire urbaine, bien que limitrophe de l'aire urbaine de Quimperlé, mais appartient, comme Quimperlé, à l'espace urbain de Lorient-Vannes.

Clohars-Carnoët fait partie du canton de Quimperlé et de l'arrondissement de Quimper.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

plan de la commune de Clohars-Carnoët

Le littoral consiste principalement en falaises rocheuses de tracé général assez rectiligne faisant face au sud, même si leur tracé de détail est sinueux, formant une succession de petites pointes rocheuses comme celles de Beg an Tour, Beg Ero Gamm ou de la Vache Noire (en face de laquelle se trouve un îlot) et de petites criques comme celles de Port Blanc, Stang Nabec, Stang Souc, Porsac'h, les plages étant plus nombreuses dans la moitié est du littoral communal (La Roche Percée, Kerrou, Bellangenet, Grands Sables) aux environs du Pouldu. Deux rias sont situées aux deux extrémités du littoral communal : à l'ouest l'anse de Doëlan est la partie maritime de l'estuaire du ruisseau du Pont Sénéchal et abrite le petit port de Doëlan ; à l'est, la Laïta est une ria de large et profonde extension dont Clohars-Carnoët possède une bonne partie de la rive droite, en aval de la forêt de Carnoët, en pente forte et découpée dans le détail en raison de la présence de rias affluentes comme celles de l'anse de Stervilin, du russeau du Quinquis (désormais fermée par une digue) et celle qui abrite notamment le site de l'abbaye de Saint-Maurice. Le sentier des douaniers (GR 34) longe la côte dans sa totalité.

La côte entre Le Pouldu et Doëlan
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La station balnéaire du Pouldu occupe une ancienne zone dunaire qui a été en grande partie rasée. On y trouve trois plages de sable fin : les Grands Sables, Bellangenet et Kerrou. Le gouffre de Bellangenet est concerné par une légende rapportée par Paul Sébillot :

« La nuit, les damnés qui habitaient le gouffre de Bellangenet (...), creusé par le Diable pour y noyer les âmes des méchants, faisaient entendre des rugissements continuels[2]. »

La commune compte 660 ha de bois. Les secteurs boisés se situent au nord du bourg. La forêt domaniale de Carnoët, une futaie de hêtres et de chênes, couvre 185 ha au nord-est de la commune. Il y a aussi les bois de Saint Maurice et de Kerquilven.

Les agglomérations de la commune[modifier | modifier le code]

Le bourg de Clohars-Carnoët se situe à l'intérieur des terres. Il s'est établi à une certaine distance de la côte, sur le plateau ; c'est là une caractéristique commune à de nombreuses communes littorales bretonnes (par exemple à Riec-sur-Belon, Trégunc, Moëlan-sur-Mer, Névez, Beuzec-Conq, Nizon, etc..), les premiers émigrants bretons fixèrent le centre de leurs plous à l'intérieur des terres, probablement par crainte des pirates saxons[3].

La commune a deux petits ports, Le Pouldu[4] (signifiant "mare noire" en breton), à l'embouchure de la Laïta, et Doëlan, niché au fond d'une anse, près de la limite avec la commune de Moëlan-sur-Mer. Le Pouldu a connu un développement important du fait de l'activité touristique balnéaire.

Le Pouldu[modifier | modifier le code]

Le port du Pouldu, situé à l'embouchure de la Laïta, face à Guidel-plages, dispose d'une centaine de mouillages[5]

Vues du Pouldu

Vers la fin du XIXe siècle, seul le Bas-Pouldu, aux environs du port, connaissait une certaine fréquentation touristique, de nombreux artistes-peintres venant de Pont-Aven fréquentant toutefois la "Buvette de la Plage" à partir de 1889. En 1895, le quimperlois Alphonse Marrec construit, surplombant la plage des Grands Sables, l'Hôtel Marrec, agrandi en 1906 et dénommé alors Hôtel des Bains où, à la Belle Époque et pendant l'Entre-deux-guerres, Parisiens, Belges et Anglais fortunés vinrent nombreux y séjourner, contribuant à lancer la station balnéaire du Pouldu. D'autres hôtels furent par la suite construits : l'Hôtel des Dunes, l'Hôtel Ar Men. Tous sont désormais fermés et seuls des campings accueillent désormais les touristes[6].

Doëlan[modifier | modifier le code]

Doëlan est un petit port de pêche (il conserve une dizaine de bateaux de pêche), pittoresque, qui a su garder son authenticité, même si c'est désormais surtout un port de plaisance qui dispose de 300 mouillages[7].

Vues de Doëlan
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Pendant la seconde moitié du XIXe siècle, Doëlan fut un port notable de pêche à la sardine, avec une centaine de bateaux sardiniers employant environ 500 marins (certains venant de Groix, du Guilvinec, de Concarneau, etc..) et quatre conserveries (la plus ancienne est la conserverie Peyron qui existait déjà en 1853 : cette année-là, les "filles de la conserve" y gagnaient de 700 à 1 000 F pour la saison[8] ; la plus connue est construite en 1865 par le négociant lorientais Pierre Bois à l'entrée du port, sur la rive gauche ; elle est rachetée en 1895 par René Béziers, puis après la Seconde Guerre mondiale par Paul Larzul[9], l'usine s'appelant alors successivement La Doëlanaise, puis Capitaine Cook. Jusqu'en 1950, l'usine met aussi en conserve des petits pois et des haricots. Le conditionnement du poisson était alors un travail saisonnier : sardine et thon blanc de juin à novembre, maquereau de février à mai. « Plus appliquées et consciencieuses », une centaine de femmes s'occupent de la découpe et du remplissage des boîtes[10]. Cette usine a fermé en 1998. Elle doit être démolie en raison d'un projet immobilier[11]).

Un vieux gréement, le Rigolo, construit en 1922 au chantier Le Cœur de Lesconil, qui a pêché la sardine et le maquereau jusqu'en 1945, fut transformé ensuite en bateau de plaisance et navigua jusqu'au début de la décennie 1980. Sa coque étant en très mauvais état, sa restauration fut impossible, mais il a été reconstruit à l'identique, à l'initiative de l'association Gouel Ruz, à partir de 1986 par le chantier du Guip situé dans l'Île-aux-Moines et achevé à Clohars-Carnoët en 1992. Sa gestion a été confiée en 1997 à une nouvelle association : La bande du Rigolo[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune a évolué à travers le temps : Plebe Clutgual en 1031, Cluduual en 1139, Clouhal au XVIe siècle, Clouhar au XVIIe siècle. Clohars vient du vieux breton clut (renommée) et uual (valeur).

Pour la différencier de son homologue, à savoir Clohars-Fouesnant, on lui a associé le terme Carnoët, désignant la forêt qui occupe la partie nord de son territoire.

Ce deuxième élément, Carnoët, vient du vieux breton carn (tas de pierre, tumulus), dont dérive le mot français cairn, auquel est associé le suffixe collectif etum. Un tumulus existe encore près des ruines du château de Carnoët.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Stèle protohistorique de l'Âge du fer, époque de La Tène (parc animalier du Quinquis)

L'occupation humaine est ancienne.

Des hommes sont déjà présents il y a plus de 300 000 ans (Homme de Néandertal). Un site de taille du moustérien a été découvert sur la commune utilisant une roche locale entre calcédoine et jaspe[13], ainsi que quelques outils très primaires (bifaces)[14]. Il est probable que, comme Plouhinec (site de Menez Dregan), Clohars-Carnoët possédait des abris en bordure de mer. L'éperon barré de Kergastel est situé sur la rive droite de la Laïta, face à celui d'Ar-Butten, situé sur la rive gauche et qui appartient à la commune de Guidel[15].

Au Néolithique, l'occupation humaine est attestée par la présence de dizaines de menhirs et d'allées couvertes dolméniques.

Pour l'âge du bronze, 203 haches en bronze servant de monnaie primitive ont été mises au jour au village de Kervennou-Pouldu[16].

Une stèle de l'Âge du fer, époque de La Tène, se trouve au lieu-dit Le Quinquis.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Selon Félix Benoist, les Romains possédèrent un établissement au Pouldu : « On en voit les débris sur une pointe voisine de la baie et sur l'emplacement de la chapelle de Saint-Julien, où un tombeau de l'époque gallo-romaine a été découvert en 1846. Ce tombeau contenait, parmi des ossements, plusieurs flacons en verre ornés d'anses cannelées d'une forme élégante et deux médailles de Constantin. Ces objets antiques sont déposés au Musée de Quimper »[17].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La motte féodale qui se trouve dans le parc animalier du Quinquis

Une motte féodale, qui a l'apparence d'un tumulus, se trouve au lieu-dit Le Quinquis, qui est un toponyme révélateur : quinquis en breton et son équivalent plessis en français, signifient clôture formée de branches entrelacées et a souvent pris le sens de manoir fortifié ou de motte féodale[18].

Vers 1040 la comtesse Judith, épouse d'Alain Canhiart, fait donation à l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé du petit port de Doëlan qui devient un prieuré où les moines élèvent une chapelle à saint Gurthiern.

En 1170, le duc Conan IV donne aux moines cisterciens de l'abbaye Notre-Dame de Langonnet plusieurs villages situés à proximité de la forêt de Carnoët. En 1177, Saint Maurice de Carnoët, alors abbé de l'abbaye Notre-Dame de Langonnet, y fonde près des rives de la Laïta une abbaye dénommée Notre-Dame de Carnoët, dont il est l'abbé jusqu'à sa mort en 1191. L'abbaye prend plus tard le nom d'abbaye Saint-Maurice de Carnoët[19].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1659, le père Julien Maunoir vint prêcher à Clohars-Carnoët[20].

Article détaillé : Siège de Lorient.

Le 31 septembre 1746, une flotte anglaise de 52 navires débarque 5 000 hommes au Pouldu (Guidel, et non Clohars) dans le but d'attaquer Lorient. Mais une fois arrivés sous ses murs ils n'osent pas attaquer la ville, alors que celle-ci était sur le point de capituler[réf. nécessaire]. Ils rembarquent le 10 octobre, n'ayant perdu que 20 hommes et mettent le cap sur Quiberon.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La vie agricole et le ramassage des goémons[modifier | modifier le code]

Clement Nye Swift : Ramasseurs de goémon (région de Pont-Aven)
Georges Clairin : Les brûleuses de varech à la Pointe du Raz (1882). La scène représentée par le peintre correspond à la description ci-contre, même si l'endroit est différent

La vie agricole à Clohars-Carnoët est ainsi décrite en 1852 :

« À Clohars (...) on voit des landes immenses dont les habitants riverains et propriétaires jouissent en commun. (...) Il y a quelques prairies, comme celles qui bordent la Laïta, de Quimperlé à Clohars-Carnoët, où les animaux sont menés à la pâture, depuis la fauchaison jusqu'au mois de mars ; mais la vaine pâture sur les prés doit être considérée comme un fait exceptionnel ; en général, les prés sont clos et profités exclusivement par le propriétaire. (...) On voit sur les hautes falaises, ou les champs bordiers à pic, des travaux en maçonnerie ou en pierres sèches, soit pour déposer les goémons, soit pour faciliter leur transport sur les terres. Ces travaux sont souvent de véritables usurpations, et donnent à la longue un droit réel sur les fonds d'autrui ; car la possession publique et continue d'un travail de main d'homme est constitutive, lapsus temporis, d'une servitude active au profit de l'auteur de la construction. Le cultivateur qui ne possède pas un champ bordier recherche avec soin un lieu convenable pour déposer ses goémons, et surtout pour se procurer le goémon flottant, si difficile en certains lieux à hisser au haut des falaises escarpées où les flots l'entasse ordinairement. On nomme "croc à goémon" l'appareil consistant en un poteau solidement fixé sur la cime de la falaise, auquel on adapte une corde à poulie, servant à monter et à descendre le panier ou mannequin, dans lequel on met le goémon retiré des flots. C'est ainsi qu'on parvient à retenir un engrais qui autrement serait emporté sur des plages éloignées par la marée descendante. Le tout est de saisir les moments favorables ; car partout où la plage est étroite, le goémon flotte, mais n'échoue point. (...) Mais les pêcheurs de goémon ont à lutter contre une grande difficulté d'une autre espèce, le défaut de chemins et passages pour les charrettes. C'est ce qui décourage souvent le cultivateur, qui craint de perdre en procès le fruit des peines et soins qu'il prend pour avoir cet engrais estimé[21]. »

Le site de Stang Nabec a conservé des traces de cette ancienne activité goémonière.

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Une épidémie de fièvre typhoïde en 1878[modifier | modifier le code]

En 1878, une épidémie de fièvre typhoïde oblige le sous-préfet de Quimperlé à fermer temporairement l'école des Sœurs[22].

Les peintres du Pouldu[modifier | modifier le code]

La cale au Pouldu au XIXe siècle (dessin de A. Chapon, Bibliothèque nationale)

Plusieurs peintres et artistes de l’École de Pont-Aven ont aussi fréquenté le village du Pouldu à la fin du XIXe siècle et au tout début du XXe siècle. En 1887, Marie Henry fait construire la Buvette de la Plage qui a au début pour clientèle les pêcheurs et goëmoniers locaux. Mais le , Paul Gauguin et le hollandais Meyer de Haan, vinrent y prendre pension, rejoints ensuite par Paul Sérusier et Charles Filiger. Peu après, Henry Moret s'installe à proximité, au port du Bas-Pouldu. D'autres peintres (Émile Bernard, Maxime Maufra, etc..) et écrivains (par exemple André Gide) fréquentent aussi la Buvette de la Plage où sont organisées de joyeuses soirées musicales. À l'automne 1889, les pensionnaires de l'Auberge de Marie Henry décorent de fresques tout l'intérieur de la maison; parmi elles, le tableau le plus connu est probablement Marie Henry allaitant son enfant, de Meyer de Haan, qui fut son amant. Paul Gauguin quitta définitivement la Buvette de la Plage et Le Pouldu le . Les fresques de la "Buvette de la Plage" ont été vendues et dispersées par la suite, mais une reconstitution en a été faite dans une maison analogue en 1989[23].

L'Auberge de Marie Henry a donc été un lieu d'accueil et de rencontre des peintres. Un itinéraire appelé Le chemin des peintres[24] parcourt la commune, autour des tableaux représentant divers endroits qui ont inspiré ces peintres. Parmi eux Henry Moret, Paul Gauguin, Meyer de Haan, Armand Seguin, Roderic O'Conor, Émile Dezaunay, Charles Filiger, Alfred Jarry, Jan Verkade, Jean-Bertrand Pégot-Ogier, Maurice Denis, Nicolas Tarkhoff, Wladyslaw Slewinski, Élisabeth Sergueevna Krouglikova[25], etc.., et également la sculptrice Olga Popoff[26].

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De nombreux autres tableaux représentent Le Pouldu : par exemple Henry Moret a peint Le roulage au Pouldu[27] et Maurice Denis Feux de la Saint-Jean au Pouldu[28] en 1895.

André Gide évoque son passage au Pouldu en 1889 dans Si le grain ne meurt :

« Ce village ne se composait que de quatre maisons et de deux auberges ; la plus modeste me parut la plus plaisante (...). La rareté des meubles et l'absence de tenture laissaient remarquer d'autant mieux, rangés à terre, un assez grand nombre de toiles et de chassis de peintre, face au mur. (...) Il me parut qu'il n'y avait là que d'enfantins bariolages. (...) Le souhaitai connaître les artistes capables de ces amusantes folies. (...) L'un d'eux (...), c'était Gauguin. L'autre était Sérusier. Je n'ai pas pu identifier le troisième (Filiger je crois)[29]. »

Doëlan et les peintres[modifier | modifier le code]

Le port de Doëlan a été fréquenté par de nombreux peintres (Henry Moret[30], Émile Jourdan, Jacques Vaillant, Maurice Asselin, Émile Compard, Harald Heiring[31], etc..) et des écrivains (Pierre Mac Orlan avant la Première Guerre mondiale, Paul Guimard et Benoîte Groult plus récemment). Ils fréquentaient l'auberge de la "mère Bacon à Malachappe. Le peintre Pierre Jacob, plus connu sous le pseudonyme de Tal Coat, est le fils d'un marin-pêcheur de Doëlan[23].

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De nombreux autres tableaux représentent Doëlan : par exemple Henry Moret a peint Barques de pêche à Doëlan[32], Pêcheur en barque à Doëlan[33], etc..

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les querelles liées à la laïcité[modifier | modifier le code]

Le journal La Croix du écrit :

« Des commissaires de police, envoyés par le gouvernement[34], viennent de se rendre dans ceux des établissements enseignants du Finistère dirigés par les anciens Frères de Ploërmel, qui devaient se fermer le 31 mai dernier, pour voir si la fermeture avait eu lieu réellement. (...) À Clohars-Carnoët (...), les commissaires ont trouvé les Frères revêtus d'habits laïques, continuant à faire l'école, se déclarant sécularisés et libres, par conséquent, d'enseigner[35]. »

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Clohars-Carnoët porte les noms de 143 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[36] ; parmi eux, le sous-lieutenant François Cariou[37], décoré de la Croix de guerre ou encore Benjamin Cariou, né le à Clohars-Carnoët, sergent au 62e régiment d'infanterie, blessé plusieurs fois, tué au combat le à Sinceny (Aisne), décoré à titre posthume de la Médaille militaire et de la Croix de guerre[38].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

La culture des pommiers à cidre[modifier | modifier le code]

Le journal L'Ouest-Éclair écrit en 1936 :

« Dans la région quimperloise comprise entre Guilligomarc'h et Mellac de l'Est à l'Ouest, Nizon et Clohars-Carnoët du Nord au Sud, la culture du pommier est poussée très activement. Les crus de Clohars et de Riec surtout sont reconnus unanimement pour être les meilleurs, avec ceux du secteur voisin de Fouesnant. Cette année, contrairement à 1935, la récolte s'annonce magnifique. (...) Une délégation s'est rendue à Paris dans le but de faire revaloriser la pomme à cidre et pour obtenir du gouvernement que les mêmes ressources soient prises dans les années d'abondance comme pour le vin[39]. »

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Clohars-Carnoët porte les noms de 38 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles, Marcel Corlay[40], disparu en mer, titulaire de la Médaille de la Résistance, de la Médaille militaire et de la Croix de guerre 1939-1945[36].

L'après-Seconde-Guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Les morts lors des conflits d'après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Clohars-Carnoët porte les noms d'un soldat (Pierre Samson[41], membre du bataillon français de l'ONU) mort pour la France pendant la Guerre de Corée, de trois (François André, Lucien Béchennec, Marcel Caderon) morts pendant la Guerre d'Indochine, de quatre (M. Cadic, Joseph Guyomar, G. Le Roch, A. Petit-Jean) morts pendant la Guerre d'Algérie et d'un (Émile Le Meurlay) mort sur un théâtre d'opération extérieur sans autre précision[36].

Paul Larzul[modifier | modifier le code]

Paul Larzul (fils) est né le à Plonéour-Lanvern ; son grand-père Noël Larzul conditionnait des sardines, des cuisses de grenouille et des escargots dans le Pays Bigouden ; son père Paul Larzul rachète la conserverie René Bézier à Doëlan en 1946, qui devint La Doëlanaise, qui met en boîtes sardines, thons blancs, maquereaux, mais aussi haricots verts et petits pois et rachète d'autres petites conserveries à Scaër, Agde et Étel ; Paul Larzul (fils) succède à son père en 1962 à la tête du groupe, rachète la marque Capitaine Cook et crée en 1984 une nouvelle conserverie à Plozévet ; en 1985 Paul Larzul est contraint de vendre ses usines de Scaër, Agde et Étel ; en 1988 les usines de Doëlan, qui fabriquait des plats cuisinés et mettait du thon en conserve et de Plozévet sont à son tour vendues au groupe Intermarché ; Paul Larzul conserve toutefois une usine spécialisée dans des produits cuisinés haut de gamme dans la zone industrielle de Keranna à Clohars-Carnoët. Paul Larzul (fils) est décédé en février 2015[42].

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

La culture des algues marines[modifier | modifier le code]

Les sociétés Algolesko et Bamejyot ont obtenu le une concession de 225 ha d'une durée de 15 ans pour élever des coquillages et surtout cultiver des algues marines, située à 970 mètres de la côte entre Trenez et Merrien, en dépit des protestations de nombreuses associations locales et riverains[43]. « Toutes les précautions environnementales sont effectives », selon Jean-Luc Videlaine, préfet du Finistère, qui a accordé la concession[44].

Évolution démographique depuis 1793[45][modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 4 176 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 469 2 532 2 353 2 725 2 795 2 830 2 850 3 146 3 332
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 072 3 125 3 466 3 389 3 480 3 572 3 623 3 717 3 771
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 010 4 355 4 539 4 474 4 328 4 287 4 284 4 226 3 931
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
3 919 3 539 3 284 3 406 3 678 3 867 3 956 3 999 4 057
2013 - - - - - - - -
4 176 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[46] puis Insee à partir de 2004[47].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
  Jean-Baptiste Peyron   Son nom a été donné à un quai du port de Doëlan
         
avant 1860 après 1865 Mauduit du Plessis   Nommé par l'administration impériale
  mars 2001 Raoul Marcel DVD  
mars 2001 mars 2008 René Le Floc'h DVD  
mars 2008 en cours Jacques Juloux PS  

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La présence de vergers de pommiers est à l'origine de la production locale de cidre.

Le Pouldu est une station balnéaire très fréquentée en période estivale.

Les éditions du Sextant sont installées au Pouldu depuis 2008.

Doëlan a longtemps été le lieu de la conserverie, connue sous la marque "Captain Cook", qui se trouve actuellement sur la zone industrielle de Keranna, située au nord du bourg.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Maison-Musée du Pouldu, dita aussi Maison de Marie Henry[48] : reconstitution de l'auberge du XIXe siècle, où se sont retrouvés les peintres de l'École de Pont-Aven.
  • Site abbatial de Saint-Maurice[49] sur les bords de la Laïta (ancienne abbaye cistercienne).
  • L'église paroissiale Notre-Dame de Trogwall date du XVIe siècle et est en forme de croix latine. Elle a été maintes fois remaniée : le porche sud et la sacristie (aujourd'hui disparue) datent de 1777, la flèche date de 1794, les arcades de la nef et l'ensemble de l'église ayant été fortement remaniés par l'architecte diocésain Joseph Bigot dans la seconde moitié du XIXe siècle[50].
  • Les chapelles :
    • La chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, au Pouldu : elle date pour l'essentiel du XVIe siècle, mais les arcades du chœur sont antérieures (2e moitié du XVe siècle) ; construite initialement à Nizon sous le nom de chapelle Saint-Maudé, elle était à l'abandon dans une cour de ferme et fut transférée en 1956-1957 au Pouldu par Mr et Mme Carpentier-Fialip sur un terrain donné par Mme Henriette Nestour, à la demande de laquelle elle reçut le nom de "Notre-Dame-de-la-Paix". Longue de 23 mètres et large de 15 mètres, elle a été restaurée par l'architecte Pierre Brunerie, de Quimperlé et dotée de vitraux d'Alfred Manessier et Jean Le Moal. C'est un monument classé depuis 1962[51].
    • La chapelle Saint-Maudez (Saint-Maudet) : le chœur et la nef datent du XVe siècle, le reste du XVIIe siècle. De nombreux peintres, dont Paul Gauguin, l'ont représentée vers la fin du XIXe siècle ; elle est classée monument historique[52].
    • La chapelle Sainte-Anne, construite en 1951 par l'architecte Pierre Brunerie près de l'ancien prieuré de Doëlan est toute en granit.
    • La chapelle Saint-Jacques, donnée à la commune en 2008 par Mme Renaud[53].
  • Maison des douaniers, surplombant la plage de Bellangenet.
  • Mât-pilote (ou mât Fénoux) qui surplombe l'entrée de la ria (désaffecté depuis 1924).
  • Les plages du KEROU

Tableaux représentant Clohars-Carnoët et sa région[modifier | modifier le code]

  • Émile Compard : Doélan, chalutier au mouillage[54]
  • Nicolas Tarkhoff :
    • Crépuscule sur la mer à Doëlan (huile sur toile, 1899, Musée d'art moderne, Genève)
    • Les vagues sur la plage au coucher de soleil à Doëlan (huile sur toile, 1900)[55]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le peintre Pierre Tal Coat est né à Clohars-Carnoët.

De nombreux peintres ont séjourné au Pouldu :

Récits, contes et légendes[modifier | modifier le code]

La complainte de Clohars-Carnoët[modifier | modifier le code]

Un hymne de la Fête des morts, en langue bretonne, était traditionnellement chanté chaque 1er novembre à Clohars-Carnoët (cette tradition existait aussi dans de nombreuses autres paroisse de la région); en voici des extraits traduits en français par le chanoine Henri Pérennes, qui signale que ce cantique était déjà tombé en désuétude en 1924.

« Vos amis et vos parents
Ce sont bien eux qui vous porteront en terre
Jusqu'à la fosse ils vous accompagneront,
Mais hélas ils n'iront pas plus loin.
Ils s'en iront chez eux partager votre bien
Et vous, vous resterez pourrir en terre !


Je vois ma fille dans sa chambre
Faisant miroiter ses beaux atours,
Pour aller de nuit faire ripaille
En compagnie de tous les démons :
Et pourtant son père ainsi que sa mère
Se trouvent dans le feu, au sein des flammes,
Et pourtant son frère ainsi que sa sœur,
Se trouvent ans le feu au Purgatoire !


Pour la valeur d'un denier,
Vous êtes dans le feu, au Purgatoire ;
Pour la valeur d'une épingle,
Vous êtes complètement plongé dans le feu.
Pour la valeur d'un fil de lame
Vous êtes dans le feu, au sein des flammes !


Maintenant que les morts reposent en paix !
Que chacun donne selon sa volonté ! »[56]

Les haridelles de la lande Minars[modifier | modifier le code]

Selon Ernest du Laurens de la Barre, sur la lande Minars, où gîtent les loups et les sangliers de la forêt de Carnoët, « errent, sous la forme de haridelles[57], les spectres des notaires et des procureurs "qui ont fait des fautes dans leurs additions". Il paraît qu'on en rencontre beaucoup »[58].

« En vérité, cela est triste à dire (ajouta en souriant le braconnier qui m'a conté cela), un soir, en revenant de l'affût, j'ai vu s'enfuir devant moi plus de cent pauvres haridelles[59]. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léo Kerlo et Jacqueline Duroc, Peintres des côtes de Bretagne. De Quimper à Concarneau. De Pont-Aven à l'anse du Pouldu, Éditions du Chasse-Marée, 2006.
  • Marie Le Drian, Au Temps des Baraques. Dans la Bretagne des souvenirs et des objets d'après-guerre, Liv'Éditions, 2007.
  • Pierre Le Thoër et Marcel Gozzi, Clohars-Carnoët au fil du temps, Liv'Éditions, 2008.
  • Marcel Gozzi et Isabelle Thieblemont, Clohars-Carnoët, la commune aux 170 villages, Liv'Éditions, 2011.
  • Marcel Gozzi et Jacques Vallois et Joel Le Thoer, Clohars-Carnoët et la mer " Liv'Éditions, 2012.
  • Albert Naour et Marcel Gozzi, La jeunesse d'Albert, Liv'Éditions. 2007.
  • Marcel Gozzi et Isabelle Thièblemont. "La Laïta." Liv'Éditions. 2014.
  • Albert Naour et Marcel Gozzi. "Retour à El Maïn". Sefraber. 2014.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. Cartes thématiques
  2. Paul Sébillot, Le folk-Lore de la France. La mer et les eaux douces, E. Guilmoto, Paris, 1904-1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k123018v/f142.image.r=Clohars-Fouesnant.langFR
  3. René Largillière, "Les saints et l'organisation chrétienne primitive dans l'Armorique bretonne", 1925, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k914005/f185.image.r=Plougasnou.langFR
  4. À noter que le toponyme "pouldu" existe aussi à Guidel, dont la station balnéaire, Guidel-plages, est appelée : ar Pouldu-Gwidel en breton.
  5. http://www.clohars-carnoet.fr/patrimoine-naturel/ports-clohars/
  6. http://maisonmariehenry.over-blog.com/article-histoire-du-pouldu-l-hotel-des-bains-a-fait-la-renommee-du-pouldu-55296780.html
  7. http://www.clohars-carnoet.fr/patrimoine-naturel/ports-clohars/
  8. https://abpo.revues.org/1772
  9. Paul Larzul, (1929-2015) fut une figure emblématique de Doëlan, qui posséda aussi des conserveries à Scaër, Agde, Étel]] et Plozévet
  10. http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/conserverie-paul-larzul-fondateur-capitaine-cook-est-decede-27-02-2015-196416
  11. https://www.youtube.com/watch?v=NHDmMr7zJ8s
  12. http://labandedurigolo.free.fr/joomla/index.php?option=com_content&task=view&id=15&Itemid=30
  13. http://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File:Grattoir_en_jaspe.jpg
  14. http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Biface_de_bretagne.JPG
  15. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rao_0767-709x_1996_num_13_1_1043
  16. Marcel Kervran, D'Anaurot à Quimperlé, 1 500 ans d'histoire, 1983, Bannalec
  17. Félix Benoist, "La Bretagne contemporaine. Finistère", 1867, imprimerie Charpentier, Nantes
  18. Bernard Tanguy, Les noms de lieux. Mémoire des hommes et du paysage, revue ArMen n° 22
  19. Henri Guiriec, La Région de l'Ellé : Bas et Haut Ellé, imprimerie de l'OSM, 1939
  20. Edm.-M.P. du V., Le R. P. Julien Maunoir, de la Compagnie de Jésus, apôtre de la Bretagne au XVIIe siècle, Albanel, Paris, 1869, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63707557/f187.image.r=Clohars-Fouesnant.langFR
  21. J. M. P. A. Limon, Usages et règlements locaux en vigueur dans le département du Finistère, 1852, imprimerie de Lion, Quimper, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5688569v/f101.image.r=Clohars-Fouesnant.langFR
  22. "Annales du Sénat et de la Chambre des députés", séance du , consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63053438/f307.image.r=Clohars.langFR et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63053438/f312.image.r=Clohars.langFR
  23. a et b Serge Duigou et Jean Failler, La Cornouaille dans tous ses états, éditions Palantines, 2013 [ISBN 978-2-35678-086-7]
  24. http://maisonmuseedupouldu.blogspot.fr/
  25. Élisabeth Sergueevna Krouglikova, née en 1865 à Saint-Petersbourg, décédée en 1941 à Leningrad, a vécu en France de 1895 à 1914, vivant à Paris, mais se rendant à plusieurs reprises en Bretagne. Elle a notamment peint Bretonne au Pouldu (huile sur toile, 1897, collection particulière), voir le livre Musée départemental breton, "Peintres Russes en Bretagne", éditions Palantines, 2006, [ISBN 2-911434-56-0]
  26. Olga Popoff, née le à New York, décédée le à New York, mais d'origine russe, a vécu à Paris entre 1905 et 1914 et séjourné à plusieurs reprises au Pouldu entre 1906 et 1910, sculptant notamment Famille bretonne près d'un puits (Le Pouldu) (1907, musée des beaux-arts de Pont-Aven), voir le livre Musée départemental breton, "Peintres Russes en Bretagne", éditions Palantines, 2006, [ISBN 2-911434-56-0]
  27. http://www.artnet.fr/artistes/henry-moret/le-roulage-au-pouldu-YptaD0VqgmqaMKrfLJsLDg2
  28. http://www.repro-tableaux.com/a/maurice_denis/johannisfeuerinlepouldu.html
  29. André Gide, Si le grain ne meurt, éditions de la Nouvelle Revue française, 1924
  30. Henry Moret s'installe à partir de 1896 à Doëlan
  31. Harald Heiring (1906-1995), peintre danois
  32. http://www.artnet.fr/artistes/henry-moret/barques-de-peches-%C3%A0-do%C3%ABlan-g3KWij5bsXPV0Zo021CkoA2
  33. http://www.artnet.fr/artistes/henry-moret/p%C3%AAcheurs-en-barque-%C3%A0-do%C3%ABlan-FsllLq6EjIZuRU9AFcWZfQ2
  34. Il s'agit du gouvernement d'Émile Combes et c'est la conséquence de la Loi sur les Associations votée en 1901
  35. Journal La Croix n° 6184 du 9 juin 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k220044r/f3.zoom.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  36. a, b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?insee=29031&dpt=29&idsource=44771&table=bp07
  37. François Cariou, né le à Primelin, sous-lieutenant au 219e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Cerisy (Somme)
  38. Jean-Pierre Montier, James Éveillard et Gilles Baud-Berthier, "Voyage en Bretagne 1900-2000", éditions Ouest-France, 2007, [ISBN 978-2-7373-3808-3]
  39. Journal L'Ouest-Éclair n° 14558 du 15 septembre 1936, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k631542w/f12.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  40. Marcel Corlay, né le à Clohars-Carnoët, second maître à bord du sous-marin Surcouf, disparu en mer le dans le Golfe du Mexique
  41. Pierre Samson, né en 1921, mort le , inhumé au cimetière de Pusan (Corée du Sud), décoré de la Croix de guerre T.O.E.
  42. http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/conserverie-paul-larzul-fondateur-capitaine-cook-est-decede-27-02-2015-196416
  43. http://www.letelegramme.fr/finistere/clohars-carnoet/doelan-400-manifestants-contre-la-culture-d-algues-19-07-2014-10266016.php
  44. http://www.letelegramme.fr/finistere/moelan-sur-mer/cultures-d-algues-philippe-legorjus-j-ai-toujours-ete-serein-23-10-2014-10396949.php
  45. Évolution de la population de Clohars-Carnoët depuis l'Ancien Régime : sous-forme de graphique avec commentaires,
  46. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  47. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  48. Site de la Maison-Musée du Pouldu
  49. Site du site abbatial de Saint-Maurice
  50. http://www.clohars-carnoet.fr/patrimoine-historique/eglise-chapelles/
  51. D'après la notice de présentation de la chapelle située dans la chapelle
  52. http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-maudez-clohars-carnoet
  53. http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-jacques-clohars-carnoet
  54. http://www.thierry-lannon.com/php/article/fo/article.php?cle_article=Akd952fPUI63907077495UGcvFddDS23200911&id_article=52120&cle_vente=vxd709215777249mzocnp20zA14200912&id_vente=542&position=160
  55. Ces deux œuvres citées sont reproduites dans le livre : Musée départemental breton, "Peintres Russes en Bretagne", éditions Palantines, 2006, [ISBN 2-911434-56-0]
  56. Chanoine Pérennès, Les hymnes de la fête des morts en Basse-Bretagne (deuxième partie)", "Annales de Bretagne", 1924, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115329t/f567.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  57. Une haridelle est un mauvais cheval maigre
  58. Adrien Oudin, La Basse Bretagne conteuse et légendaire, "Revue britannique", mai 1891, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6230252x/f362.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  59. Ernest du Laurens de la Barre, Nouveaux fantômes bretons, contes, légendes et nouvelles, éditions Pyrémonde, 2008 [ISBN 2-84618-567-0]