René du Louët

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René du Louët de Coëtjunval
Biographie
Naissance
manoir de Keranch'oat en Loperhet
Ordination sacerdotale 1610
Décès
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
par Étienne de Puget
Évêque de Cornouaille
)
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

René du Louët de Coëtjunval, (mort le ) connu aussi sous le nom d’abbé de Kerguilliau, est un religieux français (1584-1668), évêque de Cornouaille.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel Le Nobletz présentant Julien Maunoir à Mgr du Louët — vitrail de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper.

Fils de messire Jean du Louët, seigneur de Coëtjunval en Ploudaniel, de Keranhoat en Loperhet, de Kerguisiau en Bohars et de Marie de Brezal, René du Louët est né en 1584 au manoir de Keranch'oat en Loperhet de Kerrom au Minihy-Tréguier et de Quijac en Lambézellec. Il commence ses études au collège de Nantes et obtient sa licence in utroque jure peut-être à Angers.Il fut tout d'abord chanoine du diocèse de Léon en 1606 puis chantre deux ans plus tard. Ordonné prêtre en 1610. Il sert les évêques de Roland de Neufville et René de Rieux comme promoteur. Après la déposition de Rieux en 1635 il administre le diocèse comme vicaire général et official jusqu'à l'accession à l'épiscopat de Robert Cupif en 1640. Il est alors nommé évêque de Cornouaille par roi Louis XIII le . Il est consacré à Paris le par Alain de Solminihac, évêque de Cahors. Bien que l'évêque de Saint-Malo l'ait recommandé pour le siège de Saint-Pol de Léon, le roi souhaitait apaiser la situation dans le diocèse de Léon en permettant une éventuelle réintégration de Rieux. René du Louët prêchait en français et en breton et il était un candidat idéal pour un diocèse bretonnant De plus en contact étroit avec le père Joseph il fonde un couvent de Filles du Calvaire à Quimper dès 1634[1].

Le 27 février 1651 François de Visdelou devient son coadjuteur et est nommé évêque titulaire de Madaure. Après la promotion épiscopale de François de Visdelou qui devient évêque de Léon, François de Coëtlogon devient à son tour son coadjuteur le 1 mars 1666 et comme son prédécesseur pourvu du siège de Madaure. Il lui succède sur le siège épiscopal de Cornouaille deux ans plus tard.

« « Sa jeunesse fut studieuse et pure. Ses vertus respectées à Saint-Pol-de-Léon, où il était grand-chantre, le rendirent l'appui et le consolateur des âmes éprouvées par la calomnie : Marie-Amice Picard et Michel Le Nobletz n'eurent point d'autre protecteur pendant les persécutions étranges qu'éprouva leur admirable vertu » dit de lui une hagiographie[2] »

.

Figure exemplaire de la Contre-Réforme, sa charité, son bon sens, la grande simplicté de son mode de vie lui valurent une réputation de quasi-sainteté comme l'écrit son hagiographe :

« Pendant 26 ans d'épiscopat, il ne quitta son diocèse que pour des affaires ecclésiastiques d'une haute importance. Profondément humble et pieux, il remplissait tous ses devoirs avec une simplicité apostolique ; afin de mieux ranimer la foi et la piété de son troupeau, il prit en main le bâton de voyageur avec la houlette du pasteur. Il visita plusieurs fois à pied toutes les paroisses de son diocèse, même celles qui n'avaient pas vu d'évêques depuis 200 ans. Pour que sa visite ne fut pas une simple formalité, il la faisait suivant toutes les règles de l'Église, et il envoyait devant lui, dans chaque paroisse, les pères Maunoir et Bernard instruire les peuples, pour les préparer au sacrement de confirmation. Ce fut une époque de grâce et de renouvellement pour tout le diocèse. Le zèle de Mgr du Louët ne se démentit jamais : on le voyait souvent travailler dans les missions comme un simple prêtre ; et, connaissant par lui-même les besoins urgents des fidèles, il employait toute l'autorité de sa charge et celle de son exemple pour exciter le zèle des pasteurs à triompher de l'excessive ignorance de leurs ouailles »[3]. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Joseph Bergin The Making of French Episcopate (1589-1661) Yale University Press 1996 (ISBN 978-0300067514) p. 614-615
  2. R.P.G. Le Roux, "Recueil des vertus et des miracles du R. P. Julien Maunoir", L. Prud'homme, Saint-Brieuc, 1848, consultable [1]
  3. R.P.G. Le Roux, Recueil des vertus et des miracles du R. P. Julien Maunoir, L. Prud'homme, Saint-Brieuc, 1848, consultable [2]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Articles externes[modifier | modifier le code]