Lanleff

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Lanleff
Lanleff
Le Temple de Lanleff.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Paimpol
Intercommunalité Guingamp Paimpol Armor Argoat Agglomération
Maire
Mandat
Josette Connan
2014-2020
Code postal 22290
Code commune 22108
Démographie
Gentilé Lanleffois, Lanleffoise
Population
municipale
121 hab. (2016 en augmentation de 13,08 % par rapport à 2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 37″ nord, 3° 02′ 36″ ouest
Altitude 70 m
Min. 17 m
Max. 86 m
Superficie 2,16 km2
Localisation

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Lanleff [lɑ̃lɛf] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. Lanleff appartient au pays historique du Goëlo.

Géographie[modifier | modifier le code]

Une station météorologique se situe sur la commune. Les relevés effectués servent aux prévisions locales émises par Météo France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Lanlem en 1148[1], Lanlain en 1262[2], Lanlem en 1269[3], Loulem à la fin du XIVe siècle, Lanleff en 1626[4].

Son nom vient du breton lann qui signifie ermitage et du nom de la rivière Le Leff (notée Lem en 1202, Leim en 1220, Lem en 1263, Leve, Lev en 1330)[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lanleff était une trève de Lanloup enclavée dans l'évêché de Saint-Brieuc et faisait partie du doyenné de Lanvollon relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de Notre-Dame.

Sous l'ancien régime, Lanleff appartenait également au comté du Goëlo.

  • 1836 : érigée en paroisse
  • 1790 : érigée en commune

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  2001 Yves Crénan    
2001 2014 Maurice Goarin PS Agriculteur, président de la communauté de communes Paimpol-Goëlo
2014 En cours Josette Connan DVG Retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
214271311415501498504381366
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
378400413326380370345359324
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
290267225174171160160144143
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1331178887101110102109121
2016 - - - - - - - -
121--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Marie.

Temple de Lanleff[modifier | modifier le code]

Le « temple de Lanleff » est un curieux monument en ruines, en grès rose. Ce plan circulaire, peu fréquent dans la région, a suscité chez les premiers archéologues de nombreuses hypothèses « quant à son origine et son utilisation : temple romain ou gaulois, baptistère mérovingien ou encore église des Templiers (qui explique le nom populaire donné à l'édifice, bien que leur présence ici n'ait jamais été attestée)[7] ». C'est en fait une ancienne église de style roman primitif, construite, pense-t-on au Xe siècle, sur un plan circulaire, comme l'église abbatiale Sainte Croix-de-Quimperlé. Si sa forme fait référence à celle du Saint Sépulcre de Jérusalem, il s'agit ici « d'une rotonde mariale dont le nombre est grand en Europe à l'époque romane[7] ».

L'édifice se présente à l’origine sous la forme de deux enceintes circulaires concentriques séparées par un déambulatoire. Aujourd’hui, ne reste qu’une partie de l’enceinte extérieure comportant encore deux absidioles sur trois préexistantes[8]. L’enceinte intérieure est constituée de 12 arches soutenues par 12 piliers imposants. Ceux-ci sont ornés, sur leurs chapiteaux et sur leurs bases de sculptures naïves énigmatiques.

Le premier document qui y fait référence est une charte de donation datée de 1148, puis il faut attendre le XVIIIe siècle pour en trouver à nouveau mention chez différents auteurs. Après un voyage d’étude en Bretagne, Prosper Mérimée s’intéresse au Temple et le fait inscrire, selon certains auteurs, à l’inventaire des monuments historiques en 1840.[réf. nécessaire] Il est classé au titre des monuments historiques depuis 1889[9],[10].

L'édifice est également remarquable par les éléments décoratifs qui ornent les chapiteaux (représentations humaines, animales, décors géométriques) et les bases de colonnes. On en a compté plus de 140. L'un des plus visibles est la représentation humaine aux mains de très grands doigts qu'Olivier Pagès a appelé Adam pudique (voir photo ci-dessous). Le temple de Lanleff qui servait au XIXe siècle de vestibule à l'église paroissiale Sainte-Marie, fait l'objet de recherche historique par l'association « Le temple de Lanleff » créée le 16 août 2008, laquelle propose des visites et conférences[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis » (consulté le 13 février 2017)
  2. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis » (consulté le 14 février 2017)
  3. Anciens Evêchés, IV, 358 et 183
  4. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Lanleff » (consulté le 14 février 2017)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. a et b Xavier Barral i Altet, Art roman en Bretagne, éditions Jean-Paul Gisserot, , p. 20.
  8. Des fouilles archéologiques en 1856 ont mis au jour les fondations de cette troisième chapelle.
  9. Notice no PA00089253, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Liste des monuments classés, 1889, Ministère de l’instruction publique et des beaux-arts, p. 54.
  11. « Le temple de Lanleff », sur lanleff-temple.fr (consulté le 12 mars 2019).
  12. L'enceinte extérieure qui repose sur un mur bahut large de plus d'1 m, fait un diamètre de 19,5 m, l'enceinte intérieure de 10 m.
  13. Ces deux chapelles rayonnantes s'appuient sur l'enceinte extérieure. La tour est le prolongement en hauteur de l'enceinte intérieure, désormais à ciel ouvert.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • FLOQUET (C.), Le temple de Lanleff. Spézet, Ed. Keltia Graphic, 1999, 96 pp.
  • Olivier Pagès, Le temple de Lanleff. Dossier. Perros-Guirec, éd. La Tilv. 1998. 112pp ill.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]