Lanleff

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Lanleff
Lanleff
Le Temple de Lanleff.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
Maire
Mandat
Josette Connan
2020-2026
Code postal 22290
Code commune 22108
Démographie
Gentilé Lanleffois, Lanleffoise
Population
municipale
122 hab. (2019 en augmentation de 9,91 % par rapport à 2013)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 37″ nord, 3° 02′ 36″ ouest
Altitude 70 m
Min. 17 m
Max. 86 m
Superficie 2,16 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Paimpol
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Paimpol
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Lanleff

Lanleff (/lɑ̃.lɛf/[Note 1]Écouter) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. Lanleff appartient au pays historique du Goëlo.

Géographie[modifier | modifier le code]

Une station météorologique se situe sur la commune. Les relevés effectués servent aux prévisions locales émises par Météo France.

Communes limitrophes de Lanleff
Quemper-Guézennec Yvias
Lanleff Pléhédel
Le Faouët Tréméven

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 10,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 759 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1987 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques[7]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records LANLEFF (22) - alt : 78 m 48° 41′ 24″ N, 3° 02′ 24″ O
Statistiques établies sur la période 1987-2010 - Records établis sur la période du 01-05-1987 au 04-01-2022
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,9 3,8 4,7 5,4 8,3 10,5 12,4 12,6 10,9 8,9 6 4,1 7,6
Température moyenne (°C) 6,7 7 8,5 9,6 12,8 15,3 17,3 17,6 15,5 12,7 9,1 6,8 11,6
Température maximale moyenne (°C) 9,5 10,1 12,3 13,9 17,3 20,1 22,2 22,6 20,2 16,5 12,3 9,6 15,6
Record de froid (°C)
date du record
−8
02.01.1997
−8
11.02.12
−3,6
06.03.10
−3
11.04.03
−1,4
06.05.19
2
04.06.1991
4,2
31.07.15
4,8
30.08.11
1,9
26.09.18
−3,5
30.10.1997
−5,5
20.11.1993
−8
11.12.1991
−8
2012
Record de chaleur (°C)
date du record
17,1
01.01.22
22
27.02.19
24,9
30.03.21
28
21.04.18
31
27.05.05
33,4
30.06.15
37,5
19.07.16
37
09.08.03
32
20.09.03
30,9
02.10.11
21,7
01.11.15
18
19.12.15
37,5
2016
Précipitations (mm) 84,9 78,2 60,1 71,8 60,2 50,1 49,2 45,9 57,1 85,4 97 99,4 839,3
Source : « Fiche 22108001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Lanleff est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[8],[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paimpol, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 13 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (83,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (53,3 %), terres arables (30,6 %), forêts (16,1 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[14].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Lanlem en 1148[15], Lanlain en 1262[16], Lanlem en 1269[17], Loulem à la fin du XIVe siècle, Lanleff en 1626[18].

Son nom vient du breton lann qui signifie ermitage et du nom de la rivière Le Leff (notée Lem en 1202, Leim en 1220, Lem en 1263, Leve, Lev en 1330)[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lanleff était une trève de Lanloup enclavée dans l'évêché de Saint-Brieuc et faisait partie du doyenné de Lanvollon relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de Notre-Dame.

Sous l'ancien régime, Lanleff appartenait également au comté du Goëlo.

  • 1790 : érigée en commune
  • 1836 : érigée en paroisse

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La petite commune de Lanleff paie un lourd tribut à la Première Guerre mondiale : 7% de la population de 1911 a été décimée (moyenne départementale : 4,7%).

Le Monument aux Morts fait état de 14 soldats Morts pour la France, tous victimes de la Première Guerre mondiale[19].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  2001 Yves Crénan    
2001 2014 Maurice Goarin PS Agriculteur, président de la communauté de communes Paimpol-Goëlo
2014 En cours Josette Connan DVG Retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
214271311415501498504381366
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
378400413326380370345359324
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
290267225174171160160144143
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
133117888710111010299109
2015 2019 - - - - - - -
121122-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Marie.

Temple de Lanleff[modifier | modifier le code]

Le « temple de Lanleff » est un monument en ruines, en grès rose. Ce plan circulaire, peu fréquent dans la région, a suscité chez les premiers archéologues de nombreuses hypothèses « quant à son origine et son utilisation : temple romain ou gaulois, baptistère mérovingien ou encore église des Templiers (qui explique le nom populaire donné à l'édifice, bien que leur présence ici n'ait jamais été attestée)[22] ». C'est en fait une ancienne église romane , construite sur un plan circulaire, comme , plus tard l'église abbatiale Sainte Croix-de-Quimperlé. Si sa forme fait référence à celle du Saint Sépulcre de Jérusalem, il s'agit ici « d'une rotonde mariale dont le nombre est grand en Europe à l'époque romane[22] ».

En l’absence de documents d’archive précisant la date de construction, la datation repose uniquement sur l’analyse stylistique de l’édifice et prête à débat. Si certains y voient un édifice du Xe siècle, voire pré-roman à cause du caractère archaïque de ses sculptures, un certain nombre de spécialistes s’accordent pour le dater du début du XIIe siècle du fait de sa structuration spatiale très maîtrisée et de son animation murale puissante[23],[24].

Le premier document qui y fait référence date du XIe – XIIe siècle : l’église Sainte-Marie de Lanleff  apparait dans un acte de donation non daté aux moines de Léhon par Trihan de Chatelaudren : cette donation est postérieure à 1061, date à laquelle le père de Trihan apparait dans une charte comme seigneur de Chatelaudren, mais antérieure à 1148, date à laquelle la donation est rappelée par un acte d’Henri de Goëlo[24]. Puis il faut attendre le XVIIIe siècle pour en trouver à nouveau mention chez différents auteurs. Après un voyage d’étude en Bretagne, Prosper Mérimée s’intéresse au Temple et le fait inscrire, selon certains auteurs, à l’inventaire des monuments historiques en 1840.[réf. nécessaire] Il est classé au titre des monuments historiques depuis 1889[25],[26].

L'édifice se présente à l’origine sous la forme de deux enceintes circulaires concentriques séparées par un déambulatoire. Aujourd’hui, ne reste qu’une partie de l’enceinte extérieure comportant encore deux absidioles sur trois préexistantes[27]. L’enceinte intérieure est constituée de 12 arches soutenues par 12 piliers imposants. Ceux-ci sont ornés, sur leurs chapiteaux et sur leurs bases de sculptures expressives énigmatiques.

L'édifice est également remarquable par les éléments décoratifs qui ornent les chapiteaux (représentations humaines, animales, décors géométriques) et les bases de colonnes. On en a compté plus de 140. L'un des plus visibles est la représentation humaine aux mains de très grands doigts qu'Olivier Pagès a appelé Adam pudique (voir photo ci-dessous). Le temple de Lanleff qui servait au XIXe siècle de vestibule à l'église paroissiale Sainte-Marie, fait l'objet de recherche historique par l'association « Le temple de Lanleff » créée le , laquelle propose des visites et conférences[28].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Fiche du Poste 22108001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, (consulté le )
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  15. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis » (consulté le ).
  16. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis » (consulté le ).
  17. Anciens Evêchés, IV, 358 et 183
  18. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Lanleff » (consulté le ).
  19. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le ).
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  22. a et b Xavier Barral i Altet, Art roman en Bretagne, éditions Jean-Paul Gisserot, , p. 20.
  23. Marc Déceneux, La Bretagne romane, Editions Ouest France, , p 74-75.
  24. a et b Anne Autissier, La sculpture romane en Bretagne, XIe – XIIe siècles, Presses Universitaires de Rennes, , p 284-286.
  25. Notice no PA00089253, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. Liste des monuments classés, 1889, Ministère de l’instruction publique et des beaux-arts, p. 54.
  27. Des fouilles archéologiques en 1856 ont mis au jour les fondations de cette troisième chapelle.
  28. « Le temple de Lanleff », sur lanleff-temple.fr (consulté le ).
  29. L'enceinte extérieure qui repose sur un mur bahut large de plus d'1 m, fait un diamètre de 19,5 m, l'enceinte intérieure de 10 m.
  30. Ces deux chapelles rayonnantes s'appuient sur l'enceinte extérieure. La tour est le prolongement en hauteur de l'enceinte intérieure, désormais à ciel ouvert.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Floquet, Le temple de Lanleff. Spézet, Ed. Keltia Graphic, 1999, 96 pp.
  • Olivier Pagès, Le temple de Lanleff. Dossier. Perros-Guirec, éd. La Tilv. 1998. 112pp ill.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]