Moëlan-sur-Mer

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Moëlan-sur-Mer
La plage de Kerfany-les-Pins.
La plage de Kerfany-les-Pins.
Blason de Moëlan-sur-Mer
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Moëlan-sur-Mer
Intercommunalité Quimperlé Communauté
Maire
Mandat
Marcel Le Pennec
2014-2020
Code postal 29350
Code commune 29150
Démographie
Gentilé Moëlanais
Population
municipale
7 033 hab. (2013)
Densité 149 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ Nord 3° 38′ Ouest / 47.81, -3.63
Altitude Min. 0 m – Max. 67 m
Superficie 47,35 km2
Localisation

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Liens
Site web site de la mairie

Moëlan-sur-Mer [mwelɑ̃ syʁ mɛʁ] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Moëlan-sur-Mer.

Moëlan-sur-Mer est une commune du département du Finistère située au sud-ouest de la ville de Quimperlé en bordure du littoral atlantique.; ce dernier est très découpé : à l'ouest, la rivière du Bélon (ou Belon) est une ria qui pénètre profondément à l'intérieur des terres et sépare Moëlan-sur-Mer de la commune de Riec-sur-Bélon, et à l'est les rias de Brigneau et de Merrien ; le reste du littoral est formé pour l'essentiel de falaises rocheuses peu élevées (entre 10 et 20 mètres de hauteur généralement), regardant vers le sud-ouest et d'orientation générale assez rectiligne pour sa moitié ouest, de la pointe de Kerhermén à l'ouest à celle de Beg Moc'h à l'est ; la moitié est du littoral atlantique de la commune est plus découpée et sinueuse en raison de la présence, outre les deux rias précitées de Brigneau et de Merrien, de plusieurs petites anses (anse du Poulguen, Porz Bali, Porz Chinec, Porz Teg, Porz Lamal) qui, comme leur nom l'indique, ont dû servir par le passé de hâvres naturels, de ports d'échouage).

On trouve sur le territoire de la commune deux grandes plages, Kerfany-les-Pins, entre la pointe de Minbriz et celle de Kerhermén, fait face à Port Manec’h, et Trénez, ainsi que trois ports, le port du Bélon, sur la rivière du même nom, le port de Brigneau et le port de Merrien. À proximité de Trénez, l'Île Percée, accessible par un gué à marée basse, fait également partie de Moëlan-sur-Mer.

Le bourg, comme la plupart des bourgs voisins, est à plusieurs kilomètres de la côte et situé sur un plateau, à une cinquantaine de mètres d'altitude Il s'est établi à une certaine distance de la côte, sur le plateau ; c'est là une caractéristique commune à de nombreuses communes littorales bretonnes (par exemple à Riec-sur-Belon, Trégunc, Clohars-Carnoët, Névez, Beuzec-Conq, Nizon, etc..), les premiers émigrants bretons fixèrent le centre de leurs plous à l'intérieur des terres, probablement par crainte des pirates saxons[1]. Le dit plateau, qui culmine à la limite nord de la commune à 66 mètres d'altitude, forme l'essentiel du finage communal, échancré seulement quand on se rapproche de la mer par les vallées des tous petits fleuves côtiers comme à l'ouest celle du ruisseau du Guilly (dont la partie aval immergée forme la ria du Belon), au sud du bourg la vallée de la rivière de Merrien (dont la partie aval immergée forme la ria de la Rivière de Merrien).

L'habitat rural est dispersé en de nombreux petits hameaux, les plus proches du littoral ayant grossi en raison de la construction de nombreuses résidences principales et secondaires ; les hameaux principaux sont, à l'ouest, Kergoulouët, Kersaux, Kerambellec, Kergroës, Kerfany-les-Pins, Kerdoualen, Kersolf ; au sud, Kerglouanou, Ménémarzin, Malachap, Brigneau, Kermeurzac'h ; au sud-ouest, Merrien, Saint-Thamec, Chef du Bois ; ceux de la partie nord de la commune, plus éloignés du littoral, se sont moins développés, à l'exception de ceux qui sont proches du bourg de Moëlan comme Porz Moëlan, Pont al Laër, Kerbrézillic, Kercadoret. Le littoral est resté quasi inhabité à quelques exceptions près : les ports précités de Bélon, Brigneau et Merrien, la station balnéaire de Kerfany-les-Pins et le petit hameau de Lanriot, à l'abri au fond de son anse, une indentation de la rive gauche de la ria du Bélon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom en breton de la commune est Molan.

Moëlan-sur-Mer vient de Moë, un moine breton du VIe siècle d'origine irlandaise, et de lann (monastère). Selon certains historiens, il s'agirait d'un « Médiolanum » romain (lieu particulier à vocation sacrée) ou de « Mouest Lann » (terre humide).

Un décret de 1929, modifie le nom de la commune en Moëlan-sur-Mer, afin d'éviter la confusion avec Meslan.

On rencontre l’appellation Moelan en 1084, 1220, et vers 1330.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Moëlan-sur-Mer est, semble-t-il, un démembrement de la paroisse primitive de Mellac. Moëlan est une paroisse dès le XIe siècle et dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.

Au XIIe siècle, les templiers installent une aumônerie à Brigneau et une maladrerie à Kerglien. À noter que l'abbaye de Landévennec avait en Moëlan-sur-Mer des dépendances importantes, dont la seigneurie de Tréogan.

Au cours de l'année 1494 un conflit opposa Marguerite de Hirgarz veuve de Guillaume de Kermoguer et tutrice de son fils Pierre à Yves de Guer seigneur de La Porte-Neuve en Riec au sujet des droits de prééminence dans l'église paroissiale, chose alors assez courante à cette époque. Les seigneurs de Kermoguer, en tant que fondateurs de l'église de Moëlan, avaient droit d'y afficher leurs armes. Yves de Guer fit enlever puis mettre en pièce par ses hommes la ceinture et lisière armoyée aux armes des Kermoguer que la dame de Kermoguer avait fait mettre à l'intérieur et à l'extérieur de l'église. La cour de Quimperlé réussit à concilier les parties en partageant en deux l'église de Moëlan[2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

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Révolution française[modifier | modifier le code]

Moëlan devient commune en 1792, et quatre villages de la paroisse de Lothéa et trois villages de la paroisse de Baye lui sont rattachés.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

De octobre 1865 à février 1866, le choléra fait 83 morts à Moëlan[3].

Le ramassage des goémons et du maërl[modifier | modifier le code]

Le ramassage des goémons est ainsi décrit dans un texte de 1852 :

« À Moëlan, et plus encore à Clohars-Carnoët, on voit sur les hautes falaises ou les champs bordiers à pic, des travaux en maçonnerie ou en pierres sèches, soit pour déposer des goémons, soit pour faciliter leur transport sur les terres. Ces établissements sont souvent de véritables usurpations, et donnent à la longue un droit réel sur les fonds d'autrui, car la possession réelle et continue d'un travail de main d'homme est constitutive, lapsus temporis,d'une servitude active au profit de l'auteur de la construction. Le cultivateur qui ne possède pas un champ bordier recherche avec soin un lieu convenable pour déposer ses goémons, et surtout pour se procurer le goémon flottant, si difficile en certains lieux à hisser au sommet des falaises escarpées qui dominent les anses où les flots l'entasse ordinairement. On nomme "croc à goémon" l'appareil consistant en un poteau solidement fixé sur la cime de la falaise, auquel on adapte une corde à poulie, servant à monter et à descendre le panier ou mannequin dans lequel on met le goémon retiré des flots. C'est ainsi qu'on parvient à retirer un engrais, qui autrement serait emporté sur des plages éloignées par la marée descendante. Le tout est de saisir les moments favorables ; car partout où la plage est étroite, le goémon flotte, mais n'échoue point. Les dépôts de goémon sont extrêmement utiles à ceux qui veulent réunir une grande quantité d'engrais, et sont dépourvus de moyens de transport. C'est là qu'on sèche l'engrais marin, qu'on le laisse pourrir ; et alors rien n'est plus commode que de l'enlever, même à dos d'homme au besoin[4]. »

Les bancs de maërl de la ria du Bélon sont exploités depuis au moins 1863, année où les habitants de Riec-sur-Bélon et Moëlan-sur-Mer obtiennent une autorisation d'exploitation. L'extraction, guère aisée, se fait en fonction du rythme des marées à l'aide de dragues à marée haute et de pelles à marée basse. Le maërl est acheminé au port de Pont-Aven, ainsi qu'aux cales de Bélon et de la Porte-Neuve. Des traces de cette activité sont encore visibles, des vestiges d'embarcadères datant des années 1880 subsistent sur la rive droite du Bélon entre Keristinec et Pont Guily. L'épuisement des bancs de maërl a provoqué dans le courant du XXe siècle le déplacement de cette activité vers l'archipel des Glénan[5].

Les débuts de l'ostréiculture[modifier | modifier le code]

L'activité ostréicole commence dans la ria du Bélon vers le milieu du XIXe siècle : le sieur du Balay installe son premier parc à huîtres en 1857, la famille de Solminihac commence cette activité en 1864, la famille Cadoret en 1872. En une vingtaine d'années, la ria du Bélon se métamorphose avec la création de nombreux parcs à huîtres en lieu et place des vasières antérieures. Vers 1900, la réputation de la Belon, une huître plate, est déjà grande. Transportées initialement par tombereau à la gare de Quimperlé, les huîtres, vendues initialement principalement en Belgique, trouvent à la Belle Époque un débouché sur les plus grandes tables parisiennes, par exemple au restaurant Prunier. Plusieurs maisons de gardes sont alors construites sur les rives de la Belon pour assurer la surveillance des parcs. Cet âge d'or ostréicole prit fin en 1922, année où 90 % des huîtres périrent[5].

L'abbé Rosenberg et Kerfany[modifier | modifier le code]

Le nom Kerfany provient, par simplification de Ker Fanny, du prénom de Fanny Rives (1840-1883)[6], une parente de l'abbé Stanislas Rosenberg. Ce dernier, né à Tours le et devenu chanoine à la cathédrale Saint-Gatien, puis précepteur dans des familles riches, fonda en 1892 un pensionnat accueillant des jeunes filles étrangères et des enfants déshérités dénommé "La Lumière Éternelle" à Rueil-Malmaison, grâce à la générosité de Marthe Suchet (1856-1895), comtesse d'Albufera[7], une demoiselle riche et pieuse qui s'était entichée de lui[8]. Il crée alors au lieu-dit Beg eur Cler'h Burtul un sanatorium, qu'il entoure d'un jardin et de pins[9].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les querelles liées à la laïcité au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le , Moullec, curé de Moëlan, fait partie des 31 prêtres du diocèse de Quimper dont les traitements[10] sont retenus par décision du gouvernement Combes « tant qu'ils ne feront pas emploi de la langue française dans leurs instructions et l'enseignement du catéchisme » car ils utilisaient le breton[11].

Le , à 19 heures, 200 personnes manifestent contre le recensement des biens du clergé[12].

La création de la station balnéaire de Kerfany-Les-Pins[modifier | modifier le code]

Kerfany-Les-Pins est une plage exposée au sud, encadrée par deux falaises boisées de pins parasols. Cette station balnéaire fait face à Port Manech, située sur la rive droite de l'estuaire commun aux rias de l'Aven et du Bélon.

Vers 1900, Yves Salin, un ostréiculteur, rachète le sanatorium et plante des pins destinés à la fabrication de cagettes afin de pouvoir expédier des crustacés (il est aussi propriétaire des viviers de Beg Porz). En 1925, des promoteurs parisiens, les frères Bernheim, rachètent cette propriété, qu'ils lotissent, d'où la construction de villas cossues les années suivantes. L'ex-sanatorium est de nos jours une résidence de tourisme, le Castel Beach[9].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Kerfany-les-Pins : monument commémoratif des résistants fusillés le

Parmi les massacres et exactions commis par l'armée allemande en France pendant la Seconde Guerre mondiale, l'on compte les exécutions de 20 résistants fusillés à Kerfany[13] par les Allemands le une semaine avant que Moëlan-sur-Mer ne soit libéré : Louis Laurent et Louis Le Guennec, tous deux de Moélan ; Alexis Cadoret, François Le Tollec, Yves Lelias, Louis Jaffré, César Houshoorn, Pierre Peyre, tous six de Quimperlé ; Théophile Kerlir, de Lorient ; Lucien Hascoët, Pierre Le Roux, Louis Bourhis, tous trois de Concarneau ; Jean et François Noach, Adolphe Furic, René Colin, Arsène Coadou, René Laureau, tous six de Nevez ; Louis Torquat de la Coulerie[14] et un combattant britannique non identifié ; il faut ajouter à cette liste André de Neuville[15] tué d'une rafale de mitraillette près de son château de Rosgrand en Rédéné le alors qu'il cherchait à récupérer du matériel radio dans son château occupé depuis deux jours par les Allemands[16].

En avril 1943, lors d’une mission de nuit, un bombardier anglais est mitraillé par les allemands au large de Moëlan. A son bord, un jeune pilote de la Royal Air Force, Arthur Henry Radbourne, 21 ans, et quatre autres compagnons : Eric William Aldridge, Wallace Carter, Thomas Luscombde, Jack Stok. Seul, le corps du pilote sera repêché, le lendemain, par l’équipage d’un bateau de Brigneau nommé l’Ange Gardien, un chalutier à voile, propriété de Joseph le Torrec. Malgré la volonté de la population de Moëlan, il sera inhumé par les Allemands, pratiquement en cachette au cimetière de la commune.

L'après-Seconde-Guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Vers 1970, une douzaine d'ostréiculteurs exploitent environ 25 ha de parcs sur les deux rives de la Belon, tant côté Riec-sur-Belon que côté Moëlan-sur-Mer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 1983 Louis Orvoën MRP puis CD Exploitant agricole
Député, sénateur, président du Conseil général
mars 1983 janvier 1995 Joseph Le Bourhis NI  
janvier 1995 mars 1995 Maurice Hasson NI  
mars 1995 2001 Remy Dubues PS  
mars 2001 2008 René Haidon UMP  
mars 2008 2014 Nicolas Morvan PS Conseiller régional
mars 2014 en cours Marcel Le Pennec DVD Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Cette commune de 6592 habitants (1999) est la plus peuplée du canton de Pont-Aven, dans l'arrondissement de Quimper. Sa démographie est caractérisée par une quasi-stagnation de sa population recensée de 1906 à nos jours (sur un siècle) Cette observation est unique pour une commune de plus de 5000 habitants dans le canton, dans l'arrondissement.


En 2013, la commune comptait 7 033 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 103 3 258 3 609 3 656 3 839 4 201 4 132 4 325 4 432
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 370 4 360 4 595 4 653 4 963 5 213 5 410 5 481 5 726
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 887 6 315 6 640 6 720 6 659 6 520 6 543 6 810 6 517
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
6 653 6 276 6 297 6 501 6 596 6 592 6 841 6 932 6 981
2013 - - - - - - - -
7 033 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune en breton est Molan[19] .

La signature de la charte « Ya d'ar brezhoneg », en faveur de la langue bretonne, s'y est effectuée le . Le label de niveau 2 a été remis à la commune de Moëlan-sur-Mer le 20 décembre 2013.

Une classe bilingue a été ouverte à l’école publique à la rentrée 2013. À la rentrée 2013, 40 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 7,9% des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[20].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

La commune compte dix monuments historiques.

Église et chapelles[modifier | modifier le code]

  • l'église Saint-Melaine (1879), édifiée en 1876-1878 sur les plans de Bigot par l'entrepreneur Bergé à l'emplacement d'un ancien oratoire détruit au IXe siècle et d'une ancienne église restaurée en 1599. L'édifice, qui a été consacré en juin 1879, comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept et un chœur formé de deux travées droites avec bas-côtés et d'un rond-point de trois travées entouré d'une carole sur laquelle s'ouvrent trois chapelles rayonnantes. Le clocher est sans galerie. Les confessionnaux datent du XVIIIe siècle. L'église abrite les statues de saint Jean-Baptiste, saint Melaine et saint Corentin ;
  • la chapelle Saint-Philibert-et-Saint-Roch (1516). Une concession d'indulgences avait été accordée à la chapelle le 26 janvier 1516. Sur une pierre de l'aile sud, on trouve une date de restauration, 1599, et l'inscription "Henry Corn Fabrique S. Roc 1599". La chapelle est restaurée à nouveau en 1975. L'édifice est en forme de tau comprenant une nef de cinq travées avec bas-côtés s'élargissant au niveau de la cinquième pour former les deux ailes alignées sur le chevet. On y trouve de nombreuses statues en bois polychrome : Notre-Dame de Bonne Nouvelle (XVIe siècle), Dieu le Père provenant d'une Trinité (XVIe siècle), une pietà (XVIe siècle), saint Christophe (XVIe siècle), saint Jean, provenant d'une poutre de gloire (XVIIe siècle), saint Jacques le Majeur, saint Cornély avec tiare, deux saints évêques. Dans le chœur se trouvent les statues de saint Roch et saint Philibert (toutes deux du XVIIe siècle). On trouvait également jadis les statues de sainte Thumette, saint Cado et saint Melaine[21] ;
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  • la chapelle Saint-Guénal ou Saint-Guénael ou Saint-Guinal (XVIIIe siècle), restaurée en 1954. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet à trois pans. La chapelle abrite une statue de saint Guénael (avec livre, crosse et tonsure monacale), deux Vierges-Mères, deux saints inconnus et un Christ sur une poutre de gloire ;
  • la chapelle Saint-Cado (XVIIIe siècle), restaurée en 1873 et reconstruite en 1892 à l'emplacement d'une ancienne chapelle du XVIe siècle. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire à chevet droit. La chapelle abrite une statue ancienne de saint Cado (en diacre) et une statue moderne de saint Cado ;
  • la chapelle Notre-Dame-de-Lanriot (1867). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire rebâti en 1865-1866. La chapelle abrite les statues de saint Maur et de la sainte Vierge. Un petit menhir surmonté d'une croix se trouve près de la chapelle ;
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  • la chapelle Saint-Pierre (XIXe siècle). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire rebâti en 1888. La chapelle abrite la statue de saint Pierre, deux Vierges-Mères et un Crucifix ;
  • les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle de Kergroes (édifiée provisoirement vers 1959), la chapelle Saint-Andreo, la chapelle Saint-Guénolé, la chapelle Sainte-Thumette, la chapelle Saint-Maurice, la chapelle Sainte-Anne (située jadis à Poulvez), la chapelle Saint-Thamec ou Saint-Maeoc (détruite à la Révolution et qui possédait jadis un cimetière). La chapelle Saint-Guénolé, déjà en ruines en 1790, était située au nord-est du lieu-dit "Park Sant Minole" et possédait plusieurs statues anciennes de saint Pierre, sainte Barbe et saint Guénolé.

Calvaires et croix[modifier | modifier le code]

  • Le calvaire de la chapelle Saint-Philibert (XVIe siècle), avec Jésus-Christ de chaque côté de la croix. D'un côté se trouve un crucifix entre les deux larrons en croix, de l'autre un Christ montrant ses plaies. Au bas se trouve une pietà ;
  • le calvaire du cimetière de Moëlan (1903) ;
  • d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Kerandrège (XXe siècle), la croix de Kervilin (XVIe siècle).

Châteaux et manoirs[modifier | modifier le code]

Le manoir de Kertalg, un "château-hôtel" près de Pont-Guily, vue d'ensemble
  • les vestiges du manoir de Kermoguer (XVe siècle) ;
  • le manoir de Kertalg (XVe siècle), encore surnommé "château du Guilly", propriété au XVe siècle de Hervé Du Juch. Reconstruit au XVIIIe siècle ;
  • le colombier de Kermoguer (XVe-XVIe siècle) ;
  • le fortin ou la maison douanière (XVIIe siècle), situé ria de Merrien ;
  • le manoir de Kervignac 1640

Fontaines[modifier | modifier le code]

  • la fontaine Saint-Roch (XVIe siècle) ;
  • la fontaine Saint-Thumette (1694) ;
  • la fontaine Saint-Guénolé, située sur les terres de Damany (Foeten Ouannec). Son eau passait pour avoir des vertus miraculeuses.

Fours[modifier | modifier le code]

  • le four à pain de Kersécol (XVIIIe siècle).

Moulins[modifier | modifier le code]

  • 11 moulins dont le moulin à eau de la Villeneuve, Labbé, du Damany, du Duc, Neuf, Marcin, Landuc (XVe-XVIe siècle) …

Vestiges préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

  • le menhir de Kerseller (époque néolithique) ;
  • le menhir de Bellevue (époque néolithique) ;
  • le menhir de Mentoul (époque néolithique) ;
  • les menhirs de Kerascoë, de Mein Carn, Mescléo (époque néolithique);
  • l'allée couverte et le menhir de Kercordonner (époque néolithique), classés monument historique par arrêté du 7 octobre 1931[22] ;
  • l'allée couverte de Kergoustance ou Kergoustang (époque néolithique) ;
  • l'allée couverte de Kérandège ou Kérandrège (époque néolithique) ;
  • l'allée couverte de Kermeur Bihan (époque néolithique) ;
  • la stèle de la chapelle Notre-Dame-de-Lanriot (âge du fer) ;
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Tableaux représentant Moëlan-sur-Mer et ses environs[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs vues de la commune peintes par Émile Jourdan (1860-1931).
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  • Robert Le Madec : Vieille coque no 1 (Brigneau)
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Jumelages[modifier | modifier le code]

Depuis 1968, Moëlan est jumelée avec la ville de Lindenfels, ville du Land de la Hesse, en plein centre de la région de l'Odenwald

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Janvier, né le 25 mars 1992 a Quimperlé - Kemperle, cycliste licencié au MCCPA, triple champion de France sur piste : - Américaine juniors 2009 avec Fabien Le Coguic-2010 avec Geoffrey Millour - Poursuite par Équipes juniors 2010 avec Romain Le Roux, Olivier Le Gac et Geoffrey Millour.

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. René Largillière, "Les saints et l'organisation chrétienne primitive dans l'Armorique bretonne", 1925, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k914005/f185.image.r=Plougasnou.langFR
  2. Diocèse de Quimper, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie pour l'année 1934, Notice sur les paroisses du diocèse de Quimper et du Léon, page 39, 1934
  3. site web : Mémoires et Photos de Moëlan : http://memoiresetphotos.free.fr
  4. J.-M.-P.-A. Limon, "Usages et règlements locaux en vigueur dans le département du Finistère", imprimerie du Lion, Quimper, 1852, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5688569v/f385.image.r=Clohars-Fouesnant.langFR
  5. a et b Cyrille Maguer, "Chroniques du Pays de Pont-Aven. Entre Aven et Belon", Alan Sutton, 2007,[ISBN 978-2-84910-596-2]
  6. « Mémoires et Photos », sur free.fr (consulté le 12 février 2016)
  7. « SHRMvoyages », sur shrm.asso.fr (consulté le 12 février 2016)
  8. L'abbé Stanislas Rosenberg avait également, toujours avec l'argent de la comtesse d'Albufera, fondé dans le Manitoba une colonie francophone dénommée "Fannystelle" (voir http://wikimapia.org/25575009/Fannystelle-Manitoba). Il fut par la suite poursuivi et condamné pour diverses escroqueries
  9. a et b Serge Duigou et Jean Failler, "La Cornouaille dans tous ses états", éditions Palantines, 2013 [ISBN 978-2-35678-086-7]
  10. En vertu du Concordat, les prêtres étaient alors payés par l'État
  11. Journal La Croix n° 6064 du 18 et 19 janvier 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2199243/f1.image.r=Pouldreuzic.langFR
  12. Collectif Sarka-SPIP, « 1906 Les inventaires à Moëlan - Laïcité Aujourd'hui », sur laicite-aujourdhui.fr (consulté le 12 février 2016)
  13. Georges-Michel Thomas et Alain Le Grand, "Le Finistère dans la guerre ; tome 2, la libération", Brest, Éditions de la Cité, 1980, pages 387-392
  14. Le général Louis Torquat de la Coulerrie, né le à Saint-Nazaire, qui résidait à Paramé aux débuts de la guerre, séjourne au château de Rosgrand en juillet 1944 lorsque ce château est encerclé par les Allemands le et est considéré à tort par les Allemands comme un des chefs de la résistance locale
  15. Membre de l'Organisation de résistance armée de la région de Quimperlé, il abrite dans son château de Rosgrand en Rédéné de nombreux résistants
  16. « Résistants du Finistère fusillés ou abatus au combat », sur pagesperso-orange.fr (consulté le 12 février 2016)
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  19. Bulletin municipal, Octobre 2011
  20. « Enseignement - Ofis Publik ar Brezhoneg », sur opab-oplb.org (consulté le 12 février 2016)
  21. « Moëlan-sur-Mer : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune du canton de Pont-Aven) », sur infobretagne.com (consulté le 12 février 2016)
  22. « Notice no PA00090117 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Meuric-Philipon, Moëlan en Cornouaille, , 231 p.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]