Moëlan-sur-Mer

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Moëlan-sur-Mer
La plage de Kerfany-les-Pins.
La plage de Kerfany-les-Pins.
Blason de Moëlan-sur-Mer
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Moëlan-sur-Mer
Intercommunalité Quimperlé Communauté
Maire
Mandat
Marcel Le Pennec
2014-2020
Code postal 29350
Code commune 29150
Démographie
Gentilé Moëlanais
Population
municipale
6 947 hab. (2014en diminution de -0.13 % par rapport à 2009)
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ nord, 3° 38′ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 67 m
Superficie 47,35 km2
Localisation

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Liens
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Moëlan-sur-Mer [mwelɑ̃ syʁ mɛʁ] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et relief[modifier | modifier le code]

La commune de Moëlan-sur-Mer.

Moëlan-sur-Mer est une commune du département du Finistère située au sud-ouest de la ville de Quimperlé en bordure du littoral atlantique ; ce dernier est très découpé : à l'ouest, la rivière du Bélon (ou Belon) est une ria qui pénètre profondément à l'intérieur des terres et sépare Moëlan-sur-Mer de la commune de Riec-sur-Bélon, et à l'est les rias de Brigneau et de Merrien, qui abritent deux petits ports ; le reste du littoral est formé pour l'essentiel de falaises rocheuses peu élevées (entre 10 et 20 mètres de hauteur généralement), regardant vers le sud-ouest et d'orientation générale assez rectiligne pour sa moitié ouest, de la pointe de Kerhermén à l'ouest à celle de Beg Moc'h à l'est ; la moitié est du littoral atlantique de la commune est plus découpée et sinueuse en raison de la présence, outre les deux rias précitées de Brigneau et de Merrien, de plusieurs petites anses (anse du Poulguen, Porz Bali, Porz Chinec, Porz Teg, Porz Lamal) qui, comme leur nom l'indique, ont dû servir par le passé de hâvres naturels, de ports d'échouage.

On trouve sur le territoire de la commune deux grandes plages, Kerfany-les-Pins, entre la pointe de Minbriz et celle de Kerhermén, fait face à Port Manec’h, et Trénez, ainsi que trois ports, le port du Bélon, sur la rivière du même nom, le port de Brigneau et le port de Merrien. À proximité de Trénez, l'Île Percée, accessible par un gué à marée basse, fait également partie de Moëlan-sur-Mer.

Le bourg, comme la plupart des bourgs voisins, est à plusieurs kilomètres de la côte et situé sur un plateau, à une cinquantaine de mètres d'altitude. Il s'est établi à une certaine distance de la côte, sur le plateau ; c'est là une caractéristique commune à de nombreuses communes littorales bretonnes (par exemple à Riec-sur-Belon, Trégunc, Clohars-Carnoët, Névez, Beuzec-Conq, Nizon, etc.), les premiers émigrants bretons fixèrent le centre de leurs plous à l'intérieur des terres, probablement par crainte des pirates saxons[1]. Le dit plateau, qui culmine à la limite nord de la commune à 66 mètres d'altitude, forme l'essentiel du finage communal, échancré seulement quand on se rapproche de la mer par les vallées des tous petits fleuves côtiers comme à l'ouest celle du Bélon (dont la partie aval immergée forme la ria du Belon) et de son affluent le ruisseau du Guilly ; au sud du bourg la vallée de la rivière de Merrien (dont la partie aval immergée forme la ria de la Rivière de Merrien).

L'habitat rural et l'évolution agricole[modifier | modifier le code]

L'habitat rural est dispersé en de nombreux petits hameaux, les plus proches du littoral ayant grossi en raison de la construction de nombreuses résidences principales et secondaires ; les hameaux principaux sont, à l'ouest, Kergoulouët, Kersaux, Kerambellec, Kergroës, Kerfany-les-Pins, Kerdoualen, Kersolf ; au sud, Kerglouanou, Ménémarzin, Malachap, Brigneau, Kermeurzac'h ; au sud-ouest, Merrien, Saint-Thamec, Chef du Bois ; ceux de la partie nord de la commune, plus éloignés du littoral, se sont moins développés, à l'exception de ceux qui sont proches du bourg de Moëlan comme Porz Moëlan, Pont al Laër, Kerbrézillic, Kercadoret. Le littoral est resté quasi inhabité à quelques exceptions près : les ports précités de Bélon, Brigneau et Merrien, la station balnéaire de Kerfany-les-Pins et le petit hameau de Lanriot, à l'abri au fond de son anse, une indentation de la rive gauche de la ria du Bélon.

Les terres agricoles proches du littoral, 350 ha au moins, sont presque toutes désormais inoccupées et gagnées par un enfrichement préoccupant[2].

Géologie[modifier | modifier le code]

Moëlan est formé essentiellement de granite gneissique datant du cambrien au silurien et transformés lors de l'orogénèse liée au plissement hercynien ; des micaschistes affleurent dans le tiers sud de la commune proche du littoral[3].

Toponymie et étymologie[modifier | modifier le code]

On rencontre l’appellation Moelan en 1084, 1220 et vers 1330.
Le nom en breton de la commune est Molan[4].
Molan : hagiotoponyme, diminutif de moal/moel (« chauve »)[4].

« J'ai su par les paysans qu'ils n'appellent, en breton, cet endroit que Molen, et non pas "Moëlan" ; c'est alors que de Molen on a fait "Moëlan", pour Moël-lan, mots dont le dernier signifie "terre" et le premier Moel, "chauve", c'est-à-dire une terre nue et chauve, ou sans arbres. Ces expressions , en effet, désignent exactement l'état primitif de cette contrée ; car, malgré l'accroissement de la population et, par conséquent du sol mis en culture, nous rencontrons encore aux environs du bourg les vastes landes de Porz-Moëlan, de Kerglien ; celles, à l'occident et au nord, qui continuent de nous ne présenter qu'une pelouse extrêmement rase et comme dépourvue en quelque sorte de végétation »[5].

Autres hypothèses : Moëlan-sur-Mer proviendrait de Moë, un moine breton du VIe siècle d'origine irlandaise, et de lann (monastère). Selon certains historiens[Qui ?], il s'agirait d'un « Mediolanum » romain (« lieu particulier à vocation sacrée ») ou de Mouest Lann (« terre humide »)[réf. nécessaire].

« Le territoire de Moëlan devait être jadis une espèce de centre religieux, un véritable sanctuaire pour nos ancêtres. (...) [On y] rencontre trois longs dolmens [ allées couvertes ], celui de Kergoustance[6], celui de Park-Biourar, celui de Kerségalou [ en Riec-sur-Belon ], auxquels il faut ajouter encore celui de la Lande-de-Kerdor ou Kerdoret, en Porz-Moëlan, mais qui n'a plus que les dimensions d'un dolmen ordinaire, et enfin celui de la Lande-au-Duc (...). Il faut ajouter à ceux-ci huit menhirs qui sont ceux de Menkerglieu et de Mencam, dans la même localité ; de Kerseler, de Saint-Guinal ou de Park-ar-Leur ; de Saint-Philibert, qu'on appelle aussi la Pierre-de-Saint-Roch ; de Kerségalou ; de Lannvienn ; de Poulvez ; puis deux roches piquées médiocres, enfin celle de la Lande-au-Duc et celle de la Lande-de-Kerdoret ; celles-ci sont de simples peulvans. Je ne dois pas omettre dans cette énumération les pierres alignées de Kerahédic, sur la route de Men-Bras ; le grand bloc couché voisin du manoir de Poulguenn, et qu'on appelle la Roche-du-Diable ; le macrolithe sillonné ou Men-Bras, près du château du Hénan ; les turcies de la lande de la Grande-Salle (...).[7]. »

Ce n'est que « depuis l'établissement du christianisme et de l'adoption de saint Melaine pour patron du pays que l'on a voulu faire dériver Moëlan de Melan ou Melanius, en le latinisant. (...) Le culte de saint Melaine ne serait peut-être que celui de Bélus christianisé », dont on retrouverait le nom à l'origine également de celui du fleuve côtier Bélon[8].

Le nom "Doëlan" proviendrait de Doué, qui signifie "dieu, divinité", et de lan, "terre consacrée", étymologie non étonnante dans ces lieux où abondent les monuments religieux préhistoriques[9].

Un décret de 1929, modifie le nom de la commune en Moëlan-sur-Mer, afin d'éviter la confusion avec Meslan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Même si certains monuments préhistoriques évoqués par J.-M. Bachelot en 1847 ont disparu, il en subsiste plusieurs : deux allées couvertes, deux dolmens et six menhirs sont officiellement recensés et classés monuments historiques sur le territoire de la commune[10].

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Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Moëlan-sur-Mer est, semble-t-il, un démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Mellac. Moëlan est une paroisse dès le XIe siècle et dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.

Au XIIe siècle, les Templiers installent une aumônerie à Brigneau et une maladrerie à Kerglien. À noter que l'abbaye de Landévennec avait en Moëlan-sur-Mer des dépendances importantes, dont la seigneurie de Tréogan.

En 1400, Moëlan possédait les manoirs de la Petite Salle (qui appartenait au duc de Bretagne), celui de Guillimarch (au même prince), le Guild (à Hervé du Juch[11]), Coet-Raoul (à Guillaume de Kermaël), Penancoët (à l'abbé de Quimperlé), Kerlemou (à Jean de Beuudbben), Villeneuve (à Jean de Cornouaille), Cruguel (à Jean de Rien), Kerymerch (au sire de Kerymerch[12]), le Kermeur et Kerambaellec[13].

Au cours de l'année 1494 un conflit opposa Marguerite de Hirgarz veuve de Guillaume de Kermoguer et tutrice de son fils Pierre à Yves de Guer seigneur de La Porte-Neuve en Riec au sujet des droits de prééminence dans l'église paroissiale, chose alors assez courante à cette époque. Les seigneurs de Kermoguer, en tant que fondateurs de l'église de Moëlan, avaient droit d'y afficher leurs armes. Yves de Guer fit enlever puis mettre en pièce par ses hommes la ceinture et lisière armoyée aux armes des Kermoguer que la dame de Kermoguer avait fait mettre à l'intérieur et à l'extérieur de l'église. La cour de Quimperlé réussit à concilier les parties en partageant en deux l'église de Moëlan[14].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Une enquête de 1714 du subdélégué décrit ainsi Moëlan :

« Les terres en sont assez bonnes le long de la côte jusqu'à environ un quart de lieue ; elles produisent du froment, de l'orge et de l'avoine. L'autre côté de la paroisse au nord, la terre n'étant pas si bonne ni si cultivée, a plus de pâturages. (...) Les habitants de Moëlan n'ont ni foin ni que fort peu de pâtures, aussi jouissent-ils de quelques vaches pour leur nécessité[15]. »

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Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Moëlan en 1778 :

« Moëlan, à 8 lieues trois-quart au sud-est de Quimper, son évêché, à 32 lieues de Rennes et à 2 lieues de Quimperlé, sa subdélégation et son ressort. On y compte 3 200 communiants[16], la cure est à l'alternative[17]. Le territoire, bordé au sud et à l'ouest par la mer, renferme des terres fertiles et très bien cultivées. Les habitants du pays sont d'excellents agriculteurs. Moëlan est une châtellenie qui appartient au Roi. (...)[18] »

Révolution française[modifier | modifier le code]

Moëlan devient commune en 1792, et quatre villages de la paroisse de Lothéa et trois villages de la paroisse de Baye lui sont rattachés.

Le Moulin-l'Abbé, à Merrien, qui appartenait à l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé, fut vendu comme bien national en 1791. Il cessa de fonctionner en 1934.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Moëlan vers le milieu du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Moëlan en 1843 :

« Moëlan (sous l'invocation de saint Melaine), commune formée par l'ancienne paroisse du même nom, aujourd'hui succursale ; chef-lieu de perception. (...). Principaux villages : Kerhermain, Kerdoualen, Kervasselin, Ménez-Marzin, Kervignès, Kermeur, Kervaziou, Chef-du-Bois, Saint-Thamec, Les Salles, Kerguillaouet. Maisons principales : Plaçamen, Crigneau. Superficie totale : 4 731 ha, dont (...) terres labourables 1 547 ha, prés et pâtures 189 ha, bois 191 ha, vergers et jardins 365 ha, landes et incultes 2 246 ha. (...) Le bourg de Moëlan possède pour sa mairie un édifice construit depuis peu d'années, et qui est un monument remarquable pour cette localité. Cette commune est baignée en grande partie par l'océan. Ses côtes sont d'un aspect pittoresque et grandiose en même temps ; d'énormes rochers de granite s'élèvent au-dessus de la mer, et la faible couche végétale qui les recouvre laisse croître des bruyères, du serpolet, des violiers sauvages et des jacinthes de couleurs variées, qui donnent à ce pays, dans les jours d'été, alors que la mer bleue se dessine à l'horizon, une apparence enchanteresse. À chaque pas, on trouve dans ces landes à demi sauvages des dolmens et des menhirs qui viennent ajouter à ce que ce tableau a de saisissant le souvenir de ce passé colossal (...). Plusieurs vieux manoirs existent en Moëlan, mais ils n'offrent rien de remarquable comme historique et comme architecture. Près de l'un d'eux, Plaçamen, qui appartient à M. de Mauduit[19], et sur le bord de la mer, on voit ce qu'on appelle dans le pays les bains de Diane[20]. C'est une espèce de conque ayant 1,30 m de profondeur sur 10 à 12 de diamètre, ronde, régulière, et creusée par la nature au milieu des roches striés. La mer la remplit et on y prend, en été, des bains délicieux. Il existe à Brigneaux [Brigneau] un établissement de pêche à sardines, exploité par neuf bateaux , ayant quarante-cinq hommes d'équipage. la petite rivière de Bélon, qui coule à l'ouest et au nord de Moëlan, est renommée par la qualité des huîtres qu'on drague à son embouchure. (...) Géologie : constitution granitique. On parle le breton.[21] »

Ces deux auteurs précisent par ailleurs, qu'outre l'église paroissiale, qui possède des « reliques authentiques » de saint Melaine, Moëlan possédait alors quatre chapelles en bon état : la chapelle Saint-Roch et Saint-Philibert, la chapelle Saint-Pierre, la chapelle Saint-Guinal et la chapelle Saint-Cado, ainsi que trois autres « dans un état complet de dénuement  : les chapelles Saint-Évêque, Sainte-Humette et Notre-Dame de Lorette (ou du Loriot) ».

De médiocres conditions sanitaires[modifier | modifier le code]

J.-M. Bachelot écrit en 1847 :

« Moëlan était autrefois très fiévreux dans l'arrière-saison : son insalubrité provenait des miasmes qui sortaient du maris tourbeux, ainsi que du marais de Damané [Damany] auquel il confine. Chaque soir, en automne, une brume épaisse qui s'élevait après le coucher du soleil, couvait tout le bas-fond, et ne disparaissait que le lendemain matin vers les huit ou neuf heures, quelquefois même à neuf heures et demie. Une autre cause de son insalubrité provenait encore de ce que son église et le cimetière se trouvent au centre de l'agglomération.[22] »

D'octobre 1865 à février 1866, le choléra fait 83 morts à Moëlan[23].

La fête patronale et son évolution[modifier | modifier le code]

Selon J.-M. Bachelot, le clergé a exercé une forte influence sur l'évolution de la fête patronale de la paroisse :

« La fête patronale de Moëlan était une grande solennité pour le pays ; il y avait des courses et des luttes, où les vainqueurs obtenaient pour récompense un mouton, des chapeaux, des bonnets, des mouchoirs ou des rubans, un miroir ; on dansait de tous les côtés, car partout ce n'était que plaisirs !... Mais sous un prétexte d'amélioration morale, le clergé breton a proscrit la danse, sans proscrire le jeu ni le cabaret aussi rigoureusement. Les jeunes filles qui se permettent la danse sont excommuniées tout le temps qu'elles ne renoncent pas à ce "plaisir criminel". Il fait aussi qu'elles ne se promènent qu'entre elles le dimanche ; qu'elles se rendent entre elles aux offices divins, lorsqu'elles demeurent à quelque distance du clocher..., qu'elles fuient les garçons comme s'ils étaient le péché personnifié.[24] »

Le ramassage des goémons et du maërl[modifier | modifier le code]

Le ramassage des goémons est ainsi décrit dans un texte de 1852 :

« À Moëlan, et plus encore à Clohars-Carnoët, on voit sur les hautes falaises ou les champs bordiers à pic, des travaux en maçonnerie ou en pierres sèches, soit pour déposer des goémons, soit pour faciliter leur transport sur les terres. Ces établissements sont souvent de véritables usurpations, et donnent à la longue un droit réel sur les fonds d'autrui, car la possession réelle et continue d'un travail de main d'homme est constitutive, lapsus temporis,d'une servitude active au profit de l'auteur de la construction. Le cultivateur qui ne possède pas un champ bordier recherche avec soin un lieu convenable pour déposer ses goémons, et surtout pour se procurer le goémon flottant, si difficile en certains lieux à hisser au sommet des falaises escarpées qui dominent les anses où les flots l'entasse ordinairement. On nomme "croc à goémon" l'appareil consistant en un poteau solidement fixé sur la cime de la falaise, auquel on adapte une corde à poulie, servant à monter et à descendre le panier ou mannequin dans lequel on met le goémon retiré des flots. C'est ainsi qu'on parvient à retirer un engrais, qui autrement serait emporté sur des plages éloignées par la marée descendante. Le tout est de saisir les moments favorables ; car partout où la plage est étroite, le goémon flotte, mais n'échoue point. Les dépôts de goémon sont extrêmement utiles à ceux qui veulent réunir une grande quantité d'engrais, et sont dépourvus de moyens de transport. C'est là qu'on sèche l'engrais marin, qu'on le laisse pourrir ; et alors rien n'est plus commode que de l'enlever, même à dos d'homme au besoin[25]. »

Les bancs de maërl de la ria du Bélon sont exploités depuis au moins 1863, année où les habitants de Riec-sur-Bélon et Moëlan-sur-Mer obtiennent une autorisation d'exploitation. L'extraction, guère aisée, se fait en fonction du rythme des marées à l'aide de dragues à marée haute et de pelles à marée basse. Le maërl est acheminé au port de Pont-Aven, ainsi qu'aux cales de Bélon et de la Porte-Neuve. Des traces de cette activité sont encore visibles, des vestiges d'embarcadères datant des années 1880 subsistent sur la rive droite du Bélon entre Keristinec et Pont Guily. L'épuisement des bancs de maërl a provoqué dans le courant du XXe siècle le déplacement de cette activité vers l'archipel des Glénan[26].

Les débuts de l'ostréiculture[modifier | modifier le code]

L'activité ostréicole commence dans la ria du Bélon vers le milieu du XIXe siècle : le sieur du Balay installe son premier parc à huîtres en 1857, la famille de Solminihac commence cette activité en 1864, la famille Cadoret en 1872. En une vingtaine d'années, la ria du Bélon se métamorphose avec la création de nombreux parcs à huîtres en lieu et place des vasières antérieures. Vers 1900, la réputation de la Belon, une huître plate, est déjà grande. Transportées initialement par tombereau à la gare de Quimperlé, les huîtres, vendues initialement principalement en Belgique, trouvent à la Belle Époque un débouché sur les plus grandes tables parisiennes, par exemple au restaurant Prunier. Plusieurs maisons de gardes sont alors construites sur les rives de la Belon pour assurer la surveillance des parcs. Cet âge d'or ostréicole prit fin en 1922, année où 90 % des huîtres périrent[26].

En 1876, le docteur René Balestrié[27] (aussi conserveur à Concarneau) construit une conserverie de sardines, maquereaux et thons à Merrien, sur la rive gauche, alimentée par une vingtaine de chaloupes de pêche.

Les protestations contre la laïcisation de l'école[modifier | modifier le code]

Le Conseil municipal de Moëlan, lors de sa séance extraordinaire du proteste contre la nomination de deux instituteurs laïques à l'école communale (« les congréganistes qui la dirigeaient inspiraient aux chefs de famille la plus entière confiance et (...) ils avaient su gagner la respectueuse affection de leurs élèves. (...) Depuis plus de quarante ans, Moëlan n'a eu qu'à se louer des Frères qui ont dirigé son école communale (...) »)[28].

« Les habitants de Moëlan (Finistère) ont eu le mauvais goût de faire un accueil peu sympathique à l'instituteur laïque chargé de leur apporter les bienfaits de la morale républicaine. Nous apprenons aujourd'hui que quelques-uns de ces braves gens ont été mis en état d'arrestation. (...)[29] »

L'abbé Rosenberg et Kerfany[modifier | modifier le code]

Le nom Kerfany provient, par simplification de Ker Fanny, du prénom de Fanny Rives (1840-1883)[30], une parente de l'abbé Stanislas Rosenberg. Ce dernier, né à Tours le et devenu chanoine à la cathédrale Saint-Gatien, puis précepteur dans des familles riches, fonda en 1892 un pensionnat accueillant des jeunes filles étrangères et des enfants déshérités dénommé "La Lumière Éternelle" à Rueil-Malmaison, grâce à la générosité de Marthe Suchet (1856-1895), comtesse d'Albufera[31], une demoiselle riche et pieuse qui s'était entichée de lui[32]. Il crée alors au lieu-dit Beg eur Cler'h Burtul un sanatorium, qu'il entoure d'un jardin et de pins[33].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les querelles liées à la laïcité au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le , Moullec, curé de Moëlan, fait partie des 31 prêtres du diocèse de Quimper dont les traitements[34] sont retenus par décision du gouvernement Combes « tant qu'ils ne feront pas emploi de la langue française dans leurs instructions et l'enseignement du catéchisme » car ils utilisaient le breton[35].

Le , à 19 heures, 200 personnes manifestent contre le recensement des biens du clergé[36].

La création de la station balnéaire de Kerfany-Les-Pins[modifier | modifier le code]

Kerfany-Les-Pins est une plage exposée au sud, encadrée par deux falaises boisées de pins parasols. Cette station balnéaire fait face à Port Manech, située sur la rive droite de l'estuaire commun aux rias de l'Aven et du Bélon.

Vers 1900, Yves Salin, un ostréiculteur, rachète le sanatorium et plante des pins destinés à la fabrication de cagettes afin de pouvoir expédier des crustacés (il est aussi propriétaire des viviers de Beg Porz). En 1925, des promoteurs parisiens, les frères Bernheim, rachètent cette propriété, qu'ils lotissent, d'où la construction de villas cossues les années suivantes. L'ex-sanatorium est de nos jours une résidence de tourisme, le Castel Beach[33].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Moëlan porte les noms de 179 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; 18 d'entre eux au moins sont des marins disparus en mer (dont François Guyomard, décoré à titre posthume de la Médaille militaire et de la Croix de guerre, Louis Lollichon et Pierre Nogues de la Médaille militaire et Julien Le Goff de la Croix de guerre) ; 12 d'entre eux sont mots sur le front belge, la plupart dès l'année 1914 dans les combats de Maissin et de la Bataille de l'Yser (Adolphe Lollichon fut décoré à titre posthume de la Croix de guerre et de la Médaille militaire, François Garrec fut décoré à titre posthume de la Médaille militaire) ; deux (Jean Nevenic et Joseph Coatsaliou) sont décédés lors de l'expédition des Dardanelles en Turquie et quatre lors de l'expédition de Salonique, l'un (Auguste Le Doze) à Corfou (Grèce, un autre (Joseph Capitaine) à Moudros (Grèce), un autre (Joseph Lhyver) à Athènes, un autre (Eugène Lopin) à Monastir, désormais Bitola, en Serbie) ; un soldat (Yves Barzic) est mort en captivité en Allemagne ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français (parmi eux Guy Bonnin de la Bonninière de Beaumont fut décoré à titre posthume de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre, Joseph Lelias, Jean Lollichon, Mathurin Pérès et Pierre Péron de la Médaille militaire et de la Croix de guerre, Louis Bozec de la Croix de guerre, Julien Le Tallec, Baptiste Monchicourt et Émile Orvoenne de la Médaille militaire)[37].

Deux autres soldats ou marins sont morts pour la France, l'un (J. Le Lu) en 1925, l'autre (A. Le Maout) en 1926, dans des circonstances non précisées[38].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Kerfany-les-Pins : monument commémoratif des résistants fusillés le .

Le monument aux morts de Moëlan porte les noms de 70 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; 9 d'entre eux au moins sont des marins disparus en mer, un (Yves Guéroué) est décédé lors de la bataille de Mers el-Kébir, un (Louis Madic) est décédé au Liban, un (Joseph Kermanach) à Palerme en Sicile, un (Joseph Tréguier) à Casablanca (Maroc), deux (Émile Audren et Joseph Malcoste) à Oran (Algérie) et un autre (Joseph Seillin) à Diego-Suarez (Madagascar) des suites de ses blessures[39]. Julien Mauduit[40] , résistant FFI, est mort en déportation au camp de concentration de Buchenwald[41]. Joseph Le Doze est mort en captivité à Ranstadt (Allemagne).

Parmi les massacres et exactions commis par l'armée allemande en France pendant la Seconde Guerre mondiale, l'on compte les exécutions de 20 résistants fusillés à Kerfany[42] par les Allemands le une semaine avant que Moëlan-sur-Mer ne soit libéré : Louis Laurent et Louis Le Guennec, tous deux de Moélan ; Alexis Cadoret, François Le Tollec, Yves Lelias, Louis Jaffré, César Houshoorn, Pierre Peyre, tous six de Quimperlé ; Théophile Kerlir, de Lorient ; Lucien Hascoët, Pierre Le Roux, Louis Bourhis, tous trois de Concarneau ; Jean et François Noach, Adolphe Furic, René Colin, Arsène Coadou, René Laureau, tous six de Nevez ; Louis Torquat de la Coulerie[43] et un combattant britannique non identifié ; il faut ajouter à cette liste André de Neuville[44] tué d'une rafale de mitraillette près de son château de Rosgrand à Rédéné le alors qu'il cherchait à récupérer du matériel radio dans son château occupé depuis deux jours par les Allemands[45].

En avril 1943, lors d’une mission de nuit, un bombardier anglais est mitraillé par les Allemands au large de Moëlan. À son bord, un jeune pilote de la Royal Air Force, Arthur Henry Radbourne, 21 ans, et quatre autres compagnons : Eric William Aldridge, Wallace Carter, Thomas Luscombde, Jack Stok. Seul le corps du pilote sera repêché, le lendemain, par l’équipage d’un bateau de Brigneau nommé l’Ange Gardien, un chalutier à voile, propriété de Joseph le Torrec. Malgré la volonté de la population de Moëlan, il sera inhumé par les Allemands, pratiquement en cachette au cimetière de la commune[46].

L'après-Seconde-Guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Les noms d'un soldat (François Couric) mort pour la France pendant la Guerre de Corée, de dix soldats originaires de Moëlan morts pour la France pendant la Guerre d'Indochine (dont Henri Conan, décoré à titre posthume de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre, Lucien Bourhis et Joseph Colin, décorés de la Croix de guerre et de la Médaille militaire et Émile Cohen et Robert Le Du, décorés de la Croix de guerre), de deux soldats (Joseph Quentel, décoré de la Croix de la valeur militaire, et Mathurin Riouat) morts pour la France pendant la Guerre d'Algérie, ainsi que ceux de six autres décédés respectivement en 1946, 1947, 1949, deux en 1958 et un en 1961 dans des circonstances non précisées, se trouvent sur le monument aux morts de la commune[47].

Vers 1970, une douzaine d'ostréiculteurs exploitent environ 25 ha de parcs sur les deux rives de la Belon, tant côté Riec-sur-Belon que côté Moëlan-sur-Mer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 1983 Louis Orvoën MRP puis CD Exploitant agricole
Député, sénateur, président du Conseil général
mars 1983 janvier 1995 Joseph Le Bourhis NI  
janvier 1995 mars 1995 Maurice Hasson NI  
mars 1995 2001 Remy Dubues PS  
mars 2001 2008 René Haidon UMP  
mars 2008 2014 Nicolas Morvan PS Conseiller régional
mars 2014 en cours Marcel Le Pennec DVD Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Cette commune de 6592 habitants (1999) est la plus peuplée du canton de Pont-Aven, dans l'arrondissement de Quimper. Sa démographie est caractérisée par une quasi-stagnation de sa population recensée de 1906 à nos jours (sur un siècle) Cette observation est unique pour une commune de plus de 5000 habitants dans le canton, dans l'arrondissement.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[48]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[49],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 947 habitants, en diminution de -0,13 % par rapport à 2009 (Finistère : 1,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 103 3 258 3 609 3 656 3 839 4 201 4 132 4 325 4 432
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 370 4 360 4 595 4 653 4 963 5 213 5 410 5 481 5 726
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 887 6 315 6 640 6 720 6 659 6 520 6 543 6 810 6 517
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
6 653 6 276 6 297 6 501 6 596 6 592 6 841 6 981 6 947
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[50] puis Insee à partir de 2006[51].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune en breton est Molan[52] .

La signature de la charte « Ya d'ar brezhoneg », en faveur de la langue bretonne, s'y est effectuée le . Le label de niveau 2 a été remis à la commune de Moëlan-sur-Mer le 20 décembre 2013.

Une classe bilingue a été ouverte à l’école publique à la rentrée 2013. À la rentrée 2016, 56 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 11,8% des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[53].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

La commune compte dix monuments historiques.

Église et chapelles[modifier | modifier le code]

  • l'église Saint-Melaine (1879), édifiée en 1876-1878 sur les plans de Bigot par l'entrepreneur Bergé à l'emplacement d'un ancien oratoire détruit au IXe siècle et d'une ancienne église restaurée en 1599. L'édifice, qui a été consacré en juin 1879, comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept et un chœur formé de deux travées droites avec bas-côtés et d'un rond-point de trois travées entouré d'une carole sur laquelle s'ouvrent trois chapelles rayonnantes. Le clocher est sans galerie. Les confessionnaux datent du XVIIIe siècle. L'église abrite les statues de saint Jean-Baptiste, saint Melaine et saint Corentin ;
  • la chapelle Saint-Philibert-et-Saint-Roch (1516). Une concession d'indulgences avait été accordée à la chapelle le 26 janvier 1516. Sur une pierre de l'aile sud, on trouve une date de restauration, 1599, et l'inscription "Henry Corn Fabrique S. Roc 1599". La chapelle est restaurée à nouveau en 1975. L'édifice est en forme de tau comprenant une nef de cinq travées avec bas-côtés s'élargissant au niveau de la cinquième pour former les deux ailes alignées sur le chevet. On y trouve de nombreuses statues en bois polychrome : Notre-Dame de Bonne Nouvelle (XVIe siècle), Dieu le Père provenant d'une Trinité (XVIe siècle), une pietà (XVIe siècle), saint Christophe (XVIe siècle), saint Jean, provenant d'une poutre de gloire (XVIIe siècle), saint Jacques le Majeur, saint Cornély avec tiare, deux saints évêques. Dans le chœur se trouvent les statues de saint Roch et saint Philibert (toutes deux du XVIIe siècle). On trouvait également jadis les statues de sainte Thumette, saint Cado et saint Melaine[54] ;
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  • la chapelle Saint-Guénal ou Saint-Guénael ou Saint-Guinal (XVIIIe siècle), restaurée en 1954. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet à trois pans. La chapelle abrite une statue de saint Guénael (avec livre, crosse et tonsure monacale), deux Vierges-Mères, deux saints inconnus et un Christ sur une poutre de gloire ;
  • la chapelle Saint-Cado (XVIIIe siècle), restaurée en 1873 et reconstruite en 1892 à l'emplacement d'une ancienne chapelle du XVIe siècle. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire à chevet droit. La chapelle abrite une statue ancienne de saint Cado (en diacre) et une statue moderne de saint Cado ;
  • la chapelle Notre-Dame-de-Lanriot (1867). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire rebâti en 1865-1866. La chapelle abrite les statues de saint Maur et de la sainte Vierge. Un petit menhir surmonté d'une croix se trouve près de la chapelle ;
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  • la chapelle Saint-Pierre (XIXe siècle). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire rebâti en 1888. La chapelle abrite la statue de saint Pierre, deux Vierges-Mères et un Crucifix ;
  • les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle de Kergroes (édifiée provisoirement vers 1959), la chapelle Saint-Andreo, la chapelle Saint-Guénolé, la chapelle Sainte-Thumette, la chapelle Saint-Maurice, la chapelle Sainte-Anne (située jadis à Poulvez), la chapelle Saint-Thamec ou Saint-Maeoc (détruite à la Révolution et qui possédait jadis un cimetière). La chapelle Saint-Guénolé, déjà en ruines en 1790, était située au nord-est du lieu-dit "Park Sant Minole" et possédait plusieurs statues anciennes de saint Pierre, sainte Barbe et saint Guénolé.

Calvaires et croix[modifier | modifier le code]

  • Le calvaire de la chapelle Saint-Philibert (XVIe siècle), avec Jésus-Christ de chaque côté de la croix. D'un côté se trouve un crucifix entre les deux larrons en croix, de l'autre un Christ montrant ses plaies. Au bas se trouve une pietà ;
  • le calvaire du cimetière de Moëlan (1903) ;
  • d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Kerandrège (XXe siècle), la croix de Kervilin (XVIe siècle).

Châteaux et manoirs[modifier | modifier le code]

Le manoir de Kertalg, un "château-hôtel" près de Pont-Guily, vue d'ensemble
  • les vestiges du manoir de Kermoguer (XVe siècle) ;
  • le manoir de Kertalg (XVe siècle), encore surnommé "château du Guilly", propriété au XVe siècle de Hervé Du Juch. Reconstruit au XVIIIe siècle ;
  • le colombier de Kermoguer (XVe-XVIe siècle) ;
  • le fortin ou la maison douanière (XVIIe siècle), situé ria de Merrien ;
  • le manoir de Kervignac 1640

Fontaines[modifier | modifier le code]

  • la fontaine Saint-Roch (XVIe siècle) ;
  • la fontaine Saint-Thumette (1694) ;
  • la fontaine Saint-Guénolé, située sur les terres de Damany (Foeten Ouannec). Son eau passait pour avoir des vertus miraculeuses.

Fours[modifier | modifier le code]

  • le four à pain de Kersécol (XVIIIe siècle).

Moulins[modifier | modifier le code]

  • 11 moulins dont le moulin à eau de la Villeneuve, Labbé, du Damany, du Duc, Neuf, Marcin, Landuc (XVe-XVIe siècle) …

Vestiges préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

  • le menhir de Kerseller (époque néolithique) ;
  • le menhir de Bellevue (époque néolithique) ;
  • le menhir de Mentoul (époque néolithique) ;
  • les menhirs de Kerascoë, de Mein Carn, Mescléo (époque néolithique);
  • l'allée couverte et le menhir de Kercordonner (époque néolithique), classés monument historique par arrêté du 7 octobre 1931[55] ;
  • l'allée couverte de Kergoustance ou Kergoustang (époque néolithique) ;
  • l'allée couverte de Kérandège ou Kérandrège (époque néolithique) ;
  • l'allée couverte de Kermeur Bihan (époque néolithique) ;
  • la stèle de la chapelle Notre-Dame-de-Lanriot (âge du fer) ;
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Tableaux représentant Moëlan-sur-Mer et ses environs[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs vues de la commune peintes par Émile Jourdan (1860-1931).
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  • Robert Le Madec : Vieille coque no 1 (Brigneau)
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Jumelages[modifier | modifier le code]

Depuis 1968, Moëlan est jumelée avec la ville de Lindenfels, ville du Land de la Hesse, en plein centre de la région de l'Odenwald

Culture[modifier | modifier le code]

  • En 1971, 1972, 1973 s'est déroulé sur le territoire de la commune le Festival de Kertalg.
  • Depuis 1930 et la création de l’association « Les Gars de Saint-Philibert », le Cinéma Le Kerfany remplit un rôle exceptionnel de promotion et de soutien au cinéma sous toutes ses formes en couplant programmation de films grands publics et art et essai.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Janvier, né le 25 mars 1992 a Quimperlé - Kemperle, cycliste licencié au MCCPA, triple champion de France sur piste : - Américaine juniors 2009 avec Fabien Le Coguic-2010 avec Geoffrey Millour - Poursuite par Équipes juniors 2010 avec Romain Le Roux, Olivier Le Gac et Geoffrey Millour.
  • Pierre Mac Orlan (1882-1970) a effectué de nombreux séjours sur les rives de Brigneau entre 1910 et 1914. C'est à Moëlan qu'il reçoit, le 14 juillet 1914, son ordre de mobilisation. Il évoque dans ses mémoires ses rencontres avec des habitués de Moëlan, les peintres Maurice Asselin (qui fréquente le lieu à partir de 1905), Ricardo Florès et Émile Jourdan[56].
  • Charles Le Quintrec (1926-2008) a été longtemps résident de la commune.

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. René Largillière, "Les saints et l'organisation chrétienne primitive dans l'Armorique bretonne", 1925, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k914005/f185.image.r=Plougasnou.langFR
  2. http://www.finistere.fr/Actualites/Mise-en-valeur-de-friches-littorales-a-Moelan-sur-Mer
  3. Philippe Vidal, L'axe granitique de Moëlan - Lanvaux (Sud du Massif Armoricain), "Bulletin de la Société géologique et minéralogique de Bretagne", 1972, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9687170n/f27.image.r=Mo%C3%ABlan?rk=42918;4
  4. a et b Noms de lieux bretons, Editions Jean-paul Gisserot, coll. « Universels Gisserot / 22 », , 126 p. (ISBN 978-2-877-47482-5, OCLC 2877474828, lire en ligne), p. 85
  5. J.-M. Bachelot, "Recherches archéologiques dans la commune de Moëlan, près de Quimperlé", 1847, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1326192/f7.image.r=Mo%C3%ABlan
  6. http://megalithes-breton.fr/29/accueil_29.php?nom=al/kergoustance.html
  7. J.-M. Bachelot, "Recherches archéologiques dans la commune de Moëlan, près de Quimperlé", 1847, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1326192/f7.image.r=Mo%C3%ABlan
  8. J.-M. Bachelot, "Recherches archéologiques dans la commune de Moëlan, près de Quimperlé", 1847, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1326192/f7.image.r=Mo%C3%ABlan
  9. J.-M. Bachelot, "Recherches archéologiques dans la commune de Moëlan, près de Quimperlé", 1847, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1326192/f7.image.r=Mo%C3%ABlan
  10. http://www.communes.com/bretagne/finistere/moelan-sur-mer_29350/monuments.html
  11. Hervé du Juch, seigneur de Pratanroux en Penhars, capitaine de Quimper, décédé le à Quimper
  12. Probablement Charles de Kerymerch, dit aussi Charles de Quimerch, voir Amédée de Ternas, "Notice généalogique sur la famille de Bouteville", 1884, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5532739x/f91.image.r=Kerymerch?rk=128756;0
  13. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist02og
  14. Diocèse de Quimper, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie pour l'année 1934, Notice sur les paroisses du diocèse de Quimper et du Léon, page 39, 1934
  15. Cité par Jean-Yves Barzic, "L'Hermine et le Soleil. Les Bretons au temps de Louis XIV", Coop Breizh, Spézet, 1995, [ISBN 2-909924-44-0]
  16. Personnes en âge de communier
  17. La cure à l'alternative signifie que le curé est nommé alternativement par l'évêque et par celui qui détient le droit de présentation
  18. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist02og
  19. Hyacinthe Hipppolyte de Mauduit, né le à Moëlan, il s'engagea dans l'armée à partir de 1813, devenant capitaine en 1830, mais il refusa de prêter serment à la Monarchie de Juillet et démissionna de l'armée ; il devint par la suite consul de France en Colombie, décédé le à Santa Marta (Colombie)
  20. Ce trou d'eau, situé à Merrien, était déjà signalé par Jacques Cambry, "Monuments celtiques ou Recherche sur le culte des pierres", 1808, voir https://books.google.fr/books?id=5Yumz6wCRhcC&pg=PA93&lpg=PA93&dq=bains+de+Diane+Mo%C3%ABlan&source=bl&ots=CA251ZNF8P&sig=G_wmrEAWdC1vAG2-M4vfP-9eqkQ&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwihjMXUiIXUAhUQkRQKHV8fCfoQ6AEITDAF#v=onepage&q=bains%20de%20Diane%20Mo%C3%ABlan&f=false
  21. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1843
  22. J.-M. Bachelot, "Recherches archéologiques dans la commune de Moëlan, près de Quimperlé", 1847, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1326192/f7.image.r=Mo%C3%ABlan
  23. site web : Mémoires et Photos de Moëlan : http://memoiresetphotos.free.fr
  24. J.-M. Bachelot, "Recherches archéologiques dans la commune de Moëlan, près de Quimperlé", 1847, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1326192/f7.image.r=Mo%C3%ABlan
  25. J.-M.-P.-A. Limon, "Usages et règlements locaux en vigueur dans le département du Finistère", imprimerie du Lion, Quimper, 1852, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5688569v/f385.image.r=Clohars-Fouesnant.langFR
  26. a et b Cyrille Maguer, Chroniques du pays de Pont-Aven : entre Aven et Belon, Saint-Cyr-sur-Loire, A. Sutton, coll. « Témoignages et récits », , 125 p. (ISBN 978-2-849-10596-2, OCLC 470870742)
  27. Journal Le Journal, n° du 28 avril 1911, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7626937d/f2.image.r=Balestri%C3%A9?rk=321890;0
  28. Journal L'Univers, no 5530 du 6 janvier 1883, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k704338h/f2.image.r=Mo%C3%ABlan?rk=21459;2
  29. Journal L'Univers, no 5511 du 16 décembre 1882, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7043196/f1.image.r=Mo%C3%ABlan?rk=42918;4
  30. « Mémoires et Photos », sur free.fr (consulté le 12 février 2016)
  31. « SHRMvoyages », sur shrm.asso.fr (consulté le 12 février 2016)
  32. L'abbé Stanislas Rosenberg avait également, toujours avec l'argent de la comtesse d'Albufera, fondé dans le Manitoba une colonie francophone dénommée "Fannystelle" (voir http://wikimapia.org/25575009/Fannystelle-Manitoba). Il fut par la suite poursuivi et condamné pour diverses escroqueries
  33. a et b Serge Duigou, Jean Failler et Bernard Galéron (contribution photographique), La Cornouaille dans tous ses états, Quimper, Palantines, , 285 p. (ISBN 978-2-356-78086-7, OCLC 858226096, notice BnF no FRBNF43648562)
  34. En vertu du Concordat, les prêtres étaient alors payés par l'État
  35. Journal La Croix no 6064 du 18 et 19 janvier 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2199243/f1.image.r=Pouldreuzic.langFR
  36. Collectif Sarka-SPIP, « 1906 Les inventaires à Moëlan - Laïcité Aujourd'hui », sur laicite-aujourdhui.fr (consulté le 12 février 2016)
  37. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29150&pays=France&dpt=29&idsource=7237&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0
  38. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29150&pays=France&dpt=29&idsource=7237&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0
  39. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29150&pays=France&dpt=29&idsource=7237&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0
  40. Julien Mauduit, né le à Quimperlé (Finistère), arrêté à Douarnenez, emprisonné à Quimper, puis déporté depuis Compiègne le vers le camp de concentration de Buchenwald
  41. http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-m.htm
  42. Georges-Michel Thomas et Alain Le Grand, "Le Finistère dans la guerre ; tome 2, la libération", Brest, Éditions de la Cité, 1980, pages 387-392
  43. Le général Louis Torquat de la Coulerrie, né le à Saint-Nazaire, qui résidait à Paramé aux débuts de la guerre, séjourne au château de Rosgrand en juillet 1944 lorsque ce château est encerclé par les Allemands le et est considéré à tort par les Allemands comme un des chefs de la résistance locale.
  44. Membre de l'Organisation de résistance armée de la région de Quimperlé, il abrite dans son château de Rosgrand en Rédéné de nombreux résistants.
  45. « Résistants du Finistère fusillés ou abatus au combat », sur pagesperso-orange.fr (consulté le 12 février 2016)
  46. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=990205
  47. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29150&pays=France&dpt=29&idsource=7237&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0
  48. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  49. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  50. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  51. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  52. Bulletin municipal, Octobre 2011
  53. « Enseignement - Ofis Publik ar Brezhoneg », sur opab-oplb.org (consulté le 12 février 2016)
  54. « Moëlan-sur-Mer : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune du canton de Pont-Aven) », sur infobretagne.com (consulté le 12 février 2016)
  55. Notice no PA00090117, base Mérimée, ministère français de la Culture
  56. Pierre Mac Orlan, Le mémorial du petit jour, Gallimard, 1955.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Meuric-Philipon, Moëlan en Cornouaille, , 231 p.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]