Moëlan-sur-Mer

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Moëlan-sur-Mer
La plage de Kerfany-les-Pins.
La plage de Kerfany-les-Pins.
Blason de Moëlan-sur-Mer
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Moëlan-sur-Mer
Intercommunalité Quimperlé Communauté
Maire
Mandat
Marcel Le Pennec
2014-2020
Code postal 29350
Code commune 29150
Démographie
Gentilé Moëlanais
Population
municipale
6 947 hab. (2014en diminution de -0.13 % par rapport à 2009)
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ nord, 3° 38′ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 67 m
Superficie 47,35 km2
Localisation

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Liens
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Moëlan-sur-Mer [mwelɑ̃ syʁ mɛʁ] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et relief[modifier | modifier le code]

La commune de Moëlan-sur-Mer.

Moëlan-sur-Mer est une commune du département du Finistère située au sud-ouest de la ville de Quimperlé en bordure du littoral atlantique ; ce dernier est très découpé : à l'ouest, la rivière du Bélon (ou Belon) est une ria qui pénètre profondément à l'intérieur des terres et sépare Moëlan-sur-Mer de la commune de Riec-sur-Bélon, et à l'est les rias de Brigneau et de Merrien, qui abritent deux petits ports ; le reste du littoral est formé pour l'essentiel de falaises rocheuses peu élevées (entre 10 et 20 mètres de hauteur généralement), regardant vers le sud-ouest et d'orientation générale assez rectiligne pour sa moitié ouest, de la pointe de Kerhermén à l'ouest à celle de Beg Moc'h à l'est ; la moitié est du littoral atlantique de la commune est plus découpée et sinueuse en raison de la présence, outre les deux rias précitées de Brigneau et de Merrien, de plusieurs petites anses (anse du Poulguen, Porz Bali, Porz Chinec, Porz Teg, Porz Lamal) qui, comme leur nom l'indique, ont dû servir par le passé de hâvres naturels, de ports d'échouage.

On trouve sur le territoire de la commune deux grandes plages, Kerfany-les-Pins, entre la pointe de Minbriz et celle de Kerhermén, fait face à Port Manec’h, et Trénez, ainsi que trois ports, le port du Bélon, sur la rivière du même nom, le port de Brigneau et le port de Merrien. À proximité de Trénez, l'Île Percée, accessible par un gué à marée basse, fait également partie de Moëlan-sur-Mer.

Le littoral de Moëlan-sur-Mer
La plage de Kerfany-les-Pins

Le bourg, comme la plupart des bourgs voisins, est à plusieurs kilomètres de la côte et situé sur un plateau, à une cinquantaine de mètres d'altitude. Il s'est établi à une certaine distance de la côte, sur le plateau ; c'est là une caractéristique commune à de nombreuses communes littorales bretonnes (par exemple à Riec-sur-Belon, Trégunc, Clohars-Carnoët, Névez, Beuzec-Conq, Nizon, etc.), les premiers émigrants bretons fixèrent le centre de leurs plous à l'intérieur des terres, probablement par crainte des pirates saxons[1]. Le dit plateau, qui culmine à la limite nord de la commune à 66 mètres d'altitude, forme l'essentiel du finage communal, échancré seulement quand on se rapproche de la mer par les vallées des tous petits fleuves côtiers comme à l'ouest celle du Bélon (dont la partie aval immergée forme la ria du Belon) et de son affluent le ruisseau du Guilly ; au sud du bourg la vallée de la rivière de Merrien (dont la partie aval immergée forme la ria de la Rivière de Merrien).

L'habitat rural et l'évolution agricole[modifier | modifier le code]

Le bourg de Moëlan était traditionnellement de modeste importance: par exemple en 1889, il n'était peuplé que de 320 habitants, alors que la commune avait alors en tout 5 410 habitants[2]. L'habitat rural est dispersé en de nombreux petits hameaux, les plus proches du littoral ayant grossi en raison de la construction de nombreuses résidences principales et secondaires ; les hameaux principaux sont, à l'ouest, Kergoulouët, Kersaux, Kerambellec, Kergroës, Kerfany-les-Pins, Kerdoualen, Kersolf ; au sud, Kerglouanou, Ménémarzin, Malachape, Brigneau[3], Kermeurzac'h ; au sud-ouest, Merrien, Saint-Thamec[4], Chef du Bois ; ceux de la partie nord de la commune, plus éloignés du littoral, se sont moins développés, à l'exception de ceux qui sont proches du bourg de Moëlan comme Porz Moëlan, Pont al Laër, Kerbrézillic, Kercadoret. Le littoral est resté quasi inhabité à quelques exceptions près : les ports précités de Bélon, Brigneau et Merrien, la station balnéaire de Kerfany-les-Pins[5] et le petit hameau de Lanriot[5], à l'abri au fond de son anse, une indentation de la rive gauche de la ria du Bélon.

Les terres agricoles proches du littoral, 350 ha au moins, sont presque toutes désormais inoccupées et gagnées par un enfrichement préoccupant[6].

Géologie[modifier | modifier le code]

Moëlan est formé essentiellement de granite gneissique datant du cambrien au silurien et transformés lors de l'orogénèse liée au plissement hercynien ; des micaschistes affleurent dans le tiers sud de la commune proche du littoral[7].

Toponymie et étymologie[modifier | modifier le code]

On rencontre l’appellation Moelan en 1084, 1220 et vers 1330.
Le nom en breton de la commune est Molan[8].
Molan : hagiotoponyme, diminutif de moal/moel (« chauve »)[8].

« J'ai su par les paysans qu'ils n'appellent, en breton, cet endroit que Molen, et non pas "Moëlan" ; c'est alors que de Molen on a fait "Moëlan", pour Moël-lan, mots dont le dernier signifie "terre" et le premier Moel, "chauve", c'est-à-dire une terre nue et chauve, ou sans arbres. Ces expressions , en effet, désignent exactement l'état primitif de cette contrée ; car, malgré l'accroissement de la population et, par conséquent du sol mis en culture, nous rencontrons encore aux environs du bourg les vastes landes de Porz-Moëlan, de Kerglien ; celles, à l'occident et au nord, qui continuent de nous ne présenter qu'une pelouse extrêmement rase et comme dépourvue en quelque sorte de végétation »[9].

Autres hypothèses : Moëlan-sur-Mer proviendrait de Moë, un moine breton du VIe siècle d'origine irlandaise, et de lann (monastère). Selon certains historiens[Qui ?], il s'agirait d'un « Mediolanum » romain (« lieu particulier à vocation sacrée ») ou de Mouest Lann (« terre humide »)[réf. nécessaire].

« Le territoire de Moëlan devait être jadis une espèce de centre religieux, un véritable sanctuaire pour nos ancêtres. (...) [On y] rencontre trois longs dolmens [ allées couvertes ], celui de Kergoustance[10], celui de Park-Biourar, celui de Kerségalou [ en Riec-sur-Belon ], auxquels il faut ajouter encore celui de la Lande-de-Kerdor ou Kerdoret, en Porz-Moëlan, mais qui n'a plus que les dimensions d'un dolmen ordinaire, et enfin celui de la Lande-au-Duc (...). Il faut ajouter à ceux-ci huit menhirs qui sont ceux de Menkerglieu et de Mencam, dans la même localité ; de Kerseler, de Saint-Guinal ou de Park-ar-Leur ; de Saint-Philibert, qu'on appelle aussi la Pierre-de-Saint-Roch ; de Kerségalou ; de Lannvienn ; de Poulvez ; puis deux roches piquées médiocres, enfin celle de la Lande-au-Duc et celle de la Lande-de-Kerdoret ; celles-ci sont de simples peulvans. Je ne dois pas omettre dans cette énumération les pierres alignées de Kerahédic, sur la route de Men-Bras ; le grand bloc couché voisin du manoir de Poulguenn, et qu'on appelle la Roche-du-Diable ; le macrolithe sillonné ou Men-Bras, près du château du Hénan ; les turcies de la lande de la Grande-Salle (...)[9]. »

Ce n'est que « depuis l'établissement du christianisme et de l'adoption de saint Melaine pour patron du pays que l'on a voulu faire dériver Moëlan de Melan ou Melanius, en le latinisant. (...) Le culte de saint Melaine ne serait peut-être que celui de Bélus christianisé », dont on retrouverait le nom à l'origine également de celui du fleuve côtier Bélon[9].

Le nom "Doëlan" (hameau et port situé dans la commune voisine de Clohars-Carnoët) proviendrait de Doué, qui signifie "dieu, divinité", et de lan, "terre consacrée", étymologie non étonnante dans ces lieux où abondent les monuments religieux préhistoriques[9].

Un décret de 1929, modifie le nom de la commune en Moëlan-sur-Mer, afin d'éviter la confusion avec Meslan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Même si certains monuments préhistoriques évoqués par J.-M. Bachelot en 1847 ou décrits par Émile Cartailhac en 1875[11] ont disparu, il en subsiste plusieurs : deux allées couvertes, deux dolmens et six menhirs sont officiellement recensés et classés monuments historiques sur le territoire de la commune[12].

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Des objets en bronze, dont 21 haches à douille, datant de l'âge du bronze furent découverts le à Mescléo dans un terrain en cours de défrichement[13]. D'autres avaient été trouvées en 1902 dans d'autres endroits de la commune, et précédemment en 1888, une vingtaine de bracelets en bronze avaient été découverts à Kerroux[14]. Une cachette de fondeur contenant 80 haches à douille fut trouvée près d'un menhir situé le long de la route allant en direction de Clohars-Carnoët à environ 1 km à l'est du bourg de Moëlan[11].

Le menhir situé en bordure de la route à 150 mètres à l'est du bourg de Moëlan faisait l'objet d'une tradition : les nouveaux mariés, après s'être en partie dévêtus, s'y frottaient le ventre le long d'une aspérité dans le but d'obtenir des enfants mâles[15].

Paul du Chatellier trouva aussi des monnaies romaines à proximité des allées couvertes de Kerandrèze, Kergoustance et Kermeur-Bihan[16].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Moëlan-sur-Mer est, semble-t-il, un démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Mellac. Moëlan est une paroisse dès le XIe siècle et dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille. Bernard de Moëlan, théologien, ancien chancelier de l'école cathédrale de Chartres, évêque de Cornouaille entre 1159 et 1167, est probablement né à Moëlan[17].

Au XIIe siècle, les Templiers installent une aumônerie à Brigneau et une maladrerie à Kerglien. À noter que l'abbaye de Landévennec avait en Moëlan-sur-Mer des dépendances importantes, dont la seigneurie de Tréogan et le domaine de Plaçamen.

Au début du XIIIe siècle, le duc de Bretagne Jean Ier Le Roux (1217-1286) fit construire autour de son château de Carnoët (en Clohars-Carnoët) un « parc clos de bonnes murailles » où il élevait sangliers, cerfs et chevaux, le mur étant connu sous l'appellation de "Mur du Roi" ; ce parc (dit "Parc au duc") incluait la totalité de l'actuelle forêt de Carnoët, mais s'étendait bien au-delà vers l'ouest jusqu'aux abords du bourg de Moëlan. Le duc fit construire deux pavillons de chasse, l'un aux Petites Salles, l'autre à Quilimar, ainsi que le Moulin du duc (situés en Moëlan)[18].

En 1400, Moëlan possédait les manoirs de la Petite Salle (qui appartenait au duc de Bretagne), celui de Guillimarch (au même prince), le Guild (à Hervé du Juch[19]), Coet-Raoul (à Guillaume de Kermaël), Penancoët (à l'abbé de Quimperlé), Kerlemou (à Jean de Beuudbben), Villeneuve (à Jean de Cornouaille), Cruguel (à Jean de Rien), Kerymerch (au sire de Kerymerch[20]), le Kermeur et Kerambaellec[21].

La famille de Kermogoar était seigneur de Kermogoar et de Keranmoal en la paroisse de Moëlan et présente aux réformations et montres entre 1426 et 1532 ; Guillaume de Kermogoar fut tué au siège de Saint-James de Beuvron en 1426[22].

Au cours de l'année 1494 un conflit opposa Marguerite de Hirgarz veuve de Guillaume de Kermoguer et tutrice de son fils Pierre à Yves de Guer seigneur de La Porte-Neuve en Riec au sujet des droits de prééminence dans l'église paroissiale, chose alors assez courante à cette époque. Les seigneurs de Kermoguer, en tant que fondateurs de l'église de Moëlan, avaient droit d'y afficher leurs armes. Yves de Guer fit enlever puis mettre en pièce par ses hommes la ceinture et lisière armoyée aux armes des Kermoguer que la dame de Kermoguer avait fait mettre à l'intérieur et à l'extérieur de l'église. La cour de Quimperlé réussit à concilier les parties en partageant en deux l'église de Moëlan[23].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Dans son roman historique "Aliénor, prieure de Lok-Maria", Pitre-Chevalier évoque les « malheureuses familles de Trévoux et de Moëlan, décimées par les loups » à l'époque des Guerres de la Ligue[24].

Le célèbre prédicateur Julien Maunoir prêcha des missions à Moëlan en 1660 et vers 1681[25].

Le corps de garde de Merrien, dit « maison des douaniers » (XVIIe siècle).

Samuel Billette, seigneur de Kerouel (en Trégunc), de Kerustum (en Riec), de Kermeur et de Villeroche[26] (en Moëlan) , avocat, procureur-syndic, sénéchal de Carnoët, procureur fiscal de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé, fut maire de Quimperlé entre 1679 et 1683 et député représentant Quimperlé aux États généraux de 1681 tenus à Nantes ; il fut aussi afféagiste de la moitié des grands moulins de Quimperlé à partir de 1689, jusqu'à sa mort survenue en 1722. Il est le grand-père de Vincent Samuel Billette de Villeroche, qui fut député aux États généraux de 1789, puis à l'Assemblée nationale[27].

Une enquête de 1714 du subdélégué décrit ainsi Moëlan :

« Les terres en sont assez bonnes le long de la côte jusqu'à environ un quart de lieue ; elles produisent du froment, de l'orge et de l'avoine. L'autre côté de la paroisse au nord, la terre n'étant pas si bonne ni si cultivée, a plus de pâturages. (...) Les habitants de Moëlan n'ont ni foin ni que fort peu de pâtures, aussi jouissent-ils de quelques vaches pour leur nécessité[28]. »

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Moëlan en 1778 :

« Moëlan, à 8 lieues trois-quart au sud-est de Quimper, son évêché, à 32 lieues de Rennes et à 2 lieues de Quimperlé, sa subdélégation et son ressort. On y compte 3 200 communiants[29], la cure est à l'alternative[30]. Le territoire, bordé au sud et à l'ouest par la mer, renferme des terres fertiles et très bien cultivées. Les habitants du pays sont d'excellents agriculteurs. Moëlan est une châtellenie qui appartient au Roi. (...)[21] »

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le , le corps politique de la paroisse de Moëlan se réunit pour rédiger un cahier de doléances (les Moëlanais demandent entre autres la suppression des corvées, que le clergé et la noblesse paient davantage d'impôts, la suppression des juridictions seigneuriales et des domaines congéables, etc..) et ses quatre délégués à l'assemblée du tiers de la sénéchaussée de Quimperlé ; Jean-Marie Le Guiffant (notaire royal et procureur du siège royal de Quimperlé, mais demeurant au bourg de Moëlan), Michel Le Pennec (marchand de draps et lieutenant du guet), François Louis Guillou (ménager aux Grandes Salles) et Jean Corentin Salles (capitaine du guet, demeurant à Keryvoalen Izel) furent élus[31].

À propos des domaniers, le cahier de doléances de Moëlan décrit ainsi leurs conditions de vie (l'orthographe a été respectée) :

« Les colons [domaniers] sont très mal logés (...). Il est triste de voir d'honnettes ménagers [paysans] habitter des maisons très basses,où ils ne reçoivent la lumière du jour et ne respirent l'aire qu'à la faveur d'une fandasse ou plustôt meurtrière ; on gémit et avec raison sur l'insalubrité et l'infection des prisons, mais ce n'est rien en comparaison de la pluspart des maisons de campagne sujettes à domaine congéable (...) ; voici aussy la cause principalle des maladies épidémiques et populaires qui dévastent les campagnes ; on peut encore adjouter que dans le tems des récoltes, les blés, soit coupés ou battus, se détériorent, faute d'avoir une granche [grange] pour les mettre à couver. (...)[32]. »

Moëlan devient commune en 1792, et quatre villages de la paroisse de Lothéa et trois villages de la paroisse de Baye lui sont rattachés.

Le Moulin-l'Abbé, à Merrien, qui appartenait à l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé, fut vendu comme bien national en 1791. Il cessa de fonctionner en 1934. Le domaine de Plaçamen fut aussi confisqué comme bien national et vendu à Gabriel Hippolyte de Mauduit[33].

Gabriel Hippolyte de Mauduit[34] qui vivait au manoir de Kerjégu à la suite de son mariage en 1793 avec Angélique Mahé de Berdouaré, veuve de Jean François La Faudrière de Kerjégu, fut prudent pendant la Révolution française : « On fit auprès de lui vingt tentatives inutiles : il ne quitta pas sa patrie, prévit le sort des émigrés, les plaignit sans les imiter, régla ses métairies et fit du bien à tout le monde ». Kerjégu était alors « une simple gentilhommière. La maison principale est de la plus grande simplicité. La chapelle, à droite en entrant, est placée dans une tourelle antique dont les murs sont couverts de lierre. La cour est grande et contient deux bâtiments sur les côtés, les écuries et la demeure des ouvriers »[35].

Le , les Anglais débarquèrent environ 3 000 chouans à Bélon (en Moëlan) et furent aidés par des personnalités locales comme Gabriel Hippolyte de Mauduit et Augustin du Païs, du Guilly ; ils furent attaqués à Quimperlé par une colonne républicaine dirigée par le général Rey, qui commandait alors la division du Finistère[36] ; dans la nuit du 10 au , des chouans envahirent le domaine de la Porte-Neuve, faisant prisonnier Guillaume du Païs[37], seigneur du Guilly (père) et pénétrèrent de force dans le presbytère à la recherche du curé constitutionnel Le Franc. Augustin Dupaïs[38], fils de Guillaume du Païs, fut fusillé pour ses actes de chouannerie en novembre 1795 à Quimperlé[39].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le cadastre napoléonien de Moëlan (en fait établi entre 1808 et 1851) est consultable sur un site Internet[40]

Moëlan vers le milieu du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Moëlan en 1843 :

« Moëlan (sous l'invocation de saint Melaine), commune formée par l'ancienne paroisse du même nom, aujourd'hui succursale ; chef-lieu de perception. (...). Principaux villages : Kerhermain, Kerdoualen, Kervasselin, Ménez-Marzin, Kervignès, Kermeur, Kervaziou, Chef-du-Bois, Saint-Thamec, Les Salles, Kerguillaouet. Maisons principales : Plaçamen, Crigneau. Superficie totale : 4 731 ha, dont (...) terres labourables 1 547 ha, prés et pâtures 189 ha, bois 191 ha, vergers et jardins 365 ha, landes et incultes 2 246 ha. (...) Le bourg de Moëlan possède pour sa mairie un édifice construit depuis peu d'années, et qui est un monument remarquable pour cette localité. Cette commune est baignée en grande partie par l'océan. Ses côtes sont d'un aspect pittoresque et grandiose en même temps ; d'énormes rochers de granite s'élèvent au-dessus de la mer, et la faible couche végétale qui les recouvre laisse croître des bruyères, du serpolet, des violiers sauvages et des jacinthes de couleurs variées, qui donnent à ce pays, dans les jours d'été, alors que la mer bleue se dessine à l'horizon, une apparence enchanteresse. À chaque pas, on trouve dans ces landes à demi sauvages des dolmens et des menhirs qui viennent ajouter à ce que ce tableau a de saisissant le souvenir de ce passé colossal (...). Plusieurs vieux manoirs existent en Moëlan, mais ils n'offrent rien de remarquable comme historique et comme architecture. Près de l'un d'eux, Plaçamen, qui appartient à M. de Mauduit[41], et sur le bord de la mer, on voit ce qu'on appelle dans le pays les bains de Diane[42]. C'est une espèce de conque ayant 1,30 m de profondeur sur 10 à 12 de diamètre, ronde, régulière, et creusée par la nature au milieu des roches striés. La mer la remplit et on y prend, en été, des bains délicieux. Il existe à Brigneaux [Brigneau] un établissement de pêche à sardines, exploité par neuf bateaux , ayant quarante-cinq hommes d'équipage. la petite rivière de Bélon, qui coule à l'ouest et au nord de Moëlan, est renommée par la qualité des huîtres qu'on drague à son embouchure. (...) Géologie : constitution granitique. On parle le breton[43]. »

Ces deux auteurs précisent par ailleurs, qu'outre l'église paroissiale, qui possède des « reliques authentiques » de saint Melaine, Moëlan possédait alors quatre chapelles en bon état : la chapelle Saint-Roch et Saint-Philibert, la chapelle Saint-Pierre, la chapelle Saint-Guinal et la chapelle Saint-Cado, ainsi que trois autres « dans un état complet de dénuement : les chapelles Saint-Évêque, Sainte-Humette et Notre-Dame de Lorette (ou du Loriot) ».

De médiocres conditions sanitaires[modifier | modifier le code]

J.-M. Bachelot écrit en 1847 :

« Moëlan était autrefois très fiévreux dans l'arrière-saison : son insalubrité provenait des miasmes qui sortaient du maris tourbeux, ainsi que du marais de Damané [Damany] auquel il confine. Chaque soir, en automne, une brume épaisse qui s'élevait après le coucher du soleil, couvait tout le bas-fond, et ne disparaissait que le lendemain matin vers les huit ou neuf heures, quelquefois même à neuf heures et demie. Une autre cause de son insalubrité provenait encore de ce que son église et le cimetière se trouvent au centre de l'agglomération[9]. »

Entre le et le , le choléra fait 83 morts à Moëlan[44]. « L'épidémie aurait été importée à Moëlan par un matelot de l'État venu en congé de convalescence de Toulon où il avait été traité à l'hôpital maritime pour un cas de choléra. La mère et le sœur de ce matelot auraient contracté, en lavant son linge, le germe de l'épidémie dont elles ont été les premières victimes et qui s'est propagée autour d'elles »[45].

Les passeurs du Bélon[modifier | modifier le code]

Pendant tout le XIXe siècle, et encore au début du XXe siècle, deux bacs permettaient de franchir la ria du Bélon, l'un à Bélon, entre Bélon (en Riec-sur-Bélon) et Bélon (en Moëlan-sur-Mer), depuis au moins 1789 et jusqu'après 1920, l'autre à la Porte-Neuve (depuis au moins 1789 et jusqu'à 1907). Le bac de la Porte-Neuve (long de 7 mètres et large de 2,50 mètres), qui permettait de traverser l'estuaire du Bélon pour accéder à la presqu'île de Brigneau et Kerfany ; le , le bac, chargé d'une quarantaine de paroissiens de Moëlan, de Clohars-Carnoët et de Riec qui se rendaient au pardon de Saint-Léger, coula au milieu de la rivière, et 21 personnes, dont de nombreux enfants, se noyèrent[46]. Une gwerz racontant ce malheur fut écrite et publiée par un éditeur de Morlaix[47].

Le ramassage des goémons et du maërl[modifier | modifier le code]

Le ramassage des goémons est ainsi décrit dans un texte de 1852 :

« À Moëlan, et plus encore à Clohars-Carnoët, on voit sur les hautes falaises ou les champs bordiers à pic, des travaux en maçonnerie ou en pierres sèches, soit pour déposer des goémons, soit pour faciliter leur transport sur les terres. Ces établissements sont souvent de véritables usurpations, et donnent à la longue un droit réel sur les fonds d'autrui, car la possession réelle et continue d'un travail de main d'homme est constitutive, lapsus temporis,d'une servitude active au profit de l'auteur de la construction. Le cultivateur qui ne possède pas un champ bordier recherche avec soin un lieu convenable pour déposer ses goémons, et surtout pour se procurer le goémon flottant, si difficile en certains lieux à hisser au sommet des falaises escarpées qui dominent les anses où les flots l'entasse ordinairement. On nomme "croc à goémon" l'appareil consistant en un poteau solidement fixé sur la cime de la falaise, auquel on adapte une corde à poulie, servant à monter et à descendre le panier ou mannequin dans lequel on met le goémon retiré des flots. C'est ainsi qu'on parvient à retirer un engrais, qui autrement serait emporté sur des plages éloignées par la marée descendante. Le tout est de saisir les moments favorables ; car partout où la plage est étroite, le goémon flotte, mais n'échoue point. Les dépôts de goémon sont extrêmement utiles à ceux qui veulent réunir une grande quantité d'engrais, et sont dépourvus de moyens de transport. C'est là qu'on sèche l'engrais marin, qu'on le laisse pourrir ; et alors rien n'est plus commode que de l'enlever, même à dos d'homme au besoin[48]. »

Les bancs de maërl de la ria du Bélon sont exploités depuis au moins 1863, année où les habitants de Riec-sur-Bélon et Moëlan-sur-Mer obtiennent une autorisation d'exploitation. L'extraction, guère aisée, se fait en fonction du rythme des marées à l'aide de dragues à marée haute et de pelles à marée basse. Le maërl est acheminé au port de Pont-Aven, ainsi qu'aux cales de Bélon et de la Porte-Neuve. Des traces de cette activité sont encore visibles, des vestiges d'embarcadères datant des années 1880 subsistent sur la rive droite du Bélon entre Keristinec et Pont Guily. L'épuisement des bancs de maërl a provoqué dans le courant du XXe siècle le déplacement de cette activité vers l'archipel des Glénan[49].

Les débuts de l'ostréiculture[modifier | modifier le code]

L'activité ostréicole commence dans la ria du Bélon vers le milieu du XIXe siècle : le sieur du Balay installe son premier parc à huîtres en 1857, la famille de Solminihac commence cette activité en 1864, la famille Cadoret en 1872. En une vingtaine d'années, la ria du Bélon se métamorphose avec la création de nombreux parcs à huîtres en lieu et place des vasières antérieures. Vers 1900, la réputation de la Belon, une huître plate, est déjà grande. Transportées initialement par tombereau à la gare de Quimperlé, les huîtres, vendues initialement principalement en Belgique, trouvent à la Belle Époque un débouché sur les plus grandes tables parisiennes, par exemple au restaurant Prunier. Plusieurs maisons de gardes sont alors construites sur les rives de la Belon pour assurer la surveillance des parcs. Cet âge d'or ostréicole prit fin en 1922, année où 90 % des huîtres périrent[49].

En 1876, le docteur René Balestrié[50] (aussi conserveur à Concarneau) construit une conserverie de sardines, maquereaux et thons à Merrien, sur la rive gauche, alimentée par une vingtaine de chaloupes de pêche.

Les naufrages[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 29 au , un trois-mâts, le Comte de Chazelles, venant de l'Île Bourbon et se dirigeant vers Nantes chargé de denrées coloniales fit naufrage dans l'anse de Brigneau ; l'équipage et les passagers échappèrent à la mort à l'exception d'un ecclésiastique[51].

En octobre 1876, un bateau de pêche pris dans un ouragan se perdit corps et biens à l'entrée du port de Brigneau ; les quatre marins à bord, tous originaires de Moëlan, furent noyés[52]. En janvier 1887, le naufrage de la chaloupe de pêche Élise provoqua la noyade des 7 hommes de l'équipage et fit 5 veuves et 27 orphelins[53]. Le , une chaloupe de pêche avec cinq hommes à bord chavira sur la côte de Belon ; les quatre hommes de l'équipage, tous originaires de Moëlan, se noyèrent, seul le patron Favennec, à bout de forces, fut sauvé par des pêcheurs de goémon qui parvinrent à le secourir grâce à leurs crocs[54]. Le , le Louis, de Concarneau, se perdit corps et biens au large de Doëlan ; le naufrage fit huit noyés[55]. En septembre 1896 sept marins de Bélon se noient et en octobre 1896 trois autres qui étaient à bord du canot de pêche Carnot renversé par une lame alors qu'il rentrait après avoir pêché des homards dans les parages de l'Île Verte[56].

Le , le bateau de pêche Volonté de Dieu se perd corps et biens lors d'une violente tempête à environ 12 milles au large de Brigneau[57]. En juillet 1912, le naufrage du bateau de pêche Étoile-de-Mer entre Kerroch et Moëlan fit trois noyés et un rescapé[58].

La guerre de 1870[modifier | modifier le code]

Huit moëlanais au moins ont participé à la Guerre de 1870 et l'un d'entre eux (François Le Doussal[59]) fut tué à la bataille de La Madeleine-Bouvet[60].

Des élections contestées[modifier | modifier le code]

L'élection de Léon Paul Lorois comme député monarchiste de la circonscription de Quimperlé en 1877 donna lieu à des contestations et fut finalement invalidée (son adversaire Corentin Guyho, républicain modéré, fut déclaré élu à sa place) en partie en raison des pressions électorales jugées inadmissibles sur les électeurs, de la part du maire (« À Moëlan, les gardes de M. de Penandreff et de Mme de Tréveneuc[61] menacent leurs fermiers (...) s'ils votent pour M. Corentin Guyho. (...). Le noble maire fait appeler ses domaniers, leur distribue des bulletins et menace de les renvoyer s'ils ne votent pas bien ») et des patrons des sardineries entre autres, qui se produisirent notamment à Moëlan[62]. En 1885, les pressions exercées par le comte de Beaumont, maire de Moëlan, monarchiste, sur les grands électeurs de Moëlan, Clohars et les communes avoisinantes lors des élections sénatoriales de janvier 1885 sont dénoncées par ses adversaires républicains[63].

Les protestations contre la laïcisation de l'école[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs articles publié en décembre 1882 et janvier 1883, le journal L'Univers, hostile à la laïcisation de l'enseignement et ardent défenseur de la foi catholique, évoque les incidents (le journal L'Intransigeant parle d'une véritable insurrection[64]) survenus à Moëlan : le Conseil municipal de Moëlan, lors de sa séance extraordinaire du proteste contre la nomination de deux instituteurs laïques à l'école communale (« les congréganistes qui la dirigeaient inspiraient aux chefs de famille la plus entière confiance et (...) ils avaient su gagner la respectueuse affection de leurs élèves. (...) Depuis plus de quarante ans, Moëlan n'a eu qu'à se louer des Frères qui ont dirigé son école communale (...) »)[65].

« Les habitants de Moëlan (Finistère) ont eu le mauvais goût de faire un accueil peu sympathique à l'instituteur laïque chargé de leur apporter les bienfaits de la morale républicaine. Nous apprenons aujourd'hui que quelques-uns de ces braves gens ont été mis en état d'arrestation. (...)[66] »

« Soixante à quatre-vingt pères de famille sont bientôt réunis au bourg. À Moëlan, les têtes sont un peu chaudes. Depuis fort longtemps ils ont la République en horreur. Mais cette nouvelle infamie avait exaspéré nos Bretons. Il y eut du bruit et, en homme prudent, M. Maupin [l'inspecteur primaire de Quimperlé] s'était évanoui au bon moment, sur la rote de Quimperlé, laissant les deux misérables instituteurs [les instituteurs laïques remplaçant les instituteurs congrégationnistes] aux prises avec l'orage qu'il avait déchaîné. Ces deux pauvres diables sortent enfin de l'école. Ils sont saisis par la foule, malmenés, houspillés ; les lunettes du titulaire sont mises à mal, le fond de culotte de l'adjoint reçoit des accrocs et des éclaboussures. (...) Vous voyez d'ici procureurs et juges d'instruction se jetant sur cette malheureuse commune. Des brigades de gendarmerie y sont en permanence, des arrestations se font ! (...) Tout le pays est surexcité par ces persécutions, mais on peut être sûr que nos populations seront à la hauteur des circonstances. C'est la foi qui est en péril[67]. »

L'abbé Rosenberg et Kerfany[modifier | modifier le code]

Le nom Kerfany provient, par simplification de Ker Fanny, du prénom de Fanny Rives (1840-1883)[68], une parente de l'abbé Stanislas Rosenberg. Ce dernier, né à Tours le et devenu chanoine à la cathédrale Saint-Gatien, puis précepteur dans des familles riches, fonda en 1892 un pensionnat accueillant des jeunes filles étrangères et des enfants déshérités dénommé "La Lumière Éternelle" à Rueil-Malmaison, grâce à la générosité de Marthe Suchet (1856-1895), comtesse d'Albufera[69], une demoiselle riche et pieuse qui s'était entichée de lui[70]. Il crée alors au lieu-dit Beg eur Cler'h Burtul un sanatorium, qu'il entoure d'un jardin et de pins[71]. D'une capacité de 50 lits, il recevait « les garçons jusqu'à 10 ans, les filles jusqu'à 13 ans, gratuitement s'ils sont indigents (...) »[72].

Le bureau télégraphique de Moëlan ouvrit en novembre 1890[73].

Les Pardons de Moëlan à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les vieilles coutumes du Pardon de Moëlan étaient encore observées en 1893 :

« Il valait bien son prix, en effet, le Pardon de Moëlan, avec sa procession, ses nombreuses châsses, ses images de la Vierge et de sainte Anne. Dans l'église, bondée de femmes et d'enfants, un court office, puis la procession se forme. Voici d'abord la bannière du saint patron du village, entourée des notables de l'endroit ; celle de saint Fiacre portée par les jardiniers ; les filles de la confrérie, en blanc avec des rubans bleus, rangées autour d'une statue de la Vierge enguirlandée de fleurs ; les marins, pieds nus, chancelant sous le poids d'une sainte Anne toute dorée ; d'autres marins encore, avec la Vierge, étoile de la mer, Maria maris stella ; puis toute la population, les hommes en tête, les femmes derrière. Après avoir fait le tour du cimetière, la procession sort du village pour se rendre à un carrefour sur lequel s'élève un mât de cocagne dont le pied est entouré de fascines. C'est à sainte Anne qu'on "rend les honneurs", aussi est-ce une statue de sainte Anne qui flotte en haut du mât et qu'il s'agit de conquérir. Le clergé arrive, bénit les fascines et y met le feu avec des charbons consacrés. Cette cérémonie, vestige du culte du feu, indique combien le paganisme était puissant chez les vieilles populations armoricaines. Les prêtres ont dû le respecter et en introduire les pratiques dans le culte chrétien pour le faire accepter. (...) Au lieu de laisser brûler les fagots pendant que les jeunes gens grimpaient au mât, ce qui rendait les chutes périlleuses, et d'attendre que le mât tombât de son propre poids lorsque sa base était complètement calcinée, on éteignait le feu aussitôt allumé, on écartait le feu, et le mât n'était abattu que lorsque l'image en avait été enlevée par le grimpeur le plus adroit[74]. »

Le Pardon de la chapelle Saint-Philibert (écrit aussi saint Filibert) est ainsi décrit en 1910 :

« Le Pardon du saint, le dernier dimanche d'août, attire toujours beaucoup les pèlerins (...), mais les foules ne sont plus ce qu'elles ont été autrefois[75]. L'une des attractions du Pardon, c'est le petit saint Filibert, statuette en bois de 50 cm de hauteur, qui est vêtue d'une robe multicolore telle qu'en portaient autrefois les petits garçons, et coiffée d'un bonnet à clippen (houppe pendante). Devant cette statue, que deux jeunes gars portent en procession, viennent s'agenouiller les mères avec leurs bébés, pour demander au Saint de les guérir ou de les préserver des maux d'intestins. Une autre statue représentant le saint abbé a été placée, ces dernières années, dans la chapelle. La paroisse de Trégunc, comme sa voisine de Moëlan, reçut, en 1901, une relique consistant en un fragment de côte de saint Filibert, qui sert maintenant à rehausser le culte du Saint et à renouveler la confiance des habitants de la contrée, particulièrement celle des marins, qui aiment à invoquer saint Filibert lorsque, dans les dangers de la mer, ils aperçoivent de loin la flèche de sa chapelle[76]. »

Selon Louis-Antoine Dufilhol, vers 1835, on invoquait aussi saint Philibert à Moëlan pour la réussite des mariages[77] ; on l'invoquait aussi pour les chagrins d'amour[78].

Traditionnellement une procession partait, le dimanche après l'Assomption de l'église Notre-Dame de Quimperlé à cinq heures du matin (une messe était dite avant à quatre heures) et se rendait à la chapelle Saint-Roch en Moëlan distante d'environ deux lieues ; cette tradition remontait à un temps immémorial, établie « par un vœu solennel pour faire cesser la peste qui ravageait le pays » et fut rétablie en 1805 à la suite d'une nouvelle épidémie qui ravagea cette ville ; une personne au moins de chaque famille se devait d'y participer, ainsi que, par le passé, des paroissiens venant d'Hennebont ; la procession s'arrêtait trois fois en cours de route devant des croix et des paroissiens de Moëlan s'y joignaient alors ; parvenus à destination, une messe était dite à la chapelle Saint-Roch vers sept heures du matin ; après quoi le pèlerinage était terminé[79].

La fête patronale et son évolution[modifier | modifier le code]

Selon J.-M. Bachelot, le clergé a exercé une forte influence sur l'évolution de la fête patronale de la paroisse :

« La fête patronale de Moëlan était une grande solennité pour le pays ; il y avait des courses et des luttes, où les vainqueurs obtenaient pour récompense un mouton, des chapeaux, des bonnets, des mouchoirs ou des rubans, un miroir ; on dansait de tous les côtés, car partout ce n'était que plaisirs !... Mais sous un prétexte d'amélioration morale, le clergé breton a proscrit la danse, sans proscrire le jeu ni le cabaret aussi rigoureusement. Les jeunes filles qui se permettent la danse sont excommuniées tout le temps qu'elles ne renoncent pas à ce "plaisir criminel". Il fait aussi qu'elles ne se promènent qu'entre elles le dimanche ; qu'elles se rendent entre elles aux offices divins, lorsqu'elles demeurent à quelque distance du clocher..., qu'elles fuient les garçons comme s'ils étaient le péché personnifié[9]. »

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les querelles liées à la laïcité au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le , Moullec, curé de Moëlan, fait partie des 31 prêtres du diocèse de Quimper dont les traitements[80] sont retenus par décision du gouvernement Combes « tant qu'ils ne feront pas emploi de la langue française dans leurs instructions et l'enseignement du catéchisme » car ils utilisaient le breton[81].

En octobre 1902, le maire de Moëlan, le comte René de Beaumont, fut suspendu par le préfet du Finistère pour avoir participé aux manifestations contre les décrets de fermeture des écoles congrégationnistes[82]. Le , le tribunal correctionnel de Rennes confirme la condamnation de M. la Boninière de Beaumont, maire de Moëlan, à 50 francs d'amende prononcée par le tribunal de Quimperlé, mais lui accorde le bénéfice du sursis, pour avoir « énergiquement réprouvé la laïcisation de l'école des filles dans une lettre adressée au préfet du Finistère [83].

En juillet 1904, les portes de l'école privée tenue par les Frères de Lamennais durent être enfoncées pour que l'inventaire puisse être établi par le liquidateur, « pendant que les gendarmes contenaient les manifestants cléricaux »[84]. En décembre 1904, le comte René de Beaumont, maire, devenu propriétaire de l'école privée afin d'en maintenir l'activité, poursuivi pour reconstitution d'une école congrégationniste, fut acquitté par le tribunal de Quimperlé[85].

Le , à 19 heures, 200 personnes manifestent contre l'inventaire des biens du clergé, tant à l'église paroissiale qu'à la chapelle Saint-Philibert[86]. « Le bourg était gardé militairement par 54 gendarmes à cheval et à pied (...) [qui] maintenaient la foule qui chantait des cantiques et criait "Vive la liberté !" » écrit le journal L'Ouest-Éclair[87]. La comtesse de Beaumont, épouse du maire, sa fille et son fils furent condamnés à quinze jours de prison par le tribunal correctionnel de Quimperlé pour avoir crié "Au voleur !" lors de ces manifestations[88]. Leur libération de prison donna lieu à des manifestations de soutien, tant à Quimperlé qu'à Moëlan[89].

Le , les prêtres furent expulsés du presbytère de Moëlan ; « les portes ont été défoncées et le mobilier a été déposé dans la rue »[90].

Les autres faits de la Belle Époque[modifier | modifier le code]

Programme du Concours agricole organisé à Moëlan le

Le dynamisme démographique de Moëlan était alors important : par exemple, pour l'année 1903, l'on compte, pour une population totale de 5 887 habitants, 223 naissances et 89 décès, ainsi que 45 mariages[91].

Le , les ouvrières de la sardinerie Chancerelle de Brigneau (la "friture à poissons" avait été créée en 1895 par Robert Chancerelle) se mirent en grève car leur patron refusait de leur payer 1,50 franc, au lieu de 1 franc, la caisse de poisson ; « chacune des caisses contient cent boîtes de sardines de six à seize poissons »[92]. La crise sardinière de 1905 qui frappe tous les ports de pêche de la côte sud de la Bretagne concerne aussi les ports de Moëlan[93]. En juillet 1909, la grève des ouvriers soudeurs de Concarneau s'étend, notamment à l'usine Béziers de Brigneau et les patrons sardiniers décrétèrent un lock-out[94].

Publicité en faveur du cidre de Moëlan parue en 1914

La culture des pommiers était alors une activité importante : par exemple en octobre 1907, à Quimperlé, appartenant à des cultivateurs des environs de Clohars, Moëlan et Riec, « on voit, emplissant la cour de la gare ou rangés des deux côtés de la route quand la cour se trouve insuffisante pour les contenir, des chargements de pommes, attendant qu'on leur donne accès auprès d'un wagon qui se fait longtemps attendre ; et il n'est pas rare de voir ces braves gens attendre durant un jour entier et même quelquefois pendant deux jours qu'on en mette enfin un à leur disposition »[95]. Le cidre de Moëlan et des communes avoisinantes était réputé.

En août 1908, le hameau de Kerampellan, « exclusivement habité par de pauvres familles de pêcheurs », fut détruit par un incendie qui toucha 22 maisons et dépendances ; « quatre-vingt-dix personnes environ sont sans logis » écrit le journal Le Radical[96].

Le Second maître électricien CORNE François, de Moëlan, fit partie des 24 victimes du naufrage du sous-marin Vendémiaire, survenu le dans le Raz Blanchard[97].

La création de la station balnéaire de Kerfany-Les-Pins[modifier | modifier le code]

Publicité parue en 1926 dans le journal L'Intransigeant

Kerfany-Les-Pins est une plage exposée au sud, encadrée par deux falaises boisées de pins parasols. Cette station balnéaire fait face à Port Manech, située sur la rive droite de l'estuaire commun aux rias de l'Aven et du Bélon.

Vers 1900, Yves Salin, un ostréiculteur, rachète le sanatorium et plante des pins destinés à la fabrication de cagettes afin de pouvoir expédier des crustacés (il est aussi propriétaire des viviers de Beg Porz). En 1925, des promoteurs parisiens, les frères Bernheim, rachètent cette propriété, qu'ils lotissent, d'où la construction de villas cossues les années suivantes. L'ex-sanatorium est de nos jours une résidence de tourisme, le Castel Beach[71].

La ligne ferroviaire de Quimperlé à Conarneau[modifier | modifier le code]

La ligne ferroviaire allant de Quimperlé à Concarneau et desservant Moëlan, à voie métrique et exploitée par les Chemins de fer départementaux du Finistère, fut mise en service le et ferma en 1936[98]

Les ports de Moëlan et les bateaux de pêche[modifier | modifier le code]

Moëlan possédait traditionnellement quatre ports de pêche : Belon, Brigneau, Doëlan et Merrien. Une liste des bateaux de pêche ayant exercé dans le courant du XXe siècle a été établie pour chacun de ces quatre ports[99].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Moëlan porte les noms de 179 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale (mais une recherche historique locale fait état de 209 morts parmi les 981 poilus recensés[100]) ; 18 d'entre eux au moins sont des marins disparus en mer (dont François Guyomard, décoré à titre posthume de la Médaille militaire et de la Croix de guerre, Louis Lollichon et Pierre Nogues de la Médaille militaire et Julien Le Goff de la Croix de guerre) ; 12 d'entre eux sont mots sur le front belge, la plupart dès l'année 1914 dans les combats de Maissin et de la Bataille de l'Yser (Adolphe Lollichon fut décoré à titre posthume de la Croix de guerre et de la Médaille militaire, François Garrec fut décoré à titre posthume de la Médaille militaire) ; deux (Jean Nevenic et Joseph Coatsaliou) sont décédés lors de l'expédition des Dardanelles en Turquie et quatre lors de l'expédition de Salonique, l'un (Auguste Le Doze) à Corfou (Grèce, un autre (Joseph Capitaine) à Moudros (Grèce), un autre (Joseph Lhyver) à Athènes, un autre (Eugène Lopin) à Monastir, désormais Bitola, en Serbie) ; un soldat (Yves Barzic) est mort en captivité en Allemagne ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français (parmi eux Guy Bonnin de la Bonninière de Beaumont[101] fut décoré à titre posthume de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre, Joseph Lelias, Jean Lollichon, Mathurin Pérès et Pierre Péron de la Médaille militaire et de la Croix de guerre, Louis Bozec de la Croix de guerre, Julien Le Tallec, Baptiste Monchicourt et Émile Orvoenne de la Médaille militaire)[102].

L'adjudant de réserve Le Tollec, adjoint à l'école libre de Moëlan, soldat au 118e régiment d'infanterie, fut promu sous-lieutenant et décoré de la Légion d'honneur pour avoir, après la mort de son capitaine, « pris le commandement de sa compagnie » qu'il mena « à l'assaut du village de La Boisselle » ; il a « entraîné sa section de Bretons à la charge à la baïonnette au chant du cantique d' Hor Mar Santez Anna »[103].

Maurice Tremblez, un financier qui avait acheté le château du Guilly où il passait ses vacances l'été, et son épouse Suzy Depsy, furent compromis dans une affaire d'espionnage et Maurice Tremblez fut arrêté le alors qu'il se trouvait au Guilly pour « intelligence avec l'ennemi »[104].

Deux autres soldats ou marins sont morts pour la France, l'un (J. Le Lu) en 1925, l'autre (A. Le Maout) en 1926, dans des circonstances non précisées[102].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Programme des régates de Belon du

Le club d'athlétisme "Association sportive du Belon" était en 1923 « considéré comme l'un des tout premiers clubs ruraux de France »[105].

L'inauguration de la station de sauvetage maritime de Doëlan a lieu le , le premier bateau de sauvetage étant le canot à moteur Contre-Amiral Charles Léopold Gadaud[106].

Le , le canot de pêche Jouet-des-Flots parvint à secourir l'équipage du canot Les Deux-Sœurs, qui avait chaviré à l'entrée du port de Doëlan[107].

Le , la matelot des douanes Le Bourhis sauva quatre hommes dont le bateau de pêche, le Petit Robert, venait de chavirer près de l'Île Percée[108]. En août 1930, une barque dans laquelle avaient pris place huit enfants de Moëlan pour une promenade en mer chavira ; deux enfants âgés de 10 et 12 ans se noyèrent, les autres furent sauvés[109].

En avril 1931, Édouard Herriot, alors député du Rhône, mais ancien président du Conseil, vint inaugurer le nouveau groupe scolaire public de Moëlan[110].

Le club de football "L'Étoile sportive moëlanaise" existait déjà dans la décennie 1930[111].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Kerfany-les-Pins : monument commémoratif des résistants fusillés le .

Le monument aux morts de Moëlan porte les noms de 70 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; 9 d'entre eux au moins sont des marins disparus en mer, un (Yves Guéroué) est décédé lors de la bataille de Mers el-Kébir, un (Louis Madic) est décédé au Liban, un (Joseph Kermanach) à Palerme en Sicile, un (Joseph Tréguier) à Casablanca (Maroc), deux (Émile Audren et Joseph Malcoste) à Oran (Algérie) et un autre (Joseph Seillin) à Diego-Suarez (Madagascar) des suites de ses blessures[102]. Julien Mauduit[112] , résistant FFI, est mort en déportation au camp de concentration de Buchenwald[113]. Joseph Le Doze est mort en captivité à Ranstadt (Allemagne).

Parmi les massacres et exactions commis par l'armée allemande en France pendant la Seconde Guerre mondiale, l'on compte les exécutions de 20 résistants fusillés à Kerfany[114] par les Allemands le une semaine avant que Moëlan-sur-Mer ne soit libéré : Louis Laurent et Louis Le Guennec, tous deux de Moélan ; Alexis Cadoret, François Le Tollec, Yves Lelias, Louis Jaffré, César Houshoorn, Pierre Peyre, tous six de Quimperlé ; Théophile Kerlir, de Lorient ; Lucien Hascoët, Pierre Le Roux, Louis Bourhis, tous trois de Concarneau ; Jean et François Noach, Adolphe Furic, René Colin, Arsène Coadou, René Laureau, tous six de Nevez ; Louis Torquat de la Coulerie[115] et un combattant britannique non identifié ; il faut ajouter à cette liste André de Neuville[116] tué d'une rafale de mitraillette près de son château de Rosgrand à Rédéné le alors qu'il cherchait à récupérer du matériel radio dans son château occupé depuis deux jours par les Allemands[117].

En avril 1943, lors d’une mission de nuit, un bombardier anglais est mitraillé par les Allemands au large de Moëlan. À son bord, un jeune pilote de la Royal Air Force, Arthur Henry Radbourne, 21 ans, et quatre autres compagnons : Eric William Aldridge, Wallace Carter, Thomas Luscombde, Jack Stok. Seul le corps du pilote sera repêché, le lendemain, par l’équipage d’un bateau de Brigneau nommé l’Ange Gardien, un chalutier à voile, propriété de Joseph le Torrec. Malgré la volonté de la population de Moëlan, il sera inhumé par les Allemands, pratiquement en cachette au cimetière de la commune[118]. Un avion américain fut aussi abattu le dans la région de Moëlan et son pilote, Harold H. Tilbury, parvint à retourner en Angleterre via Carantec grâce au réseau Sibiril[119].

L'après-Seconde-Guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Les noms d'un soldat (François Couric) mort pour la France pendant la Guerre de Corée, de dix soldats originaires de Moëlan morts pour la France pendant la Guerre d'Indochine (dont Henri Conan, décoré à titre posthume de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre, Lucien Bourhis et Joseph Colin, décorés de la Croix de guerre et de la Médaille militaire et Émile Cohen et Robert Le Du, décorés de la Croix de guerre), de deux soldats (Joseph Quentel, décoré de la Croix de la valeur militaire, et Mathurin Riouat) morts pour la France pendant la Guerre d'Algérie, ainsi que ceux de six autres décédés respectivement en 1946, 1947, 1949, deux en 1958 et un en 1961 dans des circonstances non précisées, se trouvent sur le monument aux morts de la commune[102].

Vers 1970, une douzaine d'ostréiculteurs exploitent environ 25 ha de parcs sur les deux rives de la Belon, tant côté Riec-sur-Belon que côté Moëlan-sur-Mer.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1793 Hervé Le Franc[120]   Curé et officier public
1793 1795 Louis François Jolif    
1795 1797 Martial Mahé   Marchand
1797 1799 Jean Baptiste Calvar[121]   Meunier
1799 1804 Melaine Peneliou[122]    
1804 1811 Jean Marée[123]   Propriétaire.
1811 1817 François Guillet[124]   Douanier et greffier de justice de paix
1817 1830 Thomas Casimir de Mauduit de Kervern[125]   Habitait le château de Plaçamen.
1830 1831 Guillaume Le Doze[126]   Notaire, percepteur.
1831 1832 Yves Malcost[127]   Demeurait à Kervilin en Moëlan.
1832 1833 Jacques-François Le Courant[128]    
1833 1839 Pierre Colin[129]   Cultivateur
1839 1844 Thomas Casimir de Mauduit, puis Guillaume Le Doze   Tous deux sont "conseiller municipal délégué aux fonctions d'officier d'état-civil"
1844 1847 Camille Le Clerc de Fresne de la Verpillière[130]   Ancien gouverneur de Pondichéry. Surnommé "Pondichéry".
1850 1851 Thomas Casimir de Mauduit de Kervern   Déjà maire entre 1820 et 1829
1853 1860 Camille Le Clerc de Fresne de la Verpillière   Déjà maire entre 1844 et 1847.
1860 1864 Yves Marie Malcoste[131]   Cultivateur. Adjoint délégué aux fonctions d'officier d'état-civil
1864 1868 Prosper Michel Avice, comte de Mougon[132]   Habitait le château de Plaçamen.
1869 1871 Louis Le Scoazec[133]   Cultivateur
1871 1874 François Pendeliou [Peneliau][134]    
1874 1882 Jean-François Orvoën[135]   Cultivateur
1882 1883 Louis Le Scoazec   Déjà maire entre 1869 et 1871.
1883 1902 Comte René de Beaumont[136] Action française Il fut révoqué trois fois en raison de ses combats en faveur de l'école catholique. Habitait le château de Plaçamen.
1902 1904 Louis Le Scoazec   Déjà maire entre 1869 et 1871 et entre 1882 et 1883.
1904 1906 Comte René de Beaumont   Déjà maire entre 1883 et 1902.
1906 1908 Jean-François Orvoën   Déjà maire entre 1874 et 1882.
1908 1917 Frédéric Barbe[137] Républicain[138] Notaire.
1919 1929 Louis-Mathurin Le Goff[139]   Entrepreneur.
1929 1935 Joseph Guilloré[140]   Marin d'état.
1936 1944 Jean Garniel[141]   Conseiller d'arrondissement. Patron de chaloupes de pêche.
1944 1953 Hippolyte Cornou[142]   Radiotélégraphiste
1953 1959 Pierre Daniélou[143]   Habitait Tréméven.
mars 1959 1983 Louis Orvoën MRP puis CD Exploitant agricole. Député, sénateur, président du Conseil général
mars 1983 janvier 1995 Joseph Le Bourhis[144] NI Ancien militaire (armée de terre)[145].
janvier 1995 mars 1995 Maurice Hasson NI  
mars 1995 2001 Rémy Dubues PS  
mars 2001 2008 René Haidon UMP  
mars 2008 2014 Nicolas Morvan PS Conseiller régional
mars 2014 en cours Marcel Le Pennec DVD Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Cette commune de 6592 habitants (1999) est la plus peuplée du canton de Pont-Aven, dans l'arrondissement de Quimper. Sa démographie est caractérisée par une quasi-stagnation de sa population recensée de 1906 à nos jours (sur un siècle) Cette observation est unique pour une commune de plus de 5000 habitants dans le canton, dans l'arrondissement.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[146]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[147],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 947 habitants, en diminution de -0,13 % par rapport à 2009 (Finistère : 1,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 103 3 258 3 609 3 656 3 839 4 201 4 132 4 325 4 432
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 370 4 360 4 595 4 653 4 963 5 213 5 410 5 481 5 726
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 887 6 315 6 640 6 720 6 659 6 520 6 543 6 810 6 517
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
6 653 6 276 6 297 6 501 6 596 6 592 6 841 6 981 6 947
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[148] puis Insee à partir de 2006[149].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune en breton est Molan[150] .

La signature de la charte « Ya d'ar brezhoneg », en faveur de la langue bretonne, s'y est effectuée le . Le label de niveau 2 a été remis à la commune de Moëlan-sur-Mer le 20 décembre 2013.

Une classe bilingue a été ouverte à l’école publique à la rentrée 2013. À la rentrée 2016, 56 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 11,8% des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[151].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

La commune compte dix monuments historiques.

Église et chapelles[modifier | modifier le code]

  • l'église Saint-Melaine (1879), édifiée en 1876-1878 sur les plans de Bigot par l'entrepreneur Bergé à l'emplacement d'un ancien oratoire détruit au IXe siècle et d'une ancienne église restaurée en 1599. L'édifice, qui a été consacré en juin 1879, comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept et un chœur formé de deux travées droites avec bas-côtés et d'un rond-point de trois travées entouré d'une carole sur laquelle s'ouvrent trois chapelles rayonnantes. Le clocher est sans galerie. Les confessionnaux datent du XVIIIe siècle. L'église abrite les statues de saint Jean-Baptiste, saint Melaine et saint Corentin ;
  • la chapelle Saint-Philibert-et-Saint-Roch (1516). Une concession d'indulgences avait été accordée à la chapelle le 26 janvier 1516. Sur une pierre de l'aile sud, on trouve une date de restauration, 1599, et l'inscription "Henry Corn Fabrique S. Roc 1599". La chapelle est restaurée à nouveau en 1975. L'édifice est en forme de tau comprenant une nef de cinq travées avec bas-côtés s'élargissant au niveau de la cinquième pour former les deux ailes alignées sur le chevet. On y trouve de nombreuses statues en bois polychrome : Notre-Dame de Bonne Nouvelle (XVIe siècle), Dieu le Père provenant d'une Trinité (XVIe siècle), une pietà (XVIe siècle), saint Christophe (XVIe siècle), saint Jean, provenant d'une poutre de gloire (XVIIe siècle), saint Jacques le Majeur, saint Cornély avec tiare, deux saints évêques. Dans le chœur se trouvent les statues de saint Roch et saint Philibert (toutes deux du XVIIe siècle). On trouvait également jadis les statues de sainte Thumette, saint Cado et saint Melaine[152] ;
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  • la chapelle Saint-Guénal ou Saint-Guénael ou Saint-Guinal (XVIIIe siècle), restaurée en 1954. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet à trois pans. La chapelle abrite une statue de saint Guénael (avec livre, crosse et tonsure monacale), deux Vierges-Mères, deux saints inconnus et un Christ sur une poutre de gloire ;
  • la chapelle Saint-Cado (XVIIIe siècle), restaurée en 1873 et reconstruite en 1892 à l'emplacement d'une ancienne chapelle du XVIe siècle. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire à chevet droit. La chapelle abrite une statue ancienne de saint Cado (en diacre) et une statue moderne de saint Cado ;
  • la chapelle Notre-Dame-de-Lanriot (1867). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire rebâti en 1865-1866. La chapelle abrite les statues de saint Maur et de la sainte Vierge. Un petit menhir surmonté d'une croix se trouve près de la chapelle ;
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  • la chapelle Saint-Pierre (XIXe siècle). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire rebâti en 1888. La chapelle abrite la statue de saint Pierre, deux Vierges-Mères et un Crucifix ;
  • les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle de Kergroes (édifiée provisoirement vers 1959), la chapelle Saint-Andreo, la chapelle Saint-Guénolé, la chapelle Sainte-Thumette, la chapelle Saint-Maurice, la chapelle Sainte-Anne (située jadis à Poulvez), la chapelle Saint-Thamec ou Saint-Maeoc (détruite à la Révolution et qui possédait jadis un cimetière). La chapelle Saint-Guénolé, déjà en ruines en 1790, était située au nord-est du lieu-dit "Park Sant Minole" et possédait plusieurs statues anciennes de saint Pierre, sainte Barbe et saint Guénolé.

Calvaires et croix[modifier | modifier le code]

  • Le calvaire de la chapelle Saint-Philibert (XVIe siècle), avec Jésus-Christ de chaque côté de la croix. D'un côté se trouve un crucifix entre les deux larrons en croix, de l'autre un Christ montrant ses plaies. Au bas se trouve une pietà ;
  • le calvaire du cimetière de Moëlan (1903) ;
  • d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Kerandrège (XXe siècle), la croix de Kervilin (XVIe siècle).

Châteaux et manoirs[modifier | modifier le code]

Le manoir de Kertalg, un "château-hôtel" près de Pont-Guily, vue d'ensemble
  • les vestiges du manoir de Kermoguer (XVe siècle) ;
  • le manoir de Kertalg (XVe siècle), encore surnommé "château du Guilly", propriété au XVe siècle de Hervé Du Juch. Reconstruit au XVIIIe siècle ;
  • le colombier de Kermoguer (XVe-XVIe siècle) ;
  • le fortin ou la maison douanière (XVIIe siècle), situé ria de Merrien ;
  • le manoir de Kervignac (1640) ;
  • le château de Plaçamen[153], construit par Casimir de Mauduit dans la première moitié du XIXe siècle.

Fontaines[modifier | modifier le code]

  • la fontaine Saint-Roch (XVIe siècle) ;
  • la fontaine Saint-Thumette (1694) ;
  • la fontaine Saint-Guénolé, située sur les terres de Damany (Foeten Ouannec). Son eau passait pour avoir des vertus miraculeuses.

Fours[modifier | modifier le code]

  • le four à pain de Kersécol (XVIIIe siècle).

Moulins[modifier | modifier le code]

  • 11 moulins dont le moulin à eau de la Villeneuve, Labbé, du Damany, du Duc, Neuf, Marcin, Landuc (XVe-XVIe siècle)…

Vestiges préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

  • le menhir de Kerseller (époque néolithique) ;
  • le menhir de Bellevue (époque néolithique) ;
  • le menhir de Mentoul (époque néolithique) ;
  • les menhirs de Kerascoë, de Mein Carn, Mescléo (époque néolithique);
  • l'allée couverte et le menhir de Kercordonner (époque néolithique), classés monument historique par arrêté du 7 octobre 1931[154] ;
  • l'allée couverte de Kergoustance ou Kergoustang (époque néolithique) ;
  • l'allée couverte de Kérandège ou Kérandrège (époque néolithique) ;
  • l'allée couverte de Kermeur Bihan (époque néolithique) ;
  • la stèle de la chapelle Notre-Dame-de-Lanriot (âge du fer) ;
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Tableaux représentant Moëlan-sur-Mer et ses environs[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs vues de la commune peintes par Émile Jourdan (1860-1931).
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  • Robert Le Madec : Vieille coque no 1 (Brigneau)
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Jumelages[modifier | modifier le code]

Depuis 1968, Moëlan est jumelée avec la ville de Lindenfels, ville du Land de la Hesse, en plein centre de la région de l'Odenwald

Culture[modifier | modifier le code]

  • En 1971, 1972, 1973 s'est déroulé sur le territoire de la commune le Festival de Kertalg.
  • Depuis 1930 et la création de l’association « Les Gars de Saint-Philibert », le Cinéma Le Kerfany remplit un rôle exceptionnel de promotion et de soutien au cinéma sous toutes ses formes en couplant programmation de films grands publics et art et essai.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Janvier, né le 25 mars 1992 a Quimperlé - Kemperle, cycliste licencié au MCCPA, triple champion de France sur piste : - Américaine juniors 2009 avec Fabien Le Coguic-2010 avec Geoffrey Millour - Poursuite par Équipes juniors 2010 avec Romain Le Roux, Olivier Le Gac et Geoffrey Millour.
  • Pierre Mac Orlan (1882-1970) a effectué de nombreux séjours sur les rives de Brigneau entre 1910 et 1914. C'est à Moëlan qu'il reçoit, le 14 juillet 1914, son ordre de mobilisation. Il évoque dans ses mémoires ses rencontres avec des habitués de Moëlan, les peintres Maurice Asselin (qui fréquente le lieu à partir de 1905), Ricardo Florès et Émile Jourdan[157].
  • Charles Le Quintrec (1926-2008) a été longtemps résident de la commune.

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. René Largillière, "Les saints et l'organisation chrétienne primitive dans l'Armorique bretonne", 1925, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k914005/f185.image.r=Plougasnou.langFR
  2. Benjamin Girard, "La Bretagne maritime", 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5744832r/f350.image.r=moelan?rk=4613756;4
  3. http://memoiresetphotos.free.fr/Villages/Brigneau.html
  4. http://memoiresetphotos.free.fr/Villages/St-Thamec.html
  5. a et b http://memoiresetphotos.free.fr/Villages/Kerfany-Lotissement.html
  6. http://www.finistere.fr/Actualites/Mise-en-valeur-de-friches-littorales-a-Moelan-sur-Mer
  7. Philippe Vidal, L'axe granitique de Moëlan - Lanvaux (Sud du Massif Armoricain), "Bulletin de la Société géologique et minéralogique de Bretagne", 1972, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9687170n/f27.image.r=Mo%C3%ABlan?rk=42918;4
  8. a et b Noms de lieux bretons, Editions Jean-paul Gisserot, coll. « Universels Gisserot / 22 », , 126 p. (ISBN 978-2-877-47482-5, OCLC 2877474828, lire en ligne), p. 85
  9. a, b, c, d, e et f J.-M. Bachelot, "Recherches archéologiques dans la commune de Moëlan, près de Quimperlé", 1847, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1326192/f7.image.r=Mo%C3%ABlan
  10. http://megalithes-breton.fr/29/accueil_29.php?nom=al/kergoustance.html
  11. a et b Émile Cartailhac, "Dictionnaire archéologique de la Gaule : Époque celtique", tome 2, 1875-1923, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9763804h/f283.image.r=moelan
  12. http://www.communes.com/bretagne/finistere/moelan-sur-mer_29350/monuments.html
  13. Étienne Loppé, Cachette de l'âge du bronze à Mescléo en Moëlan (Finistère), revue "L'Homme préhistorique", 1911, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58610019/f119.image.r=Moelan?rk=793995;2
  14. Louis Marsille, Le bronze dans l'arrondissement de Quimperlé, "Bulletin de la Société polymathique du Morbihan", 1911, cité par la revue "L'Homme préhistorique", 1911, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58610019/f364.image.r=Moelan?rk=793995;2
  15. Paul du Chatellier,Les époques préhistoriques et gauloises dans le Finistère, "Matériaux pour l'histoire primitive et naturelle de l'homme", 1888, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k445336c/f533.image.r=moelan?rk=4442082;0
  16. Paul du Chatellier, Exploration de quelques sépultures de l'époque du bronze dans l'ouest et le sud du département du Finistère, "Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord", 1883, voir http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k123527c/f94.image.r=moelan?rk=21459;2
  17. Albert Le Grand, "Les vies des saints de la Bretagne Armorique : ensemble un ample catalogue chronologique et historique des evesques d'icelle... et le catalogue de la pluspart des abbés, blazons de leurs armes et autres curieuses recherches", 5e édition, 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f979.image.r=moelan?rk=4871268;4, René Kerliver, "Répertoire général de bio-bibliographie bretonne", 1886-1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5816668q/f8.image.r=moelan?rk=42918;4 et M. Merlet, Bibliothèque chartraine, "Mémoires de la Société archéologique de l'Orléanais", 1883, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57181016/f95.image.r=moelan?rk=6673852;4
  18. http://memoiresetphotos.free.fr/Articles/Mur_du_roi.html
  19. Hervé du Juch, seigneur de Pratanroux en Penhars, capitaine de Quimper, décédé le à Quimper
  20. Probablement Charles de Kerymerch, dit aussi Charles de Quimerch, voir Amédée de Ternas, "Notice généalogique sur la famille de Bouteville", 1884, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5532739x/f91.image.r=Kerymerch?rk=128756;0
  21. a et b Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist02og
  22. Pol Potier de Courcy, " Nobiliaire et armorial de Bretagne", tome 2, 1862, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406239c/f50.image.r=moelan?rk=3540790;0
  23. Diocèse de Quimper, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie pour l'année 1934, Notice sur les paroisses du diocèse de Quimper et du Léon, page 39, 1934
  24. Pitre-Chevalier, "Aliénor, prieure de Lok-Maria", tome 2, 1842, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56212497/f245.image.r=moelan
  25. Edm.-M. P. Du V., "Le R. P. Julien Maunoir, de la Compagnie de Jésus, apôtre de la Bretagne au XVIIe siècle", 1869, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63707557/f188.image.r=moelan?rk=2274689;2
  26. Villeroche est la francisation de Kerroc'h, lieu-dit de Moëlan
  27. René Kerliver, "Recherches et notices sur les députés de la Bretagne aux États-généraux et à l'Assemblée nationale constituante de 1789", 1885-1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5840458m/f75.image.r=moelan?rk=5729642;0
  28. Cité par Jean-Yves Barzic, "L'Hermine et le Soleil. Les Bretons au temps de Louis XIV", Coop Breizh, Spézet, 1995, [ (ISBN 2-909924-44-0)]
  29. Personnes en âge de communier
  30. La cure à l'alternative signifie que le curé est nommé alternativement par l'évêque et par celui qui détient le droit de présentation
  31. http://memoiresetphotos.free.fr/Articles/Cahier_Doleances.html
  32. Henri Sée, Les classes rurales en Bretagne du XVIe siècle à la Révolution, revue "Annales de Bretagne, 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1153183/f663.image.r=moelan?rk=42918;4
  33. Gabriel Hippolyte de Mauduit, né le dans la paroisse Saint-Colomban de Quimperlé, fils de Jean Hippolyte de Mauduit, officier de la Compagnie des Indes. Lui-même fut capitaine au Régiment Royal de la Marine, décédé le à Moëlan ; père de Thomas Casimir de Mauduit, qui fut maire de Moëlan
  34. Gabriel Hippolyte de Mauduit, né le dans la paroisse Saint-Colomban de Quimperlé, capitaine au Régiment Royal de la Marine, décédé le à Moëlan
  35. J. Baudry, "Étude historique & biographique sur la Bretagne à la veille de la Révolution", 1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5816873q/f293.image.r=moelan
  36. F.-A. Aulard, "Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire", tome 25, 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6215987j/f526.image.r=moelan?rk=21459;2
  37. Guillaume du Païs, né le au château du Guilly en Moëlan, capitaine de garde-côtes, décédé le au château du Guilly
  38. Augustin Dupaïs, baptisé le à Moëlan
  39. "Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie", 1911 et "Mémoires et photos", 2010, consultable http://memoiresetphotos.free.fr/Articles/Chouans.html
  40. http://memoiresetphotos.free.fr/Cadastre/Cadastre.html
  41. Thomas Casimir de Mauduit, fils d'Hyacinthe Hipppolyte de Mauduit, lequel, né le à Kerjégu en Moëlan, s'engagea dans l'armée à partir de 1813, devenant capitaine en 1830, mais il refusa de prêter serment à la Monarchie de Juillet et démissionna de l'armée ; il devint par la suite consul de France en Colombie, et décéda le à Santa Marta (Colombie). Thomas Casimir de Mauduit fut maire de Moëlan
  42. Ce trou d'eau, situé à Merrien, était déjà signalé par Jacques Cambry, "Monuments celtiques ou Recherche sur le culte des pierres", 1808, voir https://books.google.fr/books?id=5Yumz6wCRhcC&pg=PA93&lpg=PA93&dq=bains+de+Diane+Mo%C3%ABlan&source=bl&ots=CA251ZNF8P&sig=G_wmrEAWdC1vAG2-M4vfP-9eqkQ&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwihjMXUiIXUAhUQkRQKHV8fCfoQ6AEITDAF#v=onepage&q=bains%20de%20Diane%20Mo%C3%ABlan&f=false
  43. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1843
  44. site web : Mémoires et Photos de Moëlan : http://memoiresetphotos.free.fr
  45. Amédée Dechambre, "Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales", Première série, A-E. T. seizième, CHI-CHO, 1864-1888, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k31222p/f778.image.r=moelan?rk=21459;2
  46. Marie-Claude Colliou-Guermeur, Terres et gens du Bélon, Imprimerie régionale, Bannalec, 2003, déclaration de M. de Mauduit, conseiller général, Projet d'installation d'un bac charretier à Bénodet, "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", août 1872, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55646502/f441.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR et "Le Voleur", n° du 31 juillet 1833, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6393895k/f16.image.r=moelan?rk=21459;2
  47. http://memoiresetphotos.free.fr/Articles/Passeurs/Passeurs-1.html, http://memoiresetphotos.free.fr/Articles/Passeurs/Belon-1.html
  48. J.-M.-P.-A. Limon, "Usages et règlements locaux en vigueur dans le département du Finistère", imprimerie du Lion, Quimper, 1852, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5688569v/f385.image.r=Clohars-Fouesnant.langFR
  49. a et b Cyrille Maguer, Chroniques du pays de Pont-Aven : entre Aven et Belon, Saint-Cyr-sur-Loire, A. Sutton, coll. « Témoignages et récits », , 125 p. (ISBN 978-2-849-10596-2, OCLC 470870742)
  50. Journal Le Journal, n° du 28 avril 1911, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7626937d/f2.image.r=Balestri%C3%A9?rk=321890;0
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  52. Journal L'Univers, no 3302 du 15 octobre 1876, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7005758/f3.image.r=Moelan?rk=150215;2
  53. Journal Le Gaulois, n° du 5 janvier 1887, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k525989t/f3.image.r=Mo%C3%ABlan?rk=64378;0 et n° du 12 janvier 1887, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5259961/f3.image.r=Mo%C3%ABlan?rk=42918;4
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  55. "Annales du sauvetage maritime", 1891-1892, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5765754v/f674.image.r=doelan?rk=536483;2
  56. Journal Le Petit Journal n° du 29 octobre 1896, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6140555/f3.image.r=moelan?rk=171674;4
  57. Journal L'Ouest-Éclair no 3227 du 15 novembre 1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k641618p/f4.image.r=brigneau?rk=600861;2
  58. Journal Journal des débats politiques et littéraires, n° du 3 juillet 1912, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k484595c/f3.image.r=moelan?rk=236052;4
  59. François Le Doussal, né le à Quimperlé, boulanger, décédé en 1870 à La Madeleine-Bouvet(Orne)
  60. http://memoiresetphotos.free.fr/Guerre%2070-71/Medaille_1870.html
  61. Anne de Perrien, née en 1837, décédée le à Moëlan, alors veuve de Ferdinand Chrestien de Tréveneuc, décédé le au château de Plaçamen, ancien capitaine de dragons et député
  62. Journal officiel de la République française, n° du 26 mars 1878, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62530801/f32.image.r=Moelan
  63. " Impressions : projets, propositions, rapports.. du Sénat", n° du 4 mai 1885, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9735575b/f511.image.r=moelan?rk=2789713;2
  64. Journal L'Intransigeant, n° du 15 décembre 1882, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k775592w/f3.image.r=Mo%C3%ABlan?rk=193134;0
  65. Journal L'Univers, no 5530 du 6 janvier 1883, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k704338h/f2.image.r=Mo%C3%ABlan?rk=21459;2
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  67. Journal L'Univers, no 5516 du 21 décembre 1882, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k704324n/f2.image.r=Moelan?rk=64378;0
  68. « Mémoires et Photos », sur free.fr (consulté le 12 février 2016)
  69. « SHRMvoyages », sur shrm.asso.fr (consulté le 12 février 2016)
  70. L'abbé Stanislas Rosenberg avait également, toujours avec l'argent de la comtesse d'Albufera, fondé dans le Manitoba une colonie francophone dénommée "Fannystelle" (voir http://wikimapia.org/25575009/Fannystelle-Manitoba). Il fut par la suite poursuivi et condamné pour diverses escroqueries
  71. a et b Serge Duigou, Jean Failler et Bernard Galéron (contribution photographique), La Cornouaille dans tous ses états, Quimper, Palantines, , 285 p. (ISBN 978-2-356-78086-7, OCLC 858226096, notice BnF no FRBNF43648562)
  72. René Ledoux-Behard, "La Lutte antituberculeuse en France", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5844279b/f57.image.r=moelan?rk=4527919;2
  73. http://memoiresetphotos.free.fr/Marcophilie/Marcophilie.html
  74. Édouard Decaudin-Labesse et Henry Pierret, "Notre Pays de France : le roi du biniou", 1893, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102811x/f166.image.r=moelan
  75. La pratique ancienne d'un feu de joie, la veille du Pardon de saint Philibert, était encore conservée
  76. Léon Jaud, "Saint Filibert, fondateur et abbé de Jumièges et de Noirmoutier : sa vie, son temps, sa survivance, son culte, étude d'histoire monastique au VIIe siècle", 1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97500301/f583.image.r=moelan?rk=2124474;0
  77. Louis-Antoine Dufilhol, "Guionvac'h, études sur la Bretagne", 1835, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5661485w/f284.image.r=moelan?rk=2596579;2
  78. Charles Brossard, "La France de l'Ouest", cité par "Mercure de France", janvier 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2015833/f788.image.r=moelan?rk=6802608;4
  79. Chanoine Peyron, "Comptes-rendus, procès-verbaux, mémoires... Association bretonne", 1912, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5687891d/f363.image.r=moelan
  80. En vertu du Concordat, les prêtres étaient alors payés par l'État
  81. Journal La Croix no 6064 du 18 et 19 janvier 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2199243/f1.image.r=Pouldreuzic.langFR
  82. Journal L'Univers, no 12632 du 4 octobre 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7112220/f2.image.r=Moelan?rk=214593;2
  83. Journal L'Univers, no 12761 du 13 février 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k711352b/f2.image.r=Moelan?rk=85837;2
  84. Journal Le Radical, n° du 29 juillet 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7623036z/f1.image.r=Mo%C3%ABlan?rk=107296;4
  85. Journal Le Gaulois, n° du 12 décembre 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k532718t/f3.image.r=Mo%C3%ABlan?rk=321890;0
  86. Collectif Sarka-SPIP, « 1906 Les inventaires à Moëlan - Laïcité Aujourd'hui », sur laicite-aujourdhui.fr (consulté le 12 février 2016)
  87. Journal L'Ouest-Éclair, no 3276 du 25 février 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6409902/f4.image.r=moelan?rk=64378;0
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  89. Journal L'Ouest-Éclair, no 3291 du 12 mars 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k641005b/f3.image.r=moelan?rk=450646;0
  90. Journal L'Univers, no 14414 du 16 octobre 1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k713373z/f4.image.r=Moelan?rk=300430;4
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  93. Journal Journal des débats politiques et littéraires, n° du 25 juillet 1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k482009p/f2.image.r=moelan?rk=85837;2
  94. Journal Le Petit Parisien, n° du 29 juillet 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5633176.r=brigneau?rk=42918;4 et n° du 28 août 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5633477/f4.image.r=brigneau?rk=665239;2
  95. Journal L'Ouest-Éclair no 3202 du 21 octobre 1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6415937/f4.image.r=moelan?rk=9420648;2
  96. Journal Le Radical, n° du 22 août 1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7617105q/f4.image.r=Mo%C3%ABlan?rk=300430;4
  97. Journal L'Intransigeant, n° du 11 juin 1912, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k786376m/f1.image.r=Mo%C3%ABlan?rk=278971;2
  98. http://memoiresetphotos.free.fr/Articles/Train-1.html
  99. http://memoiresetphotos.free.fr/Navires/Navires-Belon.html, http://memoiresetphotos.free.fr/Navires/Navires-Brigneau.html, http://memoiresetphotos.free.fr/Navires/Navires-Doelan.html et http://memoiresetphotos.free.fr/Navires/Navires-Merrien.html
  100. http://memoiresetphotos.free.fr/Guerre%2014-18/14-18-Guerre.html
  101. Guy Bonnin de la Bonninière de Beaumont, né le à Paris, fils de René Bonnin de la Bonninière de Beaumont, lieutenant au 18e régiment de dragons, décédé le à l'hôpital auxiliaire n°23 à Alençon (Orne) des suites de ses blessures reçues le à Foncquevillers (Pas-de-Calais) ; voir journal L'Action française, no 337 du 3 décembre 1914, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7585584/f1.image.r=moelan?rk=643780;0
  102. a, b, c et d http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29150&pays=France&dpt=29&idsource=7237&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0
  103. Journal L'Ouest-Éclair no 5749 du 11 mai 1915, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6443519/f3.image.r=moelan?rk=2317608;0
  104. Journal La Lanterne du 3 mars 1918, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7517530x/f2.image.r=Moelan?rk=64378;0 et journal Le Figaro, n° du 2 mars 1918, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2916996/f1.image.r=Moelan?rk=128756;0
  105. Journal L'Ouest-Éclair no 7884 du 6 mai 1923, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6472662/f6.image.r=moelan?rk=12553710;0
  106. "Annales du sauvetage maritime", 1922, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5766608k/f83.image.r=doelan?rk=85837;2
  107. "Annales du sauvetage maritime", juillet 1926, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5768375k/f87.image.r=doelan
  108. "Annales du sauvetage maritime", juillet 1926, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5768375k/f85.image.r=moelan?rk=85837;2
  109. Journal Le Petit Journal n° du 27 août 1930, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k632254b/f3.image.r=moelan?rk=236052;4
  110. Journal L'Ouest-Éclair, no 12576 du 13 avril 1931, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k658516s/f4.image.r=moelan?rk=1287560;0 et journal Le Radical, n° du 19 avril 1931, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k76132030/f7.image.r=Mo%C3%ABlan?rk=407727;2
  111. JournalL'Ouest-Éclair, no 12851 du 13 janvier 1932, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6587918/f10.image.r=moelan?rk=4892728;0
  112. Julien Mauduit, né le à Quimperlé (Finistère), arrêté à Douarnenez, emprisonné à Quimper, puis déporté depuis Compiègne le vers le camp de concentration de Buchenwald
  113. http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-m.htm et http://memoiresetphotos.free.fr/Guerre%2039-45/Mortpourlafrance-39-45.html
  114. Georges-Michel Thomas et Alain Le Grand, "Le Finistère dans la guerre ; tome 2, la libération", Brest, Éditions de la Cité, 1980, pages 387-392
  115. Le général Louis Torquat de la Coulerrie, né le à Saint-Nazaire, qui résidait à Paramé aux débuts de la guerre, séjourne au château de Rosgrand en juillet 1944 lorsque ce château est encerclé par les Allemands le et est considéré à tort par les Allemands comme un des chefs de la résistance locale.
  116. Membre de l'Organisation de résistance armée de la région de Quimperlé, il abrite dans son château de Rosgrand en Rédéné de nombreux résistants.
  117. « Résistants du Finistère fusillés ou abatus au combat », sur pagesperso-orange.fr (consulté le 12 février 2016)
  118. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=990205
  119. Andrée Dore-Audibert et Annie Morzelle, "Révolutionnaires silencieuses au XXe siècle", 1991, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k33306340/f28.image.r=moelan
  120. Hervé Le Franc, né en 1759 à Quimper, décédé en 1799, curé constitutionnel, puis réfractaire à partir de 1795 et alors emprisonné à Quimper, puis à Brest
  121. Jean Baptiste Calvar, né en 1770 à Clohars-Carnoët, décédé en 1802
  122. Melaine Peneliou, né le à Moëlan
  123. Jean Marée, né le à Saint-Brieuc, décédé le à Moëlan
  124. François Guillet, né en 1777 à Lorient
  125. Thomas Casimir de Mauduit de Kervern, né le à Lignol (Morbihan), décédé le à Moëlan
  126. Probablement Guillaume Le Doze, né le à Kermonen en Moëlan, décédé le à Lannic en Moëlan
  127. Yves Malcost, né le à Moëlan, décédé le à Moëlan
  128. Probablement Jacques Le Courant, né le à Kerchopine en Le Trévoux
  129. Pierre Colin, né le à Saint-Cado en Moëlan, décédé entre 1847 et 1853
  130. Camille Le Clerc du Fresne de la Verpillière, né le à Pondichéry (Inde française), décédé le à Moëlan
  131. Yves Marie Malcoste, né le à Kervilin en Moëlan, fils d'Yves Malcost, maire entre 1831 et 1832
  132. Prosper Michel Avice, comte de Mougon, né le à Niort (Deux-Sèvres), marié le à Trégunc avec Marie Adrienne Aubert de Vincelles
  133. Louis Antoine Le Scoazec, né le à Moëlan, décédé le à Kerdaniou en Moëlan
  134. François Pendeliou [Peneliau], né le à Moëlan
  135. Jean-François Orvoën, né le à Moëlan, décédé le à Kermoguer en Moëlan
  136. Comte René Jacques Marie Paul Louis Bonnin de la Bonninière de Beaumont, né le à Beaumont-la-Ronce (Indre-et-Loire) ; membre de l'Action française ; en 1914, il fut engagé volontaire et brigadier au 25e régiment de dragons ; décédé en 1940, il fut inhumé à Moëlan dans l'oratoire des Treveneuc-Beaumont. Il pratiqua la chasse à courre entre 1897 et 1914 depuis sa demeure d'Hennebont et sa maison de chasse de Kerlagadec à Pluvigner, voir revue "La vie au grand air", n° du 4 mars 1900, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9606056h/f7.image.r=moelan?rk=21459;2. Peintre à ses heures, il a peint notamment Scène de chasse au cerf, daté 1890
  137. Frédéric Barbe, né le à Moëlan, décédé le à Moëlan
  138. Journal L'Ouest-Éclair no 3396 du 6 mai 1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6417913/f4.image.r=moelan?rk=7060120;4
  139. Louis-Mathurin Le Goff, né le à Moëlan
  140. Joseph Guilloré, né le à Moëlan, décédé en 1935 à Moëlan-sur-Mer
  141. Jean Garniel, né le à Moëlan, décédé le à Moëlan-sur-Mer
  142. Hippolyte Cornou, né le à Moëlan, décédé le à Moëlan-sur-Mer, voir http://memoiresetphotos.free.fr/Articles/Cornou/Cornou1.html
  143. Pierre Daniélou, né en 1885, décédé en 1985
  144. Joseph Le Bourhis, né en 1927 à Moëlan, décédé en novembre 2003 à Kerconan en Moëlan
  145. http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20031117&article=7087632&type=ar
  146. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  147. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  148. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  149. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  150. Bulletin municipal, octobre 2011
  151. « Enseignement - Ofis Publik ar Brezhoneg », sur opab-oplb.org (consulté le 12 février 2016)
  152. « Moëlan-sur-Mer : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune du canton de Pont-Aven) », sur infobretagne.com (consulté le 12 février 2016)
  153. http://www.letelegramme.fr/finistere/pont-aven/b-boudic-histoire-du-domaine-de-placamen-22-07-2015-10714137.php
  154. Notice no PA00090117, base Mérimée, ministère français de la Culture
  155. Jacques Vaillant, peintre français né le , décédé le
  156. "Les Annales politiques et littéraires", n°du 1er juillet 1928, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5744521x/f33.image.r=moelan?rk=42918;4
  157. Pierre Mac Orlan, Le mémorial du petit jour, Gallimard, 1955.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Meuric-Philipon, Moëlan en Cornouaille, , 231 p.
  • Bernard Boudic : Un château en Bretagne (histoire du domaine de Plaçamen), éditions Coop Breizh, 2015, [ (ISBN 978-2-84346-730-1)].
  • Daniel Picol : Conserveries et vie maritime, éditions Les points sur les I, 2007, [ (ISBN 2915640580)].

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]