Larmor-Plage

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Larmor-Plage
Larmor-Plage
Vue aérienne de la ville.
Blason de Larmor-Plage
Héraldique
Larmor-Plage
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Intercommunalité Lorient Agglomération
Maire
Mandat
Patrice Valton
2020-2026
Code postal 56260
Code commune 56107
Démographie
Gentilé Larmorien, Larmorienne
Population
municipale
8 299 hab. (2017 en augmentation de 0,97 % par rapport à 2012)
Densité 1 142 hab./km2
Population
aire urbaine
184 853 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 26″ nord, 3° 22′ 59″ ouest
Altitude m
Min. 0 m
Max. 39 m
Superficie 7,27 km2
Élections
Départementales Canton de Plœmeur
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
Voir sur la carte administrative de Bretagne
City locator 14.svg
Larmor-Plage
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Voir sur la carte topographique du Morbihan
City locator 14.svg
Larmor-Plage
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Larmor-Plage
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Larmor-Plage
Liens
Site web Site officiel de la Ville

Larmor-Plage [laʁmɔʁ plaʒ], est une commune française, membre de la communauté Lorient Agglomération, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Larmor-Plage est le nom donné à la commune lors de sa création en 1924, l’ajout de « plage » au nom du village de Larmor est dû à la présence de Larmor-Baden, autre commune du Morbihan. Le village de Larmor devant son nom à celui de l’ancienne écriture du nom de la chapelle de pèlerinage « Notre-Dame de l’Armor », qui à l’origine s’élevait seule sur ce promontoire en bord de mer. Le nom breton An-Arvor reprend également cette origine, la transcription bretonne du nom de la chapelle étant « Itron Varia an Arvor ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Larmor-Plage se situe sur le leucogranite d'âge carbonifère dit « granite de Plœmeur ».

Situation et relief[modifier | modifier le code]

Larmor-Plage est une commune française du sud Bretagne, au sud-ouest du département du Morbihan. Située en rive ouest de l’entrée de la rade de Lorient qui marque la confluence du Blavet, du Scorff et du Ter elle fait face à l’île de Groix et à l’océan Atlantique.

Carte de la commune de Larmor-Plage.
Rose des vents Ploemeur Ria du Ter puis Lorient Rade de Lorient Rose des vents
Ploemeur N Rade de Lorient
O    Larmor-Plage    E
S
Océan Atlantique, les courreaux
île de Groix
Océan Atlantique Océan Atlantique : entrée rade
presqu'île de Gâvres

Le territoire de la commune se prolonge à l’intérieur de la rade de Lorient, permettant une vue sur la presqu’île de Gâvres, la citadelle de Port-Louis et Lorient avec notamment le port de pêche, le port de commerce et l’ancienne base de sous-marins où l’on trouve notamment un pôle de course au large (Nautisme à la voile) et la Cité de la voile Éric Tabarly ; il pénètre dans les terres en longeant les rives du Ter.

Les altitudes du finage communal vont du niveau de la mer jusqu'à 35 mètres ( dans l'angle nord-ouest du territoire communal, près de "La Vraie Croix").

Le littoral est riche et varié, alternant côte rocheuse, plages de sable fin (Kerguélen, Locqueltas, Port Maria, Toulhars...), cordon dunaire avec ses marais (Anse de Kerguelen, parc océanique), la zone urbaine côtière avec ses villas anciennes et contemporaines, le centre bourg entourant l’église et sa tour clocher fortifiée qui répondait au salut des navires militaires passant dans le chenal d'accès de la rade par une volée de cloches.

Le littoral océanique de Larmor-Plage

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le littoral côté rade de Lorient

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Climat[modifier | modifier le code]

Larmor-Plage, commune côtière littorale, bénéficie des caractéristiques de la zone océanique sud du pays de Lorient qui favorisent les activités balnéaires et touristiques. Elle est soumise aux dépressions océaniques et à un régime de brises l’été. Elle bénéficie d’un ensoleillement élevé, supérieur à 2 000 heures par an. La température atteint une moyenne annuelle de 12 °C. Les précipitations y sont relativement faibles, de l’ordre de 800 mm.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le dolmen de Kerguélen.

Bien que réduit en surface, le territoire de Larmor contient des sites permettant de confirmer la présence de groupes d'hommes à différentes époques. Les restes d'un dolmen sur le site de Kerguélen (seule une dalle de couverture est encore en place, les autres gisent à proximité[1]), et d'autres traces sur le littoral, font remonter sa présence au néolithique, des fouilles effectuées à Quehello-Congard attestent d'une implantation gallo-romaine[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La tradition fait remonter au VIe siècle la construction d'une chapelle, par Gildas dit le Sage, sur le site de l'actuelle église Notre-Dame. Au IXe siècle elle est détruite par des Vikings installés, sans doute entre 820 et 940, dans un camp fortifié à Locqueltas. Sa reconstruction a peut-être eu lieu pendant le règne réparateur du duc Geoffroi Ier (992-1008). De cette époque « de légendes » rien n'est certain, les textes relatant ces faits étant postérieurs, néanmoins la paroisse de Plœmeur, dont dépend la chapelle, est ancienne comme l'indique son nom de Plœmeur ou Plou Meur ("Grande paroisse"), utilisant le toponyme plou-, indice d'une implantation bretonne précoce.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les tempêtes et un incendie en 1502 provoquèrent la destruction de la chapelle. L’église actuelle porte une inscription situant le début de sa construction en 1506, et c'est en 1615 que fut édifiée la tour-clocher : la coutume voulait que les cloches répondent aux trois coups de canons émis par les navires de guerre sur le départ. On hissait alors les couleurs nationales d’où la devise inscrite sur l’ancien blason de la commune : « Bon vent à qui me salue ».

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le pardon des Courreaux de Groix[modifier | modifier le code]

Élodie La Villette : Larmor-Plage (1879).
Charles Longueville : Procession des Coureaux à Larmor vers 1890.

A. Mahé de la Bourdonnais décrit ainsi la participation de Larvor au pardon des Courreaux de Groix en 1892 :

« Le village de Larmor doit la célébrité dont il jouit depuis des siècles à la cérémonie curieuse de la bénédiction annuelle du Coureau de Groix. On appelle ainsi le chenal de dix ou douze kilomètres qui sépare l'île de Groix de la terre ferme. C'est dans le coureau que se fait la pêche à la sardine, seule industrie des habitants de l'île et des côtes voisines, et la bénédiction du coureau a pour but que la pêche soit abondante. Cette cérémonie a lieu chaque année le 24 juin, jour de la Saint-Jean. Dès le matin, le village de Larmor se remplit d'une foule de paysans et de pêcheurs des environs, ainsi que d'un grand nombre d'habitants de Lorient. Bientôt le clergé de Plomeur [Ploemeur], croix et bannières en tête, sort de la chapelle de Larmor, se rend processionnellement au rivage et prend place dans une embarcation pavoisée. Un grand nombre de chaloupes et de péniches aussi pavoisées, montées par des pêcheurs auxquels se mêlent des curieux, entourent l'embarcation et l'accompagnent jusqu'au milieu du courant où se rendent directement de leur côté avec les flottilles qui leur font escorte et aux chants des litanies et des cantiques bretons, le clergé de Port-Louis, partant de Loc-Malo, et celui de Riantec, partant de Gavre. Après une traversée plus ou moins longue, selon que le vent est propice ou contraire, selon que la mer est calme ou tourmentée, les cortèges s'arrêtent pour attendre la procession de l'île de Groix, si elle n'est déjà arrivée au rendez-vous. Lorsque ces processions flottantes sont réunies, les quatre croix paroissiales s'inclinent l'une vers l'autre et s'embrassent, les quatre clergés passent sur un caboteur de Groix et un signal de reconnaissance, sur lequel est écrit "Bretagne", est hissé au grand mât. À ce signal, le garde-pêche du Port-Louis fait tonner son artillerie et continue sa salve pendant la bénédiction donnée chaque année, alternativement, par le curé de l'une des quatre paroisses, debout sur le pont de la chaloupe[3]. »

La tradition de la bénédiction des Courreaux de Groix, dirigée par le clergé local, perdure entre les deux Guerres mondiales : le journal L'Ouest-Éclair la décrit par exemple en 1926, écrivant : « La tradition n'en a pas moins continué et le clergé des paroisses côtières, celui de Larmor-Plage notamment, (...) bénit solennellement les flots pour que le temps soit favorable aux gens de mer et pour que la pêche soit bonne, mais cette émouvante cérémonie a encore un but plus élevé. Alors que le bateau transportant les officiants s'immobilise au milieu de la mer, éclate sur les flots le chant des Trépassés, le grave De Profundis, pendant que se tournant vers les quatre points cardinaux, d'un geste large, le prêtre asperge les flots (...) qui sont aussi, hélas, trop souvent, le tombeau de nos vaillants pêcheurs bretons »[4].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Larmor au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Plainte du maire de la commune de Larmor-Plage contre les riverains du boulevard de l'Océan qui se sont indûment appropriés des terrains en bord de mer (Journal Excelsior du ).
Georges Clerc-Rampal : La pointe et le village de Larmor (en 1913).

Comment se présentait Larmor à cette époque ? Administrativement, Larmor, n'étant pas commune, avait une section composée de 4 élus au conseil municipal de Ploemeur. Bien avant 1900, ces représentants étaient Monsieur Jouanno, instituteur, il conserva cette fonction jusque vers 1900, les autres, Messieurs Puren, Le Bras et Lestrehan. Ploemeur,  commune mère se désintéressait de Larmor et de nombreux abus furent commis. On se partageait les communs entre amis plus ou moins influents, au cours d'une cotriade; chacun s'appropriait au gré de ses intérêts une parcelle convoitée, acquittait les contributions foncières durant 30 ans et devenait ainsi le légitime propriétaire. En 1928, le maire de la commune à peine devenue indépendante intenta un procès contre les propriétaires riverains du Boulevard de l'Océan pour entraves à la circulation publique, arguant d'« un droit imprescriptible remontant aux sardiniers qui fondèrent Larmor à l'époque de Louis XIV »[5] ; cette procédure entraîna des incidents, notamment entre un propriétaire riverain et un habitant, ainsi qu'un différend entre le procureur et le maire de la commune[6].

Depuis 1874, l'église avait son représentant, rattaché au clergé de Ploemeur, mais logeant sur place dans un presbytère où se faisait l'école. En 1888 intervint la construction de l'école publique. Elle avait alors 3 classes, 2 de garçons et 1 de filles. En 1912, un début de sécession naît part l'ordonnance diocésaine d'ériger à Larmor une cure indépendante de Ploemeur. Le premier prêtre à en prendre possession est l'abbé Jourdan.

Vers 1920, vint s'ajouter une classe de maternelle. Plus tard fut édifiée une école religieuse tenue par les sœurs.      

Une autre étape de la sécession, c'est la création en 1921 à Larmor par Louis Édelin de la Section locale de l'Union fédérale des anciens combattants, dont il restera le président plus de cinquante ans.

Larmor ne possédait qu'une agence télégraphique. C'est beaucoup plus tard qu'elle fut transformée en agence postale. Le courrier était distribué par Ploemeur, et toutes les transactions devaient passer par la commune mère. Le parcours journalier du facteur distribuant le courrier à pied : Ploemeur - Lanveur - Larmor - Lomener - Ploemeur était de 28 à 30 kilomètres.

Avant 1900 la route empierrée s'arrêtait à la plage. L'actuel boulevard des Touristes n'existait pas. Seuls, une usine à sardines, ainsi qu'un café-crêperie, tenu par la famille Fravallo, existaient. Ce n'est que beaucoup plus tard que furent édifiés les immeubles bordant le boulevard. Le Docteur Garrec construisit l'immeuble situé près du camping. À cet endroit se trouvait une mare pleine d'eau en hiver, l'été à sec.

Derrière cette mare, un poste de défense sous-marine était relié téléphoniquement à Locqueltas, poste de projecteurs et à celui de la pointe de Toulhars. Ces relations étaient souterraines et passaient d'abord sous la Place Notre-Dame et furent ensuite détournées par des constructions en pierre (dont subsistent encore des vestiges) passant devant les "rochers", puis les quais et les murs bordant actuellement les "Rafales", passant sous la cale de l'usine Le Bras pour aboutir sous la plage de Toulhars et se continuant sous le sable. Je ne parlerai pas du Fort de Locqueltas dont la mise hors service date seulement de quelques années.

Église Notre-Dame de Larmor-Plage : ex-voto d'un trois-mâts et plaque commémorative en mémoire de l'abbé Hébert Jourdan, premier recteur de la paroisse entre 1912 et 1925

Larmor ne disposait que de deux routes carrossables, l'une reliant Lorient par le pont suspendu de Kermélo, pont à péage : un sou pour les piétons, 0,25 à 0,50 pour les voitures, l'autre reliant le Kernével à Ploemeur. Ces deux routes se croisaient au lieu-dit les "Quatre Chemins". Les différents villages étaient accessibles par des chemins ou sentiers, véritables fondrières en hiver.

Pour aller à Lomener, il n'y avait que le bord de la mer, les piétons empruntaient la plage ou le chemin des douaniers, ou encore par Ploemeur. Kerguelen, Kerpape, Le Moustoir n'étaient desservis que par des chemins de culture. Il en était de même de Keroas, Kerblaisy, Kervogam, Quehello Congard, Kernével-Larmor étaient reliés par des sentiers le long de la falaise jusqu'à Toulhars, et la plage de Toulhars ensuite - sur le sable. Puis sous la municipalité Le Coupanec, la route Le Méné-Kerderf fut ouverte pour y desservir les deux fermes qu'il y possédait. Quand le lotissement de Lorient Plage fut autorisé, les lotisseurs eurent l'obligation de créer une route pour le desservir. Cette route allait de Kerderf à Locqueltas, puis plus tard la construction du sanatorium de Kerpape fut à l'origine du chemin qui délimite aujourd'hui la commune de Larmor depuis le croisement de la Vraie Croix jusqu'à la mer.

Les relations avec Lorient se faisaient par la Société des Vapeurs Port Louisiens. Plus tard un service fut organisé entre le Kernével et la Perrière où on prenait le tramway pour la ville, bien après, ce service fut prolongé jusqu'à Lorient, puis l'automobile vint et les cars.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Bien que Larmor-Plage n'était pas encore une commune indépendante lors de la Première Guerre mondiale, le monument aux morts commémore les noms de 65 marins et soldats originaires de Larmor-Plage morts pour la France pendant celle-ci ; parmi eux neuf au moins sont des marins disparus ou morts en mer ; Jean Le Calvar, quartier-maître fusilier, fut tué à l'ennemi le à Steenstrate (Belgique), etc.[7].

La séparation avec Ploemeur en 1925[modifier | modifier le code]

La séparation débuta dans les années 1920. On y trouvait les éléments propices à cet état d'indépendance. Il y avait une chapelle, érigée en paroisse dès 1912 par le diocèse, un cimetière, une école de plusieurs classes, une place publique, l'éloignement de Ploemeur pour les démarches administratives, le désintéressement des élus de Ploemeur. Tous ces points concordèrent pour la séparation. Le conseil municipal de Ploemeur, dans sa réunion du , proposa au Ministre de l'Intérieur, le nom de Larmor-Plage pour la nouvelle commune. D'autres noms furent avancés Larmor-sur-Mer, Larmor Kervaugam, mais Larmor-Plage fut retenu pour ne pas confondre la nouvelle commune avec celle de Larmor-Baden près de Vannes[8]

Une loi du , signée par le Président de la République Gaston Doumergue et par son Ministre de l'Intérieur Camille Chautemps, parait au Journal Officiel du [9].

Par cette loi, Ploemeur se trouve amputée de plusieurs de ses villages: Larmor, Kernével, Le Menez, Locqueltas, une partie de Kerguelen, Kerblaisy, Keramzec, Quelisoy, Kermélo, Kerpape, Kercaves, Quehello Congard, Kervogam, Le Moustoir, Les 4 Chemins, Kergouldec, Kerhoas formant la nouvelle commune qui prend le nom de Larmor-Plage.

Cette séparation donne à Larmor-Plage 494 foyers et une population de 1 642 habitants.  

Le décret d'application de la Loi paraît le instituant une délégation spéciale chargée de la préparation des élections municipales le .

Le Président de cette délégation était Louis Edelin, aidé d'Adolphe Coutillard et de Félix Romieux. 2 listes se présentèrent aux suffrages, la liste d’Union Républicaine et des intérêts de Larmor et la liste Socialiste. Il y avait 496 inscrits, dont 368 votèrent. La majorité était de 186.

Extrait du journal L'Œuvre du évoquant l'action du maire contre les tirs militaires sur une plage de Larmor-Plage.

La liste d’Union Républicaine et des intérêts de Larmor fut élue tout entière et les premiers élus se nommaient:

Julien Roperch,          240 voix                     Jean Marie Kermabon,         236 voix

Louis Edelin,            237 voix                     Eugène Guillerme,                234 voix

Ulysse Rousseau       234 voix                     Jean Caignec,                         233 voix   

Jean-Louis Le Clanche,        233 voix         Jean-Louis Le Darz,                233 voix

Yves Le Page,            233 voix                     Félix Romieux,                      233 voix

Melchior Scanvic.      228 voix                     Jean-Louis Penverne,             226 voix

Yves Labasque,          226 voix                     Joseph Kerdelhué,                  220 voix        

Henri Le Picher,        222 voix                     Adolphe Coutillard,              217 voix

La liste Socialiste représentée n’eut aucun élu[10].

Le , le cuirassé La Dévastation s'échoue sur la plage de Toulhars[11]. L'épave est toujours visible à marée basse[12].

Larmor est devenue commune indépendante en 1925, elle prend le nom de Larmor-Plage, validé par le conseil municipal le , afin d’éviter la confusion avec Larmor-Baden. Petit port sardinier, il y a eu jusqu’à cinq usines de traitement de la sardine. La dernière conserverie ferme ses portes à Toulhars avant la Seconde Guerre mondiale.

Les autres faits de l'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Pendant son remorquage vers l'Allemagne où il devait être démoli (il avait été vendu à un industriel allemand) , le vieux cuirassé Dévastation s'échoue le à Larmor-Plage[13]. L'épave, qui représente un danger pour la navigation (par exemple une vedette qui assurait avec de nombreux passagers à bord la traversée entre Larmor-Plage et Lorient la tamponna le [14]), est aujourd'hui encore visible à marée basse sur la plage de Toulhars, et est parfois utilisée pour la plongée sous-marine[15].

En 1924 le journal L'Ouest-Éclair évoque la nécessité de l'élargissement de la route venant de Lorient, notamment à l'entrée de Larmor, où la route, qui n'est qu'un étroit couloir entre deux maisons, « ne répond plus à l'intensité du mouvement et de la puissance des autobus ou camions automobiles » ainsi qu'à l'accroissement de la circulation automobile[16].

En 1927 le maire, Adolphe Coutillard, dut prendre un arrêté municipal et faire verbaliser par son garde-champêtre le général commandant la place d'armes de Lorient pour parvenir à mettre fin aux tirs à l'arme de guerre des militaires qui venaient s'entraîner sur la plage de Kercavès à Larmor au risque de blesser des baigneurs[17]. La même année le Conseil municipal demande la suppression de la zone de servitude entourant le fort de Locqueltas, désormais déclassé[18].

En mars 1928 une tempête endommage le fort de Locqueltas et rase complètement « le boulevard conduisant de Larmor-Plage à ce fort, les pierres et les rochers ont été portés dans les champs d'alentour »[19].

En 1931 « les villégiateurs de Larmor-Plage qui, astreints désormais à une taxe de séjour (le classement en 1928 de Larmor-Plage comme "station climatique" [ touristique ][20] permet la mise en place d'une taxe de séjour en 1930), Larmor devenant une station touristique et balnéaire, ne peuvent jouir en paix des effluves de la mer du fait que les émanations de goémons brûlés devenaient certains jours irrespirables » protestent ; « c'étaient de ces sortes de vapeurs violettes à l'odeur âcre très prononcée qui recouvraient d'un brouillard intense qui pénétrait dans l'intérieur des maisons et humectait les vêtements de ce parfum souvent indésirable que l'on ne pouvait évite d'aucune façon. (...) Le principal foyer de brûlage était installé à proximité de la principale plage de Larmor, tout à côté du fort déclassé (...) ; le second fourneau des goémoniers était situé sur la plage de Kerpape. Les vents rabattant donc tantôt sur le sanatorium, mais le plus souvent sur les plages principales, les fumées de ces brûlages si peu appréciés ». Le maire dut prendre le un arrêté qui, tout en maintenant l'autorisation des brûleries de goémon sur le territoire de la commune, en suspendit l'usage en juillet, août et septembre et à moins de 500 mètres des habitations[21].

La même année, le "Groupement des propriétaires de Larmor-Plage" se félicite de la construction de la digue en béton partant de Locqueltas, longue de 500 mètres, du déclassement du champ de tir de Kercavès, de l'assèchement de l'étang de Kerdreff et de la construction de la route touristique de Larmor-Plage à Kerpape qui est en voie d'achèvement[22].

Vers 1935, en plein hiver, Blanche Bouvet, épouse Louis Edelin venant chercher sa fille à l'école pour le repas de midi, constate que les enfants de la campagne faisaient chauffer leur repas sur le poêle de la classe et allaient manger dehors sous le préau. Tenant un hôtel-café-restaurant, elle permit à ces enfants de venir dans la salle du café pour déjeuner à l'abri et au chaud, hors des intempéries. Ce fut la première cantine scolaire de Larmor-Plage qui se perpétua plusieurs années[10].

Le , une violente tempête, qualifiée de raz-de-marée par le journal L'Ouest-Éclair, provoqua des destructions le long du littoral morbihannais, notamment à Larmor-Plage[23].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Larmor-Plage porte les noms de 31 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale : parmi elles Marc Recune, second maître, disparu en mer lors du naufrage du Brazza, coulé par un U-Boot le au large du Cap Finisterre ; Yvon Péron, quartier-maître armurier à bord du contre-torpilleur Albatros, tué à l'ennemi le à Casablanca (Maroc) lors de l'Opération Torch ; Gilbert Fortrait, lieutenant de vaisseau, mort lors du naufrage du sous-marin Perle le  ; Pierre Boceno, résistant, déporté au camp de concentration de Neuengamme, mort en déportation le à Lunebourg (Allemagne}, etc.[24].

Cinq personnes dont trois inconnus, morts lors du naufrage du chalutier patrouilleur La Tanche qui sauta sur une mine le à l'entrée ouest des Courreaux de Groix face à Larmor-Plage, sont inhumées dans le carré militaire du cimetière de Larmor-Plage[25].

Le , l'amiral Karl Dönitz choisit Lorient comme base principale des sous-marins allemands. Le , il installe son poste de commandement dans les villas de Kernével. Depuis 1945, la villa Kerlilon est le lieu de résidence de l'amiral commandant l'arrondissement maritime de Lorient. Après la guerre, Larmor-Plage est dotée, au titre de commune sinistrée pour fait de guerre, d’un premier plan d’aménagement et de reconstruction, approuvé en .

Louis Edelin fut élu maire de Larmor le , fonction qu'il occupa jusqu'au . Il fut élu par 15 voix contre 1 (probablement la sienne ne voulant pas voter pour lui). Il était le 6e maire étiqueté SFIO en 1936. Mais le conflit 1939/1945 amenuisa le désir d’essor voulu pour la jeune commune. À l’issue de ce conflit, Larmor était sinistrée à près 60 % et il fallait reconstruire. Maurice Le Mercier, appuyé par Louis Edelin qui ne voulait pas se représenter, accéda au fauteuil de maire. Il démissionnera en 1948[10].

Le dragueur de vase Montjoie sauta sur une mine en grande rade extérieure, juste devant Larmor-Plage, le  ; l'accident fit trois morts et cinq rescapés[26].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Par un arrêt rendu le une hôtelière de Larmor-Plage et un hôtelier de Lorient furent déclarés coupables d'indignité nationale, condamnés à la dégradation nationale à vie et à la confiscation de tous leurs biens par la chambre civique du département d'Ille-et-Vilaine, section Morbihan, pour faits de collaboration[27].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Roger Corvez, caporal, est mort pendant la Guerre de Corée, décoré de la Croix de Guerre et de la Médaille coloniale. Sept soldats originaires de Larmor-Plage sont morts pendant la Guerre d'Indochine dont Jean Mentec, lieutenant au 3e régiment étranger de parachutistes, mort le au Tonkin, décoré de la Légion d'honneur et de la Croix de Guerre et Jean Collet, mort le lors de la Bataille de Diên Biên Phu, décoré de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre[7].

Depuis, l'urbanisation devenue continue le long des voies, proches du rivage, s'est étalée sur les terres agricoles par lotissements successifs à partir des années 1960, au point d'exclure le dernier agriculteur au début du XXIe siècle. Les règles de l'urbanisme permirent récemment d'éviter la disparition totale des zones naturelles et humides déjà entamées sur leurs abords.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Larmor-Plage (Morbihan).svg

Les armoiries de Larmor-Plage se blasonnent ainsi :

D’azur à une tour-clocher d’or maçonnée de sable et pavillonée de tricolore au niveau de sa terrasse à senestre ; au chef cousu, parti de gueules à neuf macles d’or posées trois, trois et un, et d’hermine.
Devise « Bon vent à qui me salue ».

Conc. L. Ermoy.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Les indicateurs de revenus et de fiscalité à Larmor-Plage et dans l'ensemble du Morbihan en 2016 sont présentés ci-dessous.

Revenus des ménages à Larmor-Plage (56) en 2016.
Larmor-Plage[28] Morbihan[29]
Nombre de ménages fiscaux 4 244 332 909
Nombre de personnes dans les ménages fiscaux 8 636 740 023
Médiane du revenu disponible par unité de consommation (en euros) 27 115 20 607
Part des ménages fiscaux imposés 67,0 % 49,1 %

Tourisme[modifier | modifier le code]

Reconnue station de tourisme par le décret du [30] (paru au JORF du ), Larmor-Plage est une station balnéaire[31], adoptée par les touristes et les promeneurs locaux pour ses plages, son port de plaisance[32], ses restaurants (au bourg, sur le port, le long de la promenade de Port Maria), son marché traditionnel sur la place du bourg le dimanche matin et ses lieux de promenades avec vue sur l’île de Groix et la rade de Lorient.

Le camping de la Fontaine[33] offre une solution d'hébergement aux nombreux touristes spécialement venus à l'occasion du Festival interceltique de Lorient. En toutes saisons, les plages sont utilisées par les baigneurs et par les amoureux de Longe-côte et de sports nautiques.

En fonction de la direction et de la force du vent ainsi que de la houle, les plages sont le paradis des pratiquants de sports de glisse : planche à voile, funboard, surf, kitesurf, Stand up paddle, kayak de mer.

Le centre nautique de Kerguélen (première école de voile française)[34] permet aussi l'initiation et la pratique de la voile, également, en toutes saisons.

Palmier sur une plage d'An Arvor.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie en 2009.
Liste des maires successifs depuis la création de la commune
Période Identité Étiquette Qualité
1925 1935 Adolphe Coutillard[Note 1] Union républicaine Lieutenant de réserve. Vivait à Kerpape[35].
1935 1945 Louis Edelin[Note 2] Union des Gauches Militaire retraité[36].
1945 1948 Maurice Le Mercier[Note 3] SFIO Professeur[37].
1948 1957 Jules Le Guen[Note 4]   Maître principal armurier[38].
1957 1965 Louis Hervé[Note 5]   Ingénieur travaux maritimes[39].
1965 1977 Eugène Remilly   Buraliste. Député européen entre 1979 et 1984[40].
mars 1977 mars 1989 Edmond Le Coz DVD Cadre de la CCI du Morbihan
mars 1989 mars 2001 Georges Jégouzo PS Conseiller général (1998-2004)
mars 2001 2 juillet 2020 Victor Tonnerre DVD Ancien fabricant de voiles
2 juillet 2020 En cours Patrice Valton[41]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1926. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[43].

En 2017, la commune comptait 8 299 habitants[Note 6], en augmentation de 0,97 % par rapport à 2012 (Morbihan : +2,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 6701 7291 8722 0743 7605 0775 8775 3896 373
1990 1999 2006 2007 2012 2017 - - -
8 0788 4708 4288 4158 2198 299---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La pyramide des âges de Larmor-Plage se caractérise par la présence d'une très importante population d'âge avancé (46,8% de la population a plus de 60 ans contre 30,1% dans le Morbihan et 25,2 % en France). La ville compte de nombreux papy-boomers. La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2016, la suivante :

  • 46,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 12,9 %, 15 à 29 ans = 11,3 %, 30 à 44 ans = 12,0 %, 45 à 59 ans = 19,5 %, plus de 60 ans = 44,3 %) ;
  • 53,5 % de femmes (0 à 14 ans = 12,6 %, 15 à 29 ans = 9,3 %, 30 à 44 ans = 10,9 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 49,0 %) [46].


Pyramide des âges en nombre d'individus à Larmor-Plage en 2016[46].
HommesClasse d’âgeFemmes
57 
90 ou plus
120 
527 
75 à 90
785 
1 114 
60 à 74
1 255 
748 
45 à 59
894 
460 
30 à 44
479 
434 
15 à 29
410 
492 
0 à 14
466 

Culture[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame de Larmor.
L'intérieur de l'église.

L’église Notre-Dame de Larmor, classée monument historique, est l’ancienne chapelle de pèlerinage Notre-Dame de L'Armor, construite avant la création de la commune de Larmor-Plage, sur la paroisse de Ploemeur. L'édifice est construit sur un promontoire proche du rivage : sa situation face aux intempéries impose de régulières restaurations. On y trouve des éléments architecturaux significatifs des XIVe, XVIe et XVIIe siècles[47]. L'église contient des objets remarquables, certains sont classés notamment :

    • la plaque commémorative, en granite, de la construction de la chapelle portant l'inscription 1506[48];
    • dans le porche Nord, 12 statues de pierre du début du XVIe siècle (endommagées lors de la Révolution française) représentant les douze apôtres[49];
    • un groupe sculpté en pierre représentant une « Vierge de Pitié », formé de 6 figures, de la première moitié du XVIe siècle[50];
    • une statue en bois du XVIe siècle figurant un Christ de pitié[51];
    • un groupe sculpté en pierre de la première moitié du XVIe siècle représentant saint Roch et son chien[52];
    • deux statuettes en bois du milieu du XVIe siècle représentant sainte Barbe et saint Efflam[53];
    • une statuette en bois du XVIIIe siècle représentant Salomé[54];
    • Notre-Dame-des-Anges : statue en bois polychrome du XVIe siècle, Vierge avec longues tresses, une robe rouge et un manteau bleu. Elle porte avec le bras droit un enfant qui tient un livre[55];
    • un ex-voto maquette du navire « Le Saint-Jean ». Frégate portant troits mâts carré. La carène est peinte en vert, le dessus en noir avec une ligne blanche pour la batterie. Hauteur 66 cm, longueur 92 cm[56]. Deux autres ex-voto maquettes plus récentes sont présentes dans la nef de l'église.
    • un retable appelé « l'autel des Juifs » composé de trente huit figurines en triangle daté du début du XVIe siècle ;
    • un ensemble de menuiseries de la fin du XVIIe siècle, restauré, composé de trois retables et trois autels : retable du chevet avec comme toile centrale, la Vierge à l'Enfant entourée de têtes d'angelots et les donateurs. Dans les niches latérales sont placées les statues de saint Efflam et sainte Barbe. L'autel, orné de colonnes torses, conserve dans les niches la statue du Bon Pasteur et celles des quatre Évangélistes.
    • un devant d’autel en toile peinte dont le médaillon central représente à la Vierge à l'Enfant ;
    • les retables des bas-côtés du chœur comportant une niche centrale flanquée de pilastres, avec au sommet, un tableau représentant le Père Éternel. Retable Sud décoré d'une statue de saint Jean le Baptiste et devant d'autel en bois sculpté avec guirlandes de fleurs. Retable Nord avec la statue de la Vierge à l'Enfant et devant d'autel sur toile peinte figurant saint Roch. On peut y voir des inscriptions : Armoiries : armoiries des donateurs, René Leziart et Suzanne de Trelan, sa femme (tableau du retable du chœur, en bas). Armoiries : armoiries de Louis II de Rohan-Guémené, mort en 1508, et de Louise de Rieux, sa femme (niches latérales du retable du chœur).

Située au bourg, rue Beg-Tal-Men, elle a été légèrement déplacée lors de travaux routiers[57]. Elle est classée, ainsi que ses murets d'enceinte, monument historique depuis septembre 1931[58].

Située au village de Kergoulédec, datée de 1558[59].

Architectures civile et militaire[modifier | modifier le code]

  • Fort du Kernevel

Cette redoute est construite au XVIIIe siècle, face à la citadelle de Port-Louis, pour compléter le système défensif de l'entrée de la rade de Lorient. Le fort en étoile du Kernevel construit en 1761 a été largement remanié au cours du temps, notamment pendant l'occupation allemande de la Seconde Guerre mondiale[60]. La marine française s'y établit en 1932, elle récupère le fort après 1945. N'en ayant plus directement l'utilité, elle signe le une convention d'utilisation avec l'association le « Cercle de la Mer » qui doit « l'animer et l'ouvrir ». Des conférences ouvertes à tous y ont lieu, sur le thème du domaine maritime[61].

  • Ensemble de blockhaus du Kernevel

La pointe du Kernevel comprend un ensemble de blockhaus parmi les plus importants du système de défense mis en place par les Allemands pour la rade de Lorient. Aujourd'hui ces bunkers existent toujours : certains sont totalement à l'abandon ; d'autres servent de locaux à des associations de plaisanciers ; d'autres encore sont situés sous des habitations[60]. Le seul aménagé pour des visites lors des Journées du patrimoine se trouve sous le jardin de la villa Kerlilon.

  • Villas du Kernevel
    Les villas de Kernevel : Kerozen, Kerlilon, Ker Margaret. À droite, la taverne « Le Tour du Monde », propriété d'Olivier de Kersauson.
    Cet ensemble de trois bâtiments de villégiature est construit à la fin du XIXe siècle ; il est aussi appelé « Château des sardines » en lien avec Augustin Ouizille, banquier lorientais, industriel et conservateur sardinier au Kernevel. La légende locale voulant qu'il ait construit les trois villas pour ses filles n'est pas exacte, puisqu'il meurt alors qu'il n'existe que la villa Kerozen. Néanmoins les villas sont construites puis utilisées par des membres de la famille Ouizille jusqu'à l'arrivée de l'armée allemande, qui les réquisitionne lors de la Seconde Guerre mondiale. Les propriétaires refuseront d'y retourner après la guerre[60]. Aujourd'hui, une passerelle en bois permet aux piétons de passer du terre-plein du vieux port à celui du port de plaisance en longeant les enceintes des trois villas.
    • Villa Kerozen : au début du XIXe siècle Augustin Gillet construit sa maison et une conserverie, puis Augustin Ouizille développe cette industrie sardinière, et devient propriétaire de l'ensemble compris entre la rue de la Frégate, la rue de la Brise et la place du Commerce. Il fait construire le terre-plein et la cale qui est utilisée par les sardiniers et pour l'accostage du bateau transportant les voyageurs allant vers Lorient et Port-Louis. Lorsqu'il décède en 1881, Kerozen revient à sa fille Rosalie qui la reçoit en héritage en 1899[60]. Elle est aujourd'hui propriété de l'État (ministère des Armées) comme sa grande voisine la villa Kerlilon.
    • Villa Kerlilon, dite aussi « l'Amirauté » : la plus grande des trois villas, plusieurs fois remaniée, est construite, en 1899 ou 1901, par l'architecte Armand Charier pour Auguste Ouizille (fils d'Augustin) qui habite Lorient. En 1940, la villa est réquisitionnée par l'armée allemande, et devient le PC du contre-amiral Doenitz en . Elle est utilisée pour la conduite des sous-marins lors de la bataille de l'Atlantique. Des bunkers sont construits sous et autour de la villa pour se protéger des bombardements alliés. À la reddition de la poche de Lorient, elle est occupée par le capitaine de vaisseau Charrier des Forces navales de la France libre. Auguste Ouizille vend Kerlilon à la Marine le  ; elle est aujourd'hui utilisée comme résidence du Commandant de la Marine (C0MAR)[62]. La villa Kerlilon est parfois ouverte au public lors des Journées du patrimoine ; la visite comprend le bunker poste de commandement allemand des sous-marins situé sous le jardin.
    • Villa Ker Margaret : cette troisième villa, construite en 1896 par Georges Ouizille et sa femme Françoise Marguerite née Boulaire, est utilisée comme centre de vacances, avant d'être rachetée par Cap l'Orient. Elle abrite la capitainerie du nouveau port avant de devenir un bar, fréquenté notamment par les plaisanciers, après la construction des bâtiments du terre-plein du port de plaisance[60].
  • Théâtre de l’océan

Entre la plage de Locmaria et de Locqueltas, l'ancien bunker de 1940 est devenu un théâtre en plein air face à l’île de Groix.

  • Pointe des blagueurs

Située sur le petit port près du bourg de Larmor, une plaque de céramique rappelle l’activité sardinière du village. La pointe des blagueurs était au XIXe et au début du XXe siècle un lieu de rendez-vous pour les marins pêcheurs, les marchands de poissons et les habitants de Larmor.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le parc océanique de Larmor-Plage.

Sites naturels protégés[modifier | modifier le code]

  • Le Parc océanique de Kerguélen

Espace dunaire de l'Anse de Kerguelen, organisé autour de deux anciens marais littoraux, bordant une plage plein sud de 1,5 km de long. Il abrite 82 hectares de faune et de flore maritimes placés sous le contrôle du Conservatoire du littoral.

  • Les Étangs du Ter sont principalement situés en Lorient et Ploemeur mais la rive sud de l'étang de Kermélo est située en Larmor-Plage. L'ensemble des deux étangs, avec ses 8 kilomètres de sentiers, constitue un espace naturel préservé de 90 hectares, aménagé à la fin de la décennie 1970 et entretenu par Lorient Agglomération.

Tableaux représentant Larmor-Plage[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Larmor-Plage est jumelée avec :

Vie quotidienne et services[modifier | modifier le code]

Transports publics[modifier | modifier le code]

  • La commune est desservie par les lignes d'autobus de la CTRL. [2]
  • En saison estivale, des bateaux-bus assurent une liaison maritime supplémentaire entre le port de plaisance de Kernével et Port-Louis. [3]
  • La gare SNCF de Lorient est située à 15 minutes.
  • L'aéroport de Lorient Lann-Bihoué est accessible en moins de dix minutes.
  • Il est également possible de réserver des bateaux-taxis pour rejoindre l'île de Groix par exemple.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Adolphe Beaufrère, peintre et graveur français (1876-1960).
  • Alain Gautier, navigateur français.
  • Ronan Le Crom, footballeur français.
  • Danuta Le Hénaff, née Danuta Drobniakowna, artiste céramiste (Cracovie 1922 - Larmor-Plage 2013).
  • Jacques Vincent, navigateur français.
  • Jeannine Hervé, peintre, graphiste et graveur (1931 Larmor-Plage - 2009).
  • Henri Paul, chef de la sécurité du Ritz, décédé dans l'accident de la princesse Diana.
  • Olivier de Kersauson, navigateur français.
  • Monsieur Laureau, ingénieur chimiste qui vécut ses derniers jours à Larmor et y mourut en 1926. Il s'était passionné pour la faune marine, et ce que l'on pouvait en extraire. Dans cet ordre d'idée, il remarqua que les petites algues, nommées vulgairement "Globulus", bien que séjournant toujours dans la mer, présentaient un caractère d'étanchéité parfaite. Ses constatations furent le point de départ de recherches qui devaient amener à l'élaboration de produits à incorporer aux matériaux de construction pour éviter l'humidité. Ce produit fucose fut employé avec succès pour parer aux infiltrations lors de la construction à Paris de la ligne de métro passant sous la Seine :"La Cité". Le brevet fut acheté et exploité par une firme bordelaise[10].         

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Adolphe Coutillard, né le à Saint-Mars-la-Jaille (Loire-Inférieure), décédé le à Saint-Mars-la-Jaille.
  2. Louis Edelin, né le à Kernével en Plœmeur, décédé le .
  3. Maurice Le Mercier, né le à Guémené-Penfao (Loire-Inférieure), décédé le à Larmor-Plage.
  4. Jules Le Guen, né le à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), décédé le .
  5. Louis Hervé, né le à Lorient, décédé le à Lorient.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gabriel Le Cam, "Le guide des mégalithes du Morbihan : inventaire photographique des allées couvertes, dolmens à couloir, alignements et menhirs du Morbihan", 1999, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k33256541/f26.image.r=Larmor-Plage?rk=2553660;4
  2. « Le site gallo-romain de Quehello-Congard en Larmor Plage », bulletin annuel : travaux année 1975, Société Lorientaise d'Archéologie et Benoît Jacques, Nouvelles découvertes à Quéhello-Congard en Larmor-Plage, no 15, 1981 lire (consulté le 18/09/2009).
  3. A. Mahé de la Bourdonnais, "Voyage en Basse-Bretagne chez les Bigouden de Pont-l'Abbé, après vingt ans de voyages dans l'Inde et l'Indo-Chine, 1855 à 1866, 1872 à 1882", 1892, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k555953/f107.image.r=Plomeur?rk=4656675;2
  4. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 24 juin 1926, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6567622/f7.image.r=Larmor-Plage?rk=965670;0
  5. Journal Le Peuple, n° du 22 mai 1928, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4696042x/f2.image.r=Larmor-Plage?rk=515024;0
  6. L'Écho d'Alger, n° du 6 septembre 1928, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7580413t/f4.image.r=Larmor-Plage?rk=772536;0
  7. a et b [1]
  8. "Impressions : projets, propositions, rapports... / Sénat", n° du 28 février 1925, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65698864/f2.image.r=Larmor-Plage?rk=21459;2
  9. Journal officiel de la République française, n° du 4 avril 1925, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6489700k/f2.image.r=Larmor-Plage?rk=858373;2
  10. a b c et d Souvenirs de Louis Edelin - Maire de Larmor-Plage de 1935 à 1945 - Plaquette ''Larmor-Plage - Souvenirs de Louis Edelin - Maire de Larmor-Plage de 1935 à 1945 - '' Jacques Nerrou - Décembre 2012.
  11. Le Gall, Erwan, « Lorient et la Dévastation », En Envor, consulté le 2 août 2013.
  12. Epave du Dévastation
  13. Le Gall, Erwan, « op. cit. », En Envor, consulté le 2 août 2013.
  14. Le Petit Journal, n° du 30 août 1931, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6326235/f4.image.r=Larmor-Plage?rk=193134;0
  15. Épave de la Dévastation
  16. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 11 oût 1924, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5845946/f5.image.r=Larmor-Plage?rk=236052;4
  17. Journal L'Œuvre, n° du 4 septembre 1926, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4614046r/f2.image.r=Larmor-Plage?rk=107296;4 et n° du 7 septembre 1927, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4613499z/f5.image.r=Larmor-Plage?rk=128756;0
  18. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 27 septembre 1927, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6120937/f7.image.r=Larmor-Plage?rk=300430;4
  19. Journal La Croix, n° du 28 mars 1928, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k412093t/f5.image.r=Larmor-Plage?rk=42918;4
  20. Journal officiel de la République française, n° du 23 novembre 1928, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65354643/f13.image.r=Larmor-Plage?rk=107296;4
  21. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 23 avril 1931, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6244247/f8.image.r=Larmor-Plage?rk=214593;2
  22. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 2 mai 1931, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6244336/f7.image.r=Larmor-Plage?rk=171674;4
  23. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 28 janvier 1936, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k660420k/f5.image.r=Larmor-Plage?rk=3755383;2
  24. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=16729
  25. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=7508
  26. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 25 août 1940, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k635147n/f2.image.r=Larmor-Plage?rk=150215;2
  27. Journal officiel de la République française, n° du 15 décembre 1947, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1580193k/f30.image.r=Larmor-Plage?rk=193134;0
  28. « Chiffres clés - Revenus et pauvreté des ménages en 2016 à Larmor-Plage » (consulté le 29 décembre 2019).
  29. « Chiffres clés - Revenus et pauvreté des ménages en 2016 dans le Morbihan » (consulté le 24 décembre 2019).
  30. Décret du 19 novembre 2018 portant classement de la commune de Larmor-Plage (Morbihan) comme station de tourisme (lire en ligne)
  31. Par décret en date du 24 février 2009, la commune de Larmor-Plage est classée comme station balnéaire.
  32. http://www.ports-paysdelorient.fr/port-du-kernevel.html
  33. http://www.campingdelafontaine.fr
  34. Classement 2012 des Écoles Française de Voile http://www.ffvoile.fr/ffv/web/services/developpement/efv.asp
  35. http://www.histoiredeploemeur.fr/newsite/sous_pages/maires/larmor/coutillard.html
  36. http://www.histoiredeploemeur.fr/newsite/sous_pages/maires/larmor/edelin.html
  37. http://www.histoiredeploemeur.fr/newsite/sous_pages/maires/larmor/mercier.html
  38. http://www.histoiredeploemeur.fr/newsite/sous_pages/maires/larmor/leguen.html
  39. http://www.histoiredeploemeur.fr/newsite/sous_pages/maires/larmor/herv%C3%A9.html
  40. http://www.histoiredeploemeur.fr/newsite/sous_pages/maires/larmor/remilly.html
  41. « Pays de Lorient. Le nouveau conseil municipal et le maire s’installent », sur Ouest-France, (consulté le 4 juillet 2020)
  42. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  43. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  44. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  45. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  46. a et b « Population par sexe et âge à Larmor-Plage en 2016 » (consulté le 29 décembre 2019).
  47. Patrimoine de France, église Notre-Dame à Larmor-Plage (56), notice : PA00091359 lire (consulté le 17/09/2009).
  48. Patrimoine de France, Plaque commémorative de la construction de la chapelle à Larmor-Plage (56), Référence : PM56000490 lire (consulté le 17/09/2009).
  49. Patrimoine de France, Statues (12) : douze apôtres (les) à Larmor-Plage (56), Référence : PM56000491 lire (consulté le 17/09/2009).
  50. Patrimoine de France, Groupe sculpté : Vierge de Pitié à Larmor-Plage (56), Référence : PM56000492 lire (consulté le 17/09/2009).
  51. Patrimoine de France, Statue : Christ de pitié à Larmor-Plage (56), Référence : PM56000493 lire (consulté le 17/09/2009).
  52. Patrimoine de France, Groupe sculpté (statuette) : saint Roch à Larmor-Plage (56), Référence : PM56000494 lire (consulté le 17/09/2009).
  53. Patrimoine de France, Statues (2) (statuette) : sainte Barbe, saint Efflam à Larmor-Plage (56), Référence : PM56000495 lire (consulté le 17/09/2009).
  54. Patrimoine de France, Statue (statuette) : Salomé à Larmor-Plage (56), Référence : PM56000496 lire (consulté le 17/09/2009).
  55. Patrimoine de France, Statue dite Notre-Dame-des-Anges : Vierge à l'Enfant à Larmor-Plage (56), Référence : PM56001467 lire (consulté le 17/09/2009).
  56. Patrimoine de France, Maquette, ex-voto (maquette votive) : saint Jean (le) à Larmor-Plage (56), Référence : PM56000498 lire (consulté le 17/09/2009).
  57. Patrimoine de France, Fontaine Notre-Dame à Larmor-Plage (56), notice : PA00091360 lire (consulté le 17/09/2009).
  58. Journal Le Figaro, n° du 6 septembre 1931, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k296712g/f5.image.r=Larmor-Plage?rk=236052;4
  59. Patrimoine de France, Croix datée de 1558 située à Kergouldec à Larmor-Plage (56), notice : PA00091358 lire (consulté le 17/09/2009).
  60. a b c d et e Région Bretagne, base Glad : Espace portuaire et défensif de Kernevel lire (consulté le 14/06/2011).
  61. Cercle de la Mer, Historique lire (consulté le 17 septembre 2009).
  62. Région Bretagne, base Glad : Maison de villégiature Kerlilon, actuellement édifice logistique lire (consulté le 14/06/2011).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Jurbert, Jacques Soteras et Michel Manivel, L'Église Notre-Dame de Larmor, Commission patrimoine, Office municipale d'action culturelle de Larmor-Plage, , 24 p.
    Disponible à la médiathèque de Larmor-Plage.
  • Yves Banallec et Alain Terras, « Le démembrement de la grande paroisse », Les cahiers du pays de Plœmeur, no 8,‎ , p. 5-11 (ISSN 1157-2574)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]