Gustave Geffroy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gustave Geffroy
Gustave Geffroy.jpg

Gustave Geffroy

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 70 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinction

Marie Adolphe Charles Gustave Geffroy, né le dans le 7e arrondissement de Paris, ville où il est mort le dans le 13e arrondissement, est un journaliste, critique d'art, historien et romancier français, et l'un des dix membres fondateurs de l'Académie Goncourt.

Biographie[modifier | modifier le code]

Figure parmi les habitués du Grenier de Goncourt où il rencontre ses amis Frantz Jourdain, Octave Mirbeau, Jean Ajalbert.

Collaborateur au journal La Justice à partir du 15 janvier 1880, il y rencontre Georges Clemenceau, qui devint un grand ami et qui le nomme administrateur de la Manufacture des Gobelins en 1908, poste auquel il demeurera jusqu'à sa mort.

En 1883, il publie une chronique dans La Justice sur le peintre Alfred Sisley, et fut un des seuls critiques d'art, avec Théodore Duret et Adolphe Tavernier, à s'être lié d'amitié avec lui, il lui rendit visite à Moret-sur-Loing[1].

Venu à Belle-Île en septembre 1886, pour passer ses vacances et se documenter sur Auguste Blanqui dont il commençait à écrire l'histoire[2], il y rencontre par hasard le peintre Claude Monet qu'il admire et avec qui il se lie d'amitié. Il continuera par la suite à faire des critiques élogieuses du peintre dont il écrira la biographie.

Paul Cézanne peint en 1895 un Portrait de Gustave Geffroy, aujourd'hui dans une collection particulière.

Il collabore à la revue Le Monde moderne dès janvier 1895.

En 1897 il publie L'Enfermé, où il raconte la vie d'Auguste Blanqui publié à partir de 1896 en feuilleton dans le magazine hebdomadaire de Félix Juven, La lecture illustrée.

Membre fondateur de l'Académie Goncourt, il la préside de 1912 à sa mort.

Paul Cézanne : Portrait de Gustave Geffroy (collection privée)

En décembre 1901, il est témoin du mariage de Valéry Müller.

En août 1914, il eut l'idée avec ses amis Léopold Lacour et Louis Lumet d'entreprendre de consigner « l'histoire de la guerre ». L'ouvrage qui en résulte est évidemment engagé mais constitue un témoignage de faits, de documents et de photographie jusqu'en juin 1919.

Il meurt le 4 avril 1926 en son domicile parisien situé 42 avenue des Gobelins[3].

En 1937, le nom de rue Gustave-Geffroy est donné à une voie appelée jusqu'alors « rue Léon-Durand », située derrière la manufacture des Gobelins, dans le 13e arrondissement de Paris.

Le portrait de Gustave Geoffroy par Cézanne est de nos jours conservé au musée d'Orsay.

Principales publications[modifier | modifier le code]

Romans
  • Le Cœur et l'esprit (1894);
  • L'apprentie[4] (1904);
  • Hermine Gilquin (1907)[5]
  • La Comédie bourgeoise (1922);
  • Cécile Pommier. (1) L'Éducation spirituelle (2) La Lutte des classes (2 volumes, 1923);
Beaux-arts;
  • Bernard Palissy (1881);
  • Le Statuaire Rodin (1889);
  • La Vie artistique (8 volumes, 1892-1903);
  • Rubens[6] (1902);
  • Les Musées d'Europe (11 volumes, 1906-1908);
  • Claude Monet [2] (1920) G. Crès et Cie;
  • Revue " L'Art et les Artistes - FORAIN " par Gustave Geffroy, N°21 - Novembre 1921, Paris
  • René Lalique (1922);
  • Sisley, Crès & Cie (1923);
  • Auguste Brouet : catalogue de son œuvre gravé (2 volumes, 1923);
  • Charles Meryon (1926);
  • Corot (s. d.);
  • Daumier (s. d.);
Histoire
  • L'Enfermé (1897) (Bibliothèque Charpentier - Eugène Fasquelle, 1897)[7] ; L'Amourier éditions, 2015, http://www.amourier.com/622-l-enferme.php
  • La Bretagne (1905);
  • La France héroïque et ses Alliés (en collaboration)Tome I (1916)Tome II (1919);
  • Georges Clemenceau - Sa vie - Son œuvre (Larousse, 1918)[8];
  • Constantin Guys, l'historien du Second Empire (1920);
Varia
  • Notes d'un journaliste : vie, littérature, théâtre (1887) [9];
  • Pays d'Ouest (1897) [10];
  • Les Minutes parisiennes, deux heures. La Cité et l'île Saint-Louis (1899);
  • L'Apprentie, drame historique en 4 actes et 10 tableaux, Paris, Théâtre de l'Odéon, 7 janvier 1908 [11];
  • Les Bateaux de Paris (1903)[12]
  • Les Minutes parisiennes. 7 heures. Belleville (1903);
  • Images du jour et de la nuit (1924) [13];

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Daulte, Alfred Sisley, Fratelli Fabbri Editori, , p. 6
  2. a et b Claude Monet : sa vie, son temps, son œuvre par Gustave Geffroy réédition de 1922 disponible sur Internet Archive
  3. Archives de Paris 13e, acte de décès no 1516, année 1926 (page 13/31)
  4. L'apprentie réédition de 1919 disponible sur Internet Archive
  5. Hermine Gilquin disponible sur Internet Archive
  6. Rubens; biographie critique disponible sur Internet Archive
  7. L'enfermé : avec le masque d'Auguste Blanqui disponible sur Gallica
  8. Clemenceau, suivi d'une Étude de Louis Lumet, avec citations de G. Clemenceau, sur les États-Unis d'Amérique disponible sur Gallica
  9. Notes d'un journaliste : vie, littérature, théâtre disponible sur Gallica
  10. Pays d'ouest disponible sur Internet Archive
  11. L'apprentie : drame historique en 4 actes et 10 tableaux disponible sur Gallica
  12. Les bateaux de Paris disponible sur Gallica
  13. Images du jour et de la nuit disponible sur Gallica
  14. Base Léonore [1]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :