Gustave Geffroy

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Gustave Geffroy
Gustave Geffroy.jpg
Portrait de Gustave Geffroy.
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Marie Adolphe Charles Gustave GeffroyVoir et modifier les données sur Wikidata
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Gustave Geffroy, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un journaliste, critique d'art, historien de l'art et romancier français. Il l'un des dix membres fondateurs de l'académie Goncourt.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gustave Geffroy figure parmi les habitués du grenier de Goncourt où il rencontre ses amis Frantz Jourdain, Octave Mirbeau et Jean Ajalbert.

Collaborateur au journal La Justice à partir du , il y rencontre Georges Clemenceau, qui devient un grand ami et qui le nomme administrateur de la Manufacture des Gobelins en 1908, poste auquel il demeure jusqu'à sa mort. En 1883, il publie une chronique dans La Justice sur le peintre Alfred Sisley et est un des seuls critiques d'art, avec Théodore Duret et Adolphe Tavernier, à s'être lié d'amitié avec lui. Il lui rend visite en 1894[1] à Moret-sur-Loing accompagné de Désiré Louis[2], un journaliste de La Justice[3].

Geoffroy arrive à Belle-Île en septembre 1886 pour y passer ses vacances et se documenter sur Auguste Blanqui dont il commence à écrire l'histoire[4]. Il y rencontre par hasard le peintre Claude Monet qu'il admire et avec qui il se lie d'amitié. Il continue par la suite à faire des critiques élogieuses du peintre dont il écrira la biographie. Paul Cézanne peint en 1895 un Portrait de Gustave Geffroy, aujourd'hui à Paris au musée d'Orsay[5].

Il collabore à la revue Le Monde moderne dès janvier 1895. En 1897 il publie L'Enfermé, où il raconte la vie d'Auguste Blanqui. Le texte avait paru à partir de 1896 en feuilleton dans le magazine hebdomadaire de Félix Juven, La lecture illustrée.

Membre fondateur de l'académie Goncourt, il la préside de 1912 à sa mort. En décembre 1901, il est témoin du mariage de Valéry Müller. En août 1914, il a l'idée avec ses amis Léopold Lacour et Louis Lumet d'entreprendre de consigner « l'histoire de la guerre ». L'ouvrage qui en résulte est évidemment engagé mais constitue un témoignage de faits, de documents et de photographies jusqu'en juin 1919.

Il meurt le à son domicile parisien du 42, avenue des Gobelins[6]. En 1937, le nom de rue Gustave-Geffroy est donné à une voie appelée jusqu'alors rue Léon-Durand, située derrière la manufacture des Gobelins, dans le 13e arrondissement de Paris.

Principales publications[modifier | modifier le code]

Romans

  • Le Cœur et l'esprit (1894) ;
  • L'apprentie[7] (1904) ;
  • Hermine Gilquin (1907)[8] ;
  • La Comédie bourgeoise (1922) ;
  • Cécile Pommier. (1) L'Éducation spirituelle (2) La Lutte des classes (2 volumes, 1923).

Monographie et écrits sur l'art

  • Bernard Palissy (1881) ;
  • Le Statuaire Rodin (1889) ;
  • La Vie artistique (8 volumes, 1892-1903) ;
  • Rubens[9] (1902) ;
  • Les Musées d'Europe (11 volumes, 1906-1908) ;
  • Claude Monet[4] (1920) G. Crès et Cie ;
  • Revue " L'Art et les Artistes - FORAIN " par Gustave Geffroy, N°21 - Novembre 1921, Paris
  • René Lalique (1922) ;
  • Sisley, Crès & Cie (1923, et nouvelle édition en 1927) ;
  • Auguste Brouet : catalogue de son œuvre gravé (2 volumes, 1923) ;
  • Charles Meryon (1926) ;
  • Corot (s. d.) ;
  • Daumier (s. d.).

Histoire

  • L'Enfermé (1897) (Bibliothèque Charpentier - Eugène Fasquelle, 1897)[10] ; L'Amourier éditions, 2015[11] ;
  • La Bretagne (1905) ;
  • La France héroïque et ses Alliés (en collaboration)Tome I (1916)Tome II (1919) ;
  • Georges Clemenceau - Sa vie - Son œuvre (Larousse, 1918)[12] ;
  • Constantin Guys, l'historien du Second Empire (1920).

Varia

  • Notes d'un journaliste : vie, littérature, théâtre (1887)[13] ;
  • Pays d'Ouest (1897)[14] ;
  • Les Minutes parisiennes, deux heures. La Cité et l'île Saint-Louis (1899) ;
  • L'Apprentie, drame historique en 4 actes et 10 tableaux, Paris, Théâtre de l'Odéon, 7 janvier 1908[15] ;
  • Les Bateaux de Paris (1903)[16] ;
  • Les Minutes parisiennes. 7 heures. Belleville (1903) ;
  • Images du jour et de la nuit (1924)[17].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Benezit Dictionary of British Graphic Artists and Illustrators, Volume 1, p. 371.
  2. François Daulte, Alfred Sisley, Fratelli Fabbri Editori, , p. 6.
  3. Correspondance Generale
  4. a et b Gustave Geffroy, Claude Monet : sa vie, son temps, son œuvre , réédition de 1922 (en ligne sur archive.org).
  5. « Musée d'Orsay ».
  6. Archives de Paris 13e, acte de décès no 1516, année 1926 (page 13/31).
  7. L'apprentie réédition de 1919 disponible sur Internet Archive
  8. Hermine Gilquin disponible sur Internet Archive
  9. Rubens; biographie critique disponible sur Internet Archive
  10. L'enfermé : avec le masque d'Auguste Blanqui disponible sur Gallica
  11. amourier.com.
  12. Clemenceau, suivi d'une Étude de Louis Lumet, avec citations de G. Clemenceau, sur les États-Unis d'Amérique disponible sur Gallica
  13. Notes d'un journaliste : vie, littérature, théâtre disponible sur Gallica
  14. Pays d'ouest disponible sur Internet Archive
  15. L'apprentie : drame historique en 4 actes et 10 tableaux disponible sur Gallica
  16. Les bateaux de Paris disponible sur Gallica
  17. Images du jour et de la nuit disponible sur Gallica
  18. Base Léonore [1]

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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