Sallertaine

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Sallertaine
Sallertaine
Les deux églises.
Blason de Sallertaine
Blason
Sallertaine
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Les Sables-d'Olonne
Intercommunalité Communauté de communes Challans-Gois Communauté
Maire
Mandat
Jean-Luc Menuet
2020-2026
Code postal 85300
Code commune 85280
Démographie
Gentilé Sallertainois
Population
municipale
3 129 hab. (2018 en augmentation de 9,25 % par rapport à 2013)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 51′ 38″ nord, 1° 57′ 21″ ouest
Altitude m
Min. 0 m
Max. 18 m
Superficie 49,76 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Challans
(banlieue)
Aire d'attraction Challans
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Challans
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel

Sallertaine est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Ses habitants sont appelés les Sallertainois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de Sallertaine s’étend sur 4 976 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 6 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 0 et 18 mètres[1],[2].

Construit sur un îlot calcaire, Sallertaine est un bourg de fondation très ancienne dont le nom garderait le souvenir des marais salants qui l'entouraient jadis. Il domine le marais, vaste étendue sillonnée de part et d'autre de multiples canaux.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sallertaine est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de Challans, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[6] et 27 942 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Challans dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (97,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (52,7 %), zones agricoles hétérogènes (24,3 %), terres arables (18,8 %), zones urbanisées (4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,2 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préalablement à la construction d'un lotissement, le service régional de l'archéologie des Pays de la Loire a prescrit un diagnostic archéologique, réalisé en décembre 2007 sous la direction de Jean-Yves Langlois de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP). Ce travail, réalisé au lieu-dit de la Caillaudière, a révélé une occupation gallo-romaine. L'aménageur bénéficiant du fonds national d'archéologie préventive (FNAP), une fouille archéologique a eu lieu d' à août 2009 sous la responsabilité de Marie-Claude Bakkal-Lagarde, ingénieur de recherches de l'INRAP[13]. L'emprise d'environ un demi-hectare était pour partie composée de terre noire nécessitant la mise en œuvre de techniques peu usitées pour l'époque antique mais bien connue des préhistoriens (notamment relevé 3D de tous les artefacts). Les recherches révélèrent la présence d'un quartier urbain du Haut-Empire qui s'étend au nord et à l'ouest. Le quartier fouillé se distingue des sites gallo-romains traditionnels par la présence de tuguria (tugurium au singulier). Ces unités d'habitation composées d'une pièce unique étaient réalisées en bois et torchis avec une couverture de chaume ou de roseau (ancêtre des bourrines ?). Les pièces étaient repérables par les solins de pierres (schiste et calcaire). Quelque trois mille clous, souvent en relation avec les solins, suggèrent un assemblage de planches pour la réalisation des parois. Une quinzaine de tuguria ont été localisées. Quatre possédaient un foyer composé d'une sole d'argile réalisée sur le sol. Sept disposaient d'un puits individuel (avec cuvelage en pierre sèche). Les puits et les pièces d'habitats s'organisent de part et d'autre de venelles qui aboutissent sur des voies empierrées de galets et graviers orientées est-ouest et nord-sud. Plusieurs périodes d'aménagement et réaménagement ont été pressenties lors de la fouille. L'étude du mobilier et les analyses de lames minces (micromorphologie) apportent des données plus précises. Le site a été occupé exclusivement pendant le Haut-Empire.

Aucun vestige de période antérieure ou postérieure n'a été découvert lors de la fouille de 2008-2009. Le mobilier archéologique est principalement constitué de fragments de poteries (plus de 60 000 tessons), céramique commune et sigillée et de faune (avec une forte représentation des ovicaprinés, puis les bovinés et très peu de suinés) (Ouest-France ). La céramique a révélé l'importance de l'axe ligérien dans les échanges économiques avec le Centre de la France.

Concernant le paléoenvironnement, ce quartier d'habitat du Haut-Empire était sur le littoral du marais breton-vendéen dont le colmatage était probablement amorcé. Aucune activité artisanale ne fut découverte dans ce quartier, suggérant que les habitants pouvaient avoir des activités en relation avec la rupture de charge des bateaux et des moyens terrestres. [3] [4] [5] [6] [7] [8]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Pierre Barreteau   Meunier
Réélu en 1947, 1953, 1959 et 1965
Émile Gaborit   Boucher
Réélu en 1977, 1983 et 1989
en cours Jean-Luc Menuet DVD Chef d’entreprise
5e vice-président de Challans-Gois-Communauté (2017 → )
Réélu en 2001, 2008, 2014 et 2020
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].

En 2018, la commune comptait 3 129 habitants[Note 3], en augmentation de 9,25 % par rapport à 2013 (Vendée : +3,74 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6031 6551 7072 0182 1772 1872 1892 1742 175
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2202 2212 2532 1922 3332 4292 4982 4892 456
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 4572 5222 5032 3262 3142 2532 2462 1501 910
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 8441 7842 0802 3252 2452 2352 6282 6842 740
2013 2018 - - - - - - -
2 8643 129-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,6 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,8 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 23,8 %) ;
  • 49,4 % de femmes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 12,3 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 26,3 %).
Pyramide des âges à Sallertaine en 2007 en pourcentage[23]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
6,1 
75 à 89 ans
7,9 
17,5 
60 à 74 ans
17,7 
20,1 
45 à 59 ans
20,5 
20,9 
30 à 44 ans
21,2 
14,4 
15 à 29 ans
12,3 
20,8 
0 à 14 ans
19,7 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[24]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Logotype[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, un des panneaux d'entrée de la commune arbore le nom de la cité utilisé en patois maraîchin local, Sertaïne, en-dessous de l'appellation Sallertaine [16].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sallertaine Blason
Tiercé en bande: au 1er d'or, au 2e d'azur à trois canards d'argent volant en bande, au 3e de sinople; à la crosse au naturel chargeant, à senestre l'or et le sinople et disparaissant sous l'azur.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • René Bazin en a fait le décor de son roman La Terre qui meurt. C'est en effet, à Mauny, qu'il situa le drame des Lumineau.
  • Henri Pitaud y est né en 1899.

Sports[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 31510 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « Sallertaine », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 5 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  6. « Unité urbaine 2020 de Challans », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 5 avril 2021).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 5 avril 2021).
  9. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Challans », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 5 avril 2021).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 5 avril 2021).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 mai 2021)
  12. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 12 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  13. « Une villa romaine découverte à Sallertaine » [vidéo], sur YouTube (consulté le 26 juillet 2020).
  14. Il est révoqué par Napoléon III.
  15. Il est révoqué et le conseil municipal est dissous.
  16. Il élu maire le 4 mai 1944.
  17. [1]
  18. [2]
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  24. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 » [archive du ], sur insee.fr (consulté le 20 juin 2011).
  25. Michel Dillange - Sallertaine. Ancienne église Saint-Martin - pp.109-112, dans Congrès archéologique de France. 151e session. Vendée. 1993 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1996

16. https://www.francebleu.fr/infos/culture-loisirs/un-panneau-en-patois-a-l-entree-de-sallertaine-pour-la-premiere-fois-en-vendee-1506618439 (consulté le ).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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