Lairoux

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Lairoux
Lairoux
L’église Saint-Pierre en .
image illustrative de l’article Lairoux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Fontenay-le-Comte
Canton Luçon
Intercommunalité Sud-Vendée-Littoral
Maire
Mandat
Isabelle Bahabanian
2014-2020
Code postal 85400
Code commune 85117
Démographie
Gentilé Lairousien
Population
municipale
611 hab. (2015 en augmentation de 1,33 % par rapport à 2010)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 26′ 55″ nord, 1° 15′ 56″ ouest
Altitude 12 m
Min. 0 m
Max. 32 m
Superficie 13,31 km2
Localisation

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Lairoux est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de Lairoux s’étend sur 1 331 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 12 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 0 et 32 mètres[1],[2].

Située dans le sud du département de la Vendée, la commune de Lairoux appartient au canton de Luçon. Elle étaot intégrée dans la communauté de communes du Pays-Né-de-la-Mer, et elle adhère au parc naturel régional du Marais poitevin.

Elle est positionnée sur un promontoire calcaire qui domine une zone de marais. Ses terres hautes sont cultivées et comprennent quelques bois taillis. La superficie totale de la commune est de 1 319 hectares, dont près de la moitié en marais.

Outre le bourg, où se trouvent la mairie, l'école publique et les lieux de culte, plusieurs hameaux importants sont répartis sur le territoire communal : les Voureuils, l'Oulerie, Jauger, le Gorgeais, ainsi que nombre d'écarts caractéristiques d'un habitat dispersé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes connues du nom sont de Leiros (XIIe siècle), de Leyros et Lerusio (XIVe siècle), Lairusio au XVIe siècle.

L'étymologie de ce toponyme reste obscure, mais on ne peut y voir en aucun cas une origine renvoyant à un « oratoire » (du latin oratorium) que des naufragés auraient élevé en reconnaissance de leur sauvegarde. Cette hypothèse, souvent mise en avant, provient d'une « légende » probablement créée au XIXe siècle sur la foi d'une étymologie erronée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1919 Charles Guérineau    
1919 1925 Jean Bourreau    
1925 1929 Louis Barré    
1929 1933 Léon Girard    
1933 1935 Louis Barré    
1935 1945 Eugène Auvinet    
1945 1959 Auguste Delaire    
1959 1965 Dominique Sureau    
1965 mars 1989 Raoul Brunet Divers gauche agriculteur
mars 1989 mars 1995 Bernard Vandenbussche Divers gauche médecin hospitalier
mars 1995 mars 2001 Michel Coussot Divers droite agriculteur
mars 2001 en cours Monique Bouron[Note 1],[3] Divers gauche infirmière
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, la commune a connu une augmentation sensible de sa population, passant de 490 habitants en 1826 à 784 habitants en 1901. Ce pic démographique a été suivi d'un long et régulier déclin jusqu'en 1975. Depuis cette date, la population a recommencé de croître, signe d'une attractivité retrouvée.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2015, la commune comptait 611 habitants[Note 2], en augmentation de 1,33 % par rapport à 2010 (Vendée : +5,03 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
401 435 362 460 540 552 583 628 665
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
674 715 710 718 676 718 748 782 774
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
784 751 761 700 669 634 610 540 521
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
489 452 418 434 514 532 590 600 611
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 13,8 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 21,7 %, 45 à 59 ans = 23,4 %, plus de 60 ans = 23,7 %) ;
  • 50,8 % de femmes (0 à 14 ans = 23,3 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 18,3 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 24,7 %).
Pyramide des âges à Lairoux en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,0 
90 ans ou +
0,7 
7,2 
75 à 89 ans
9,7 
15,5 
60 à 74 ans
14,3 
23,4 
45 à 59 ans
20,0 
21,7 
30 à 44 ans
18,3 
17,2 
15 à 29 ans
13,7 
13,8 
0 à 14 ans
23,3 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église[modifier | modifier le code]

46° 26′ 49″ N, 1° 16′ 01″ O

L'église Saint-Pierre de Lairoux a succédé à un prieuré-cure dépendant de l'abbaye de Saint-Michel-en-l'Herm. Reconstruite au XIXe siècle, elle n'a conservé d'ancien que son chœur, du XVe siècle. Une pierre tombale du XVIIe siècle, portant les noms de bienfaiteurs de la paroisse (familles Gordien et Citoys) et restaurée au XIXe siècle, est exposée dans l'entrée de l'église.

Marais communal[modifier | modifier le code]

46° 27′ 20″ N, 1° 16′ 47″ O

Commune du Marais poitevin, Lairoux a conservé sa prairie communale inondable de 245 hectares, qu'elle gère en pâturage collectif extensif[10]. Aussi, une partie du communal de Curzon se situe sur le territoire municipal.

Sur cet espace prairial, sont présents pendant la saison 2007, 453 têtes de bovins et 35 chevaux en liberté. Ils proviennent de 15 élevages de bovins et 5 élevages d'équins.

Un agent pastoraliste du parc naturel régional du Marais poitevin fait le lien entre 16 communes détentrices de 1 900 hectares de communaux. Le mode de gestion est encadré sur le plan prophylaxique. Il vise à répondre aux besoins des utilisateurs, tout en préservant l'équilibre nécessaire à la sauvegarde de la faune et de la flore sauvages spécifiques de cet espace classé Natura 2000.

Ponts du Port-la-Claye[modifier | modifier le code]

46° 28′ 03″ N, 1° 17′ 19″ O

Les deux ponts du Port-la-Claye sur la rivière Le Lay (également sur communes de La Bretonnière-la-Claye, Curzon et Saint-Cyr-en-Talmondais) datent du XVIIIe siècle. Ils ont été inscrits au titre des monuments historiques en 1985.

Divers[modifier | modifier le code]

  • Le logis de la Chevalleraie, à Jauger, présente un important ensemble de bâtiments remontant au XVIIe siècle et remaniés au XIXe siècle. La partie ouest a été remarquablement rénovée dans le respect des traditions locales. Ce logis est un ancien prieuré dont une partie du batiment actuel a été érigé par les moines de l'abbaye de Saint-Michel-en-l'Herm au XVIIe. Des textes remontant au commencement du XIVe siècle atteste de la présence de ce prieuré dépendant de la puissante abbaye de Saint-Michel-en-l'Herm. Il a été vendu à la Révolution française et l'un des propriétaires a fait ériger, au XIXe siècle, plusieurs bâtiments dont une remise à charrette, un bâtiment pour l'intendant du domaine qui s'étendait alors sur plus de 300 hectares et un bâtiment accueillant un immense four à pain et le dortoir des ouvriers agricoles. (46° 27′ 47″ N, 1° 15′ 46″ O).
  • La tonnelle du Payré, sur la route de Grues, est un vestige d'un ancien moulin à vent sur pivot, qui peut donc être daté assez probablement du Moyen Âge (46° 25′ 53″ N, 1° 16′ 34″ O).
  • Selon les écrits du chanoine Poirier daté de 1920, dans Histoire d'un secteur, les tonnelles datent des invasions barbares (Ve et VIe siècles. Ce ne sont pas des moulins, mais des postes d'observation. « Elles s'érigeaient sur les hauteurs de la plaine, non loin des côtes. Là haut, sur une étroite plate forme, s'installaient des guetteurs pour surveiller l'arrivée des pirates. »

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélue en 2008.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 2729 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « Lairoux », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  9. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 » [archive du ], sur insee.fr (consulté le 21 mai 2011)
  10. http://lesrouches.free.fr