Thorigny (Vendée)

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Thorigny
Thorigny (Vendée)
L’église Saint-Denis.
Blason de Thorigny
Blason
Thorigny (Vendée)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Intercommunalité La Roche-sur-Yon-Agglomération
Maire
Mandat
Alexandra Gaboriau
2020-2026
Code postal 85480
Code commune 85291
Démographie
Gentilé Thorignais
Population
municipale
1 231 hab. (2018 en augmentation de 3,45 % par rapport à 2013)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 36′ 46″ nord, 1° 14′ 19″ ouest
Altitude 67 m
Min. 19 m
Max. 97 m
Superficie 32,09 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction La Roche-sur-Yon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Chantonnay
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Thorigny
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Thorigny
Liens
Site web Site officiel

Thorigny est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de Thorigny s’étend sur 3 209 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 67 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 19 et 97 mètres[1],[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Thorigny est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Roche-sur-Yon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (40,3 %), prairies (40,2 %), zones agricoles hétérogènes (15,3 %), forêts (3 %), zones urbanisées (1,3 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Thorigny semble avoir joué un rôle important durant les guerres de religions, malheureusement il n'existe pas de documents écrits permettant de conforter cette hypothèse.
A l'analyse des registres paroissiaux on peut constater que quatre familles importantes ont vécu à cette époque dans ce qui apparaissait alors comme des points fortifiés : tels le logis du Bois Belle Femme et le logis du Bois Nerbert, le premier appartenant à la famille de Goulard, le second à la famille de Thorigné, familles catholiques. Par contre la Barre Tranchant et le logis de la Bousle appartenaient à des familles protestantes dont les de Villattes, les Chasteigner, les Mauclerc, et les Maistre, toutes ces familles ayant émigré en Hollande, Angleterre, Jersey, etc. on ne trouve donc pas de descendants à Thorigny à l'époque considérée.
Le Blason retrouvé sur le logis de la Bousle permet de constater qu'en 1650 le logis appartenait aux dites familles Villattes, Chasteigner, Mauclerc et Maistre. Ce logis, que l'on peut qualifier de forteresse puisque entouré de douves et accessible par un pont-levis, mesurait environ quarante mètres carrés et pouvait être considéré comme un point d'appui solide pour les troupes protestantes.
Le village de la Marinière présente lui aussi les ruines d'une très vieille bâtisse du XVe siècle environ, qui devait être la propriété de Pierre Piraud, dit sieur de la Marinière, sénéchal, conseiller du Roy, contrôleur général des finances en Poitou en 1600 environ.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sinople à la tour d'argent, ouverte et ajourée du champ, maçonnée de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 mai 1953 Maximin Guyau    
mai 1953 mars 1971 Émile Robin[Note 3]    
mars 1971 mars 1983 Guy Raiffaud[Note 4]    
mars 1983 mars 2001 Gustave Beignon[Note 5] SE Retraité de la Poste
mars 2001 mars 2014 Annie Guyau[Note 6],[11] UMP Éducatrice retraitée
mars 2014[12] en cours Luc Guyau UMPLR Retraité des grands corps de l'État
1er vice-président de La Roche Agglo (2014 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2018, la commune comptait 1 231 habitants[Note 7], en augmentation de 3,45 % par rapport à 2013 (Vendée : +3,74 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
7728771 0441 1231 1271 2071 3481 4271 422
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 4011 4241 4321 4301 4681 5301 5691 5401 522
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 5441 5171 2491 1841 1521 1321 0511 0611 101
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2018
1 0019268198288819231 0751 2101 231
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 18,2 %, 30 à 44 ans = 25 %, 45 à 59 ans = 18,7 %, plus de 60 ans = 16,5 %) ;
  • 49,9 % de femmes (0 à 14 ans = 21,8 %, 15 à 29 ans = 19,8 %, 30 à 44 ans = 22 %, 45 à 59 ans = 18,1 %, plus de 60 ans = 18,2 %).
Pyramide des âges à Thorigny en 2007 en pourcentage[17]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
0,9 
7,2 
75 à 89 ans
6,9 
9,3 
60 à 74 ans
10,4 
18,7 
45 à 59 ans
18,1 
25,0 
30 à 44 ans
22,0 
18,2 
15 à 29 ans
19,8 
21,5 
0 à 14 ans
21,8 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[18]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Denis après rénovation en 2006.

La commune compte un monument historique : le logis de la Barre, demeure du XVe siècle, inscrite par arrêté du [19]

Autre monuments et sites :

  • l’église Saint-Denis du XVIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Réélu en 1959 et 1965.
  4. Réélu en 1977.
  5. Réélu en 1989 et 1995.
  6. Réélue en 2008.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 26332 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « Thorigny », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 5 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de La Roche-sur-Yon », sur insee.fr (consulté le 5 avril 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 mai 2021)
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 12 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. [PDF] Bulletin spécial n° 124, Amicale philatélique yonnaise, octobre 2009
  11. [PDF] Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires
  12. « La famille Guyau s'enracine dans la commune », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 21 juin 2011).
  19. Notice no PA00110299, base Mérimée, ministère français de la Culture.