Henri Victor de L'Espinay

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Henri Victor de L'Espinay
Nom de naissance de L'Espinay ou de Lespinay
Naissance
Sainte-Cécile (Vendée)
Décès
Nantes (Loire-Inférieure)
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Autres activités
Formation
Conjoint
Adèle de Cornulier
Famille

Henri Victor, vicomte de L'Espinay ( - Sainte-Cécile (Vendée) - Nantes (Loire-Inférieure)), fut un homme d'église et politique vendéen du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Victor de L'Espinay naquit au château des Moulinets, près de Sainte-Cécile (Vendée). Il commença ses études au petit séminaire de Luçon, les continua au petit séminaire de Sainte-Anne-d'Auray, et les acheva à Paris.

De retour aux Moulinets, il épousa, à Nantes le , sa cousine, Mlle de Cornulier ; veuf après six mois de mariage, il entra, en 1836, au séminaire de Saint-Sulpice, fut ordonné prêtre le , et, après avoir dirigé à l'église Saint-Sulpice le Catéchisme de persévérance[1], fut nommé curé des Essarts (Vendée) (1842). Il fonda une école de garçons, soutint l'école des filles, et, lors de la nomination de Mgr Baillès à l'évêché de Luçon (1845), fut appelé auprès de lui comme vicaire général ().

L'influence qu'il avait acquise le désigna, le , aux suffrages des électeurs conservateurs de la Vendée pour les représenter à l'Assemblée constituante de 1848 ; il fut élu, le 1er sur 9, par 50 072 voix sur 86 221 votants et 104 486 inscrits, siégea à droite, mais vota parfois avec la gauche, notamment pour l'abolition de la peine de mort, et contre le maintien de l'état de siège, et se prononça pour la loi sur les attroupements, pour le décret contre les clubs, contre la proposition Proudhon, contre le rétablissement de la contrainte par corps, contre l'impôt progressif, contre l'amendement Grévy, contre le droit au travail, pour la réduction de l'impôt sur le sel, pour le renvoi des accusés du 15 mai devant la Haute Cour, pour l'ordre du jour Oudinot, pour l'interdiction des clubs, pour le blâme de la dépêche Léon Faucher, contre l'abolition de l'impôt des boissons.

Partisan des deux Chambres, il adopta néanmoins l'ensemble de la Constitution républicaine de 1848. Après l'élection du 10 décembre de la même année, il soutint, au-dedans et au-dehors le gouvernement de Louis-Napoléon

Réélu, le , représentant de la Vendée à l'Assemblée législative, le 1er sur 8, par 44 642 voix sur 61 522 votants et 103 432 inscrits, il reprit sa place à droite, s'associa à tous les votes de la majorité monarchiste, pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, pour la loi du 31 mai restrictive du suffrage universel. Il participe à la Commission sur l'assistance et la prévoyance publiques présidée par Thiers.

Il ne se rallia pas à la politique personnelle du prince-président et protesta contre le coup d'État du 2 décembre 1851.

Le , M. de Lespinay posa sa candidature indépendante au Corps législatif dans la 1re circonscription de la Vendée ; mais les partisans de son concurrent, M. de Sainte-Hermine, propagèrent le bruit qu'il refusait de prêter serment et que l'élection serait à recommencer. Dans ces conditions il échoua avec 6 905 voix, contre 9 367 à l'élu, M. de Sainte-Hermine, dont l'élection fut validée par le Corps législatif malgré une très vive opposition de M. Bouhier de l'Écluse.

M. de Lespinay renonça dès lors à la politique, se livra à la prédication, fut proposé en 1856 pour le poste de vicaire général de l'évêque de Nantes, redevint vicaire général de l'évêque de Luçon, fut nommé supérieur des communautés du Carmel et de l'Union chrétienne et acquit de la réputation comme orateur.

Nommé protonotaire apostolique en 1864, M. de Lespinay résigna ses fonctions de vicaire général en 1869 pour raison de santé, refusa les fonctions de conseiller général du canton de Challans, accepta celles de conseiller municipal de Luçon, mais se retira bientôt à Nantes où il mourut en 1878. Mgr de L'Espinay fut inhumé au cimetière de La Flocellière.

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Henri Victor était le fils cadet de Alexis Gabriel (17861815), comte de L'Espinay (branche de Soullandeau) et de Armande Cécile Victoire Joséphine Le Bœuf des Moulinets (17891862).

Le vicomte épousa le , à Nantes, Adèle Gabrielle Rosalie Marie de Cornulier ( - Sainte-Cécile (Vendée)), fille de Louis Auguste de Cornulier ( - Saint-Étienne-de-Mer-Morte - Nantes), et de Adélaïde Bonne de L'Espinay ( - Bois-de-Céné - Nantes) (sœur de Alexis Gabriel de L'Espinay). Mme de Cornulier mourut sans postérité.

Fonctions[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

« Armes des L'Espinay ou Lespinay  : D'argent, à trois épines arrachées de sinople, posées 2 et 1. Devise: SEQUAMUR QUO FATA VOCANT[2],[3],[4]. »

Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes. (espinay⇔épines).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C. M. Lesaulnier, Biographie des neuf cents députés à l’Assemblée nationale : par ordre alphabétique de départements; tant de ceux qui ont été élus le 23 avril, aux élections générales, que de ceux qui ont été nommes le 4 juin aux élections complémentaires…, Bureaux de la rédaction, , 551 p. (lire en ligne) ;
  • Biographie des 750 représentatives à l'Assemblée législative élus le 13 mai 1849, Pagnerre, , 256 p. (lire en ligne) ;
  • P. Louis Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France : ou Recueil de preuves, mémoires et notices généalogiques, servant à constater l'origine, la filiation, les alliances et les illustrations religieuses, civiles et militaires de diverses maisons et familles nobles du royaume, vol. 11, Chez l'auteur, (lire en ligne) ;
  • Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers, L. Hachette, , 1802 p. (lire en ligne) ;
  • André-François-Joseph Borel d'Hauterive, Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, vol. 15, Bureau de la publication, (lire en ligne) ;
  • Ract Madoux, Histoire du doyenné de Doudeville, Rouen, 1861.
  • « Henri Victor de L'Espinay », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, [détail de l’édition]  ;
  • Léon Maître, Généalogie de la maison de Lespinay : originaire de Bretagne : rédigée d'après les titres authentiques, l'armorial de d'Hozier…, Nantes, 1897 (BIB 1571) ;
  • Marie-Thérèse Benoist d'Azy, marquise de Lespinay, Marguerite Thomas de la Pintière, Notes et documents sur Jehan de Lespinay : conseiller de la reine Anne et trésorier de Bretagne pendant 36 ans, Fontenay-le-Comte, 1937 (BIB 1454) ;
  • Marie-Thérèse Benoist d'Azy, marquise de Lespinay, Les Lespinay : leurs contrats, leurs alliances, Chantonnay, 1939 (BIB 1455) ;
  • La famille de Lespinay (L'Espinay) de Plessé (Bretagne), La Roche-sur-Yon, Association "Maison de Lespinay", 1991-1994 (BIB MEM 422/1-4).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Joseph Gaume, Catéchisme de persévérance : ou Exposé historique, dogmatique, moral et liturgique de la religion depuis l'origine du monde jusqu'à nos jours, vol. 1, Bruxelles, Ve J.-J. Vanderborght, , 4e éd. (lire en ligne)
  2. Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments
  3. Société archéologique de Touraine, Mémoires de la Société archéologique de Touraine, vol. 18, La Société, (lire en ligne)
  4. Jean Marie Hippolyte d’Arlot, comte de Saint-Saud, Armorial des prélats français du XIXe siècle, Éditions H. Daragon, , 415 p. (lire en ligne), page 366

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]