La Chaize-le-Vicomte

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La Chaize-le-Vicomte
L'église Saint-Nicolas.
L'église Saint-Nicolas.
Blason de La Chaize-le-Vicomte
Blason
La Chaize-le-Vicomte
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Canton La Roche-sur-Yon-2
Intercommunalité La Roche-sur-Yon-Agglomération
Maire
Mandat
Yannick David
2014-2020
Code postal 85310
Code commune 85046
Démographie
Gentilé Vicomtais
Population
municipale
3 655 hab. (2014)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 40′ 22″ nord, 1° 17′ 28″ ouest
Altitude 87 m (min. : 32 m) (max. : 112 m)
Superficie 49,74 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

La Chaize-le-Vicomte est une commune française située dans le département de la Vendée, en région Pays de la Loire.

Ses habitants sont appelés les Vicomtais et les Vicomtaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de La Chaize-le-Vicomte s’étend sur 4 974 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 87 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 32 et 112 mètres[1],[2].

La commune de La Chaize-le-Vicomte est la commune la plus au centre du département de la Vendée. Elle est située à 10 km à l'est de La Roche-sur-Yon et à 40 km à l'est - nord-est des Sables-d'Olonne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte les noms de Basse-Chaize et de Haute-Chaize[3].

En poitevin, la commune est appelée La Chàese[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les vicomtes de Thouars[modifier | modifier le code]

L'histoire de La Chaize est surtout liée aux vicomtes de Thouars. Au XIe siècle, Aimery IV y fait construire un château et un prieuré avec l'église Saint-Nicolas. Il accorde également des franchises aux habitants du bourg[5] : les taxes sont supprimées (sauf celles sur le marché hebdomadaire), chacun peut s’établir librement ou quitter de même le bourg. La Chaize qui doit son nom à ses fondateurs (la Maison du vicomte) fut un temps leur capitale (1104-1124) lorsque Geoffroi III vint y résider. Le bourg s'est développé autour du château et du prieuré, formant deux paroisses jusqu'à la Révolution, deux quartiers encore distincts et séparés par la vallée du Marillet.

Au XVe siècle la seigneurie de La Chaize-le-Vicomte était rattachée à la vicomté de Thouars qui appartenait à la famille d'Amboise.

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Du château des vicomtes de Thouars, ne restent que les remparts ouest ; du prieuré, le mur est. L'église Saint-Nicolas a connu bien des vicissitudes. Les protestants la brûlent, le 15 mars 1568. Le clocher, l'abside et les bras du transept se sont effondrés. Il faudra attendre 1757 pour qu'un nouveau clocher soit construit. Pendant la Révolution française, la localité est débaptisée et s’appelle « La Chaize-le-Peuple ». Elle devient un chef-lieu de canton. Le curé de la paroisse Saint Jean-Baptiste accepte de prêter le serment constitutionnel, ce qui permet de continuer un certain temps à y célébrer le culte. En revanche, le curé de la paroisse Saint-Nicolas étant réfractaire, l’église est fermée et, pendant les guerres de Vendée, elle sert d’abattoir et de boucherie pour l’armée républicaine. Le culte n’y redémarre qu’à partir de 1796, sous le Directoire. En revanche, les deux églises, considérées comme biens nationaux, n’ont jamais été achetées par des particuliers et n’ont pas souffert des transformations souvent mutilantes subies par d’autres églises. L’église Saint-Jean-Baptiste est néanmoins démolie en 1812. La vente comme biens nationaux de plusieurs logis nobles et de leurs terres engendre de grosses fortunes foncières à la Chaize. Lors du transfert du chef-lieu de la Vendée de Fontenay-le-Peuple au centre du département, Napoléon Ier a pensé établir la préfecture à la Chaize-le-Vicomte. C’est finalement la Roche-sur-Yon qui est choisie sous le nom de Napoléon-Vendée.

Du XIXe siècle à nos jours[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe, l'activité artisanale est développée : tanneurs, tisserands. Sont également exploités du kaolin et des carrières d’ardoise. Vers 1870, la voie ferrée permet le développement du commerce, des foires aux bestiaux notamment. Le XXe siècle a vu La Chaize péricliter, mais la population augmente à nouveau en raison du rattachement de La Limouzinière, de la proximité du chef-lieu, et d'une zone artisanale et commerciale dans le secteur de La Folie. Les zones résidentielles s'étendent à la périphérie du vieux bourg..

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules aux trois écussons ovales, celui en pointe couché, le premier cousu d'azur à l'arbre arraché d'argent, accosté de deux croissants affrontés du même, surmonté d'une fleur de lys d'or ; le deuxième gironné de sable et d'argent de huit pièces ; le troisième cousu d'azur à la croix de Saint Louis d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1988 mars 2001 Danielle Loko Divers droite députée suppléante
mars 2001 mars 2008 Gilbert Ducept Divers droite  
mars 2008 en cours Yannick David[Note 1],[6] MPF puis divers droite directeur de formation supérieure
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 3 655 habitants, en augmentation de 9,73 % par rapport à 2009 (Vendée : 5,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 452 1 482 1 693 2 007 2 022 2 100 2 232 2 238 2 276
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 331 2 389 2 445 2 496 2 586 2 609 2 741 2 669 2 614
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 531 2 464 2 104 1 996 1 915 1 914 1 780 1 764 1 865
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
1 862 2 081 2 218 2 287 2 443 2 783 3 331 3 655 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2009, La Chaize-le-Vicomte comptait 3 331 habitants (soit une augmentation de 31 % par rapport à 1999). La commune occupait le 3 150e rang au niveau national, alors qu'elle était au 3 809e en 1999, et le 41e au niveau départemental sur 282 communes.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,8 %, 15 à 29 ans = 18 %, 30 à 44 ans = 24,7 %, 45 à 59 ans = 17,3 %, plus de 60 ans = 15,1 %) ;
  • 50,8 % de femmes (0 à 14 ans = 22,2 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 23,5 %, 45 à 59 ans = 16,1 %, plus de 60 ans = 21,1 %).
Pyramide des âges à La Chaize-le-Vicomte en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,2 
4,4 
75 à 89 ans
9,3 
10,4 
60 à 74 ans
10,6 
17,3 
45 à 59 ans
16,1 
24,7 
30 à 44 ans
23,5 
18,0 
15 à 29 ans
17,2 
24,8 
0 à 14 ans
22,2 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Détail de l’église.

La commune compte deux monuments historiques :

Autres lieux et monuments :

  • Les Basses Prisons
  • La place Saint-Jean

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Les frères Payraudeau.
  • Michel Gaborit, peintre non figuratif. Il a reçu la distinction de Docteur Honoris Causa in Arts en 1993. Il vivait au hameau de la Vergne des Astiers. Il est décédé en 2006.

Musée[modifier | modifier le code]

Musée d'ornithologie Charles-Payraudeau.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2014.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 26367 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « La Chaize-le-Vicomte », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Jean-Loïc Le Quellec, Dictionnaire des noms de lieux de la Vendée, La Crèche, Geste Éditions, coll. « Geste Poche » (no 14), , 3e éd. (1re éd. 1995), 443 p. (ISBN 2-84561-263-X), p. 78.
  5. Robert Favreau (historien), « Naissance des communes en Poitou, Aunis, Saintonge et Angoumois », in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe-XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. (ISBN 2-9519441-0-1), p 153
  6. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. Évolution et structure de la population
  11. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 10 mai 2011)
  12. Notice no PA00125656, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Notice no PA00110066, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]