La Bruffière

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La Bruffière
La Bruffière
La Bruffière vue du ciel.
Blason de La Bruffière
Blason
La Bruffière
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Canton Mortagne-sur-Sèvre
Intercommunalité Terres-de-Montaigu, communauté de communes Montaigu-Rocheservière
Maire
Mandat
André Boudaud
2014-2020
Code postal 85530
Code commune 85039
Démographie
Gentilé Bruffiérois
Population
municipale
3 900 hab. (2015 en augmentation de 7,14 % par rapport à 2010)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ 50″ nord, 1° 11′ 47″ ouest
Altitude 75 m
Min. 28 m
Max. 103 m
Superficie 40,66 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel
La place et l'église, au début du XXe siècle.

La Bruffière[1] est une commune française située dans le département de la Vendée, en région Pays de la Loire.

Avant la création des départements en 1789, La Bruffière faisait partie des marches communes à la Bretagne et au Poitou sur le plan temporel, et de la Bretagne (diocèse de Nantes) sur le plan spirituel.

Ses habitants sont appelés Bruffiériens et Bruffiériennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de La Bruffière s’étend sur 4 066 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 75 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 35 et 77 mètres[2],[3].

La commune de La Bruffière se situe au croisement des départements de la Vendée, de Maine-et-Loire et de la Loire-Atlantique. C'est au lieu-dit des Trois-Provinces, à 3 km du bourg, que les anciennes provinces de la Bretagne, de l'Anjou et du Poitou se rejoignent.

La Bruffière est située à 47 km de Nantes, 30 km de Cholet et 54 km de La Roche-sur-Yon. La commune s'étend sur 4 044 ha de bocage au nord-est de la Vendée. Elle est bordée par la Sèvre Nantaise, rivière qui se jette dans la Loire à Nantes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cugand Boussay Sèvremoine Rose des vents
Saint-Hilaire-de-Loulay N Tiffauges
O    La Bruffière    E
S
Treize-Septiers La Boissière-de-Montaigu Les Landes-Genusson

Toponymie[modifier | modifier le code]

En poitevin, la commune est appelée La Brfére[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant le haut Moyen Âge d'incessantes querelles opposent Bretons, Francs et Wisigoths. Elles aboutissent, en 983, à la création de zones « tampons » : Marches Bretagne-Poitou. Entre Bretagne et Poitou, les hautes marches communes sont constituées de Cugand, Boussay, Gétigné et la Bruffière, leur capitale jusqu'à la Révolution de 1789[5].

Sous le nom de « Brefer » apparaît la première mention du bourg dans une charte en 1287. Il s'articule alors autour de la demeure[Laquelle ?], toujours présente, des « de Coucy », dont la façade est inscrite à l'inventaire des monuments historiques. Sur le linteau d'une de ses portes est gravé le blason des anciennes Marches communes. Un seigneur de la Bruffière de Coucy accompagne Gilles de Rais dans l'épopée de la « pucelle d'Orléans ».

Saint-Symphorien (à 4 km au sud du bourg), jadis lieu de pèlerinage et d'une foire importante, voit se développer un prieuré, administré par les moines de l'ordre de Saint Augustin de Geneston, où un hospice pour les pauvres y est annexé. Seul le portail d'entrée nous est parvenu après la Guerre de Vendée ; le hameau est dévasté par les troupes de Kléber, au cours de la bataille des 5 et .

La guerre et les Colonnes infernales saignent cruellement la commune (3 000 habitants avant les événements, 726 seulement en 1826). Pendant le conflit, les habitants rejoignent l'armée vendéenne du Centre, sous les ordres de Sapinaud et Royand. En janvier 1796, le général Charrette est amené dans un traquenard au logis de "la Grange" (demeure du XVIe siècle), au nord du bourg, d'où il s'échappe après de lourdes pertes humaines.

La Bruffière est de nouveau éprouvée dans ses forces vives par les deux conflits mondiaux : 133 morts en 1914-1918 et 11 en 1939-1945.

Poète, philosophe et résistant, le chanoine Georges Duret, né à La Bruffière en 1887, succombe durant la guerre en 1943.

Depuis 1945, les performances de l'agriculture locale, le dynamisme de l'artisanat et de l'industrie, avec, notamment, le groupe Defontaine (leader mondial de la couronne automobile), et la richesse de la vie associative font de La Bruffière une ville dynamique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1977 Vincent Ansquer UDR-RPR Député - ministre
1977 1995 Michel Filliodeau[Note 1]    
1995 2001 Gilbert Roger    
2001 2014 Denis Moinet[Note 2],[6]    
2014 en cours André Boudaud Divers droite Cadre bancaire retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2015, la commune comptait 3 900 habitants[Note 3], en augmentation de 7,14 % par rapport à 2010 (Vendée : +5,03 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
7261 6132 2872 3502 3862 3802 4092 4952 609
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 6962 8132 8312 8972 9593 0573 1153 0002 872
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 8162 6422 5192 5332 5652 5212 5052 3442 624
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2015
2 7592 9742 9862 9803 1013 3423 3783 7943 900
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 18,2 %, 30 à 44 ans = 22,9 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 16,7 %) ;
  • 49,9 % de femmes (0 à 14 ans = 21,8 %, 15 à 29 ans = 15,9 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 22,6 %).
Pyramide des âges à La Bruffière en 2007 en pourcentage[11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,3 
10,6 
60 à 74 ans
12,3 
21,2 
45 à 59 ans
19,0 
22,9 
30 à 44 ans
20,7 
18,2 
15 à 29 ans
15,9 
20,9 
0 à 14 ans
21,8 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[12]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château d'eau[modifier | modifier le code]

Au carrefour des quatre routes se dresse l'un des plus hauts châteaux d'eau du monde. Prévu pour alimenter 72 communes, il s'élève à 62 m. Sa cuve a 30 m de profondeur et le diamètre de sa tour est de 19,50 m. La construction se termine en 1960. À cette époque, le château d'eau de La Bruffière est le plus haut de France et le second d'Europe[réf. nécessaire].

L'église[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Radegonde.

L'actuelle église Sainte-Radegonde fut construite en 27 mois et achevée en avril 1891 sous la conduite de l'architecte nantais René Michel Menard (1843-1895). Elle fut en grande partie financée et érigée par la cardinal Richard de Paris possédant le château de l'Echasserie. Elle appartient au style roman mais l'intérieur de l'édifice pencherait plus vers le roman-byzantin par le choix des matériaux et de leur agencement. Les voûtes du chœur sont particulièrement remarquables. Elle est classée aux Monuments Historiques (arrêté du 13 septembre 2007) [13].

Le château de l'Echasserie[modifier | modifier le code]

Le premier seigneur connu de l'Echasserie, Guillaume Sauvage, cède ce domaine aux templiers, au début du XIIIe siècle. Ces derniers le revendent très vite aux Charbonneau qui l'occuperont pendant quinze dynasties, jusqu'en 1738. Ce château devient bientôt la résidence de Charles Serventeau, premier maire de la Bruffière, qui fut assassiné dans des circonstances obscures (probablement par les jeunes paysans de la commune exaspéré par le révolutionnaire qu'il était) en mars 1793.

Louis François Richard de la Vergne achète l'Echasserie et les dépendances en 1806. Son plus jeune fils, François Richard de La Vergne, reçoit la calotte de cardinal de Paris en 1889 par le pape Léon XIII. Il achève la construction du Sacré-Cœur de Montmartre. Par héritages successifs, uniquement par les femmes, le château devient la propriété de Jeanne de Quatrebarbes, épouse du marquis Guy du Rosel de Saint-Germain, propriétaire actuelle. L'Echasserie est classé Demeure historique et est inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1971[14].

Le logis de La Grange[modifier | modifier le code]

En février 1796, Charette y soutient l'un de ses derniers combats. Alors qu'il s'y repose avec ses troupes, il manque de peu d'y être capturé. Protégé par son arrière-garde (qui sera anéantie dans la fusillade), il parvient à s'échapper par une porte dérobée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Vincent Ansquer (1925-1987), maire de La Bruffière, conseiller général, député, président du conseil régional, membre du Parlement européen, fondateur du Prix national de l’art de Vivre, ministre du Commerce et de l’Artisanat de 1974 à 1976 sous le gouvernement Chirac puis ministre de la Qualité de la Vie de 1976 à 1977 sous le gouvernement Barre.
  • Le cardinal François-Marie-Benjamin Richard de La Vergne (1819-1908), archevêque de Paris à partir de 1886. Il achève la construction du Sacré-Cœur de Montmartre et le consacre. Il reçoit la calotte de cardinal des mains du pape Léon XIII en 1889.
  • Hippolyte Boutin (1849-1901), prêtre, auteur d'ouvrages de piété et d'histoire locale.
  • Le chanoine Georges Duret (1887-1943), opposant à l'État Français, appelé par certains « un martyr de la résistance », écrivain, poète, philosophe, critique d'art et homme d'Église.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur aux trois macles d'or accompagnées de trois fleurs de lys du même mal ordonnées.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1983 et 1989.
  2. Réélu en 2008.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom de la commune a été traduit Brufer en breton. Le dialecte local est traditionnellement de langue d'Oil (influence du poitevin, gallo et angevin)
  2. « Commune 19846 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  3. « La Bruffière », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  4. Jean-Loïc Le Quellec, Dictionnaire des noms de lieux de la Vendée, La Crèche, Geste Éditions, coll. « Geste Poche » (no 14), , 3e éd. (1re éd. 1995), 443 p. (ISBN 2-84561-263-X), p. 68.
  5. Jean Ogée et A Marteville, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, t. 1, Mollies, , 1520 p. (présentation en ligne), p. 400
  6. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  12. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 » [archive du ], sur insee.fr (consulté le 9 mai 2011)
  13. « L'église Sainte-Radegonde », notice no PA85000027, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Le Château de l'Échasserie », notice no PA00110061, base Mérimée, ministère français de la Culture