Mouilleron-le-Captif

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Mouilleron-le-Captif
L'église Saint-Martin-de-Tours.
L'église Saint-Martin-de-Tours.
Blason de
Blason
Mouilleron-le-Captif
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Canton La Roche-sur-Yon-1
Intercommunalité La Roche-sur-Yon-Agglomération
Maire
Mandat
Philippe Darniche
2014-2020
Code postal 85000
Code commune 85155
Démographie
Gentilé Mouilleronnais
Population
municipale
4 846 hab. (2014 en augmentation de 7,43 % par rapport à 2009)
Densité 244 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 43′ 05″ nord, 1° 27′ 15″ ouest
Altitude 72 m
Min. 49 m
Max. 83 m
Superficie 19,89 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Mouilleron-le-Captif est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire. Elle appartient à l'aire urbaine de La Roche-sur-Yon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de Mouilleron-le-Captif s’étend sur 1 989 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 72 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 49 et 83 mètres[1],[2].

Mouilleron-le-Captif est situé sur la côte ouest de la France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

On a raconté qu'au Moyen Âge le seigneur de la Mollerie, prisonnier de celui d'Ambois, tournait la meule de son vainqueur ; « Meunier captif » d'où : « Mouilleron-le-Captif ». La légende est plaisante, mais l'explication sans fondement linguistique.

À l'origine, la ville prit le nom de « Molleron », comme la Mollerie, désignant des terres molles, humides, en contrebas, et enserrant les quelques maisons du bourg.

En 1534, on relève dans un rapport en latin : de Moillerone Captivo = au sujet de Moilleron captif ; ce petit chef-lieu de paroisse était en effet difficile d'accès, « captif » au milieu de nombreux passages à gué. À l'oral, on prononçait « cha-itif » puis « chétif » (au sens de prisonnier à l'époque).

En novembre 1793, Mouilleron devient en principe Mouilleron-le-Libre[3]. Pratiquement, l'arrêté du conseil général restera lettre morte.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le hameau d'Ambois, à deux kilomètres au sud du bourg, fut certainement habité très tôt (passage gallo-romain). Des moines colons y sont envoyés, avant 1123, par l'abbé de Nieul-sur-l'Autise pour y fonder un prieuré appelé La Chanonie parce qu'ils étaient chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin. Avant 1260, fut également créé un prieuré cure, dépendant de Nieul-sur-l'Autise.

Le 6 février 1794, la colonne infernale de l'adjudant général Dufour brûle Mouilleron et Venansault. Des massacres ont lieu à la Chauffetière, à Villeneuve… On avance le chiffre de 74 maisons détruites à Mouilleron-le-Captif. Jean-René François Voisin, prieur curé de Mouilleron, prête serment en 1791, abjure, se marie ; il remplira diverses fonctions officielles de la République à Mouilleron et Belleville.

Parmi les nombreux seigneurs de Beaupuy, citons les Chauvinière dont Jacques II, lieu tenant de la vénerie du roi, fait baron en 1642 ; les Tinguy de Nesmy depuis 1835 environ, dont Louis de Tinguy, qui fit construire en 1871 le château actuel en remplacement du vieux logis Renaissance dont il ne reste que quelques pierres.

Le premier maire (1800-1825) fut Charles-Henri Marie Chappot, sieur de la Chanoinie, médecin à Ambois. Pour avoir soigné les armées de Charrette, il avait été emprisonné aux Sables en 1794/1795.

1914-1918 : 59 Mouilleronais meurent pour la France. C'est plus de 10 % de la population masculine de la commune.

1960-1970 : l'exode rural commence à pousser nombre de Vendéens vers le Pays yonnais. C'est le début des lotissements à Mouilleron : la population va plus que tripler en 25 ans.

 : ouverture, à l’est de la commune, du Vendéspace, complexe sportif et culturel du département de la Vendée[4]. Il accueille le championnat de France de tennis de table du 28 février au 2 mars 2014 ainsi que l'étape de coupe du monde de trampoline / tumbling du 8 au 11 octobre 2015.

Chaque année a lieu le Festival Face et si. La prochaine édition aura lieu les 4, 5 et 6 septembre 2015 au parc de Beaupuy.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sable aux trois chevrons d'argent, accompagnés en chef à dextre d'une étoile d'or et à senestre d'un croissant aussi d'argent, et en pointe d'une moucheture d'hermine du même, mantelé cousu d'azur chargé de quatre fleurs de lys d'or, deux à dextre l'une sur l'autre et deux à senestre l'une sur l'autre, au comble ondé du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 en cours Philippe Darniche[Note 1],[5] MPF pharmacien retraité
conseiller général du canton de la Roche-sur-Yon-Nord (1992-1998)
vice-président du conseil général de la Vendée (1992-1998)
sénateur de la Vendée (de 1995 à 2014)
président de la communauté de communes du Pays-Yonnais (2001-2008)
Les données manquantes sont à compléter.

Environnement[modifier | modifier le code]

Mouilleron-le-Captif a obtenu trois fleurs au Concours des villes et villages fleuris (palmarès 2007).

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2014, la commune comptait 4 846 habitants[Note 2], en augmentation de 7,43 % par rapport à 2009 (Vendée : +5,7 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
435 514 717 730 766 860 876 909 919
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
946 1 029 1 050 1 063 1 095 1 110 1 093 1 074 1 111
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 143 1 106 997 962 964 977 1 010 1 030 1 014
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
1 124 1 894 2 927 3 238 3 493 3 967 4 647 4 846 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,4 %, 15 à 29 ans = 16 %, 30 à 44 ans = 23 %, 45 à 59 ans = 25,6 %, plus de 60 ans = 14,1 %) ;
  • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 14,9 %, 30 à 44 ans = 23,2 %, 45 à 59 ans = 26,5 %, plus de 60 ans = 16,2 %).
Pyramide des âges à Mouilleron-le-Captif en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,7 
3,1 
75 à 89 ans
4,9 
10,9 
60 à 74 ans
10,6 
25,6 
45 à 59 ans
26,5 
23,0 
30 à 44 ans
23,2 
16,0 
15 à 29 ans
14,9 
21,4 
0 à 14 ans
19,3 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Entreprises[modifier | modifier le code]

Mouilleron-le-Captif accueille dans ses deux principaux parcs d’activités, l’ensemble des établissements de la Sté Yves Cougnaud, leader français de la construction industrialisée. Avec un CA de 240 m€ et un peu plus de 1200 collaborateurs (dont de très nombreux Mouilleronnais), le groupe fêtera en 2012 ses 40 ans d’existence et d’implantation sur le territoire de la commune.

Hôtel et Vendéspace Zone Beaupuy
Parc hôtelier zone Beaupuy et Vendéspace à Mouilleron-le-Captif.

Le développement économique du parc d’activités économiques de Beaupuy, à l’est de la commune, qui accueille plus d’une soixantaine d’entreprises, se poursuit à un rythme soutenu depuis plusieurs années. Avec la présence notamment d’hôtels de grands groupes internationaux comme ibis, Hotel F1, ibis Budget ou Première Classe implantés à seulement quelques centaines de mètres du Vendéspace, complexe sportif et culturel départemental de 21 000 m². Autre particularité de cette zone d’activités, elle est aussi le premier pôle de négoce automobile vendéen avec la présence du groupe Guénant ou encore Rouyer Automobiles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1989, 1995, 2001, 2008 et 2014.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 8798 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « Mouilleron-le-Captif », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Vendéspace, « découvrir le lieu », sur le site du conseil général de la Vendée, (consulté le 30 janvier 2014).
  5. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  9. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  10. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 4 juin 2011)