Sainte-Hermine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hermine (homonymie).
Sainte-Hermine
Clemenceau le père de la victoire
Clemenceau le père de la victoire
Blason de Sainte-Hermine
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Fontenay-le-Comte
Canton La Châtaigneraie
Intercommunalité Sud-Vendée-Littoral
Maire
Mandat
Joseph Martin
2014-2020
Code postal 85210
Code commune 85223
Démographie
Gentilé Herminois
Population
municipale
2 870 hab. (2014)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 33′ 19″ nord, 1° 03′ 38″ ouest
Altitude 42 m (min. : 12 m) (max. : 83 m)
Superficie 34,93 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Vendée

Voir sur la carte administrative de la Vendée
City locator 14.svg
Sainte-Hermine

Géolocalisation sur la carte : Vendée

Voir sur la carte topographique de la Vendée
City locator 14.svg
Sainte-Hermine

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sainte-Hermine

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sainte-Hermine
Liens
Site web Site officiel

Sainte-Hermine est une commune du Centre-Ouest de la France située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de Sainte-Hermine s’étend sur 34,93 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 42 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 12 et 83 mètres[1],[2].

Situation[modifier | modifier le code]

Sainte-Hermine était située sur le carrefour de deux routes nationales d’importance : la N 148, qui à son apogée était la route de Limoges à Noirmoutier, et la N 137 qui était la route de Bordeaux à Saint-Malo. Le déclassement des routes nationales a fait perdre l'importance de ce croisement.

L'autoroute A83 de Nantes à Niort est désormais la nouvelle voie de communication la plus importante.

Le chemin de fer (ancienne ligne de Chantonnay à Luçon) a laissé la gare de Sainte-Hermine vide de trains en 1946. La ligne de chemin de fer empruntait l’actuelle route de Nantes à Bordeaux[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bournezeau La Réorthe Saint-Juire-Champgillon Rose des vents
Sainte-Pexine N Thiré
O    Sainte-Hermine    E
S
Saint-Jean-de-Beugné Saint-Aubin-la-Plaine Saint-Étienne-de-Brillouet

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte le nom d'Hermine-sur-Smagne[4] du nom de la Smagne, rivière qui traverse le village.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sainte-Hermine n'apparaît dans les textes anciens qu'au XIIe siècle. Il ne s'agit alors que du nom d'un château situé dans ce qui était à l'époque la paroisse de Saint-Hermant. Au XVe siècle la seigneurie de Sainte-Hermine était rattachée à la vicomté de Thouars qui appartenait à la famille d'Amboise. Ce n'est qu'après la Révolution qu'apparaît la paroisse de Sainte-Hermine qui tient son nom de la chapelle du château aujourd'hui disparu.

Sainte-Hermine reçut la visite de Napoléon Ier et de l’Impératrice Joséphine le 8 août 1808, ainsi que celle de la duchesse de Berry le 10 juillet 1828.

En 1808, la commune absorbe celle voisine de Saint-Hermand[4], alors peuplée, au recensement de 1800, de 550 habitants[5] ; Saint-Hermand avait, durant la Révolution, porté le nom d'Hermand-le-Guerrier[5].

L'inauguration de la statue Clemenceau (place Clemenceau), la seule que le Tigre inaugura de son vivant, eut lieu le dimanche 2 octobre 1921. Lors de la visite en Vendée du général de Gaulle en 1965, ce monument fit l'objet d'une tentative d'attentat de la part de membres de l'OAS, dirigés par J. J. Susini. Georges Clemenceau passa son enfance au château de l'Aubraie, à La Réorthe, tout près de Sainte-Hermine et fut d'ailleurs médecin à Sainte-Hermine et il lui garda un attachement certain.

En mai 1940, à la suite de l'évacuation des habitants de Charleville (Ardennes), et plus largement de l'ensemble des habitants des Ardennes, vers la Vendée, Sainte-Hermine devient la préfecture du département des Ardennes, pour la durée de la guerre[6].

En 1971, la commune absorbe celle voisine de Simon-la-Vineuse[4], alors peuplée, au recensement de 1968, de 487 habitants[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'hermine plain.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 août 1986 René Gautron Sans étiquette  
août 1986 mars 1989 Jean-Pierre De Lambilly Sans étiquette  
mars 1989 mars 2008 Norbert Barbarit[Note 1] Divers droite médecin retraité
mars 2008 en cours Joseph Martin[Note 2],[8] Divers droite dentiste retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 2 870 habitants, en augmentation de 11,07 % par rapport à 2009 (Vendée : 5,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 484 610 1 475 1 442 1 823 1 897 1 967 2 007 2 084
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 071 2 069 2 008 1 936 1 883 1 869 1 933 1 963 1 962
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 900 1 882 1 860 1 788 1 696 1 703 1 707 1 680 1 635
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 687 1 729 2 304 2 339 2 285 2 256 2 503 2 612 2 870
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 17,3 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, plus de 60 ans = 25,7 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 16,9 %, plus de 60 ans = 31,6 %).
Pyramide des âges à Sainte-Hermine en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
3,6 
8,4 
75 à 89 ans
12,3 
16,6 
60 à 74 ans
15,7 
19,7 
45 à 59 ans
16,9 
20,1 
30 à 44 ans
17,6 
17,3 
15 à 29 ans
16,3 
17,3 
0 à 14 ans
17,6 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Monument aux morts
  • Château de Sainte-Hermine, inscription par arrêté du 17 février 2005[14].
  • Logis du Petit-Magny (à voir : la tour d'escalier, la chapelle, les cheminées intérieures) ; inscription par arrêté du 19 décembre 1985[15].
  • Manoir de la Petite-Coudraie (XVIIe et XVIIIe siècles), inscription par arrêté du 8 octobre 1984[16].
  • Marché couvert (les halles), inscription par arrêté du 9 décembre 1985[17].
  • Un monument représentant Georges Clemenceau avec ses poilus au milieu des tranchées, est localisé à l'intersection de la route Nantes à Bordeaux et de Niort à la Roche-sur-Yon. 46° 33′ 19″ N, 1° 03′ 41″ O. Réalisée par les sculpteurs François-Léon Sicard et Paul Belmondo, elle a été inaugurée par le Tigre lui-même en octobre 1921. La statue a été décapitée par les troupes d'occupation. La tête, conservée à la « maison de Georges Clemenceau » de Saint-Vincent-sur-Jard, a été restaurée par la suite. Cette sculpture est inscrite aux monuments historiques depuis 1998[18].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église du Simon : chapelle du XVe siècle + étapes de constructions jusqu'au XIXe siècle, inscription par arrêté du 26 mars 1990[19].
  • Église de Sainte-Hermine : église Notre-Dame et ancien ossuaire. (À voir : ossuaire, remise), inscription par arrêté du 6 février 1989[20].
  • Temple protestant, inscription par arrêté du 6 février 1989[21].
  • Cimetière protestant, inscription par arrêté du 6 février 1989[22].

Sports[modifier | modifier le code]

  • Eugène Hamayon à sa retraite, en 2000, s'installe à Sainte-Hermine ; grâce à l'appui des élus, il ouvre son deuxième club de boxe française, après celui de Trappes dans les Yvelines, avec un effectif de quatorze licenciés. En 2009, il est élu président départemental, et avec lui, le club herminois va connaître son heure de gloire en 2010 avec le titre de championne du monde remporté par Mélissa Imbert [23], membre du club. De nombreux champions et vice-champions de Vendée sont également issus de ce club.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri Boutet (1851-1919), dessinateur et graveur, né dans cette commune.
  • Fernande Boutet, première femme française admise à traverser l'Arabie, de Jedda à Bahrein via Riad, est née à Sainte-Hermine le 23 avril 1884. Cette traversée de 22 jours eut lieu en mars 1938 ; elle accompagnait le comte d'Athlone et la princesse Alice d'Albany dans ce déplacement officiel.
  • Le supercentenaire Jean Teillet (décédé en 1977 à 110 ans et 131 jours) est né à Sainte-Hermine, rue de la Douve en novembre 1866.

Évènements[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1995 et 2001.
  2. Réélu en 2014.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 15641 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « Sainte-Hermine », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. [1]
  4. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. a et b Notice communale de Saint-Hermand sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Michel Gautier revient sur l'Occupation et la Résistance, dans Ouest-France, 23 mai 2013 [2]
  7. Notice communale de Simon-la-Vineuse sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. (fr) Résultats des élections municipales de 2008 à Sainte-Hermine sur le site officiel du Ministère de l'Intérieur
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  13. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 11 juin 2011)
  14. Notice no PA00110240, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Notice no PA00110243, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Notice no PA00110244, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Notice no PA00110245, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Notice no PA85000013, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Notice no PA00110297, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Notice no PA00110242, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Notice no PA00110246, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Notice no PA00110241, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Melissa-Imbert-championne-de-boxe-et-prof-a-La-Fleche_42314-1531941-pere-pdl_filDMA.Htm