Edmond Biré
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Jean Baptiste Edmond Biré |
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Anatole Biré (neveu) |
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Jean Baptiste Edmond Biré, né le à Luçon et mort le à Nantes, est un avocat, écrivain et critique littéraire français.
Il appartient au courant catholique et légitimiste.
Biographie
[modifier | modifier le code]Fils d'Augustin Biré, notaire à Luçon et propriétaire de l'hôtel Chabot de Thénies, et de Rose Vallade (fille d'un adjoint au maire de Luçon), Edmond Biré naît dans une famille de juristes et d'hommes politiques. Son frère, Alfred Biré, est docteur en droit et sénateur monarchiste de la Vendée de 1887 à 1897.
Après avoir suivi sa scolarité au collège royal de Poitiers, Edmond Biré fait des études de droit à Paris à partir de 1847. Lors de la Révolution de février 1848, il donne ses premières contributions au journal légitimiste L'Assemblée nationale. Après avoir passé son doctorat en droit, il s'inscrit comme avocat au barreau de Nantes en [1].
De 1860 à 1870, il est secrétaire de la Chambre de commerce de Nantes[2].
En 1870, il prend la direction d'une fabrique d'huiles et savonnerie à Nantes[3].
Se retirant des affaires en 1890, il se consacre alors entièrement à ses activités littéraires et historiques. Il rédige quatre ouvrages consacrés à l'analyse des « Misérables », de Victor Hugo. Il est également l'auteur de biographies d'écrivains monarchistes, tel qu'Honoré de Balzac, Victor de Laprade ou bien Armand de Pontmartin. Il publie de très nombreux articles pour différentes revues, notamment dans la Revue de Bretagne et de Vendée fondée par Arthur de La Borderie où il signe ses articles littéraires sous le nom d'Edmond Dupré et la chronique mensuelle sous le nom de Louis de Kerjean[4].
Il publie (1899-1900) en tant qu'éditeur, en six tomes, les « Mémoires d'outre-tombe », de Chateaubriand qu'il avait lus dès leur parution en feuilleton dans La Presse du au [5]. Dans cette édition, il y évoque le souvenir de Jean-Gabriel Peltier : "une des plus curieuses figures de l'époque révolutionnaire et il mériterait les honneurs d'une ample et copieuse biographie".
Dans la préface de son livre Mes Souvenirs 1846-1870 publié un an après sa mort[6], il indique avoir écrit une quarantaine de volumes, mais ne pas se considérer comme un homme de lettres, ni avoir eu de vocation littéraire[3].
Edmond Biré s'est marié avec Anne Métois, belle-sœur du sénateur Stéphane Halgan et nièce par alliance d'Auguste Lorieux.
Il est notamment le père de :
- Joseph Biré, marié à Armandine Émilie Aubry de Maraumont (fille de Benjamin Marie François Aubry de Maraumont et de Justine Pavret-Belair)
- Edmond Biré, marié avec Mlle Pineau (d'une famille d'armateurs de Noirmoutier)
Edmond Biré meurt le à Nantes en son domicile 16, boulevard Delorme (actuel boulevard Gabriel-Guist'hau) et est enterré au cimetière Miséricorde.
Œuvres
[modifier | modifier le code]- Les poètes lauréats de l’Académie française, avec Émile Grimaud, Paris, A. Bray, 1864.
- Victor Hugo et la Restauration, Paris, Lecoffre, 1869.
- Dialogues des vivants et des morts, Paris, Lecoffre, 1872.
- La légende des Girondins, Paris, Palmé, 1881.
- Victor Hugo avant 1830, Paris, J. Gervais, 1883.
- Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreur, Paris, J. Gervais, 1884.
- Victor de Laprade: sa vie et ses œuvres, Paris, Perrin et Cie, , 396 p. (lire en ligne)
- Paris en 1793, Paris, J. Gervais, 1888.
- Portraits littéraires, Lyon, E. Vitte et Perrussel, 1888.
- Histoire et littérature, Librairie générale catholique et classique, 1890.
- Causeries littéraires, Lyon, Vitte et Perrussel, 1890.
- Paris pendant la Terreur, Paris, Perrin, 1890.
- Victor Hugo après 1830, Paris, Perrin et Cie, 1891.
- Portraits historiques et littéraires, Lyon, E. Vitte, 1892.
- Légendes révolutionnaires, Paris, H. Champion, 1893.
- Victor Hugo après 1852, Paris, Perrin, 1894.
- Études et portraits, Lyon, E. Vitte, 1894.
- Histoire et littérature, Lyon, E. Vitte, 1895.
- L'année 1817, Paris, H. Champion, 1895.
- Mémoires et souvenirs 1789-1830, la Révolution, l'Empire et la Restauration, Paris, V. Retaux, 1895-1998.
- Les défenseurs de Louis XVI, Lyon, Librairie générale catholique et classique, E. Vitte, 1896.
- La légende des Girondins, Paris, Perrin et Cie, 1896.
- Honoré de Balzac, Paris, H. Champion, 1897.
- Nouvelles Causeries littéraires, Lyon, E. Vitte, 1897.
- Causeries historiques. Les historiens de la Révolution et de l'Empire, Paris, Bloud et Barral, 1897.
- Mémoires et souvenirs, Paris, Retaux et fils, 1898.
- Dernières causeries historiques et littéraires : Bossuet, historien du protestantisme, la Chalotais et le duc d'Aiguillon, la folie de Jean-Jacques Rousseau, Lyon, E. Vitte, 1898.
- Études d'histoire et de littérature, Lyon, E. Vitte, 1900.
- La presse royaliste de 1830 à 1852, Paris, V. Lecoffre, 1901.
- Alfred Nettement, Paris, Victor Lecoffre, 1901.
- Le Clergé de France pendant la Révolution (1789-1799), Lyon, E. Vitte, 1901.
- Les dernières années de Chateaubriand (1830-1848), Paris, Garnier frères, 1902.
- De 1789 à 1815 : souvenirs et portraits, Paris ; Lyon, E. Vitte, 1902.
- Armand de Pontmartin, sa vie et ses œuvres 1811-1890, Paris, Garnier, 1904.
- Causeries littéraires, Lyon, E. Vitte, 1905.
- Biographies contemporaines, XIXe siècle, Lyon, E. Vitte, 1905.
- Portraits littéraires, Lyon, Librairie catholique E. Vitte, 1907.
- Chateaubriand, Victor Hugo, H. de Balzac, Lyon, E. Vitte, 1907.
- Écrivains et soldats, Paris, H. Falque, 1907.
- Mes souvenirs, Paris, J. Lamarre, 1908.
- Romans et romanciers contemporains, Paris, J. Lamarre, 1908.
- Autour de la Révolution, Lyon, E. Vitte, 1912.
- Études et portraits, Lyon ; Paris, Librairie catholique E. Vitte, 1913.
- Autour de Napoléon, Lyon, E. Vitte, 1914.
Distinctions
[modifier | modifier le code]- Grand prix Gobert de l’Académie française en 1889, pour son ouvrage Paris en 1793.
- D’autres prix de l’Académie française viennent jalonner sa carrière : prix Montyon (1894), prix Alfred-Née (1899), prix Marcelin-Guérin (1903) et prix Guizot (1905).
- Il existe une rue Edmond-Biré à Nantes, nommée ainsi en son hommage.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Edmond Biré, Mes Souvenirs 1846-1870, Paris, Jules Lamare, éditeur, 1908, p. 248.
- ↑ Edmond Biré, Mes Souvenirs 1846-1870, Paris, Jules Lamare, éditeur, 1908, p. 248.
- Edmond Biré, Mes Souvenirs 1846-1870, Paris, Jules Lamare, éditeur, 1908, p. 3 de sa préface
- ↑ Edmond Biré, Mes Souvenirs 1846-1870, Paris, Jules Lamare, éditeur, 1908, p. 255.
- ↑ Edmond Biré, Mes Souvenirs 1846-1870, Paris, Jules Lamare, éditeur, 1908, p.126
- ↑ Edmond Biré, Mes Souvenirs 1846-1870, Paris, Jules Lamarre, éditeur, 1908, 387 pages
Liens externes
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- Ressource relative à la littérature :
- Avocat au barreau de Nantes
- Écrivain français du XIXe siècle
- Lauréat du prix Montyon
- Lauréat du grand prix Gobert
- Lauréat du prix Marcelin-Guérin
- Personnalité légitimiste du XIXe siècle
- Étudiant de la faculté de droit de Paris
- Lauréat du prix Alfred-Née
- Naissance en mars 1829
- Naissance à Luçon
- Décès en mars 1907
- Décès à Nantes
- Décès à 78 ans
- Personnalité inhumée au cimetière Miséricorde
